Hamac

  • On couche ensemble Nouv.

    Les six premiers mois d'une relation amoureuse sont souvent torrides. Dix ans plus tôt, Francis et Alice se sont connus alors qu'elle était mariée. Maintenant, ils couchent ensemble, et ils sortent aussi ensemble. Dans leur temps libre, ils ferment les bars canadiens, américains et mexicains en couchant sur papier les hauts et les bas d'un jeune couple libidineux. Lui en prose, elle en poèmes. Si un jour ils ne sont plus ensemble, leurs futurs partenaires haïront ce livre.

  • Dans une maison de retraite, Antonia vit ses derniers instants sous le regard de l'infirmière. Elle rejoue avant de mourir les grands moments de sa vie, celle d'une grande actrice déchue, blessée par l'amour. Peu à peu, le théâtre de son passé rentre en collision avec le présent de l'infirmière, qui joue le rôle du choeur dans cette tragédie, brouillant la ligne entre illusions et vérités.

    Le halo de la chambre devient la scène où se pressent des fantômes revenus jouer leur dernier rôle : le jeune amant Tamino, la rivale Muriel et Pierre le directeur du petit théâtre où l'on prépare la Mouette de Tchekhov. Antonia les confronte, les aime, les déchire, et se laisse déchirer par eux...Mais bientôt, tandis que la mort s'approche davantage, les fantômes se font plus anciens, plus cruels et plus exigeants : les amours, les défaites, les allégeances et les erreurs passées reviennent la hanter. Antonia, qui croyait avoir tout oublié, laisse sa mémoire et ses souvenirs la menacer de leurs griffes.

    Et l'infirmière, spectatrice de ces prestiges, est-ce qu'elle pourra sortir indemne de cette expérience à la fois merveilleuse et terrifiante? À moins qu'elle-même, l'ultime sorcellerie, n'ait son rôle à jouer dans ces enchantements.

  • Larves de vie

    Christine Gosselin

    • Hamac
    • 6 Avril 2021

    Personne ne reste indifférent aux insectes. On veut les chasser, les capturer, les libérer ou même les tuer. Que faire lorsqu'ils ont pris possession de notre âme?

    « Mon corps ne m'appartient plus. Je suis une terre colonisée, envahie par les insectes. Je suis enterrée, mais toujours vivante. J'ai beau les maudire, je leur ressemble : nous sommes otages, ensemble. L'anxiété ronge mon esprit au rythme de mes fourmis. Je me gave, je me laisse mourir de faim mais ne tue pas les vers dans mon estomac. Mes cicatrices sont les sentiers des punaises, qui mènent à mon absence d'amour-propre. J'implore l'amour même si la mante religieuse me confesse que je ne pourrai jamais créer la vie. Je n'en parle à personne et tente de me convaincre que l'on vit tous avec nos créatures, hantés par nos démons qui s'incrustent partout. Je pousse croche, mais m'épanouis sauvage et audacieuse. Aimante et aimée. »

  • Chambres claires

    Laetitia Beaumel

    • Hamac
    • 23 Février 2021

    Peut-on survivre à la loi du silence ? Pardonner et se pardonner une plongée dans le néant ? En venir à comprendre et à aimer celle qu'aime celui qu'on aime sans en avoir le droit, celle qui nous hait ? À l'heure de Tinder et du polyamour, Chambres claires réinterroge la place de la liberté d'aimer et d'être aimé.e dans un univers à l'ouverture affichée, mais aux valeurs encore très judéo-chrétiennes.

    Tout au long du recueil, la narratrice s'adresse ainsi à deux êtres blessés, à deux territoires sentimentaux et corporels bouleversés à jamais par le partage d'un amour. Et par la parole enfin permise, quelque chose de l'humanité semble pouvoir renaître : " nous déshabillons nos corps en rêve parce que l'immense coule en nous comme l'espérance parce que nous sommes simples et nus comme le pain qui se partage " (extrait).

  • Et si la quête de l'autre devenait une quête de soi? L'Homme est un lion que je n'ai su faire rugir offre un portrait, parfois cynique et cru, des relations affectives entre hommes. Cet assemblage poétique s'encre à mi-chemin entre la mélancolie, le désir et l'abandon comme objets de fantasmes. Le « je » tente de se comprendre à travers l'Homme, figure plurielle qui traverse l'oeuvre de Gagné, en entretenant avec celle-ci un contact charnel et émotif.

    En mariant l'érotisme et la tendresse à la provocation, les poèmes de Pierre-Luc Gagné conduisent le lecteur dans un parcours cahoteux, celui d'un être en quête de sensations. Et si la vie était un parc d'amusement? Et si l'Homme était le panthéon de son existence? Et si la fuite était plus stimulante que l'équilibre? Et si c'était ça, l'amour?

  • Elles sont toutes jeunes. Elles sont toutes belles devant l'écran où elles dévoilent leur corps dans des positions sexuelles. Ces positions exigées par les yeux des hommes. Elles sont tristes, parfois révoltées, en quête d'une certaine reconnaissance qu'elles recevront en dollars PayPal. Aucune indécence ne tient, elles se montrent. On les aimera. On voudra les accueillir. Et leur donner toute la liberté et l'épanouissement qu'elles méritent. On les pleure aussi...

    Marie Cidonie Dahlia Coralie Janet Isabeau Pénélope Shana Ève Anémone Sophie Victoria Natacha Paméla Lotita Heidi Madisson Vanille Justine Pipa Cyprine Keiko Lilly Marie est un recueil bouleversant et révolté dans lequel Anne Peyrouse s'adresse à la question de la pornographie en direct, sur internet. Elle se plonge au coeur de ce phénomène qui exploite le corps de jeunes femmes et passe de part et d'autre de la webcam : du côté des performeuses et des consommateurs.

    Un recueil profondément bouleversant, émouvant, sensible.

  • Une première relation; une première séparation. La rupture est une étape cruelle et parfois nécessaire que le corps - souvent encore empli de désir, mais tout aussi épuisé -, doit apprendre à dompter.

    Les derniers jours de cette catastrophe du quotidien sont évoqués ici avec force et justesse. Entre la défaite et la victoire, la volonté de quitter se bat contre l'idée de revenir vers le lit, la trêve jamais bien loin. Dans sa tête poussait une plante raconte la difficulté de laisser derrière nous cette toute première guerre sans gagnant ni perdant, réel champ de bataille qui prépare le terrain à tout ce qui vient.

  • Les trouées

    Chantal Nadeau

    • Hamac
    • 26 Novembre 2020

    Les trouées est une auto-fiction sur les zones obscures qui perturbent et qui effraient : les féministes, les queers, les « autres », les allumé.e.s avec leurs guns, les nuits qui terrorisent et les porcs qui bouffent tout ce qui grouille. C'est un texte sur l'urgence du moment, du passé qui nous hante et du futur rageur qui nous tient debout. Cette parole hardcore explose le traumatisme, la rage, le refus de se conformer, et peut-être, peut-être porte-t-elle l'espoir qui nous tire vers l'avant?

  • Autant de relations et d'invitations que d'évitements, autant d'interactions et de sourires posés sur les autres que de haines et de coups de poing. Autant de lourds quotidiens et d'évanescences, autant de vérités et mensonges que portent les personnages d'Anne Peyrouse. Dans encore temps de rebrousser chemin, des destins se jouent. Et ils se jouent souvent à deux, dans un désir de renouveler l'image du couple : père/fille, frère/soeur, amoureux/amoureuse, voyageuse et celle qui ne partira pas... Assassin/victime; maître/chien. Ces destins s'accompagnent aussi de littérature et de mots, de livres et de chansons, d'Hébert et de Dostoïevski, un peu partout dans la fiction comme des leitmotivs pour vivre mieux ou pour réagir contre.

  • Petits géants

    Pier Courville

    • Hamac
    • 6 Octobre 2020

    Des jumeaux identiques nés beaucoup trop tôt se retrouvent aux soins intensifs. Au fil de 109 jours d'hospitalisation, la narratrice relate dans un rythme prenant et dans un suspense angoissant le parcours différent des deux frères. Petits géants dévoile avec justesse et sans compromis la vie de parents confrontés au milieu hospitalier, qui tenteront de protéger leurs petits comme ils le peuvent, dans un climat inquiétant où alarmes sonnent sans relâche et infirmières se succèdent. Où personnel soignant et parents s'opposent et s'allient. Pier Courville écrit une énigme vitale où les corps souffrent et s'usent, mais avant tout, elle invite ses lecteurs et lectrices à une histoire d'amour, celui d'une mère et d'un père envers leurs enfants qu'ils souhaitent voir vivre et grandir.

  • Novembre avant la fin

    Alain Beaulieu

    • Hamac
    • 15 Septembre 2020

    Décédé récemment, un écrivain vient hanter les séances d'écriture de sa petite-fille, lui prodiguant conseils et encouragements, mais aussi tendresse et protection. Offertes avec humour, empathie et une pointe d'autodérision, les remarques de ce mentor vaporeux portent autant sur les outils de l'écrivain, liés au langage et à la structure du récit, que sur ce qui doit l'animer plus profondément dans la pratique de son art. Ouvrage de fiction et de réflexion sur la création littéraire, Novembre avant la fin ouvre des pistes et balise les sentiers sans jamais imposer de direction. Ce livre est destiné à celui ou à celle qui entreprend ou poursuit une démarche d'écriture littéraire, pour que chacun.e parvienne là où il doit aller, c'est-à-dire dans la vérité unique de sa subjectivité, mise en forme dans ce qui deviendra une oeuvre d'art.

  • J'ai 40 ans et je n'aurai pas d'enfants. Je le dis depuis l'enfance, mais aujourd'hui on me croit. Il y a un vertige à m'en rendre compte : c'est sûr désormais, bientôt irrévocable.

    Autour de moi, mes plus proches amies sont aussi ce qu'on appelle des « nullipares ». Nous sommes minoritaires, des femmes qui n'ont pas donné la vie, qui ne participent pas organiquement à la croissance démographique, à la pérennisation de l'espèce. Mais vous pouvez nous regarder sans crainte : ni sorcières, ni égoïstes, ni vaines, ni désespérées. Nous ne sommes pas moins complètes que nos mères, et nous sommes des femmes accomplies.

    Mes amies sont aussi des littéraires. Je leur ai demandé de prendre la plume pour dire comment elles vivent cette féminité qu'on dit intransitive. Puis j'ai voulu élargir le cercle à d'autres écrivaines, pour que notre choeur résonne plus fort. Que ce soit par choix, par hasard, par solitude, par contrainte, la nulliparité est une flèche qui traverse nos vies et, peut-être, les réunit.

    Nullipares rassemble les voix de dix autrices singulières. C'est un livre incarné, sensible et féministe, qui fait entendre une parole encore trop peu écoutée.

    Avec les textes de Monique Proulx, Catherine Voyer-Léger, Sylvie Massicotte, Martine-Emmanuelle Lapointe, Brigitte Faivre-Duboz, Camille Deslauriers, Jeanne Bovet, Agathe Raybaud, Hélène Charmay et Claire Legendre.

  • Un jeune homme de 24 ans rentre d'un voyage à travers les capitales d'Europe, où il a multiplié les rencontres d'un soir jusqu'à l'essoufflement. De retour à Québec, il trouve un centre-ville défiguré aux airs de chantier : la voirie est à pied d'oeuvre, à chaque coin de rue les marteaux piqueurs claquent. Dans le quartier historique, toutefois, l'ambiance est plutôt à la fête. La capitale célèbre son quatre-centième anniversaire et les touristes affluent, les feux d'artifice éclatent. Francis Fukuyama, qui signait en 1989 La fin de l'histoire et le dernier homme, pouvait bien avoir raison : l'histoire, peut-être, s'est arrêtée. La chute du Mur de Berlin a signé la fin du communisme, les démocraties libérales se sont imposées; et dans le quotidien d'un narrateur qui alterne entre les quarts de travail au resto et les soirées de jeu en ligne, entre la pornographie et cette serveuse du bar qui détonne, point la question de ce que ce serait, aimer quelqu'un.

    Dans Les crapauds sourds de Berlin, il est question de la femme, vecteur de cohésion sociale, et de la violence qu'un homme peut avoir à son égard quand son propre désir lui échappe, de la violence qui s'infiltre dans ses gestes sans qu'il le sache, dans des recoins qu'il reste difficile à nommer car les mots manquent. L'histoire interroge la possibilité du couple dans une ville essoufflée, où tout se consomme, à une époque où les rapports sexuels, de plus en plus précoces, sont calqués sur l'imagerie d'une pornographie violente. Que reste-t-il du lien amoureux, dans la société marchande qui est la nôtre, pour les crapauds que nous sommes, assourdis par le bruit des sorties, des corps et des destinations touristiques?

  • Petites annonces

    Nicholas Giguere

    • Hamac
    • 17 Mars 2020

    S'inspirant librement des petites annonces d'hommes à la recherche d'hommes, telles qu'on pouvait les lire, il n'y a pas si longtemps encore, dans la presse gaie, et qui pullulent désormais sur des sites comme Gay411 et Grindr, Petites annonces dévoile l'intimité d'hommes anonymes, leurs attributs physiques, leurs orifices béants, leurs corps ruisselants de sperme. Leurs ignominies multiformes, leurs discriminations tous azimuts, leur homophobie intériorisée. Leurs désirs aussi, souvent inassouvis, parfois hors normes. Leur désir de toucher d'autres hommes, de les palper. D'être touchés. Aimés, peut-être.

    Adaptation libre du haïku japonais, les Petites annonces de Nicholas Giguère sont une plongée au coeur de tout un pan de la culture gaie au sein de laquelle sévissent de nombreuses formes de discriminations, qu'il ne faut plus passer sous silence : âgisme, grossophobie, rejet des hommes plus efféminés, misogynie. L'auteur décortique la quête sexuelle sur les sites et applications de rencontre et ses codes, ses rites, ses abréviations, moins connus du grand public, afin d'en mettre en lumière les enjeux cruciaux.

    Le texte de Nicholas Giguère est accompagné d'illustrations de Benoît Erwann Boucherot.

  • Depuis son enfance, Madame DB rêve devenir capitaine de bateau comme son père. Mais en 1931, alors âgée de 16 ans, elle vit un drame : la disparition de son père en mer.

    2011. Rémi Bergeron, au début d'une nouvelle carrière d'homme à tout faire, rencontre l'attachante Madame DB, vieille dame menteuse ou délirante. Leur relation s'intensifie et l'aventure se poursuit entre les rangées de revues qui risquent de prendre le bord, le souvenir d'un chat obèse, un bateau là sans être là, un pot à cure-dents et l'attente d'un marin qui tarde à arriver. Éclate alors une galerie de personnages émouvants, ça en devient rocambolesque et savoureux. À ce jeu de l'inattendu, la case de départ de tout un chacun est la même : le mois de septembre 2011. Un chassé-croisé de vies, d'aspirations, de dérives et d'instants marquants s'ensuit.

    Le roman prend le large, va d'Ottawa à Saint-Pas-Cool à Montréal en passant par les Îles-de-la-Madeleine, Gaspé, Trois-Rivières sans ne jamais oublier d'emprunter le corridor du CHSLD de Rivière-aux-Chiens. Cette virée demeure essentiellement une quête de bonheur.

  • Le bleu des garçons

    Eric Leblanc

    • Hamac
    • 18 Février 2020

    Ces histoires sont autant d'instantanés d'une crise, où l'incompréhension ne peut pas se régler avec des mots. Quelque part entre la nouvelle, le poème et le théâtre, ces quatorze fictions mettent en lumière les tabous du désir au masculin, tels que la vulnérabilité, la langueur, le polyamour, la cruauté et l'absence de transmission. Cherchant à s'extirper de tant d'impasses, ces hommes convoquent la violence pour ne pas se noyer, puisque c'est tout ce qu'ils connaissent. On veut alors mettre le feu, abandonner, violer, tuer. Parce que sinon quoi ?

  • Fin de l'été, 1999. Dix-sept ans, début du cégep. Faire l'amour avec So avant le bogue de l'an 2000 : c'est l'ardente quête d'Oli, dont la puberté tarde... Mais voilà qu'apparaît Ben, cet être magnétique, déjà un homme, lui. Un étrange triangle se met en place, dans la confusion des sentiments. Comment nommer ce trouble qui nous envahit, quand on est avec Ben? Fascination, tentation, interdit... où est la clé, pour entrer dans l'âge adulte? Avant que la fin du monde ne les emporte, chacun d'entre eux va découvrir quelque chose d'important. Qu'on n'apprend pas à l'école.

    Avec cette pièce de théâtre, Olivier Sylvestre a souhaité aborder l'enjeu du trouble dans le désir, à l'adolescence, à l'aube d'une nouvelle civilisation technologique qui allait happer toute une génération. Comment définir ce que l'on ressent pour sa copine, et pour son meilleur ami, en même temps? Est-ce du désir, de l'envie, une intense camaraderie, de l'amour?

  • La loi de la gravite

    Sylvestre Olivier

    Ça commence comme ça. Cette histoire-là. Le 3 septembre. Rentrée scolaire ordinaire à Presque-La-Ville... si ce n'était de la rencontre fulgurante entre Dom et Fred, deux êtres incandescents qui trouveront en l'autre un refuge contre le monde où la norme tue. Leur serment : traverser vers La Ville, à la fin de l'année, là où on peut être tout ce qu'on veut, semble-t-il. Mais le temps est encore long avant le mois de juin. Et le pont acceptera-t-il de les laisser passer ? La grande épopée d'un combat si commun, pour deux ados qui nous ressemblent étrangement, nos frères, nos enfants. Notre avenir.

    Olivier Sylvestre est né à Laval (Québec) en 1982. Auteur et traducteur, il détient un baccalauréat en criminologie de l'Université de Montréal et un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Sa première pièce, La beauté du monde (Leméac) a remporté le Prix Gratien-Gélinas. Chez Hamac, il a publié noms fictifs (finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman, et aux Prix littéraires du Gouverneur général, lauréat du Prix du premier roman de Chambéry) et le désert. Sa pièce La loi de la gravité, traduite en anglais et en allemand, a fait l'objet de plusieurs productions en France, en Allemagne et au Québec, et d'une dizaine de mises en lecture. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • L'essoreuse a salade

    Chagnon Philippe

    En préparant le souper, alors qu'il essore de la salade dans l'essoreuse à salade, le narrateur a l'idée de déménager ses affaires dans le débarras à l'arrière de la cuisine. À partir de ce moment, sa vie de couple avec Margot se détériore. ­L'arrivée de Johanie, une jeune artiste peintre bien mystérieuse, ne viendra pas arranger les choses à l'appartement.

    Philippe Chagnon est né à Saint-Hyacinthe en 1986. Il étudie en musique et en philosophie avant de consacrer son temps libre à l'écriture. Son premier recueil de poésie, Coeur takeout, paraît en 2013 aux Éditions de l'Écrou. En 2017, Del Busso Éditeur publie son deuxième recueil, Arroser l'asphalte. Dans la même année, Philippe est nommé l'un des dix jeunes auteurs à surveiller de l'émission Plus on est de fous, plus on lit ! Son premier roman, Le pourboire, est paru en 2019 aux éditions Triptyque.

  • Mon ennemie nelly

    Rosso Karine

    • Hamac
    • 19 Août 2019

    Une jeune Montréalaise, récemment revenue de plusieurs années passées en Amérique du Sud, est malgré elle confrontée à Nelly Arcan, une autrice dont elle ignorait l'existence jusque-là. Plus elle en apprend sur l'écrivaine et son oeuvre, plus elle se voit bousculée dans ses convictions et dans la place qu'elle occupe en tant que femme québécoise d'origine colombienne. À partir de là, tout ce qui lui arrive et toutes les personnes qu'elle rencontre finissent par la relier à la figure de Nelly Arcan, ce qui l'oblige à pénétrer à l'intérieur d'elle-même et à y déceler les mécanismes parfois monstrueux que la société nous inflige souvent à notre insu.

    J'eus à nouveau l'intime conviction que tu résumais les enjeux qui m'habitaient pour t'adresser directement à moi. Des années plus tard, en cherchant cette rubrique dans les archives du Net, je fus cependant ­ren­voyée à l'émission dont tout le monde avait réellement parlé, celle que l'histoire avait choisie pour me rappeler qu'après t'avoir vue crucifiée, je t'avais (par instinct ou par lâcheté) reniée. Pour me faire pardonner, je finirais par prêcher ta parole jusqu'à en être habitée, hantée, poursuivie.

    Karine Rosso, détentrice d'un doctorat en études françaises, est chargée de cours à l'Université de Sherbrooke et membre fondatrice de la librairie féministe L'Euguélionne. Elle s'intéresse à la figure de l'autrice dans l'autofiction et aux différentes représentations des femmes dans la littérature contemporaine. Karine Rosso est également l'autrice d'un recueil de nouvelles intitulé Histoires sans Dieu (2011). Elle a codirigé Histoires mutines (2016), Nelly Arcan. Trajectoires fulgurantes (2017) et Interpellation(s). Enjeux de l'écriture au «tu» (2018).

  • Roux clair naturel

    Demeule Fanie

    Entre détresse et exaltation, la narratrice de Déterrer les os retrace la formation de son identité de rousse, une performance exposant la porosité des frontières entre vérité et mensonge, réel et fiction. Confession paniquée au parfum d'ammoniac, Roux clair naturel témoigne de la difficulté à assumer une identité choisie dans un monde où les faits objectifs ont préséance sur l'expression d'une vérité subjective.

    «C'est un sang plus limpide qui se déverse dans mes veines et irrigue mon cerveau, qui se met à voyager jusqu'à mon coeur. Un sang roux, un nectar pur, glorieux.»

    Fanie Demeule termine un doctorat en études littéraires à l'UQAM, où elle est chargée de cours. En août 2016, elle publie Déterrer les os (Hamac) qui a gagné le prix Prix du meilleur premier roman de la Biennale littéraire des Cèdres 2018. Ce texte a fait l'objet d'une adaptation théâtrale au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui (2018). Roux clair naturel (bourse CALQ 2017) est son deuxième roman.

  • Au milieu des vivants

    Josée Bilodeau

    Son amant meurt au milieu d'une tempête blanche de décembre. Sa veuve disperse les cendres aux quatre vents, la laissant seule, sans lieu. Elle aurait voulu que ses restes existent quelque part dans le monde des vivants, là où elle pourrait se prosterner jusqu'à lui, ensevelir ses os, son crâne sous les fleurs, labourer un champ, y faire pousser de l'or, des poèmes ; tout ce qui est précieux. Sur la stèle majestueuse, elle aurait écrit son nom jusqu'à ce que la pierre s'ouvre pour la laisser s'y engouffrer, ou jusqu'à ce qu'il se relève, avec son fameux sourire.
    À travers un voyage qui la mène aux quatre coins d'un Mexique fantasmagorique, la narratrice lutte contre le temps dans la peur de perdre les prodigieux mystères que son amour a inscrits en elle. Elle le cherche parmi les morts, esprits parmi les esprits, pour qu'une trace de leur histoire persiste.

    Originaire de l'Abitibi, Josée Bilodeau vit à Montréal. On lui doit, entre autres, On aurait dit juillet (2008) et Incertitudes (2010), parus tous deux aux éditions Québec Amérique. Parallèlement à son métier d'écrivaine, elle travaille comme réviseure au site Internet de Radio-Canada. Au milieu des vivants est son cinquième livre.

  • Le desert

    Sylvestre Olivier

    Cet homme te parle, il te parle à toi, qui es là, de l'autre côté des pages, qui tiens sa vie entre tes mains. Il n'a plus les mots pour te raconter son récit halluciné, cette spirale de rêves et de réveils où chaque épisode est le recommencement du précédent, et dont seule une rencontre fulgurante pourrait y mettre fin. le désert est à la fois une lettre d'adieu et une soif de renaissance, l'ultime appel d'un homme qui tente de retrouver le chemin qui le sépare désormais de toi. Olivier Sylvestre nous livre ici son récit fondateur, puisé aux sources de la solitude humaine, et qui a donné naissance à tout ce qu'il a écrit ensuite.

    Olivier Sylvestre est né à Laval en 1982. Il est détenteur d'un baccalauréat en criminologie et d'un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Auteur et traducteur, sa première pièce, La beauté du monde, a gagné le prix Gratien-Gélinas; elle a également été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, tout comme son recueil noms fictifs, publié chez Hamac en 2017, lequel a également été finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman. Sa pièce pour ados La loi de la gravité a remporté plusieurs prix en France et en Allemagne. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • Quelqu'un

    Giguere Nicholas

    Quelqu'un est beaucoup plus qu'un portrait vitriolique de la vie gaie en Beauce : c'est le regard complètement désabusé que porte un jeune homosexuel déjà revenu de tout, y compris (et peut-être surtout) de lui-même, sur ce monde (not so) gai qui l'entoure, avec sa faune, ses codes, ses rites, ses façons de faire. Dégoûté par ce qu'il voit, perçoit et vit, il n'en est pas moins à la recherche de vérité et d'authenticité dans ce monde où tout est apparences, mensonges et faux-fuyants. Plus précisément, il cherche à représenter tout pour quelqu'un, à être quelqu'un, tout simplement. Mais comment être quelqu'un quand l'angoisse et le mal de vivre sont palpables - à un point tel que même la mort n'apparaît pas comme une délivrance -, quand vivre seul, isolé et rejeté de tous est une torture de tous les instants qui ne s'arrête jamais ?
    Nicholas Giguère est doctorant à l'Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Le Pied et Moebius. Son recueil Marques déposées a été publié aux Éditions Fond'Tonne au printemps 2015. Il a publié Queues chez Hamac en 2017.

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