Héloïse d'Ormesson

  • Vestiges d'une séparation Nouv.

    Un inventaire pour mémorial
    Un bracelet en forme de paon, un simple couteau, un livre de poèmes, des perles offertes à une jeune musulmane par un maharaja... Autant de souvenirs, de fragments de destins d'un monde sur le point d'être englouti avec ses derniers témoins vivants. Car soixante-dix après la partition de l'Inde et du Pakistan quelles traces subsistent de l'ancien pays unifié ?
    Pour ressusciter cette culture, Aanchal Malhotra s'attache aux objets qui ont accompagné ce peuple (ses arrière-grands-parents, notamment) pendant l'exode, et qui, désormais, sont chargés de symboles. A travers ces legs se raconte l'histoire des différentes communautés hindou, musulmane et sikh qui composent le pays.
    Grâce à une succession de courts chapitres consacrés à chacun de ces objets, Aanchal Malhotra tend à restituer la mémoire d'un pays disparu.

  • Le miroir de Venise Nouv.

    Si l'atelier du Tintoret m'était conté
    Venise, quartier du Dorsoduro. 1560. Un tableau raconte avec une faconde singulière sa naissance dans l'atelier de maître Jacopo, dit le Tintoret, le petit teinturier. Cette toile magistrale, le maître de la couleur l'imagine aussi vaste que le campo Santa Margherita, avec des dizaines de personnages en mouvement comme lors d'un bal au palais des Doges. Le
    Spozalizio (Le Mariage de la vierge) est à l'orgine le fruit d'une commande des frères Mineurs, qu'ils refuseront, mais l'oeuvre se forge un destin tumultueux, d'abord sur la Lagune, puis à Bergame et Ferrare. Sa vision de la société et des hommes du temps est d'autant plus mordante qu'il perçoit le monde en cinq dimensions et s'estime immortel. Outre le lien affectif à ses deux auteurs, le Tintoret et l'un de ses élèves flamands en formation à Venise, ses premières années vont être marquées par la rencontre décisive avec le Nonce Archinto et la belle Nicoletta, petite-nièce de Giorgione. Mais le bonheur de son séjour auprès de l'homme d'église est fugace, car il se trouve, auprès d'eux, pris dans un dédale d'une conspiration criminelle qui menace leur vie. Parviendront-ils à y échapper ? Rien n'est moins sûr !

  • Les vrais hommes sont féministes Nouv.

    Y a-t-il jamais eu de domination qui n'ait paru naturelle à ceux qui l'exerçaient ? - John Stuart Mills
    " Hé, les gars, c'est à vous que je parle ! Il paraît que depuis #MeToo, être un homme, juste un homme, serait devenu "compliqué'.
    On ne peut plus rien dire ! On ne peut plus être galant, on ne peut plus draguer, on ne peut plus rigoler !
    Vous êtes mal à l'aise. Limite agacés. Solidaires des femmes, évidemment, vous n'êtes pas bas de plafond, mais bon, une fois passées les bornes, y a plus de limites.
    Vous avez besoin de lire ce livre. Parce que dans ce livre, j'explique :
    Le patriarcat est en pleine forme, et il sait se défendre. Insidieux, sournois, il agit en catimini, en loucedé, sans qu'on le nomme, sans qu'on le détecte, façon iceberg. En profondeur. Immergé.
    Or, si le patriarcat s'attaque aux femmes, il ne vous épargne pas. La masculinité telle qu'on vous l'inculque vous fait plus de mal que de bien. Lisez mon livre : vous aussi, vous aurez envie d'abolir le patriarcat. "
    Isabelle Alonso
    Cette lettre ouverte aux hommes, ponctuée d'éclats de rire, s'adresse également aux femmes en leur suggérant des parades pour déjouer le système patriarcal, en les invitant à élever différemment leur fils et à rallier leurs hommes à cette nouvelle approche du monde.

  • Journal d'assises Nouv.

    " En juin prochain, la cour d'assises de Chalon-sur-Saône jugera Valérie Bacot. Elle risque la perpétuité. Valérie est accusée d'avoir tiré à bout portant sur son mari, le père de ses quatre enfants. Son mari qui était le compagnon de sa mère vingt-cinq ans plus tôt. Son mari qui l'a violée lorsqu'elle avait douze ans, qui la battait, la prostituait, sans qu'elle ne bronche, jusqu'à ce qu'il menace de s'en prendre à sa fille de quatorze ans. Cette nuit-là, elle l'a tuée pour ne pas mourir, pour que son cauchemar et celui de ses enfants, prenne fin. Mais ce fut le début d'un autre enfer...
    L'histoire de Valérie, c'est une tragédie grecque : inceste, amour, viol, haine, mort. Une histoire vraie au coeur de la ruralité française où l'accusée est aussi, est surtout, une victime.
    En juin prochain, je défendrai Valérie. Ce que vous lirez sera mon journal, rédigé tous les soirs de la semaine de procès. Je ne cacherai rien de mes doutes, de mes angoisses, de mes joies, de mes colères. Je décrirai le procès, ma plaidoirie, l'étude du dossier, les rapports des experts, des enquêteurs et des témoins, mais aussi ma réaction au verdict, quel qu'il soit. Je partagerai l'ambiance d'une cour d'assises, la spécificité de cette juridiction populaire où des citoyens tirés au sort décident du destin d'un être humain.
    Mon but est d'ouvrir des pistes de réflexion sur les nombreux dysfonctionnements judiciaires, institutionnels, éducatifs, médicaux qui autorisent un drame comme celui de Valérie Bacot. Ce drame qui ne serait pas advenu dans des pays européens mieux armés dans la lutte contre les violences faites aux femmes. "
    Janine Bonaggiunta

  • Qui se souvient de Lamartine ? Qu'il a été candidat à la première élection présidentielle française ? Qu'on lui doit le suffrage universel, l'abolition de la peine de mort en politique, la seconde abolition de l'esclavage, la conservation du drapeau tricolore et tant d'autres choses encore ? À la parution des
    Misérables, en 1862, Marianne de Lamartine, la discrète épouse du poète, qui a parfois tenu la plume pour lui, décide de prendre la parole pour défendre l'action de son mari résolu à se taire à tout jamais. Car, pour avoir récusé les Rouges comme les Royalistes, le candidat malheureux a pu mesurer combien nul n'est prophète en son pays.
    À la manière d'une feuilletoniste, Marianne de Lamartine nous raconte la vie du plus méconnu de nos hommes illustres, poète éclatant des
    Méditations de 1820 mais aussi historien et homme d'État. On croise les écrivains engagés de l'époque, au premier rang desquels Victor Hugo. Tous ou presque vont d'abord s'enthousiasmer pour cette révolution pacifique où semble enfin poindre la lumière, lumière qui dura ce que dure le printemps des peuples...
    Après son best-seller
    Mousseline la Sérieuse (prix littéraire des Princes et prix du Cercle de l'Union) et du très remarqué
    Une année folle (prix Napoléon Ier), Sylvie Yvert poursuit le roman vrai de notre histoire en retraçant la destinée d'une figure politique et littéraire qui se confond avec le génie français.

  • À quinze ans, Dominique se voyait déjà promener ses presque deux mètres à travers la campagne vosgienne sur une Peugeot 103 orange. Il a fait beaucoup d'efforts pour l'avoir à Noël et en finir ainsi avec la série des Noël pourris. Il y a cru, il a été très déçu. La déception est d'ailleurs une constante dans la vie familiale chaotique de Dom. La déception entre autres choses. De là à en déduire que la suite des événements en découle, il n'y a qu'un pas. Quelques pas pour être précis. Un foyer pour ados sorti d'un méchant conte de fée. Une vie de jeune père guère épanouissante. Une vie maritale en berne. Une séance de ciné qui vire au pugilat. Une baignade mouvementée. Des retrouvailles du troisième type dans les bois. Et deux soeurs aussi féroces qu'attachantes.
    Accrochez-vous.
    Mobylette est un roman déjanté et cruellement drôle qui dresse le portrait décapant d'un trentenaire à la dérive dans un univers qui ne l'est pas moins, celui de l'aide sociale à l'enfance. Tour à tour désopilante, survoltée et hilarante, impossible de résister à cette aventure à mille à l'heure entre les Vosges et la Moselle. Il y a du John Kennedy Toole chez Frédéric Ploussard, et ça décoiffe.

  • Tu étais un homme, mon père
    Charles Vergely a tout juste dix-sept ans lorsqu'il s'engage dans la Résistance en juillet 1940. Il est arrêté le 10 mars 1941 par la police militaire allemande. Torturé, emprisonné, jugé de façon expéditive et condamné à mort avec six autres de ses camarades, Charles Vergely est d'abord incarcéré à la prison du Cherche-Midi où il a, entre autres voisins de cellule, Honoré d'Estienne d'Orves. Il est ensuite transféré à la prison de Fresnes, la " Filiale de l'Enfer ", puis déporté au camp de Rheinbach en juin 1942, où une partie des prisonniers finissent décapités à la hache. Au lendemain d'un bombardement qui ravage le camp, il rejoint celui de Ludwigsburg au terme d'une " marche de la mort " de quarante-cinq jours. Il y voit quotidiennement des hommes se faire exécuter, d'autres mourir de fatigue ou de faim. Lui-même ne pèse alors plus que trente-huit kilos. En février 1945, à la suite d'un autre bombardement, il est entassé avec une centaine d'hommes dans un wagon à bestiaux pour un ultime voyage vers la forteresse de Landsberg, une annexe du camp de Dachau, jusqu'à sa libération par les troupes alliées à la fin du mois de mai.
    Pierre Vergely est le fils de Charles. À propos de ce roman, il écrit : " Lorsque j'ai démarré la rédaction de l'histoire de mon père, je ne savais pas où je mettais les pieds. J'avais une idée du poids de l'Histoire, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de mesurer sa puissance, et j'ai découvert que derrière ce mot se cachent à la fois l'ensemble de toutes les vies du passé, mais aussi notre présent et les raisons de notre présence. Je pourrais clamer qu'avec ce livre j'ai tenté, en plus de rendre hommage à mon père, de célébrer la lutte pour la liberté, la défense de la justice, la dignité ou le sens du devoir, mais ce serait faux. Ce livre parle avant tout du courage. Du combat face à la peur. De cet acte qui, pour être authentique, consiste à joindre à l'élan total de l'esprit l'engagement entier du corps. "

  • Au centre, Manon.
    Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
    Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l'homme qu'elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s'aiment. La femme de l'éditeur aussi l'aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l'histoire qu'ils vivent et l'écriture de la bande-dessinée, l'admiration, l'amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
    Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s'expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s'affrontent. Deux visions de l'amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d'autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
    Et au centre, Manon.
    Comme Laura Kasischke, Manon Fargetton croise des points de vue contradictoires, voire divergents, pour mieux saisir la réalité. Un roman choral saisissant et novateur. D'une éblouissante sensibilité qui épouse au plus juste la psychologie des protagonistes,
    Tout ce que dit Manon est vrai réinvente l'autofiction.

  • Pour ronronner de plaisir
    Léonie Beaumarchais pense avoir percé à jour la psychologie masculine, mais elle ne peut pas en dire autant de celle des chats. Susan, sa voisine de 73 ans, souhaite se rendre à Ischia une dernière fois, mais ne sait que faire de son chat, aussi Léonie propose-t-elle d'héberger l'adorable Mimi le temps du séjour de Susan en Italie. S'est-elle montrée imprudente ? Fâchée d'être ainsi délocalisée, le félin s'applique à ravager soigneusement le deux-pièces de Léonie, tout en veillant à lui faire passer des nuits épouvantables. Désespérée, Léonie sollicite l'aide de Maxie. Après tout, cette dernière adore les chats, et trois semaines seront vite passées.
    Maxie Sommer est propriétaire d'un café - surnommé "Miss Paula's" en l'honneur de sa tante - où elle propose des gâteaux faits maison tirés des recettes de ladite tante, et un large assortiment de livres anciens. En peu de temps, Mimi va conquérir le coeur de Maxie, mais aussi ceux de tous les clients, petits et grands. Elle transforme le café-librairie en café-chat, où les timides tomberont amoureux, les querelleurs trouveront un terrain d'entente et les hommes allergiques aux chats pourront même tenter leur chance.
    Caféchat est une comédie craquante et douillette, qui rend hommage à ces chéris aux pattes de velours, ainsi qu'à leurs propriétaires consentants - ou non -, car un chat peut tout changer dans une vie, et bien entendu uniquement pour le meilleur !

  • La toile de sa vie
    Retour sur le destin hors du commun de Moishe Zakharovich Shagalov, pauvre gamin d'un
    shtetl russe, à qui André Malraux propose la rénovation du plafond du palais Garnier en 1964. Le peintre accepte, refusant d'être rémunéré pour ce qu'il considère comme la consécration ultime par son pays d'adoption. Les douze panneaux sont l'illustration éclatante de son énergie créatrice. Il a alors soixante-dix-sept ans.
    Dès son arrivée à Paris en 1911 à l'âge de vingt-trois ans, Chagall n'aura de cesse de croire en ses rêves face aux échecs et aux drames qui viendront bouleverser le XXème siècle. À ses côtés, pendant trente-cinq ans et par-delà sa mort en 1944, son amour légendaire, Bella, qui fut sa muse, son modèle et sa première femme. Ils firent ensemble le choix absolu de la beauté, de la couleur et de l'art comme remparts face à l'adversité.
    Prêtant sa voix à Bella, l'éternelle fiancée qui survole ses compositions oniriques, Caroline Grimm revisite les toiles, comme autant d'expression des états d'âme du peintre. Invitation au voyage dans l'univers incomparable d'un artiste de génie,
    Ma double vie avec Chagall célèbre la gloire du coeur, credo du peintre et du couple. De Vitebsk à Paris en passant par Berlin et New York, l'histoire d'une passion flamboyante, à l'image des toiles du maître.

  • " À la légèreté que nous opposions si souvent au tragique "
    Fin juin 1995. Aux côtés de ses parents dépassés par un frère cadet en souffrance, Kate, étudiante en première année de lettres, se sent prisonnière de la vie raisonnable qu'elle s'impose depuis toute petite. Et pourtant, elle porte en elle le désir vibrant de trouver enfin l'amour (Sam l'incarnera-t-il ?), l'envie irrépressible d'exister dans un monde d'adultes qui l'ignore, et le besoin impérieux de se libérer d'une cellule familiale chaotique où il va devenir urgent de faire entendre sa musique intérieure pour ne pas qu'elle s'éteigne.
    Avons-nous trop vite oublié la jeune femme que nous avons été ? Avec beaucoup de tendresse et d'humour, Véronique Gallo épouse les pas d'une jeune femme qui s'autorise enfin à dire "je". Roman d'apprentissage dans la lignée de
    L'Étudiante avec Sophie Marceau,
    L'Entropie des sentiments raconte ce qu'il y a de plus personnel et universel à la fois : l'éveil à la sexualité et l'éclosion d'une femme.

  • Le bal

    Diane Peylin

    Robin, Rosa, Jeanne et les autres
    "Il y a des jours où le temps s'arrête pour une longue respiration. Laissant naître des bulles d'air sous le crâne. Des jours entre parenthèses où les draps blancs des fantômes ne couvrent plus le regard des vivants."
    Au coeur de l'été, dans un village du sud-est, Robin rejoint sa femme, sa fille et sa mère dans la maison familiale. Dans ce lieu gorgé de souvenirs, il va tenter de se réapproprier son corps meurtri après une longue maladie. Mais les blessures que l'on voit sont rarement les plus profondes. Au cours de ces semaines caniculaires, des tensions apparaissent à l'ombre du mûrier. L'heure est venue pour chacun d'oser dire les présences invisibles qui les ont éloignés les uns des autres.
    Telle une peintre impressionniste, Diane Peylin sollicite nos sens et compose une ode à la nature. En faisant jaillir les mots qui sauvent, Robin et les siens, traversés par un élan vital, vont enfin panser leurs plaies.
    Le Bal est un cri d'amour poussé du sommet de la plus haute montagne.

  • Pièce montée à la bretonne
    En devenant romancière, Prune ignorait qu'elle serait aussi marieuse. Pourtant, grâce à l'un de ses livres, un couple va s'unir à Groix. Et elle est conviée à la noce. Elle qui s'était juré de ne plus jamais remettre les pieds sur l'île accepte. Il est peut-être temps de cesser de fuir. Sur place, fuir sera de toute façon impossible : une tempête retient les bateaux à quai. Les invités vont devoir se supporter plus longtemps que prévu... advienne que pourra !
    Que serait un mariage sans imprévus, petites vengeances familiales et rencontres sentimentales ? Certains sont là par affection, par politesse, ou pour ne pas dormir seuls. Mais cerné par la mer immense, chacun repartira transformé.

  • "Un simple grain de sable suffit à construire une grande histoire"
    En 2011, alors qu'il regarde les derniers chars syriens quitter le Liban, Amin est rattrapé par son passé. Il avait à peine quelques mois lorsqu'il a lui aussi quitté le pays avec sa grand-mère, après la mort brutale de ses parents. De retour à Beyrouth en 1994, le garçon de treize ans tente de découvrir ses origines dans une ville aussi fascinante que déroutante. Mais il se heurte à bien des résistances, des silences et des omissions, qui nourrissent une enquête de presque vingt ans. Pas à pas, Amin démêle les énigmes familiales enracinées dans les conflits armés, et il fait entendre la voix de cette "génération perdue".
    Après
    Tant qu'il y aura des cèdres, Pierre Jarawan poursuit son exploration du Liban, de ses fragilités mais aussi de ses trésors. Dans la tradition des contes orientaux, ce chant vibrant de la mémoire déploie un roman tissé de mille fils qui, grâce à une bouleversant histoire d'amitié, ressuscite les disparus de la guerre civile.

  • Être à terre. Se relever.
    Dans la vie de Jean, il y a ses polars, à succès, sa femme photographe, l'irrésistible Tosca, leur désir d'enfant, jamais assouvi. Épuisée par leurs échecs, Tosca a besoin de s'échapper, emportant avec elle l'inspiration du romancier. Dès lors une obsession poursuit Jean : celle des baisers qu'il a reçus, donnés ou rêvés. Et si cette piste était la clé pour accepter, se pardonner et se réinventer ? S'il fallait la suivre pour retrouver le goût de son métier ?
    Puisque rien n'est jamais écrit, Jean et Tosca vont devoir accueillir le hasard, bousculer leurs certitudes et s'ouvrir à l'inattendu des rencontres.
    Après
    La Calanque de l'Aviateur, Annabelle Combes signe un roman d'une beauté renversante. Avec une délicatesse infinie, elle affronte la douleur de la perte qu'elle transforme par la création. Donner sa vie à défaut de donner la vie, c'est engendrer une autre facette de la fécondité, celle de l'artiste.

  • Le Piéton de Paris
    Marié, deux enfants, Théophraste Sentiero est un homme sans histoires. Aussi prête-t-il peu d'attention à ces tremblements inopinés qui agitent ses jambes et ses pieds en ce soir de Noël. Hélas, ces trépidations s'accentuent et la médecine n'y entend rien. C'est un vieux libraire cacochyme et presque aveugle qui va le tirer d'affaire en lui proposant un remède pour le moins surprenant : écouter ses pieds puisqu'ils sont si pressés d'aller quelque part.
    Au fil de ses déambulations, Théo croise une faune interlope qui compte ses piliers de comptoir et ses prostituées philosophes. Mais il y a surtout cette sylphide qui lui entrouvre les portes d'un horizon insoupçonné...
    Peuplé par des personnages truculents qui surgissent telles les figures du tarot sur le chemin de Théo,
    L'Homme qui marche est une berceuse enchanteresse. Ode à un Paris évanoui, il envoûtera ceux qui accepteront de s'en remettre à la chance, ou au destin.

  • Le bon, la brute et l'abruti
    Antoine en est certain : Canard tient le coup du siècle pour toucher le pactole. Ne leur manque qu'un troisième homme. Jean-Jacques, en galère depuis que sa femme l'a fichu à la porte, se laisse convaincre. Le plan ? Enlever Julien, vrai jumeau du milliardaire Thibault Dastry, usurper son identité et vider ses comptes en dupant la banque. Sur le papier, ça pourrait fonctionner. Mais avec un trio de bras cassés aux manettes, la juteuse affaire a tôt fait de virer au fiasco.
    Pas le temps de souffler avec ces pieds nickelés en vadrouille ! Colin Thibert n'a pas son pareil pour croquer ces marginaux et nous entraîner dans une équipée aussi désopilante que rocambolesque. Savoureusement immoral.

  • Avant elle

    Johanna Krawczyk

    La violence en héritage
    Carmen est enseignante, spécialiste de l'Amérique latine. Une évidence pour cette fille de réfugiés argentins confrontée au silence de son père, mort en emportant avec lui le fragile équilibre qu'elle s'était construit. Et la laissant seule avec ses fantômes.
    Un matin, Carmen est contactée par une entreprise de garde-meubles. Elle apprend que son père y louait un box. Sur place, un bureau et une petite clé. Intriguée, elle se met à fouiller et découvre des photographies, des lettres, des coupures de presse. Et sept carnets, des journaux intimes.
    Faut-il préférer la vérité à l'amour quand elle risque de tout faire voler en éclats ? Que faire de la violence en héritage ? Avec une plume incisive, Johanna Krawczyk livre un premier roman foudroyant qui explore les mécanismes du mensonge et les traumatismes de la chair.

  • Madame Tout-le-monde a tué Lady Di
    Jocelyne mène une vie tranquille et solitaire à Bobigny. Son petit plaisir, c'est de traverser les beaux quartiers de Paris au volant de sa Fiat, qu'elle surnomme affectueusement Paulette. Le soir du 30 août 1997, alors qu'elle rentre par la voie sur berge, Jocelyne est accrochée par une puissante berline. Obnubilée par la maîtrise de son véhicule, elle remarque à peine que la voiture folle s'encastre dans le tunnel du pont de l'Alma. Le lendemain, Jocelyne découvre la terrible nouvelle : Lady Di a succombé à l'accident. Quel rôle a-t-elle joué ? Aurait-elle pu porter secours à la princesse ? Et si la police remontait jusqu'à elle ?
    Avec ce portrait de jeune femme tout en fêlures, Lionel Froissart déjoue les pronostics de cette ténébreuse affaire qui a fait couler tant d'encre. Derrière ce drame de portée internationale, l'histoire d'une Madame Tout-le-monde se téléscopant avec celle d'une étoile.

  • Qu'un peuple débonnaire ait pu devenir ce peuple de chiens enragés, voilà un sujet inépuisable de perplexité et de stupéfaction. - Vladimir Jankélévitch 1936. Les jeux Olympiques d'hiver de Garmisch-Partenkirchenservent de vitrine au Troisième Reich. Couvrant l'événement pour un grand quotidien berlinois, le chroniqueur sportif Andreas Kuppler ne se reconnaît plus dans les valeurs prônées par Hitler. Magdalena, son épouse, adhère en revanche aux thèses du Führer. À ces divergences s'ajoute la stérilité de leur union, qui pèse lourdement sur un équilibre déjà fragile. Alors que la traque aux ennemis du régime s'intensifie, le nom d'Andreas apparaît sur une liste de journalistes suspects. L'étau se resserre dangereusement sur les Kuppler.
    La Désobéissance d'Andreas Kuppler nous entraîne sur les traces d'un couple ordinaire, pris dans la tourmente de l'histoire, à une époque où les silences nourrissaient la terreur, où la propagande profitait de la peur.

  • Les oeuvres d'art font les règles
    " Une machine peut-elle peindre, composer de la musique ou écrire un roman ? Si elle parvenait à distinguer l'art de la banalité et de la platitude, une machine pourrait-elle apprendre à être créative ? Plus encore, serait-elle en mesure d'accroître notre propre créativité et de nous aider à saisir des opportunités que nous aurions manquées sans elle ?
    Vous vous demandez peut-être pourquoi c'est un mathématicien qui vous invite à ce voyage. La réponse toute simple est que l'IA, l'apprentissage automatique, les algorithmes et le code sont tous fondamentalement mathématiques. Si vous voulez déterminer comment et pourquoi les algorithmes contrôlent la vie moderne, il vous faut comprendre les règles mathématiques qui les sous-tendent. Sinon, vous allez vous faire chahuter par les machines. "
    Prêts à embarquer pour une épopée intellectuelle aux confins de la science moderne ? Accessible et lumineux, Le Code de la créativité explore les rouages de l'intelligence artificielle et éclaire les ressorts de la création artistique.

  • Noirceur des tourments sous la pureté de l'enfance
    Paris, porte de la Chapelle. À quelques heures d'intervalle, deux hommes sont retrouvés défigurés, scarifiés, empreintes effacées. L'affaire s'annonce compliquée pour le commandant de la Crim', Marie Tebert. Et elle vire au cauchemar lorsque la légiste succombe à une fièvre hémorragique après l'autopsie. Que cache le rituel autour de ces crimes ? Quel lien unissait les victimes aux profils si différents ? Au fil de l'enquête, Marie et son équipe remontent la piste d'un scandale entre la Creuse et la Réunion. Un drame qui dépasse de loin tout ce qu'elle pouvait imaginer.
    Avec
    Les Enfants du secret, Marina Carrère d'Encausse signe un polar implacable où les traumatismes de l'enfance enclenchent des bombes à retardement.

  • Mal de père
    Sur le point de rentrer chez elle, Marie sent ce poids qui lui pèse sur la poitrine depuis quelques temps. Derrière la porte, sa mère, régente dépassée, ignore Léna, la petite dernière, qui s'époumone à l'étage tandis que les deux aînés, Jean et Tom, ont transformé le salon en cabane et son père en Davy Crockett résigné. Et son mari qui est encore aux abonnés absents... Marie rêverait de tout envoyer valser, là, d'un coup.
    Mais le lendemain, le père de Marie se suicide. Sans un mot. La brutalité de la mort pulvérise la dernière digue. Si elle ne veut pas sombrer et tout perdre, Marie doit plonger aux racines de l'inexplicable.
    Avec pudeur et délicatesse, Véronique Gallo cisèle le portrait tout en nuances d'une femme à bout de souffle qui, pour concilier sa vie de mère, d'épouse et de femme, va devoir se confronter aux ravages du silence et de la honte.

  • Divorcé et sans enfant, Kadoke est psychiatre, spécialisé dans la prévention des suicides. Quand il n'est pas à l'hôpital, il veille sur sa mère grabataire avec une dévotion absolue. En un mot, son quotidien est une variation sur la mort. Un soir, Kadoke commet la fâcheuse erreur de coucher avec l'auxiliaire de vie népalaise de sa mère. Il doit la remplacer d'urgence. C'est alors qu'il propose à une patiente multirécidiviste une thérapie alternative d'un genre particulier...
    As de l'intrigue loufoque, Arnon Grunberg signe un roman troublant sur les mécanismes de la psyché et soulève des questions essentielles d'une plume chirurgicale et distancée. Peut-on aimer sans asservir ? Dans quelle mesure est-on responsable de son destin ? Mélancolique et personnel, Taches de naissance est aussi un cri du coeur à la mère perdue, ressucitée à travers ces lignes.

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