L'artilleur

  • « Même si ce que je fais est grave, je sais que je n'irai pas en prison »,déclare au Docteur Berger un jeune de seize ans qui a blessé plusieurspersonnes.Oui, nous nous sommes doublement désarmés. Moralement, avecdes textes légaux inadaptés et physiquement, avec l'absence devolonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir laviolence.Maurice Berger exerce depuis de nombreuses années commepsychiatre dans un centre éducatif renforcé pour mineurs ultraviolentsmais aussi auprès des victimes d'agression, ce qui lui permetde mesurer les dommages durables de cette violence.Comment faire en sorte qu'il y ait moins de victimes et moins d'auteursd'actes de sauvagerie en France ?Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoinde rencontrer une butée concrète à leurs actes si l'on veut espérer unchangement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité demodifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu'elles ne favorisent,toute possibilité d'amélioration de la situation. Face à la faiblesse decertaines réponses pénales et politiques, nous avons un besoin urgent,selon lui, d'un État « plus fort que la loi du plus fort ». Il fait dans celivre, écrit avec les conseils de juristes, un rapport d'expérience préciset émet des propositions de dispositifs à mettre en oeuvre.

  • Après Auschwitz, il était devenu inimaginable de crier « mort auxJuifs ». Pourtant, dès la fin des années 1960, peu après la guerre desSix Jours, « Mort à Israël » s'est installé dans le langage politiquecourant. Puis, les médias ont victimisé à outrance les Palestiniens etla gauche a fait alliance avec l'islam. Progressivement, un mur demensonges a été érigé autour de l'Etat d'Israël : le sionisme a étéconsidéré, entre autres mensonges, comme un racisme. Voire mêmeun nouveau nazisme.Les meilleurs historiens, philosophes et sociologues ont vite comprisque cette scandaleuse inversion des rôles - les Juifs qui deviennentdes nazis et les Palestiniens présentés comme des juifs persécutés -dissimulait le retour du bon vieil antisémitisme d'antan.Mais Yves Mamou montre que l'antisionisme n'est pas seulementune affaire de juifs. L'antisionisme qui persécute les Israéliens depuiscinquante ans est un antiracisme, le même qui est utilisé aujourd'huicontre les Européens. Monté contre Israël, il revient comme unboomerang percuter la France et les autres pays d'Europe. En sefaisant passer pour des Juifs persécutés, islamistes et indigénistes ontentrepris de rendre les Européens étrangers sur leur propre sol. TousJuifs en quelque sorte.

  • La guerre de 1914 fut le paroxysme des nationalismes du xixe siècle.Chaque peuple belligérant, marqué dans son âme, garda de la grandeépreuve une mémoire nationale, qui se répercute dans les travaux deshistoriens du siècle suivant. Ce déterminisme masque pourtant uneréalité, celle d'une guerre de puissances coalisées, qui s'affrontèrent surdes théâtres d'opérations éloignés les uns des autres, mais ayant uneinfluence réciproque. C'est particulièrement le cas en 1916. Du 15 maiau 28 septembre de cette année, les cinq empires européens se livrèrent,du nord-est de la France aux marches de la Russie, une gigantesquebataille, dont l'auteur restitue ici l'unité. À rebours des idées reçues,l'offensive des Russes contre les Autrichiens à l'est, indissociable dupoint de vue des conséquences stratégiques de celles de Verdun et dela Somme, aurait pu décider du sort des armes. S'appuyant sur dessources historiques, militaires et diplomatiques, et notamment cellesinédites révélées par la numérisation massive des archives de plusieurspays, Benoît Chenu retrace les différentes phases de cette batailled'Europe, au cours de laquelle les Alliés eurent la possibilité de terminervictorieusement la guerre.

  • De 1940 à 1966, l'armée française a connu trois épurations successives,la première sous le gouvernement de Vichy du maréchal Pétain, ladeuxième de 1943 jusqu'aux années qui ont suivi la Libération, ladernière de la fin de la guerre d'Algérie jusqu'à la veille des événementsde mai 68. On connaît surtout de l'épuration celle qui a concernéle monde civil à la Libération ; en revanche, l'épuration militaireest beaucoup moins connue. Elle a pourtant présenté un caractèrepresque continu pendant plus d'un quart de siècle, durant lequel elles'est exercée le plus souvent à travers l'action du général de Gaulle.Ces épurations n'ont pratiquement touché que le monde desofficiers, ceux-ci confrontés chaque fois à un choix qui ne pouvait,à un moment ou à un autre, que les faire entrer en conflit avec leurdevoir d'obéissance.C'est la première fois qu'un ouvrage aborde ainsi un sujet aussisensible que méconnu. En l'étudiant sur une longue période, et en lereplaçant dans une approche historique, il apparaît que prédomineune démarche d'ordre idéologique bien française qui expliquelargement ces épurations successives.

  • «  La France a  tout pour réussir  !  » Et pourtant, rien ne va plus. Que s'est-il donc passé  ? Le pays n'est-il pas dirigé par les meilleurs d'entre tous, par une «  méritocratie républicaine  » sortie des meilleures grandes écoles  ? Aux manettes de l'Etat, cette élite ne dispose-t-elle pas en outre des pouvoirs immenses que lui confèrent les institutions de la Vème République  ? Et pourtant, rien ne va plus. L'élite française, celle qui contrôle tout, se révèle pour ce qu'elle est  : une élite platement scolaire, clonée, rentière, capable d'inventer des recettes farfelues comme le tirage au sort mais paralysée face aux réformes que le pays requiert et par lesquelles sont passés les pays qui nous devancent. Mais, ces réformes, l'élite française les veut-elle vraiment  ?
    Contre ce déclin en marche, il faut ouvrir les fenêtres, faire confiance aux citoyens, à ceux qui, faute de diplômes ronflants, sont aujourd'hui condamnés au mutisme par une oligarchie scolaire aussi arrogante que si souvent incompétente. Les pays où le peuple à son mot à dire, non pas en cassant du mobilier urbain mais en s'exprimant régulièrement sur des sujets qu'il initie et qui le concerne, se portent bien  : par comparaison avec la France, ces pays sont plus prospères, stables, innovants, et les gens y sont plus heureux. Il est donc temps de nous approprier des outils démocratiques, comme le sont l'initiative populaire ou le référendum abrogatif, permettant aux citoyens de s'exprimer dans le calme et qui, entre autres vertus, rapprochent les citoyens de leurs élus.
    A nos portes, le modèle démocratique suisse est celui qui devrait nous inspirer. Cette démocratie-témoin démontre que la combinaison de la démocratie directe et de la démocratie représentative est la meilleure des recettes politiques.

  • Selon l'Observatoire des inégalités, on comptait en France, en 2020,8 millions de chômeurs, salariés précaires ou inactifs souhaitanttravailler, et l'Insee évaluait à plus de 9 millions le nombre depersonnes vivant sous le seuil de pauvreté.Sur la même période, un tiers des Français déclarent « ne pas êtreheureux au travail » et les conséquences tragiques de ce malaise(dépressions, suicides, addictions, etc...) se multiplient, dans tous lessecteurs de l'économie.La France connaît donc depuis cinquante ans non seulement unchômage de masse qu'aucun gouvernement n'est parvenu à résorber,mais aussi une forte hausse de la souffrance au travail, alors mêmeque les conditions matérielles du travail se sont nettement amélioréesdepuis un siècle.En s'appuyant sur les études et les statistiques les plus récentes, laurentIzard montre à quel point, depuis les années 1980 et la libéralisationdes échanges, l'économie française est soumise à une pressiontoujours plus intense. Au moment où la détention des entreprises s'estfinanciarisée, appelant de fortes rentabilités, les dirigeants sont àla recherche permanente de gains de productivité pour faire face àdes concurrents étrangers aux coûts de main d'oeuvre beaucoup plusfaibles et qui ne sont pas soumis aux mêmes règlementations.L'auteur démontre ici que c'est bien cette tension imputable à lamondialisation qui entraîne la mise en place de méthodes demanagement plus dures pour les salariés et provoque délocalisationset autres fermetures d'usines qui n'ont pas fini de rythmer l'actualité.Cette dévastation s'arrêtera-t-elle ? Laurent Izard tente d'y répondre etpropose une réflexion salutaire.

  • Ryszard Legutko a vécu une partie de son existence dans la Pologne communiste. Professeur de philosophie et éditeur d'une revue clandestine, il a expérimenté le fonctionnement d'un régime totalitaire dans ses aspects les plus concrets. Après la chute du mur et le retour de la liberté, il fut stupéfait de voir les ex-communistes s'adapter bien mieux que les anciens dissidents à la démocratie libérale et aux affaires. Il voulut comprendre les raisons de cette étonnante compatibilité.
    En étudiant dans les détails les évolutions récentes de la démocratie libérale, il a découvert qu'elle partage en fait de nombreux traits inquiétants avec le communisme. Culte du «  progrès  », certitude qu'il existe un «  sens de l'Histoire  », volonté de transformer la société en luttant contre les adversaires de «  l'émancipation et de l'égalité  », soumission du suffrage populaire à des instances élitaires non élues, et aboutissement dans les deux cas, derrière le discours de la tolérance, à l'incapacité à tolérer aucune opinion contraire.
    A l'heure où, dans les démocraties occidentales, nombre d'électeurs sentent qu'ils ne sont plus vraiment maîtres de leurs choix politiques et qu'ils doivent même censurer leurs propres opinions, cet ouvrage permet, en remontant le fil des changements récents, d'identifier clairement les erreurs commises et les solutions pour les réparer.

  • Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, un grand nombre dedécisions ont été prises, pour donner suite aux promesses dela campagne présidentielle ou bien, plus souvent, pour réagirà une actualité économique, sociale ou sanitaire brûlante.En économiste et citoyen attentif, Rémy Prud'homme a rédigéau jour le jour, tout au long des trois dernières années, debrèves analyses au sujet des nombreuses mesures qu'il aestimées surprenantes, infondées ou carrément absurdes.Toujours étayés par des sources chiffrées incontestables, sesbillets en forme de miniatures sont autant de petits caillouxqui marquent les erreurs et autres partis pris qui ont tropsouvent émaillé le chemin de ce quinquennat

  • A l'heure où les questions judiciaires occupent un espace médiatique toujours plus important,  toutes  les études  démontrent pourtant que l'opinion publique se défie désormais de la Justice.
    Que s'est-il donc passé  ?
     
    Bien sûr,  la pénurie  des  moyens explique en partie cette image de service public à l'abandon. Mais, selon Régis de Castelnau, cette défiance prend d'abord racine dans  la perte flagrante  par la magistrature  de  sa neutralité au profit d'un exercice politique de sa mission.
     
    En analysant les trois dernières décennies, il montre comment la justice pénale, renonçant à son impartialité, a accepté de devenir un instrument intervenant directement  dans le champ politique.  Castelnau détricote, pièce par pièce, la plupart des grandes affaires politico-judiciaires récentes et révèle leurs mécaniques cachées. Enfin, il démontre comment les différents dispositifs mis en place par François Hollande ont permis à la haute fonction publique judiciaire, en disqualifiant François Fillon,  d'assurer  l'arrivée  à l'Élysée  d'Emmanuel Macron.  Et de devenir ensuite une des pièces essentielles de son exercice du pouvoir.
     
    Depuis 2017, Castelnau expose les éléments qui permettent d'affirmer que la Justice  ralliée au « bloc élitaire » assure la pérennité  d'un système où l'argent joue un rôle majeur. Un système où il s'agit d'abord de protéger les amis, de maintenir une pression constante sur les opposants et enfin de réprimer le Peuple quand il ose exprimer une révolte sociale ou une inquiétude sécuritaire.
    Le tableau final, lourdement documenté, est celui d'une magistrature qui a fait le choix de son idéologie plutôt que du bien commun.

  • « La température de l'atmosphère s'élèvera de 9°cdurant le prochain demi-siècle »Magazine Science & Vie, numéro 633, avril 1970« La banquise est en chute libre...Une étude récente nous avertit qu'elle pourrait avoircomplètement disparu l'été, dans 7 ans seulement. »Al Gore, prix Nobel de la paix, Oslo, décembre 2007Selon le GIEC, le dioxyde de carbone (CO2) émis par l'Homme estresponsable du réchauffement de la terre. Il faudrait donc d'urgenceréduire nos émissions de CO2 si l'on veut éviter un cataclysme planétaire.Pourtant, comme le montrent les deux prévisions citées plus haut, depuisplusieurs décennies, toutes les annonces d'apocalypse ont été démentiespar les faits. La température moyenne de la planète a augmenté de 1°Cdepuis le début du XXe siècle, et la majeure partie de cette hausse (0,6°C)est intervenue entre 1910 et 1945, alors que les émissions de CO2 étaientencore faibles. Après 1945 et jusqu'en 1975, les émissions de CO2 ontbeaucoup augmenté... et la température moyenne a baissé !Le lien entre CO2 et température moyenne est donc sans doute beaucoupmoins évident qu'on ne le dit.Dans ce livre synthétique, le physicien François Gervais souligne que leCO2, gaz indispensable à la vie, a de très nombreuses vertus, notammentet surtout pour nourrir l'humanité. Il rappelle enfin quelques notions etchiffres simples pour que chacun puisse élaborer sa propre réflexion surle sujet.

  • À notre époque postmoderne, où les grands récits religieux etpolitiques se sont effondrés en Occident, émerge, à côté del'horizon écologique, une véritable « politique de l'identité »,un désir croisé de redresser les torts supposés à l'égard desminorité ethniques, des femmes, des personnes LGBT, etc...Autant de mouvements revendicatifs dont l'impact est décuplépar la puissance des médias sociaux.Des groupes d'intérêts dominent désormais l'agendapolitique alors que la société se fragmente toujours plus.Selon Murray, les revendications de chacun de ces groupessouffrent pourtant de sérieuses fragilités scientifiques, parfoismême de totales contradictions. Exemples à l'appui, il lesdévoile et les analyse dans ce livre.Dans nos pays, où la situation des minorités estparadoxalement la plus enviable du monde, il montrepourquoi, au rythme des capitulations politiques actuelles,les questions de sexualité, de genre et de race risquent fortde déclencher des affrontements toujours plus graves.

  • Au début des années 1970, après des études de chimie et un doctorat, Patrick Moore s'engage avec quelques amis activistes dans la lutte contre les essais atmosphériques de la bombe H américaine. Equipés d'un simple bateau de pêche, ils parviennent, grâce à un sens aigu de la communication et à leur audace, à donner une audience médiatique exceptionnelle à leur cause. Ce fut l'acte de naissance de Greenpeace.
    Devenu l'un des dirigeants principaux de la jeune organisation, Patrick Moore poursuit le combat contre les essais nucléaires mais lance aussi ses amis dans de nouvelles luttes, toujours non violentes, au nom du respect des animaux : contre la tuerie industrielle des baleines, contre le massacre des bébés phoques ou contre la pêche aux filets dérivants.
    Mais au milieu des années 1980, il constate que les autres directeurs de l'ONG ont développé une vision de l'écologie radicalement différente de celle qui prévalait aux débuts  :  du souci de préserver l'existence des êtres humains dans la nature, avec la nature, ils étaient passés au soupçon, voire à la mise en accusation permanente de l'Homme. Ils avaient choisi de mener un combat politique, idéologique en laissant la science de côté. En 1986, Patrick Moore quitta donc Greenpeace pour s'investir dans des structures constructives, prêtes à aider au changement de façon rationnelle.
    Dans ce livre passionnant, nourri d'expériences et de rencontres uniques, il montre pourquoi les écologistes radicaux actuels doivent revoir leurs certitudes car, sur de nombreux sujets qui leur sont chers (OGM, herbicides, chlore, nucléaire civil, sylviculture, énergies...), la science a montré qu'elle est un atout fantastique et non un ennemi. Pour le plus grand bénéfice de l'environnement et des milliers d'espèces, dont la nôtre, qui vivent sur notre belle planète.

  • Si la France va mal aujourd'hui c'est à un système éducatif etd'enseignement supérieur dépassé qu'elle le doit. Ce que confirment lesrésultats du test international PISA pour le secondaire, qui la relèguentà une déshonorante 25e place du classement mondial.Il n'y a pourtant là aucune fatalité. Le Québec, État francophone, figurerégulièrement au premier rang mondial de ce même classement. Uneperformance ignorée et dont la France pourrait tout à fait s'inspirer.Mais c'est une toute autre voie que nos responsables ont choisie. Etla réforme du baccalauréat en cours va dramatiquement aggraver lasituation. Contrairement à la pratique universelle, les mathématiquesy sont devenues une matière optionnelle (au même titre par exempleque les arts plastiques) contre l'avis de 80 % des Français qui estimentqu'il devrait s'agir là d'une discipline obligatoire. Les chiffres officielsmontrent l'étendue du désastre : plus de la moitié des titulaires dubaccalauréat de 2021 ne passeront aucune épreuve de mathématiques,cette proportion approchant même les deux tiers pour les jeunes filles.S'agissant de l'enseignement supérieur, la formation des sphèresdirigeantes du pays est restée scindée depuis Napoléon 1er en deuxunivers qui ne parlent pas la même langue. Du côté des entreprises,les « grandes écoles d'ingénieurs » où règnent sans partage desmathématiques excessivement abstraites, sans culture généralevraiment solide. Et de l'autre côté, celui de la sphère publique, lerègne du verbe et l'ignorance des chiffres dans un monde qu'il estdésormais impossible de comprendre sans les maîtriser.Aussi étonnant que cela puisse paraître, jamais depuis plus de deuxsiècles notre dispositif national d'éducation et d'enseignement supérieurn'avait fait l'objet d'un examen d'ensemble. C'est à une véritablerévolution qu'invite l'étude sans précédent que produit ici ChristianGerondeau.

  • Elevée en Seine Saint-Denis dans une famille modeste, institutricepuis directrice d'école à Paris et en banlieue, Agnès Thill alongtemps été membre du Parti Socialiste. En 2017, désireusede servir son pays et ses concitoyens, sensible aux paroles ducandidat Emmanuel Macron qui disait vouloir renouveler lavieille politique, elle s'est engagée à sa suite.Elue députée dans l'Oise, elle a soutenu la mise en place duprogramme du président. Jusqu'à l'examen du projet de loi derévision des lois de bioéthique, incluant de nouvelles dispositionsliées à la recherche sur les embryons ainsi que la procréationmédicale assistée pour les femmes seules ou homosexuelles(PMA). Là, sa conscience et ses réflexions lui interdisent de restermuette. Et elle décide d'exercer sa liberté de parole en alertant,à l'Assemblée et ailleurs, contre ce projet de loi qui bouleversenotre rapport à l'humain et prive délibérément des enfants depère.Elle découvre alors la face cachée du « nouveau monde » etla réalité des relations au sein de La République En Marche,faites de mensonges, d'intolérance, d'insultes et d'exclusions aupoint qu'un des hauts responsables finit par lui jeter à la figure :« Démissionne, tu n'es pas des nôtres ! ».Elle raconte dans ce livre au ton très simple, direct, son itinérairepersonnel, de la franc-maçonnerie à l'Eglise catholique, à larecherche de la Vérité.

  • Lassé. A neuf mois de l'élection présidentielle américaine, j'étais lassépar toutes ces analyses savantes écrites depuis un bureau à Paris, NewYork ou San Francisco, expliquant que Trump était LA catastrophe del'Amérique. Il avait pourtant été élu, voulu, cet homme-là !Pour comprendre ce qui allait se jouer en novembre 2020, le seulmoyen était donc de rencontrer ses électeurs, toujours conquis oudéçus : ces Américains que l'establishment des grandes villes jugeait« déplorables », minables, racistes.Alors je suis parti. J'ai acheté une vieille Cadillac et j'ai sillonné l'Amériquede l'intérieur, dormi chez l'habitant ou dans des motels sordides, àla rencontre de pêcheurs de crevettes en Louisiane, de militants proarmesdu Texas, d'un shérif de Virginie-Occidentale, d'une étudiantestrip-teaseuse du Nebraska, d'un candidat de l'Idaho qui veut virer lesCaliforniens libéraux, et de dizaines d'autres personnages qui sont lesEtats-Unis de 2020.Je l'avoue : j'étais « trumpiste », séduit par la revanche de ces rednecks,ces « sans-dents », sur les élites moralisatrices qui veulent enterrer lagrandeur de leur pays.Mais en cours de route, la donne a changé. Un virus a tout renversé. Jeme suis retrouvé moi-même malade, aussi malade que ma Cadillac. J'aidécouvert une Amérique qui perdait les pédales, dirigée par un leaderincompréhensible, parfois ridicule. Une nation qui n'avait jamais étéaussi humiliée depuis le Vietnam.Qui gagnera ? Peu importe. En quatre ou huit ans de mandat, Trumpaura laissé une marque indélébile dans le pays.Plongée au coeur de l'élection la plus folle de l'histoire des Etats-Unis

  • Que s'est-il passé ?Cinq ans après l'assassinat des membres de la rédaction deCharlie Hebdo où nous nous étions juré, la main sur le coeur,que plus rien ne saurait nous faire taire, le constat est terrible :conférences universitaires supprimées, expositions censurées,lois liberticides en tous genres, surveillance d'internet, procèset lynchages médiatiques, au point que ce sont tous les typesd'expression qui sont désormais sous pression et parfois frappésd'interdits.L'enjeu de ce livre est de comprendre comment ces diversesformes de censures, sociétale, judiciaire et politique, s'articulent etse complètent pour former un véritable système dont il est devenutrès difficile de s'extraire. Non pas seulement la censure de typeinstitutionnel émanant de l'Etat et du pouvoir politique dont onmontrera le regain de vigueur, mais aussi la censure qui provient dela société elle-même, privatisée par le biais d'un édifice juridiquespécifique qui sera ici décortiqué. En définitive, il s'agit de montreroù nous mène cet étrange paradoxe actuel : pouvoir tout dire enapparence, à condition de ne rien exprimer, à condition de resterle plus inexpressif possible.Or, à refuser la conflictualité sans laquelle aucune vérité ne peutêtre mise au jour, notre société risque beaucoup plus. Tragiquementplus.

  • Manifestation contre l'islamophobie à Paris aux cris d' « AllahAkbar », refus obstiné du président Macron de fermer lesfrontières pour protéger les Français pendant la crise sanitaire,affrontements entre Tchétchènes et Maghrébins en plein centrede Dijon, assassinats répétés de paisibles citoyens par des« jeunes », appels d'associations à déboulonner des statues età débaptiser rues et bâtiments au nom d'un anti-racisme devenufou, les événements se succèdent à un rythme de plus en plussoutenu et forment autant de signes désormais évidents de lasituation catastrophique dans laquelle se trouve la France.Relire les analyses hebdomadaires d'Ivan Rioufol depuis 2018montre à quel point les faits s'enchaînent avec logique, l'unappelant inévitablement l'autre, comme le laxisme judiciaireentraine la hausse des violences.Lors de la première manifestation des Gilets jaunes, le Peuplea su sortir de sa torpeur, les somnambules ont fait comprendrequ'ils pouvaient faire trembler les élites traîtresses. C'est ce grandréveil qu'il faut poursuivre. Il y a maintenant urgence car, ceschroniques le montrent, l'Histoire accélère.

  • En 1812, alors que la Grande Armée de Napoléon entre en territoirerusse, une autre guerre s'allume en Amérique du Nord. Elle oppose lesÉtats-Unis d'Amérique à leur ancienne métropole, l'Angleterre.Les hostilités commencent par une invasion américaine de la provincebritannique du Haut-Canada. La réplique des Anglais, alliés auxIndiens, est cinglante. Les batailles terrestres se poursuivent autour desGrands Lacs, puis sur la côte Est et dans le Sud, tandis que sur mer lajeune US Navy défie la prestigieuse Royal Navy.Le 8 janvier 1815, à la Nouvelle-Orléans, les Américains remportentsur terre une grande victoire, après qu'une paix entérinant le statu quoante bellum a été signée à Gand entre les belligérants.Plus que la première guerre de 1775-1783, c'est bien ce conflit ultérieur,beaucoup moins connu, qui est la vraie matrice de la future puissanceaméricaine. Plus jamais un pays européen ne sera en mesure de dicterpar les armes ses volontés aux États-Unis.Ce livre, le premier écrit en français sur le sujet, retrace toutes les phasespolitiques et militaires de cette guerre déterminante, éclipsée à l'époquepar le conflit qui embrasait l'Europe.

  • Le 19 juillet 1870, Napoléon III tombe dans le piège de Bismarck etdéclare la guerre à la Prusse.Dans l'exaltation, soldats expérimentés et jeunes recrues se dirigent versles frontières de l'Est. Nul n'imagine alors la catastrophe qui attend laFrance. Battue sur son territoire, celle-ci va perdre l'Alsace et la Lorrainedu Nord avant de s'installer dans une logique d'affrontement durableavec l'Allemagne.Dans leurs écrits, les soldats ont témoigné de leur guerre. De lamobilisation jusqu'à la bataille de Sedan, à travers leurs récits au jour lejour, toute la réalité de la campagne de l'été 1870 se révèle.Bien loin des légendes échafaudées a posteriori, les combattantsracontent les combats, qui engendrent aussi bien la cruauté quela compassion, la stupeur devant des batailles transformées par lesnouvelles armes et où l'héroïsme ne peut suffire à forcer la victoire.Ce livre est destiné à ceux qui veulent se faire une idée de la guerre de1870 telle qu'elle a été vécue par les combattants. Les témoignages deceux-ci ont un caractère universel, tant il est vrai que face au feu qui tueles impressions du soldat se ressemblent toujours.

  • La guerre franco-allemande de 1870 marque le XIXe siècle.Déclarée pour un motif d'Ancien Régime, elle se caractérisedu point de vue militaire par des batailles très sanglantes quiannoncent celles de l'été 1914, et du point de vue politique pardes bouleversements qui se traduisent par l'avènement d'uneRépublique et d'un Empire résolument hostiles l'un envers l'autre.Comment les Français, qu'ils soient combattants ou civils,ont-ils vécu ce conflit, dont rien ne laissait présager l'extrêmeviolence et les implications politiques ? Les circonstancesrévèlent les peuples aussi bien que les individus. En analysantles témoignages des soldats et des civils français, 1'auteur amené une enquête passionnante, qui dévoile leurs sentimentspendant et après le conflit de 1870. Son livre, qui explique lesfaits à travers les écrits des contemporains, se classe parmi lesmeilleures synthèses sur le sujet.

  • « Des souvenirsd'une force exceptionnelle. »Max GalloCe livre retrace la guerre d'un soldat du rang. Dans un stylesobre, Lucien Richard, caporal appelé au 121e régimentd'infanterie, y rend compte au jour le jour des épisodesde sa campagne contre l'Allemagne, du 9 mai au 17 juin1940.Parti comme ses camarades confiant et déterminé au secoursde la Hollande, il se rend à l'évidence : les avions et leschars donnent aux Allemands une supériorité écrasante.Lucien Richard participe aux combats de retraite à travers laBelgique. Malade, il perd son régiment, embarque à grandpeineà Dunkerque pour l'Angleterre, d'où il reviendra deuxjours plus tard pour se battre encore.En témoignant des heures tragiques de 1940, Lucien Richardn'a pas voulu se donner un rôle. Il confie simplement sessensations et ses réflexions de combattant. Son récit estémaillé de descriptions et d'analyses d'un grand intérêtdocumentaire, qui font justice de bien des idées reçues surle comportement au feu des soldats français d'alors.L'un des livres les plus honnêtes et précieux sur le désastrede 1940.

  • L'écologie serait-elle une diversion ?Peut-on vraiment comprendre l'homme à l'aide des seulessciences dites « humaines » ? N'y a-t-il pas un risque de seperdre en concepts trop complexes ?Bertrand Alliot propose d'adopter ici une méthode plusancienne, celle de l'observation naturaliste. Etudier l'hommecomme on étudie la mésange bleue et pour ce faire, seconcentrer sur ce qu'il fait plutôt que sur ce qu'il dit. Carl'homme est un oiseau chanteur. Prendre son discours pourla réalité, c'est rentrer dans son jeu.Et le naturaliste va profiter d'un moment unique dansl'histoire humaine, celui d'une modification profonde deson environnement. Si l'on écoute le discours écologique,Homo Sapiens deviendrait un être extraordinaire, capablede répondre par lui-même à un défi gigantesque.Mais, en y regardant de plus près, en matière d'écologie,l'homme parle beaucoup, mais agit très peu. Le chant del'écologie, si puissant, si répandu, aurait-il donc un autredessein que celui qu'il prétend servir ?

  • Racisme d'état, néo-colonialisme, discriminations institutionnelles,un certain nombre de citoyens français accusentaujourd'hui la France de fautes graves, voire de crimes.Dans leurs discours, la notion de « race » fait son retour à telpoint qu'en quelques années, il est devenu normal d'évoquer« blancs » et « racisés », y compris dans les lieux de décisionet d'influence les plus respectables.S'intéressant à la filiation de ce phénomène, Sami Biasoniremonte aux sources historiques et théoriques du discoursracialiste implanté en France par la mouvance indigéniste,dite « antiraciste et décoloniale ».Anne-Sophie Nogaret, par les témoignages et verbatimqu'elle a recueillis lors de colloques, de sessions universitairesou de rassemblements associatifs, dresse un état des lieuxinquiétant : derrière l'idéologie affleure de plus en plusnettement la rancoeur, et même la haine, ne laissant rienprésager de bon pour l'avenir du pacte républicain.Au point qu'il est temps de se poser la question : que reste-t-ilde l'universalisme qui a politiquement fondé la France ?

  • Le communisme n'a jamais été un idéal de progrès et sescrimes monstrueux ne furent pas le fruit d'une malencontreusedérive. Telle est la démonstration que fait ici Bruno Riondel,un siècle après la naissance de l'Internationale léniniste.Détruire la superstructure culturelle traditionnelle des sociétéspar l'élimination de millions de personnes a toujours été lepréalable obligé à la mise en oeuvre des révolutions marxistesléninistes.Partout, celles-ci permirent à des minorités violentesd'exercer une emprise totale sur des populations terrorisées.Bruno Riondel démontre que le communisme avait préméditéchacun de ses actes, y compris le crime de masse.Il montre également que le combat communiste se déroulatoujours à un double niveau, exotérique, à destination desmasses, et ésotérique, pour les initiés, les partis communistesdu monde entier ayant eu, à l'instar du PCF, une doublestructure : le parti engagé que chacun connaissait, et saface cachée, contrôlée en sous-main par les hommes del'Internationale soviétique. Pour déstabiliser les sociétés del'intérieur, le communisme instrumentalisa les luttes sociales,utilisant le relativisme moral et le mensonge tactique, avec lacomplicité de nombreux intellectuels fascinés par sa force ousimplement opportunistes.L'auteur estime que le communisme n'est pas mort. Sesréseaux dissimulés sous le masque du progressisme ontconservé, notamment, la capacité d'étouffer le scandalede la mort des dizaines de millions d'innocents sacrifiés surl'autel de la révolution prétendue prolétarienne.

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