Langue française

  • Dans La ronde et autres faits divers, J.M.G. Le Clézio donne aux faits divers de nos journaux leur titre de noblesse, comme un défi à la bienséance littéraire. Il n'y a plus de genre mineur lorsqu'un écrivain met tout son art, toute sa sensibilité dans la contemplation amoureuse des êtres et de leur environnement. Qu'il s'agisse d'un vol à l'arraché qui sombre dans le sang, de l'exploitation d'un immigré clandestin ou de l'irrémédiable dégradation d'une petite ville, l'auteur accomplit ce prodige de nous faire entrer au coeur des sentiments, de changer notre voyeurisme en tendresse. Bernard Giraudeau, qui incarne à la scène et à l'écran des personnages si différents, choisit de lire ces faits divers avec une sobriété qui en accentue l'émotion.

  • « La vie ordinaire est une vie d'hypocrite. On fait comme si c'était "déjà ça" de vivre "tranquillement", comme si on ne voulait pas d'aventure. Comme s'il suffisait de se la couler douce dans les plis du laisser-être pour atteindre la tranquillité tant recherchée. Sauf que la plupart du temps, on n'y arrive pas.
    Puisque l'existence humaine est à la fois provisoire et continue, puisque rien ne dure et que le temps ne se retient pas, la tranquillité n'est pas de ce monde. Et c'est tant mieux. Que le dard de l'intranquillité vous pique encore et encore! Demandez-vous, au moins une fois, si le nombre d'années parcourues, les épreuves et les angoisses endurées, si vous avez vécu tout ça pour vous réfugier dans la mauvaise foi de l'émerveillement ordinaire, sans jamais vouloir fouiller en dessous, remuer la vase qui étouffe vos désirs et vous fait croire qu'être quelqu'un, c'est peser lourd, et s'accrocher aux horaires comme si la vie en dépendait. »

  • Un jeune garçon décide de se rendre dans les îles du Levant lors de la grande marée d'équinoxe. Le brouillard se lève et la mer l'engloutit. Lorsqu'il revient à lui, il est près d'un vieil homme qui affirme être le roi Arthur et lui raconte sa vie, son enfance, le couronnement, le rôle de Merlin, Guenièvre, les chevaliers de la Table ronde et sa disparition. Le roman est une magnifique réécriture de la légende arthurienne, croisant les textes de Chrétien de Troyes avec ses continuations.
    La légende des chevaliers de la Table ronde enflamme depuis des siècles l'imagination. C'est l'une des plus belles et des plus riches légendes de tous les temps. Michael Morpurgo a adapté à son tour le texte de Chrétien de Troyes : voici le captivant récit que fait le roi Arthur à un jeune garçon d'aujourd'hui.
    Une lecture captivante grâce au jeu intense, aux nuances multiples et subtiles de la voix chaude et feutrée de Bernard-Pierre Donnadieu.

  • Joey le cheval de ferme, devenu cheval de guerre en 1914, nous raconte son histoire, avec simplicité. Témoin de la Grande Guerre, il va vivre l'horreur des combats auprès des Britanniques, des Français, ou du coté des Allemands. Pour lui, les soldats, les paysans, les officiers, les vétérinaires ne sont pas des ennemis, mais des hommes, chez qui il rencontre la bonté comme la méchanceté. Joey partage leurs souffrances et leurs peurs, et sait leur redonner de l'espoir.
    Le jeune et talentueux Arnaud Denis prête sa voix au cheval Joey. Avec simplicité et émotion, il nous fait partager le quotidien mouvementé d'un cheval en temps de guerre.
    Titre recommandé par le ministère de l'Éducation nationale, pour le cycle 3 de l'école primaire (CM1-CM2) et en classe de 4e.

  • Les effondrements se multiplient, de plus en plus impressionnants: Babel, le Pôle, Anima... aucune arche n'est épargnée. Pour éviter l'anéantissement total il faut trouver le responsable. Trouver l'Autre. Mais comment faire sans même savoir à quoi il ressemble? Plus unis que jamais, Ophélie et Thorn s'engagent sur des chemins inconnus où les échos du passé et du présent les mèneront vers la clef de toutes les énigmes.

  • De 12 à 87 ans, âge de sa mort, le narrateur a tenu le journal de son corps. Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre, nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire.
    Daniel Pennac a choisi de lire ici les trois versions adaptées par lui pour le Théâtre des Bouffes du Nord en 2012. Celles-ci, intitulées "La peur", "Le père" et "La fille", complémentaires dans leurs thématiques respectives, forment un tout. Un corps. Un "corps commun", selon la propre expression de Daniel Pennac. Son interprétation extraordinairement vivante ajoute au journal la dimension personnelle que seul l'auteur incarnant le narrateur était en mesure de rendre.

    Daniel Pennac se fait lecteur et nous livre sans tabou, avec beaucoup de tendresse et d'émotion, cet étonnant journal intime.

  • Daenerys a eu beau se plier à toutes les exigences du peuple de Meereen, rien n'y fait : la paix précaire risque à tout moment de dégénérer en un siège sanglant. D'autant plus que la jument pâle, cette peste incurable, continue de faire des ravages aux portes de la ville. Yezzan zo Qaggaz, le maître de Tyrion, figure parmi les dernières victimes en date. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le nain y voit une occasion unique de prendre la poudre d'escampette. Pendant ce temps, au Nord, les portes de Winterfell demeurent obstinément closes, tandis que la forteresse disparaît peu à peu sous un épais manteau de neige. Ses remparts servent-ils à protéger ses occupants de l'assaut de moins en moins probable des troupes de Stannis Baratheon, ou à sceller leur tombeau ?

  • La mort violente de sir Charles, dernier des Baskerville à résider dans la demeure familiale qui se dresse sur la lande sauvage, a-t-elle été provoquée par une créature terrestre ou doit-elle s'expliquer par l'intervention de forces occultes ? Le docteur Mortimer, ami et exécuteur testamentaire du défunt, fait appel à Sherlock Holmes.
    D'indices en déductions, cette fascinante enquête du célèbre détective Sherlock Holmes nous mène aux frontières du fantastique. Frissons et suspense sont au rendez-vous.
    Bertrand Suarez-Pazos donne vie à tous les personnages du roman et nous entraîne dans l'univers mystérieux de Sherlock Holmes. Tout au long de l'enquête, la musique rythme l'action. De son timbre clair et puissant, la clarinette basse incarne de façon saisissante l'effrayant chien des Baskerville.

  • De retour de vacances, sur le parvis d'une gare, Edouard laisse derrière lui sa femme et sa valise. Un départ sans préméditation. Une vieille romancière anglaise en est le déclic, la forêt de Brocéliande, le refuge. Là, dans une chambre d'hôtes environnée d'arbres centenaires, encore hagard de son geste insensé, il va rencontrer Gaëlle la douce, son fils Gauvain, enfermé dans le silence d'un terrible secret, Raymond et ses mots anciens, Adèle, jeune femme aussi mystérieuse qu'une légende. Et Platon, un chat philosophe. Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S'il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d'être.

  • Voici l'odyssée désenchantée d'un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s'échangent autour des machines à café. L'installation d'un progiciel en province lui permettra d'étendre le champ de ses observations, d'anéantir les dernières illusions d'un collègue - obsédé malchanceux - et d'élaborer une théorie complète du libéralisme, qu'il soit économique ou sexuel.

  • On n'est pas sérieux quand on a douze ans. On tombe amoureux. Furieusement amoureux. Isabelle Samain, Isabelle Samain, Isabelle Samain. Son nom est un refrain, sa beauté, une chanson d'amour. On la guette, on se pâme, on fantasme, on la désire. Qui ça, on? Ici, pas de nous (trop banal), encore moins de je (trop pédant). Le confident de ""C'est aujourd'hui que je vous aime"", par pudeur, par plaisir, se nomme «les hommes», alias tous les garçons, alias François Morel.
    Malicieux et tendre comme à son habitude, l'artiste raconte les amours débutantes, balbutiantes et gauches, désespérées et hilarantes. Il raconte les premiers émois (de véritables tortures), les illusions perdues (et retrouvées), les désordres (amoureux) et le corps qui bouillonne (tout feu tout flamme).
    A personne, les hommes ne laisseront dire que l'adolescence est le plus bel âge de la vie. Oui, mais voilà, la vie va les surprendre...

  • «J'écris des romans pour raconter des histoires. Depuis longtemps, j'en avais une qui me courait dans la tête et qui se déroulait dans l'Allemagne nazie du siècle dernier, en Bavière. Une histoire d'amour, d'amitié.
    Malgré toutes mes lectures sur la période hitlérienne, je n'ai jamais réussi à comprendre pourquoi tant d'Allemands ""bien"", respectables, avaient pris à la légère la montée du nazisme tandis que les Juifs tardaient étrangement à fuir. Par quelle aberration, à cause de quelles complaisances, quelles lâchetés, le nazisme fut-il possible? Qu'était-il arrivé à ce grand pays de musiciens, de philosophes et de poètes? Ces questions-là n'ont jamais cessé de me hanter.
    Je crois que l'histoire d'Élie, Elsa, Lila, Karl et les autres apporte quelques clés.
    Après tout, il n'y a que les fous pour tenter de répondre à ce genre de questions, les fous ou les personnages de roman.»
    Franz-Olivier Giesbert

  • « L'ampoule du projecteur a explosé en plein Fellini. Minne et moi regardions Amarcord du fond de notre lit.
    - Ah ! Non ! Merde !
    J'ai flanqué une chaise sur une table et je suis monté à l'assaut pour changer l'ampoule carbonisée. Explosion sourde, la maison s'est éteinte, je me suis cassé la figure avec mon échafaudage et ne me suis pas relevé.
    Ma femme m'a vu mort au pied du lit conjugal.
    De mon côté je revivais ma vie. Il paraît que c'est fréquent. Mais elle ne se déroulait pas exactement comme je l'avais vécue. » Daniel Pennac

  • Tu es content de toi, Kamo ? Ton idée géniale, tu trouves vraiment que c'était l'idée du siècle ? Alors, pourquoi a-t-elle rendu M. Margerelle, notre Instit'Bien Aimé, fou comme une bille de mercure ? Tu peux nous le dire ? Ta fameuse idée, Kamo, tu ne crois pas que c'était la gaffe du siècle ? La bêtise du siècle ? Tu as vu dans quel état est notre Instit'Bien Aimé ? Et maintenant, qu'est-ce que tu comptes faire pour le guérir ?

  • Pourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l'anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l'agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l'agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l'étrange vieille qui semble régner sur ce monde ?
    Menez l'enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !

  • Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré.
    Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre.
    Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c'est une charge d'homme.
    Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs.
    Mais le désert a mille visages.
    Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.

  • Du Panier aux quartiers nord, du Vieux Port à l'Estaque, nous suivons les pérégrinations de Fabio Montale, flic déchu de la Brigade de surveillance des secteurs, fils d'immigrés italiens qui aime les poètes des Cahiers du Sud, la pêche, la soupe au pistou de la vieille Honorine, les bouteilles de Lagavulin, les femmes et Marseille bien sûr.
    Il y a vingt ans, il y avait Lole, la belle Gitane, et, autour d'elle, Manu, Ugo, et Fabio. À présent ses deux potes de braquage sont morts d'une balle dans la peau : une pour Manu, puis une pour Ugo venu le venger... L'enquête de Fabio le plonge dans son passé trouble et les plaies à refermer se multiplient. D'autant qu'une de ses amies se fait violer et assassiner.
    Dur ! «Total Khéops» comme le chante le groupe IAM. Autrement dit, bordel généralisé, fange pestilentielle dont on ne sort pas.

  • «J'ai retrouvé l'autostoppeur dans une petite ville du sud-est de la France, après des années sans penser à lui. Je l'ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m'avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J'ai frappé à sa porte. J'ai rencontré Marie.»

    Avec Par les routes, Sylvain Prudhomme raconte la force de l'amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles.

  • Une fois Stannis Baratheon parti reprendre Winterfell aux Bolton, Jon Snow peut enfin redevenir le maître du Mur. Il doit cependant composer avec Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à lui apporter son aide. Les flammes lui révèlent un avenir, mais lequel ? A Meereen, le blocus du port par les esclavagistes s'éternise, et Daenerys refuse d'envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L'enquête visant à démasquer les coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère : le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier.

  • "Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire.
    Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu le mien."
    La lecture habitée et bouleversante d'Éric Caravaca donne à entendre la voix de Vicente, tel un défi vibrant lancé au silence qui a hanté toute la vie cet homme en exil.

  • Entre les grands idéaux humanitaires qui l'animent et les obsessions inavouables qui le hantent, Alex Portnoy, trente-trois ans, est la proie d'un insoluble conflit.
    Élevé dans le quartier israélite de Newark, par des parents abusifs, démesurément attachés aux principes de la tradition juive-américaine, ligoté par des tabous et des interdits, submergé de conseils et d'exhortations, il est écrasé par une culpabilité d'autant plus angoissante que la sexualité et ses déviations les plus extrêmes ne cessent de l'obnubiler.
    Brillant étudiant, puis fonctionnaire en vue, il n'en reste pas moins un «bubala», un bébé, aux yeux de ses parents qui lui reprochent amèrement son indépendance, sa froideur apparente et surtout son refus de fonder un foyer et d'assurer la descendance.
    Ce livre, à la fois féroce et désopilant, où la tendresse alterne avec le cynisme, l'humour avec le pathétique, est une mordante satire de l'ignorance, du racisme, des préjugés et de l'intolérance sous toutes ses formes.

  • Anton Tchékhov souffrait d'une impossibilité d'aimer, mais l'amour lui inspirait émotion ou ironie, et une grande variété de tableaux : "Une nouvelle qui n'a pas de femmes, écrivait-il, c'est une machine sans vapeur." Souvent malheureuse, parfois cruelle, l'héroïne tchékhovienne par excellence est la femme incomprise, enlisée dans la monotonie des jours et rêvant d'une autre vie, inaccessible.
    Cinq nouvelles pour découvrir un immense écrivain au sommet de son art : "La pharmacienne" ; "Le récit de Mlle X..." ; "La princesse" ; "De l'amour" ; "La dame au petit chien".

  • La chute

    Albert Camus

    Une nuit de novembre, à Paris, Jean-Baptiste Clamence, traversant un pont sur la Seine, entend le cri d'une femme qu'il vient de croiser. Celle-ci s'est jetée dans le fleuve et se noie. Il continue son chemin et ne fait rien pour la sauver. Mais comment continuer à vivre après? Le mur des certitudes d'une vie riche et brillante se lézarde. Jean-Baptiste Clamence sombre. Après maintes expériences pour tenter d'oublier cette funeste rencontre, ce cri déchirant, cette existence à jamais disparue, il se retire dans un bar à matelots d'Amsterdam où il devient juge-pénitent. François Berland est le lecteur de ce long et admirable monologue. Il est Jean-Baptiste Clamence, ancien avocat de renom qui se livre à une confession sous forme de prise de conscience. Une lecture sobre et poignante.

  • Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours périlleuse, pourra-t-elle compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions des personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d'une redoutable vérité.
    Grand Prix de l'Imaginaire.

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