Finitude

  • Le parfum des cendres

    Marie Mangez

    Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il est capable, par le simple biais de senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, douces ou entêtantes, de cerner une personnalité. C'est d'ailleurs ainsi qu'il appréhende les défunts dans son métier d'embaumeur, et cette manière étrange de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui étudie les thanatopracteurs. Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Alice sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère. Elle va apprivoiser Sylvain en lui faisant partager sa passion pour la musique et finir par comprendre ce qu'il cache à tous depuis quinze ans.

    Marie Mangez vit à Paris où elle s'efforce de plancher sur sa thèse en anthropologie qui la mène régulièrement sur les rives du Bosphore.

  • Pierre a tout abandonné, il vit dans sa voiture, sur l'autoroute. Là où sa vie a basculé il y a six mois.Il observe, il surveille, il est patient.Parmi tous ceux qu'il croise, serveurs de snack, routiers, prostituées, cantonniers, tout ce peuple qui s'agite dans un monde clos, quelqu'un sait, forcément.Week-end du 15 août, caniculaire, les vacanciers se pressent, s'agacent, se disputent. Sous l'asphalte, lisse et rassurant, la terre est chaude, comme les désirs des hommes.Soudain ça recommence, les sirènes, les uniformes.L'urgence.Pierre n'a jamais été aussi proche de celui qu'il cherche.Joseph Incardona mêle les genres avec habileté et réussit un roman profond et ambitieux. Son style puissant et son art très cinématographique de la narration font mouche.

    Joseph Incardona : 45 ans, suisse d'origine italienne. Auteur de neuf romans, scénariste de BD & de films, vient de réaliser son premier long-métrage. « Derrière les panneaux, il y a des hommes » est son roman le plus singulier, le plus ambitieux, le plus abouti.

  • Florida

    Olivier Bourdeaut

    « Ma mère s'emmerdait, elle m'a transformée en poupée. Elle a joué avec sa poupée pendant quelques années et la poupée en a eu assez. Elle s'est vengée. »

    Olivier Bourdeaut est né au bord de l'Océan Atlantique en 1980. Il ne s'est pas attardé sur les bancs de l'école, il préférait lire et rêvasser. Il a ensuite travaillé quelques années dans l'immobilier, avant d'accumuler les petits boulots, allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant.En 2016, il publie son premier roman, En attendant Bojangles (Finitude), qui devient un best-seller en quelques semaines. Son deuxième roman, Pactum salis (Finitude), paraît deux ans plus tard.

  • Avril s'inquiète pour Elias. Elle l'aime, mais il est si secret, si étrange parfois. Craintif, aussi. Elle voudrait comprendre ce qui le tourmente, ce qui l'empêche de vivre pleinement.Mais comment Elias pourrait-il lui confier ce qu'a été son enfance ? Pas facile, dans un petit village, d'être le fils du « fou ». De celui qui se dit magnétiseur, médium ou « paradoxologue » et qui fait subir à sa famille la tyrannie de ses discours et de ses délires.L'amour d'Avril suffira-t-il pour qu'Elias échappe à cette enfance abîmée ?

    Victor Pouchet est né en 1985 à Paris. Il est l'auteur d'un premier roman très remarqué, Pourquoi les oiseaux meurent (Finitude, 2017).

  • Elle s'appelle Naomi Strauss, elle est parisienne, un peu bobo, journaliste dans un hebdo « plutôt de gauche ». Lui, c'est Nick Doyles, chauffeur de taxi à Liverpool, évidem­ment supporter de foot et ouvertement pro-Brexit. Quand la première est envoyée pour interviewer le second, ça ne peut faire que des étincelles. Entre incompréhensions et préjugés, la rencontre est houleuse et le « vivre ensemble » prôné par la journaliste ne semble pas aller de soi. Il ne faudra rien de moins qu'un acte héroïque improbable, un incident diplomatique impliquant la Reine et un chant repris en choeur par tout un stade, pour qu'ils éprouvent l'un envers l'autre un début de tolérance, voire de complicité.Cette comédie à l'anglaise, façon Laurent Seyer, tente de réconcilier smoothie bio et fish & chips, « vivre ensemble » et « chacun chez soi ».

    Malgré une carrière qui le mène aux quatre coins du monde, Laurent Seyer est toujours resté fidèle aux deux passions qui ont construit son adolescence : la littérature et le football. À plus de 50 ans, il fréquente les stades avec assiduité et publie aujourd'hui son deuxième roman, après le remarqué Les Poteaux étaient carrés (Finitude, 2018).

  • Un soir, chez un ami, elle fait la connaissance d'un homme étrange dont elle devient la maîtresse. L'intelligence aiguë et clairvoyante de cet homme, sa cruauté, son mystère, la fascinent. Et s'il était le mal incarné, et si c'était luila cause de tous les mots qui secouent notre monde, notre époque ? Pour elle, tous les signes concordent, elle voit sa patte partout, dans chaque catastrophe. Cette idée folle lui fait perdre pied, et peu à peu ses certitudes d'intellectuelle citadine, rationnelle et athée vacillent.

    Dans une fable contemporaine, Emmanuelle Pol cultive volontiers l'ambiguïté de son héroïne, victime ou manipulatrice, et offre une lecture originale des troubles qui agitent nos pays en crise, tentés par les extrêmes.

    Emmanuelle Pol est née en 1965 à Milan, d'une mère française et d'un père italien. Elle a fait ses études en Suisse et vit désormais à Bruxelles. Elle a publié trois romans, L'Atelier de la chair (finaliste Prix Rossel), L'Homme sans bagages et Le Prix des âmes et un recueil de nouvelles La douceur du Corset, tous aux éditions Finitude.

  • À Genève, en 1989, Svetlana, une ambitieuse cadre bancaire, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s'aiment mais veulent plus, plus d'argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Alors qu'ils préparent minutieusement le casse qui devrait changer leur vie, ils n'imaginent pas être les marionnettes de plus gros, plus malins, plus féroces qu'eux. On ne joue pas impunément avec l'argent des puissants. Et pour les requins de la finance internationale, l'amour n'est pas une valeur refuge. Aldo et Svetlana n'avaient aucune chance.

    Joseph Incardona signe ici son livre le plus ambitieux. Vaste comédie humaine tout à la fois roman noir et grand roman d'amour. Une prouesse.

    Joseph Incardona : 50 ans, Suisse d'origine italienne, auteur d'une douzaine romans, scénariste de BD & de films, vient de réaliser son premier long-métrage.

    Ses derniers livres, « Derrière les panneaux, il y a des hommes » (finitude 2015), Grand Prix de littérature policière, et « Chaleur » (finitude 2017) ont connu un beau succès, tant critique que public.

  • « Le Maroc, c'est un pays dont j'ai hérité un prénom que je passe ma vie à épeler et un bronzage permanent qui supporte mal l'hiver à Paris, surtout quand il s'agissait de trouver un petit boulot pour payer mes études. »Marwan et ses deux frères ne comprennent pas. Mais ­pourquoi leur père, garagiste à Clichy, souhaitait-il être enterré à Casablanca ? Comme si le chagrin ne suffisait pas. Pourquoi leur imposer ça. C'est Marwan qui ira. C'est lui qui accompagnera le cercueil dans l'avion, tandis que le reste de la famille ­arrivera par la route. Et c'est à lui que sa grand-mère, dernier lien avec ce pays qu'il connaît mal, racontera toute l'histoire. L'incroyable histoire.« Ceux que je suis » est un roman plein de pudeur et de délicatesse, dont la subtilité se révèle à travers des scènes à la justesse toujours irréprochable.

    Olivier Dorchamps a 45 ans et vit à Londres. Né dans une famille cosmopolite, il a une double nationalité, française et anglaise. Ancien avocat, il a radicalement changé de vie pour écrire et prendre des cours de théâtre. Il a fait le choix du Français pour son premier roman parce qu'il préfère la littérature française à la littérature anglo-saxonne.

  • Bennie J. était un petit blanc pauvre d'Alabama. Premier de sa génération à sortir de la cabane familiale au fond des marais, il est un mélange détonnant de gentillesse du sud et de sans-gêne parvenu. Aujourd'hui, il est l'homme le plus puissant du Comté, sa femme est la plus belle, sa maison la plus grande et ses enfants les plus populaires de la région. Il s'est débrouillé pour tenir au creux de sa main le coeur, l'âme et le portefeuille de ses concitoyens en devenant le seul pourvoyeur d'alcool de la ville, la Cité de la soif comme il l'appelle. On est dans le Sud et dans le Sud, on aime la réussite et on s'arrange avec le reste, du moment qu'on respecte les traditions, les chiens, l'élection de Miss Coton et la Fête du Raton Laveur.

    Phillip Quinn Morris est né dans le Comté de Limestone, Alabama, en 1954.
    Après de courtes études à l'Université d'Athens, il travaille comme boucher, mécanicien, peintre en bâtiments ou pêcheur de moules. Son premier roman, Mister Alabama, a été publié chez Finitude en 2016, puis repris en poche par 10/18 en 2018.

  • Dans un roman sensible et incandescent, Rodolphe Barry retrace le parcours de l'écrivain américain James Agee. Journaliste, poète, critique de cinéma, scénariste, c'est au travers d'une production protéiforme qu'Agee a cherché à exprimer son indignation et à s'opposer par son art à l'affairisme de l'Amérique des années 30 à 50. Broyé par la pauvreté, l'incompréhension et l'alcool, il meurt à 44 ans en 1955. Mais il laisse à la postérité deux chefs-d'oeuvre : un film, La Nuit du chasseurde Charles Laughton dont il signe le scénario, et un livre Louons maintenant les grands hommesavec les photos de Walker Evans, brûlot inclassable dénonçant la misère des campagnes américaines pendant la Grande Dépression.

    En 2014, Rodolphe Barry publie chez Finitude son premier roman, Devenir Carver, puis un recueil de nouvelles Entre les rounds. Auparavant, il avait publié un recueil d'entretien avec Charles Juliet, à qui il avait également consacré un film documentaire.

    Il a 49 ans et vit près de Troyes.

  • L'appel

    Fanny Wallendorf

    Un gamin s'élance face au sautoir. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale. L'adolescent vient d'inventer, de «créer» un saut qui le mènera jusqu'au podium olympique. Ce gamin, c'est Dick Fosbury, direz-vous. Oui, bien sûr. Mais c'est à peu près tout ce que Richard, le jeune héros de ce roman, a de commun avec le célèbre athlète.
    Fanny Wallendorf invente une vie, une aspiration, une vocation à Richard. Sa manière de passer la barre lui vaut le surnom d'Hurluberlu. Il s'en fiche, ce qu'il veut, c'est suivre sa propre voie.
    Les entraîneurs timorés, les filles, la menace de la guerre du Vietnam, rien ne le détournera de cette certitude absolue : il fera du saut en hauteur une manière de sublime chorégraphie.

    Fanny Wallendorf est traductrice. On lui doit la traduction de textes de Raymond Carver, des lettres de Neal Cassady (2 volumes, Finitude, 2014-2015) et de Mister Alabama de Phillip Quinn Morris (Finitude, 2016).
    L'Appel est son premier roman.

  • Auletris

    Anaïs Nin

    Auletris contient deux histoires inédites d'Anaïs Nin, des textes érotiques retrouvés à la faveur d'une vente aux enchères à Baltimore et traduits pour la première fois en français.
    Écrits pour un mystérieux collectionneur au début des années 40, ils possèdent toute l'originalité et le charme de l'érotisme selon Anaïs Nin: une vision féminine de la sexualité, libre, inventive et transgressive.
    « Jouir n'est possible que si l'on accepte ses désirs. »

    Franco-américaine, née en 1903, Anaïs Nin a bien souvent défrayé la chronique littéraire. Maîtresse d'Henry Miller et de nombreux écrivains, elle s'était surtout fait connaître par son Journal. Mais ce sont ses écrits érotiques, publiés après sa mort dans les années 70, qui lui ont valu la consécration.

  • Un feu éteint

    Fabrice Chillet

    Philippe, Louis, David et Clément étaient inséparables, prêts à dévorer le monde dès qu'ils auraient quitté les bancs de la fac de lettres de Rouen. Vingt ans plus tard, Philippe est journaliste à Paris, mais sa petite notoriété ne pèse pas bien lourd au regard de ses ambitions passées. Et les autres, ont-ils fait mieux ? Pour le découvrir, Philippe retourne à Rouen, là où tout a commencé. Il se donne sept jours pour comprendre pourquoi leur amitié s'est délitée. Peut-être même a-t-il le secret espoir que les renoncements de ses anciens camarades lui permettront de mieux accepter les siens.
    Un nouveau départ à quarante ans est-il vraiment possible, ou n'est-ce qu'un mythe véhiculé par les magazines ?

  • Mai 1976, l'épopée des Verts enflamme la France. Ce soir, Saint-Etienne rencontre le Bayern de Munich en finale de Coupe d'Europe. Nicolas a treize ans et depuis que sa mère est partie, c'est son amour du foot et de Saint-Etienne qui l'aide à supporter son quotidien de collégien, un père médiocre, une belle-mère écervelée et son fils abruti. Quand les Verts perdent le match (par deux fois les poteaux carrés ont empêché le ballon de rentrer) le monde de Nicolas s'effondre.
    Laurent Seyer mêle avec subtilité le déroulé de ce match de légende avec les souvenirs et les réflexions de Nicolas. Durant ces 90 mn, se dévoile un adolescent marqué par l'indifférence de son père et ayant remplacé la chaleur d'une famille par une passion pour le foot. Mais quand celle-ci vous déçoit, que reste-t-il ?

    Malgré une carrière qui le mène aux quatre coins du monde, Laurent Seyer est toujours resté fidèle aux deux passions qui ont construit son adolescence : la littérature et le football. À plus de 50 ans, il fréquente les stades avec assiduité et, lui qui a toujours écrit, s'est enfin décidé à envoyer son premier roman à un éditeur.

  • Pactum salis

    Olivier Bourdeaut

    Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour « réussir ». Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant les boîtes de nuit.
    Liés à la fois par une promesse absurde et par une fascination réciproque, ils vont passer une semaine à tenter de s'apprivoiser, au coeur des marais salants.

    Avant d'entamer sa carrière d'écrivain avec En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut a travaillé dans l'immobilier. Il a également passé une saison à cueillir du sel dans les marais salants de Guérande, et quelques nuits en discothèques. Il a tiré de ces diverses expériences les ingrédients et les paysages de ce second roman.

  • Il est tombé des oiseaux en Haute-Normandie.
    Il a plu des oiseaux et manifestement tout le monde s'en fiche. À peine quelques entrefilets dans la presse locale. Seul un jeune Parisien, histoire d'échapper à sa thèse, se passionne pour le phénomène. D'autant que c'est arrivé dans le village où il a grandi.
    Il fouille, il cherche, il enquête. Les pistes se multiplient, toutes plus inattendues et extravagantes les unes que les autres. Il descend la Seine à bord d'un bateau de croisière, tombe amoureux, se découvre des alliés, des ennemis, s'invente une famille et tente de mettre un peu d'ordre dans ses notes et dans sa vie.
    Victor Pouchet signe un premier roman malicieux, il propose un river-trip normand comme d'autres un road-trip californien.

    Victor Pouchet est né à Paris en 1985. Agrégé de lettre moderne, il est professeur en classes prépa. Il publie de temps en temps des critiques dans le Magazine littéraire.

    Pourquoi les oiseaux meurent est son premier roman.

  • Un chemin sur la berge d'un fleuve. Ils sont nombreux à l'emprunter chaque matin : une jeune femme y promène son chien, un couple de lycéens s'y cache pour sécher les cours, un clochard y traîne sa folie, un jeune boulanger aime y méditer.
    Mais ce jour-là, au bord de l'eau, une femme aux escarpins rouges est allongée. Morte.
    Tous passeront devant elle, tous la verront, aucun n'interviendra. Personne n'appellera la police, personne n'en parlera. Ils ont tous d'excellentes raisons de l'ignorer et de tenter de se convaincre qu'un autre s'en chargera.
    Mais il n'est pas si facile de vivre avec cette lâcheté, cette indifférence, cet égoïsme. Chez chacun d'eux, la confrontation avec la belle morte causera un séisme intime. Et leur vie s'en trouvera radicalement changée.
    Un roman efficace et malin, qui mêle avec naturel réflexion sociologique et comédie à l'italienne.

  • Chaleur

    Joseph Incardona

    La Finlande : ses forêts, ses lacs, ses blondes sculpturales... et son Championnat du Monde de Sauna.Chaque année, des concurrents viennent de l'Europe entière pour s'enfermer dans des cabines chauffées à 110°. Le dernier qui sort a gagné.Les plus acclamés sont Niko et Igor : le multiple vainqueur et son perpétuel challenger, la star du porno finlandais et l'ancien militaire russe. Opposition de style, de caractère, mais la même volonté de vaincre. D'autant que pour l'un comme pour l'autre, ce championnat sera le dernier. Alors il faut se dépasser. Aller jusqu'au bout.Aussi dérisoire que soit l'enjeu, au-delà de toute raison, la rivalité peut parfois pousser l'homme à la grandeur. À la fois pathétiques et sublimes, Niko et Igor illustrent avec éclat le désir d'absolu de la nature humaine.

  • Mister Alabama

    Phillip Quinn Morris

    Mud Creek, Alabama, été 1979.
    Alvin Lee Fuqua, ex Mister Alabama, a 28 ans et un rêve : devenir Mister America, pour passer à la télé dans un talk-show et se faire remarquer et devenir acteur et jouer dans des films avec Burt Reynolds. Un bien beau rêve, contrarié par un problème de hanche.
    Alors Alvin a changé ses plans - adieu gloire et bodybuilding, cap sur la fortune grâce à la pêche aux moules. C'est bien plus sûr et lucratif que la contrebande de whisky. Alvin plonge dans la rivière et remonte des moules grosses comme le poing.
    La vie des plongeurs est paisible à Mud Creek, jusqu'au jour où le meilleur d'entre eux, le plus âgé, le plus futé, le plus costaud, mais aussi le plus solide buveur de la Tennessee River, le mentor d'Alvin, le légendaire Johnny Ray, s'écroule, victime du mal des profondeurs.
    Comprendre comment Johnny Ray a pu mourir devient l'obsession d'Alvin. Sa vie bascule. Il se remet à la musculation, invente de nouveaux exercices aussi loufoques que terribles, il prend des stéroïdes, au risque d'y laisser sa peau. Rien ne va plus. La veuve nymphomane de Johnny Ray vient s'installer chez lui avec ses deux enfants. Rien ne va plus. Cliff, vétéran du Vietnam, tombe amoureux d'Alma, la soeur d'Alvin, anorexique, et reine du stand-up. Rien ne va plus. Le shérif découvre les plants de marijuana que Freddy, ancien joueur de baseball, fait pousser sur son bateau. Décidément, rien ne va plus.

  • Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.Celle qui mène le bal, c'est la mère, imprévisible et extravagante. Elle n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

  • La Beat Generation c'est Kerouac, Ginsberg, Burroughs : trois écrivains qui allaient bousculer durablement l'Amérique. Mais l'étincelle, celui qui a mis le feu aux poudres, s'appelle Neal Cassady. Il est l'alter ego, le «frère de sang» de Jack Kerouac qui en fait le héros de « Sur la Route » et du reste de son oeuvre.Il est charmeur, flamboyant et excessif, dans la vie comme dans ses lettres. Ces lettres fulgurantes qui impressionnent et enthousiasment. «Elles se rangent parmi les meilleures choses jamais écrites en Amérique» s'enflamme Kerouac qui s'en inspirera dans ses romans, allant même jusqu'à s'en approprier des pages entières.Inédites en français, ces lettres étourdissantes font enfin entendre les propres mots de celui qui reste « l'âme de la Beat Generation » - parfois tendres et touchants, parfois insolents et délirants. Voici le véritable Neal Cassady, brut et intégral.

  • Demain Berlin

    Oscar Coop-Phane

    • Finitude
    • 4 Septembre 2014

    Tobias, Armand, Franz, ils sont trois. Atterris à Berlin un peu par hasard en quête d'un nouveau départ, la ville va leur offrir une nouvelle normalité, presque une nouvelle famille. La vie paraît simple, les filles fument dans les cafés, on parle pendant des heures, dans toutes les langues, on peint, on écrit un peu, on cherche un lit pour la nuit. Et quand on est seul, qu'il neige dehors, on peut toujours danser jusqu'à l'épuisement au Berghain-panoramabar. Il y fait chaud, on croise un ami, on avale quelque chose pour vivre plus fort et on oublie le passé, on s'oublie. C'est bon. On a trouvé notre nouvelle famille. Les druffis, c'est comme ça qu'on nous appelle.
    Un jour on quittera Berlin. Mais pas tout de suite, pas ce soir, demain...

    Oscar Coop-Phane, né en 1988, signe avec Demain Berlin le roman d'une génération, la sienne.

  • Zénith-hôtel

    Oscar Coop-Phane

    • Finitude
    • 4 Septembre 2014

    « Je suis une pute de rue. Pas une call-girl ou quelque chose comme ça ; non, une vraie pute de trottoir, à talons hauts et cigarettes mentholées. »

    Elle est directe, Nanou, pas le genre à faire des manières, non, pas le genre à se voiler la face, à se faire des illusions sur sa vie ou sur celle de ses clients. Elle est juste là pour donner un peu d'amour, et eux sont là pour en recevoir.
    Dominique, Emmanuel, Victor, Luc, Jipé ou Robert, ils ne demandent que ça, un peu de tendresse, histoire de se fuir un instant, histoire de vivre un peu.

    Une galerie de portraits attachants, sincères, de petites gens aux prises avec un monde trop grand pour eux. Pas de grands destins, tous ici sont un peu mal fichus, un peu cassés, pas très beaux ni très brillants, mais Oscar Coop-phane, en digne petit-cousin de Bove ou de Calet déborde d'affection pour ses personnages. Et elle est belle jusque dans ses faiblesses, cette humanité-là.

  • Octobre

    Oscar Coop-Phane

    • Finitude
    • 4 Septembre 2014

    Que feriez-vous s'il ne vous restait que quelques jours à vivre ? Voilà bien une de ces questions idiotes allant de pair avec celle sur les livres à emporter sur une île déserte.Pour Jacques, l'affaire est sérieuse. Il sait qu'il ne lui reste que sept jours et qu'il va devoir les remplir au mieux. Ils lui serviront à s'assurer qu'il a vécu, qu'il a aimé, qu'il n'a aucun regret avant d'éteindre la lumière. Inventaire avant liquidation.Après Zénith-Hôtel (Prix de Flore 2012) et Demain Berlin, Oscar Coop-Phane signe un troisième roman mélancolique et bouleversant.

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