Gallimard

  • L'éclipse Nouv.

    L'éclipse

    Raphaël Haroche

    Après Retourner à la mer, Goncourt de la nouvelle en 2017, Raphaël Haroche publie un recueil de douze textes tout aussi éclatants de maîtrise.
    Avec une grande finesse et un sens de l'absurde comme du tragique, il a l'art d'explorer l'âme humaine dans ses minuscules défauts. Qu'il s'agisse d'un couple qui se défait, d'un enfant à qui on a volé l'insouciance, d'un joueur de tennis ayant abdiqué ses ambitions de jeunesse ou d'une femme invisible aux yeux de la société, tous ses personnages semblent impuissants face aux dégâts du quotidien et du temps qui va. Mais les thèmes les plus graves vont de pair avec une célébration de la nature, du bonheur fugitif de vivre et d'une tendresse cachée parfois là où on ne l'attendait pas. Cette galerie de personnages en situation de crise est donc avant tout une vision sensible de notre monde, un monde incertain où la réalité prend souvent l'aspect d'un rêve éveillé.

  • Leur domaine Nouv.

    Leur domaine

    Jo Nesbo

    Carl et Roy ont seize et dix-sept ans lorsque la voiture de leurs parents tombe au fond d'un ravin. Roy s'installe comme mécanicien dans une station-service du bourg voisin pour subvenir à leurs besoins. Carl, aussitôt sa scolarité finie, file au Canada poursuivre ses études et tenter sa chance.
    Des années plus tard, Carl revient au pays avec une trop ravissante épouse, mû par un ambitieux projet pour le modeste domaine familial : construire un hôtel spa de luxe qui fera leur fortune et celle de leur communauté, sur laquelle il compte pour financer les travaux. Mais le retour de l'enfant prodigue réveille de vieilles rancoeurs et les secrets de famille remontent à la surface. Tandis que les murs du palace peinent à s'ériger, les cadavres s'amoncellent.
    Leur domaine est un thriller complexe, déroutant, à l'atmosphère irrespirable, dans lequel Jo Nesbø expose avec un réalisme glaçant les rouages des rapports familiaux pervertis. On comprend que Stephen King ait trouvé ce roman ' original et spécial ' et qu'il ' n'ait pas pu le lâcher '...

  • Le sniper, son wok et son fusil Nouv.

    À Taipei, le superintendant Wu a un doute concernant les suicides, qui lui paraissent suspects, de deux officiers supérieurs de la Marine.Ai Li, dit Alex, tireur d'élite des services secrets taiwanais, qui cuisine du riz sauté dans un boui-boui de la côte ligure pour donner le change, reçoit ses instructions : abattre un touriste asiatique (en réalité un conseiller du Président) à Rome. Mais un autre sniper s'en charge quelques secondes avant lui. Quelque chose cloche. Poursuivi par de mystérieux tueurs, Alex est contraint de s'enfuir à travers l'Europe, tout en essayant de découvrir qui l'a trahi et veut sa peau. Rentré clandestinement à Taipei, il croise la route de Wu, qui persiste à enquêter malgré les ordres venus d'en haut, aidé par son fils, hacker en herbe. Il apparaît alors que Wu et Alex recherchent la même chose, ou plutôt la même personne...

  • Temps sauvages Nouv.

    Conçu comme une redoutable machine narrative, Temps sauvages nous raconte un épisode-clé de la guerre froide : le coup d'État militaire organisé par les États-Unis au Guatemala en 1954, pour écarter du pouvoir le président légitime Jacobo Árbenz. Ce nouveau roman constitue également une sorte de coda à La fête au Bouc (Gallimard, 2002). Car derrière les faits tragiques qui se déroulent dans la petite République centroaméricaine, le lecteur ne manquera pas de découvrir l'influence de la CIA et de l'United Fruit, mais aussi du ténébreux dictateur de la République dominicaine, Trujillo, et de son homme de main : Johnny Abbes García.
    Mario Vargas Llosa transforme cet événement en une vaste fresque épique où nous verrons se détacher un certain nombre de figures puissantes, comme John Peurifoy, l'ambassadeur de Washington, comme le colonel Carlos Castillo Armas, l'homme qui trahit son pays et son armée, ou comme la ravissante et dangereuse miss Guatemala, l'un des personnages féminins les plus riches, séducteurs et ambigus de l'oeuvre du grand romancier péruvien.

  • La maison chapelier 1 t1 Nouv.

    Londres, XVIIIe siècle : la famille Chapelier fabrique des chapeaux magiques de génération en génération. Lorsque son père disparaît dans un naufrage, sa fille Cordelia jure de le retrouver, quitte à mettre la cour royale sens dessus-dessous.

  • Mon amie Natalia Nouv.

    « Natalia commença donc à exposer ce qui la tracassait. Ses amants constituaient son problème le plus toxique, en même temps qu'ils étaient le sel, le sucre, le massepain, l'umami de sa vie. »
    Natalia entame une thérapie pour résoudre les obsessions qu'elle connaît dans sa vie sexuelle. Or, dès le début, il est manifeste qu'elle ne va pas suivre les règles classiques d'un traitement psychologique. Les séances hebdomadaires mêlent art, philosophie, littérature, souvenirs d'enfance, méditations calligraphiques et expériences érotiques comme méthodes de traitement qui, au fur et à mesure, font perdre à Natalia toutes ses inhibitions. Et elle se met à apprécier la thérapie - trop, peut-être ?
    Ainsi, Mon amie Natalia ne cesse d'interroger avec subtilité tous les stéréotypes sur la place du soignant et du soigné, les rapports de forces et ceux de genre et d'identité. Dans ce roman intelligent et féministe où un personnage de fiction écrit sa propre autofiction, Laura Lindstedt amène le lecteur à se demander ce qui est caché quand tout est montré.

  • La malédiction de l'indien : mémoires d'une catastrophe Nouv.

    « Peu importe ce que j'ai dit. J'ai changé d'avis, lance l'homme en surveillant du coin de l' oeil la colonne de fumée blanche qui s'élève tel un panache au-dessus de la ville. Et ne parlez pas créole, vous savez que je vous l'interdis. »
    C'est ainsi que le docteur Dancenis avait sauvé sa fille Passion d'une mort certaine.
    Cent ans plus tard, la petite-fille de Passion s'interroge sur les coïncidences de dates entre l'éruption catastrophique de la montagne Pelée et plusieurs événements douloureux de sa propre histoire. Confrontés avec les archives, les récits familiaux mettent en lumière de multiples failles. Pourquoi a-t-on prétendu que la population aurait pu être évacuée avant l'éruption ? Qui était vraiment Passion ? Quel lourd secret l'oncle Victorin porte-t-il sur ses épaules ? ...
    L'histoire de la famille Dancenis, rongée par les événements du passé, révèle que l'étendue des dégâts, 28 000 morts sous les cendres ardentes et les fleuves de lave, dépasse de loin l'île de la Martinique, et nous plonge dans les pires aspects de l'histoire coloniale de la France.

  • L'âme du fusil Nouv.

    L'âme du fusil

    Elsa Marpeau

    Depuis qu'il est sans travail, Philippe passe ses journées à attendre. Attendre que Lucas, son fils de seize ans, rentre du lycée, attendre que sa femme termine sa journée de travail. Il n'y a guère que les dîners du dimanche avec ses copains du hameau, la chasse et la perspective d'y initier son fils qui rompent le fil des jours.
    Lorsque Julien, un Parisien venu se terrer dans la maison d'en face, débarque, la vie de Philippe bascule. Il se met à épier ce voisin qui le fascine et l'obsède, cherche à le faire accepter de son entourage qui s'en méfie.
    Tout au bonheur de se sentir à nouveau vivant et utile, et d'exister pour son fils et ce voisin novice, Philippe ne voit pas poindre le drame.

  • Au temps des requins et des sauveurs Nouv.

    En 1995 à Hawaii, au cours d'une balade familiale en bateau, le petit Nainoa Flores tombe par-dessus bord en plein océan Pacifique. Lorsqu'un banc de requins commence à encercler l'enfant, tous craignent le pire. Contre toute attente, Nainoa est délicatement ramené à sa mère par un requin qui le transporte entre ses mâchoires, scellant cette histoire extraordinaire du sceau de la légende.
    Sur près de quinze ans, nous suivons l'histoire de cette famille qui peine à rebondir après l'effrondrement de la culture de la canne à sucre à Hawaii. Pour Malia et Augie, le sauvetage de leur fils est un signe de la faveur des anciens dieux - une croyance renforcée par les nouvelles capacités déroutantes de guérisseur de Nainoa. Mais au fil du temps, cette supposée faveur divine commence à briser les liens qui unissaient la famille. Chacun devra alors tenter de trouver un équilibre entre une farouche volonté d'indépendance et l'importance de réparer la famille, les coeurs, les corps, et pourquoi pas l'archipel lui-même.
    Avec cet éblouissant premier roman, Kawai Strong Washburn lève le voile sur l'envers du décor hawaiien, à rebours des clichés et du tourisme de luxe. Il offre de ces îles une vision plurielle et bouleversante, servie par un choeur de voix puissant, et livre une histoire familiale unique et inoubliable.

  • Une nuit après nous Nouv.

    « J'ai cru que l'événement de ces dernières semaines, c'était ma rencontre avec Vincent, mais sur ce chemin qui me menait à lui, j'ai retrouvé la mémoire. Et en ouvrant la trappe où j'avais jeté mes souvenirs, la petite est revenue, elle attendait, l'oreille collée à la porte de mon existence. »

    Cette histoire nous entraîne sur les traces d'une femme, Mona, qu'une passion amoureuse renvoie à un passé occulté. Un passé fait de violence, à l'ombre d'une mère à la dérive et d'un père tyrannique, qui l'initiait au vol à l'étalage comme au mensonge.
    Le silence, l'oubli et l'urgence d'en sortir hantent ce roman à la langue ciselée comme un joyau, qui charrie la mémoire familiale sur trois générations. De la Tunisie des années 1960 au Paris d'aujourd'hui, Une nuit après nous évoque la perte et l'irrémédiable, mais aussi la puissance du désir et de l'écriture.

  • La vie d'Andrés Mora Nouv.

    Benoît Cardan est écrivain. Marié et père d'une jeune fille de dix-huit ans, il est fidèle à sa femme et à son éditeur, qui est devenu un ami. Hélas, les ventes de ses derniers livres sont mauvaises et son éditeur lui annonce qu'il ne publiera pas son nouveau roman. Alors, Benoît Cardan rêve de se réinventer, de renaître de ses cendres d'une manière aussi éblouissante que Romain Gary avec Émile Ajar. L'aventure de cette résurrection sera à la fois burlesque et tragique.
    Si Claudine Desmarteau nous emporte par son écriture survitaminée et son sens de l'humour, elle nous renvoie aussi à des questions existentielles : les désirs refoulés, la hantise du vieillissement, la nécessité de prendre des risques...

  • Laissez-moi vous rejoindre Nouv.

    « Je ne peux pas dire que nous ayons pris les armes pour ça. Bien sûr que nous voulions un changement. Mais nous n'avions qu'une silhouette vague sur la rétine. Pas cette dame en manteau rouge, pas une révolution socialiste. C'est seulement après, bien après que, pour moi en tout cas, la silhouette s'est précisée. »
    Cuba, juillet 1980. En cette veille de fête nationale, Haydée Santamaría, grande figure de la Révolution, proche de Fidel Castro, plonge dans ses souvenirs. À quelques heures de son suicide, elle raconte sa jeunesse, en particulier les années 1951-1953 qui se sont conclues par l'exécution de son frère Abel, après l'échec de l'attaque de la caserne de la Moncada.
    L'histoire d'Haydée nous plonge dans des événements devenus légendaires. Mais ils sont redessinés ici du point de vue d'une femme, passionnément engagée en politique, restée dans l'ombre des hommes charismatiques. Ce premier roman offre le récit intime et pudique d'une grande dame de la révolution cubaine gagnée par la lassitude et le désenchantement, au seuil de l'ultime sacrifice.

  • Fin de combat Nouv.

    À quarante ans, Karl Ove Knausgaard est sur le point de devenir un auteur reconnu à travers le monde entier. Il partage son quotidien entre l'écriture de ce qui sera son grand oeuvre et l'éducation de ses trois enfants en bas âge. Sa vie à Malm est réglée comme du papier à musique. Jusqu'à ce que son oncle s'oppose à la publication de cette autobiographie. L'interdit remet en cause la seule certitude de Knausgaard : celle de son destin d'écrivain. Pour s'accomplir en tant qu'homme et père, il doit raconter son histoire, sans rien taire.

  • Les envolés Nouv.

    Les envolés

    Etienne Kern

    4 février 1912. Le jour se lève à peine. Entourés d'une petite foule de badauds, deux reporters commencent à filmer. Là-haut, au premier étage de la tour Eiffel, un homme pose le pied sur la rambarde. Il veut essayer son invention, un parachute. On l'a prévenu : il n'a aucune chance. Acte d'amour ? Geste fou, désespéré ? Il a un rêve et nul ne pourra l'arrêter. Sa mort est l'une des premières qu'ait saisies une caméra.
    Hanté par les images de cette chute, Étienne Kern mêle à l'histoire vraie de Franz Reichelt, tailleur pour dames venu de Bohême, le souvenir de ses propres disparus.
    Du Paris joyeux de la Belle Époque à celui d'aujourd'hui, entre foi dans le progrès et tentation du désastre, ce premier roman au charme puissant questionne la part d'espoir que chacun porte en soi, et l'empreinte laissée par ceux qui se sont envolés.

  • Sobibór Nouv.

    «Je l'ai fait pour qu'on m'arrête», répond Emma après avoir volé des biscuits dans un supermarché. Que se cache-t-il derrière ses mots, sa maigreur extrême, sa beauté douloureuse ? Quelle est l'origine de son anorexie : l'indifférence de ses parents, le silence, les mensonges savamment entretenus ? Emma veut savoir. Emma veut comprendre. La découverte d'un vieux cahier fera bientôt surgir du passé d'épouvantables secrets.

  • La définition du bonheur Nouv.

    « Pour Clarisse, le bonheur n'existait pas dans la durée et la continuité (cela, c'était le mien), mais dans le fragment, sous forme de pépite qui brillait d'un éclat singulier, même si cet éclat précédait la chute. »

    Deux femmes : Clarisse, ogre de vie, grande amoureuse et passionnée de l'Asie, porte en elle depuis l'origine une faille qui annonce le désastre ; Ève balance entre raison et déraison, tout en développant avec son mari une relation profonde et stable. L'une habite Paris, l'autre New York. À leur insu, un lien mystérieux les unit.
    À travers l'entrelacement de leurs destinées, ce roman intense dresse la fresque d'une époque, des années quatre-vingt à nos jours, et interroge le rapport des femmes au corps et au désir, à l'amour, à la maternité, au vieillissement et au bonheur.

  • Mon maître et mon vainqueur Nouv.

    « Le cahier, c'était la première chose que m'avait montrée le juge, quand tout à l'heure j'étais entré dans son bureau. Sous la couverture souple et transparente, on pouvait lire au feutre noir : MON MAÎTRE ET MON VAINQUEUR.
    Sur les pages suivantes, il y avait des poèmes. Voilà ce qu'on avait retrouvé sur Vasco : le revolver, un cahier noirci d'une vingtaine de poèmes et, plus tard, après expertise balistique, des résidus de poudre sur ses mains.
    Voilà ce qu'il en restait, j'ai pensé, de son histoire d'amour. »

  • Le fils de l'homme Nouv.

    Après plusieurs années d'absence, un homme resurgit dans la vie de sa compagne et de leur jeune fils. Il les entraîne aux Roches, une vieille maison isolée dans la montagne où lui-même a grandi auprès d'un patriarche impitoyable. Entourés par une nature sauvage, la mère et le fils voient le père étendre son emprise sur eux et édicter les lois mystérieuses de leur nouvelle existence. Hanté par son passé, rongé par la jalousie, l'homme sombre lentement dans la folie. Bientôt, tout retour semble impossible.
    Après Règne animal, Jean-Baptiste Del Amo continue d'explorer le thème de la transmission de la violence d'une génération à une autre et de l'éternelle tragédie qui se noue entre les pères et les fils.

  • Pénélope, la femme aux mille ruses Nouv.

    Farouchement indépendante, la jeune Pénélope est élevée dans l'ombre de sa cousine, la belle Hélène. C'est pourtant elle qu'Ulysse va choisir pour épouse. Le couple file un parfait amour à Ithaque quand Ulysse, par malheur, doit partir au combat : Hélène a fui avec un Troyen, déclenchant une guerre interminable... Pénélope, la femme aux mille ruses, saura-t-elle régner à la place de son époux et résister aux prétendants qui veulent lui ravir le pouvoir ?

  • La volonté Nouv.

    La volonté

    Marc Dugain

    « J'ai failli le rater de peu. Au moment où je l'ai vraiment connu et compris, où je l'ai vraiment aimé, où enfin j'allais pouvoir profiter de lui et de son estime, on me l'a arraché, comme si ce que nous devions construire ensemble nous était interdit. Je me suis épuisé tout au long de mon adolescence à lui résister, tuer le père qu'il n'était pas et quand il s'est révélé être lui-même, il est mort pour de bon. Il est parti avec le sentiment d'avoir réussi tout ce qu'il avait entrepris, de n'avoir cédé à rien ni à personne. »

    C'est le livre le plus personnel de Marc Dugain. Il retrace le destin de son père, cet homme du XXe siècle à qui il doit beaucoup, en dépit de la difficulté de trouver sa place de fils à ses côtés, mais dont l'inépuisable volonté n'a cessé de l'inspirer.

  • Soleil amer Nouv.

    Soleil amer

    Lilia Hassaine

    À la fin des années 50, dans la région de l'Aurès en Algérie, Naja élève seule ses trois filles depuis que son mari Saïd a été recruté pour travailler en France. Quelques années plus tard, devenu ouvrier spécialisé, il parvient à faire venir sa famille en région parisienne. Naja tombe enceinte, mais leurs conditions de vie ne permettent pas au couple d'envisager de garder l'enfant...
    Avec ce second roman, Lilia Hassaine aborde la question de l'intégration des populations algériennes dans la société française entre le début des années 60 et la fin des années 80. De l'âge d'or des cités HLM à leur abandon progressif, c'est une période charnière qu'elle dépeint d'un trait. Une histoire intense, portée par des personnages féminins flamboyants.

  • Les enfants de Cadillac Nouv.

    En 1911, fuyant les persécutions contre les Juifs en Lituanie, Chaïm, le grand-père du narrateur, arrive en France. Afin d'obtenir la nationalité française, il s'engage dans l'armée et prend part à la Grande Guerre. Il est grièvement blessé par une bombe chimique. Il passe vingt ans interné, avant de mourir dans l'anonymat à l'hôpital psychiatrique de Cadillac, en Gironde. En 1940, Albert, le père du narrateur, est fait prisonnier et dénoncé comme Juif. Lors de la libération des camps, il met plusieurs semaines à rejoindre la France à pied depuis la Pologne. Il risque plusieurs fois d'être exécuté par des soldats nazis en déroute ou des militaires russes avides.
    Dans ce premier roman époustouflant, François Noudelmann emporte le lecteur dans les tumultes des deux conflits mondiaux. Les destins de son grand-père et de son père sont de véritables épopées, à travers lesquelles l'auteur questionne son identité française.

  • Rien ne t'appartient Nouv.

    "Elle ne se contente plus d'habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n'aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C'est elle qui envoie le garçon, c'est elle qui me fait oublier les mots, les événements, c'est elle qui me fait danser nue."
    Il n'y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C'est la résurgence d'une histoire qu'elle croyait étouffée, c'est la réapparition de celle qu'elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l'éternelle enfance jusqu'à ce qu'elle soit rattrapée par les démons de son pays.
    À travers le destin de Tara, Nathacha Appanah nous offre une immersion sensuelle et implacable dans un monde où il faut aller au bout de soi-même pour préserver son intégrité.

  • Son empire Nouv.

    Son empire

    Claire Castillon

    « Il la kidnappe. Comme un tour de magie. Je perds ma mère. J'ai sept ans.
    Il faut voir comment ça se passe. Le déroulement. Heure par heure. C'est intense. Ma mère est pourtant sur des rails. Je me la rappelle très bien à ce moment-là, qui trace, voûtée parfois, toujours à la besogne, comme une machine en quelque sorte. Et soudain, le choc. Il l'expédie ailleurs. Il la prend, il la vide, il se met dedans et il ne ressort jamais. »

    Une femme rencontre un homme qui prétend l'aimer. Sa fille observe, impuissante, la prise de pouvoir progressive de cet homme jaloux, menteur, obsessionnel, voleur et paranoïaque, sur l'esprit de sa mère subjuguée.
    Dans ce roman inquiétant, à l'humour glacial, Claire Castillon excelle à disséquer les contradictions de la femme et la perversité de l'homme qui la manipule, tenant le lecteur sous le regard ambivalent de la fillette, témoin de l'effondrement de sa mère.

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