Le passeur

  • Je m'apercois que je vous aime, heureusement que je suis vieux ! Nouv.

    La correspondance entre deux géants des lettres révèle une relation complexe, un mélange d'admiration et d'agacement, entre ces deux personnalités à la fois si proches et si différentes." La grandeur de l'esprit n'a d'égale en vous que la grandeur du coeur. "
    (Hugo à George Sand).
    Exactement contemporains, George Sand et Victor Hugo, ces deux grands " monuments " littéraires de leur siècle, ne se sont pourtant jamais rencontrés.
    Alors que tout ce que le xixe siècle comptait de célébrités, tant dans le domaine artistique - musiciens, écrivains, peintres, comédiens - que dans le monde politique et journalistique, est un jour passé par Nohant, et que ces deux " monstres sacrés " fréquentaient les mêmes milieux à Paris, il fallut attendre 1856 et la publication des
    Contemplations pour qu'une relation épistolaire s'instaure entre eux.
    Pour autant, celle-ci ne déboucha jamais sur une vraie rencontre, même lorsque Hugo rentra d'exil.
    Sand resta toujours réticente face au génie du poète, comme en témoigne sa correspondance avant 1856. Leurs lettres ensuite dévoilèrent un curieux mélange d'admiration et d'agacement réciproques.
    Plusieurs textes annexes importants, tant de Hugo que de Sand (articles, discours, éloge funèbre de Sand par Hugo), viennent éclairer cette relation qu'on pourrait qualifier, sinon d'ambiguë, d'au moins complexe, entre ces deux personnalités à la fois si proches et si différents.

  • La vie sans musique est une erreur éreintante, une besogne, un exil Nouv.

    Pour la première fois en poche, les mythiques lettres échangées entre Nietzsche et son confident, le compositeur Heinrich Kselitz surnommé Peter Gast. Une correspondance unique dans l'histoire de la philosophie." La vie sans musique est une erreur éreintante, une besogne, un exil. "
    Lettre de Nietzsche à Peter Gast.
    Les Lettres à Peter Gast, surnom donné par Nietzsche (1844-1900) au compositeur Heinrich Kselitz, à la fois secrétaire et confident de Nietzsche, dont il fera un véritable double, constituent une correspondance unique dans l'histoire de la philosophie. Et la plus importante que Nietzsche ait entretenue avec un ami.
    Au-delà de ses considérations sur la musique ; l'art majeur selon Nietzsche ;, ces lettres constituent un témoignage capital sur sa pensée, au moment de sa pleine maturité intellectuelle, entre 1876 et le 3 janvier 1889, jour du basculement du philosophe vers la folie.
    Elles attestent de son évolution et de ses différents jalons, depuis la rupture avec Wagner (
    Humain trop Humain) jusqu'à son ultime autobiographie (
    Ecce Homo), en passant par l'accomplissement du
    Gai savoir ou de
    Ainsi parlait Zarathoustra.
    Peter Gast est ainsi le témoin privilégié de la philosophie de Nietzsche : ces lettres en constituent le reflet en même temps que celui de la vie quotidienne du penseur allemand. Elles ont donc aussi valeur de journal.

  • La trahison des invisibles ; Macron face au choix : l'élite d'Etat ou les Français Nouv.

    Plus que jamais, une coterie de technocrates paralyse le pays pour maintenir la France des privilégiés d'État contre celle des précaires de l'économie. La bataille entre Bercy et Macron fait rage ; de son issue dépend une révolution démocratique qui s'affranchirait de la haute fonction publique et restituerait leur légitimité aux citoyens.L'élection présidentielle est la clé de voûte de notre régime politique. Les Français croient que par le choix du Président de la République, ils décident de leur avenir. Ils se trompent. Les vrais maîtres du pays sont depuis longtemps et plus que jamais une coterie de technocrates, les permanents du régime.
    La nouvelle politique, le nouveau monde promis aux Français par l'élection d'Emmanuel Macron était un leurre utilisé par eux pour pérenniser la France des privilégiés d'État contre celle des précaires de l'économie. Au risque de basculer dans l'aventure populiste, la centralisation a été poussée à outrance, les réformes ont été sabotées, le quinquennat a été miné par un dénigrement systématique et continuel du Président qui n'est plus qu'un simple paratonnerre.
    Cette situation résulte de causes profondes tenant à la constitution même de l'État qui, en France, se confond avec la Nation, mais aussi des circonstances de la Seconde Guerre mondiale qui a installé en France un système bureaucratique sclérosant qui ne pouvait, à terme, que paralyser le pays et conduire à la trahison du peuple par son élite.
    L'État providentiel mais désargenté est confronté désormais à un choix crucial. Faire faillite comme le fit l'URSS, ou s'affranchir de sa haute fonction publique devenue incompétente par une Révolution démocratique qui restitue leur légitimité aux citoyens.
    Cette alternative n'est pas entre les mains de partis politiques, pour l'heure démonétisés, elle est concrétisée par une opposition, dont les Français n'ont pas toujours conscience, entre Bercy et Emmanuel Macron. Du résultat de leur affrontement, où le Président est redoutablement seul, dépend l'avenir du pays.

  • Du piano aux étoiles Nouv.

    Jean-Pierre Luminet, célèbre astrophysicien, est un mélomane invétéré depuis toujours et également pianiste. Il retrace son parcours étonnant dans lequel son exploration musicale lui a permis de côtoyer de prestigieuses figures (Gérard Grisey, Hèctor Parra ou encore Henri Dutilleux).Depuis son enfance Jean-Pierre Luminet cultive avec passion des activités de musicien, de mélomane et de pianiste, qu'au fil des ans il a progressivement mêlées à ses activités d'astrophysicien de réputation mondiale, à la recherche de l'harmonie secrète de l'univers.
    Il retrace ici son étonnant parcours qui l'a conduit à rencontrer de nombreuses figures de la musique contemporaine dont il retrace les portraits. On y croise de prestigieuses figures comme Gérard Grisey et Hèctor Parra, avec lequel il a développé de fructueuses collaborations, Henri Dutilleux, André Boucourechliev ou encore Régis Campo, mais aussi d'attachants créateurs moins connus comme Arthur Petronio, Tristan Clais, Thérèse Brenet, Karol Beffa et quelques autres. L'auteur nous parle aussi de ses compositeurs classiques favoris, de son intérêt pour le jazz, de ses concerts les plus mémorables, et réserve un chapitre spécial à Franz Liszt, qui l'accompagne depuis toujours.

  • Losar : mon nouvel an tibétain Nouv.

    L'odyssée sensible au Népal pendant le Nouvel An d'une artiste qui ne parvient pas à trouver sa place dans le monde.À la fin de l'automne 2019, Karen Guillorel, impénitente voyageuse, prend conscience qu'elle ne souhaite pas fêter Noël ni le nouvel an du calendrier chrétien en Occident.
    Pendant cette période, elle veut être seule. Elle aspire à se recentrer.
    Pour cela, elle cherche à fuir loin des festivités humaines.
    Elle veut un lieu où je pourrai prendre le temps de faire silence en elle-même et s'interroger sur ce qui l'habite...
    Paradoxalement, l'idée lui vient qu'elle pourrait fêter Losar, la nouvelle année tibétaine...Pourquoi celle-ci et pas les autres ? Elle n'est pourtant ni bouddhiste ni même fascinée par cette spiritualité. Mais le désir de fêter un nouvel an dans l'Himalaya s'impose peu à peu : Losarl'appelle avec la persistance d'un mantra.
    Ce nom même, et sa musicalité, l'attirent comme un aimant.
    Dans Losar, elle entend en effet hasarden langue des oiseaux.
    Elle se convainc qu'elle va ainsi s'en remettre à sa bonne étoile.
    Cette année-là,Losarse fête du 24 au 26 février 2020 du calendrier grégorien.
    Dans l'Himalaya ce seront les tous premiers jours de l'année 2147...
    Karen souhaite ardemment découvrir les danses singulières des moines masqués et bondissant qui incarnent les divinités de la lumière et de l'ombre... L'ancienne religion chamaniquebnse glisse en effet subrepticement au sein du bouddhisme.
    Karen prend son bâton de pèlerin, son carnet et ses crayons... et elle s'engage sur les traces de Milarépa... L'aventure peut commencer.

  • Assommés par la défaite éclair de leur pays, et désormais parqués comme des bêtes, derrière des barbelés, loin à l'Est, en territoire ennemi, beaucoup de prisonniers ne tardèrent pas à relever la tête. Refusant l'esclavage, le mot « évasion » prit rapidement en eux tout son sens. Ils n'eurent bientôt plus qu'une idée en tête : partir à tout prix, pour reconquérir leur liberté. Le virus est tenace. S'ils sont repris, ils n'ont qu'une hâte : « remettre ça » ! et ils résistent à toutes les menaces. Il en résulte une épopée aux mille péripéties, parfois cocasses, souvent émouvantes, mais toujours marquées du sceau du courage et de l'imagination. Ce livre, qui renferme 45 récits authentiques d'évasions réalisées par des Auvergnats, porte témoignage de la résistance opiniâtre des évadés à l'asservissement nazi. C'est le livre des « étoiles » filantes dans le ciel sombre de la captivité. Il constitue, en fin de compte, le parfait manuel du futur candidat à l'évasion, qu'il faut mettre entre toutes les mains.

  • Assommés par la défaite éclair de leur pays, et désormais parqués comme des bêtes, derrière des barbelés, loin à l'Est, en territoire ennemi, beaucoup de prisonniers ne tardèrent pas à relever la tête. Refusant l'esclavage, le mot « évasion » prit rapidement en eux tout son sens. Ils n'eurent bientôt plus qu'une idée en tête : partir à tout prix, pour reconquérir leur liberté. Le virus est tenace. S'ils sont repris, ils n'ont qu'une hâte : « remettre ça » ! et ils résistent à toutes les menaces. Il en résulte une épopée aux mille péripéties, parfois cocasses, souvent émouvantes, mais toujours marquées du sceau du courage et de l'imagination. Ce livre, qui renferme 45 récits authentiques d'évasions réalisées par des Auvergnats, porte témoignage de la résistance opiniâtre des évadés à l'asservissement nazi. C'est le livre des « étoiles » filantes dans le ciel sombre de la captivité. Il constitue, en fin de compte, le parfait manuel du futur candidat à l'évasion, qu'il faut mettre entre toutes les mains.

  • Ce livre est un bijou d'intelligence et de subtile écoute de Mozart. Une invitation à sortir des sentiers battus et à laisser de côté les poncifs officiels pour, enfin, entrer dans la célébration du silence, jamais égalée, à laquelle nous convie l'oeuvre du compositeur.Dès la publication en 1960 de son premier livre, La philosophie tragique, Clément Rosset ne cessa plus d'écrire. Non seulement des livres de philosophie, mais aussi des récits, des pièces de théâtre, des essais sur ses artistes de prédilection. Parmi ces derniers, Mozart et le silence, devant être suivi de Note sur Jacques Offenbach, écrits en 1967 et 1970 respectivement, d'après la bibliographie que Clément Rosset établit lui-même vers 1970, préservée à la Bibliothèque Nationale.
    Partant essentiellement de l'opéra chez Mozart -; son genre préféré, crucial à sa compréhension -;, Clément Rosset démontre, à rebours des thèses musicologiques en vigueur, l'indifférence du génie autrichien à l'égard de la psychologie de ses livrets.
    À contre-sens des clichés en vigueur qui accordent un sens ou une intention aux airs sublimes de Don Giovanni, de Cosi fan Tutte ou des Noces de Figaro, l'auteur oppose une musique pure, finalement proche du silence et débarrassée de tout prétexte ou de toute arrière-pensée.
    À son retour du Canada, où l'essai sur Mozart fut rédigé, Rosset le propose à un éditeur qui le refuse, ainsi que d'autres manuscrits. Le texte reste alors inédit pendant une vingtaine d'années.
    Dans une série d'entretiens biographiques, Rosset raconte à ce sujet qu'au moment où il s'apprêtait à les mettre à la poubelle, il offrit quelques-uns de ces manuscrits à son ami Didier Raymond, estimant que ce dernier parviendrait probablement, de par son " entregent ", à les faire publier -; ce qui fut le cas du Mozart, qui voit le jour chez Mercure de France en 1990 sous le titre de : Mozart. Une folie de l'allégresse, signé donc Didier Raymond. Discrète et ironique vengeance : c'était l'éditeur qui avait refusé le texte quelque temps auparavant.
    Ce même livre fut réédité chez Le Passeur en 2013 sous le titre Le cas Mozart. Il est aujourd'hui présenté au public sous son titre original, rendant justice à son auteur à titre posthume.

  • A travers une galerie de portraits des philosophes emblématiques de l'histoire de la philosophie, Henri de Monvallier explore leur rapport à la vie matérielle et dévoile quelques anecdotes édifiantes sur ces grands penseurs.Les historiens de la philosophie s'intéressent beaucoup à la logique mais assez peu, au total, à la logistique.
    Primum vivere, deinde philosophari, dit la sentence latine : " D'abord vivre, ensuite philosopher. " Certes, mais pour vivre, encore faut-il avoir de quoi vivre. Les philosophes, de quoi vivaient-ils ? Étaient-ils riches ou pauvres ? Vivaient-ils de leurs écrits ? Comment négociaient-ils leurs droits d'auteur ? Étaient-ils rentiers, héritiers ou bien étaient-ils obligés de travailler à côté ? Étaient-ils pingres ou généreux avec les autres ? Et comment ont-ils pensé l'argent dans leurs textes théoriques ? Que penser enfin de certaines tendances contemporaines du " business de la pensée " chez les intellectuels ? C'est à ce questions, et à quelques autres, que ce livre entend fournir des éléments de réponse en proposant à travers une galerie de portraits qui va de Platon à Sartre jusqu'aux philosophes actuels une réflexion sur la vie matérielle des penseurs.

  • Réunies pour la première fois sous cette forme, les lettres entre Bouilhet et Flaubert dévoilent une relation artistique et amicale singulière entre ces deux hommes de lettres devenus comme des frères.Louis Bouilhet fut le complice, le frère élu de Flaubert, celui avec lequel il pouvait partager ce goût de la farce tonitruante, dans la plus pure tradition rabelaisienne. Il fut aussi son éminence grise, ce compagnon d'écriture qui entretint Flaubert dans une exigence littéraire soutenue, et c'est lui qui lui souffla l'idée de Madame Bovary. Leur correspondance croisée, publiée ici pour la première fois, se fait l'écho de cette connivence à la fois potache et hautement littéraire. Drôles, féroces, tonitruantes, brillantes, ces lettres portent la marque d'une de ces rares amitiés littéraires qui en font les héritiers de La Boétie et Montaigne, dans un registre plus facétieux, Bouilhet étant le témoin privilégié du gueuloir du Croisset. Elles permettent aussi de redécouvrir également l'oeuvre du " pauvre Bouilhet ", auquel Flaubert resta fidèle même après sa disparition prématurée. C'est indéniablement l'une des correspondances de Flaubert parmi les plus vivantes, les plus complices et les plus entraînantes.

  • L'histoire exceptionnelle d'une figure de la Résistance chrétienne au Liban, Jocelyne Khoueiry, qui, à 20 ans à peine, a pris la tête d'un millier de combattantes pour défendre son pays menacé par les Palestiniens, tout en vivant une conversion spirituelle étonnante. Le destin d'une femme hors du commun.
    " Remarquable biographie d'une femme hors du commun. Un travail extrêmement approfondi, passionnant et émouvant. " Dominique Baudis
    Liban, avril 1975. La guerre éclate. Jocelyne Khoueiry, vingt ans à peine, prend les armes pour défendre son pays menacé par les Palestiniens qui ont établi un État dans l'État. Rare femme à lutter avec les commandos d'élite, elle devient une figure de la Résistance chrétienne et se retrouve bientôt à la tête d'un millier de combattantes.
    Dans la nuit du 6 mai 1976, elle remporte seule avec six " gamines " une victoire décisive contre trois cents combattants palestino-syriens. La " légende de Jocelyne et ses filles " est en marche. Cette date est aussi celle d'un changement profond : la rencontre avec le Christ d'une jeune femme confessant jusqu'alors un christianisme identitaire. Dès lors, elle ne cesse de communiquer sa foi à l'ensemble des Forces libanaises.
    Pendant dix années, elle est sur tous les fronts et de toutes les batailles pour apporter l'espérance au coeur de la mitraille. Son combat pour la vie et pour un Liban multi-confessionnel n'a jamais cessé depuis.

  • Pendant vingt ans, Flaubert et les frères Goncourt échangèrent des lettres extrêmement précieuses pour comprendre, certes, les " créatures " contradictoires, changeantes et vulnérables, mais surtout les grands artistes qu'ils furent tous trois." Qui révélera mieux que la lettre autographe la tête et le coeur de l'individu ? [...] Seule la lettre autographe sera le confessionnal où vous entendrez le rêve de l'imagination de la créature, ses tristesses et ses gaîtés, ses fatigues et ses retours, ses défaillances et ses orgueils, sa lamentation et son inguérissable espoir. "
    Par ces quelques lignes de la préface de leurs
    Portraits intimes du XVIIIe siècle les frères Goncourt, grands amateurs et collectionneurs d'autographes s'il en est, révèlent tout le prix qu'ils attachent aux correspondances.
    Et de fait, celle qu'ils échangèrent avec leur ami, maître et rival Flaubert au long d'une relation de vingt ans (1860-1880), se révèle, en écho et en opposition parfois à leur célèbre
    Journal, extrêmement précieuse pour comprendre, certes, les " créatures " contradictoires, changeantes et vulnérables, mais surtout les grands artistes qu'ils furent tous trois, artistes qui considéraient la littérature comme un véritable sacerdoce et se percevaient comme les derniers représentants d'un art " pur ", sacré, à l'abri du mercantilisme et de la " blague " moderne : " La pure littérature, le livre qu'un artiste fait pour se satisfaire, me semble un genre bien près de mourir. Je ne vois plus de véritables hommes de lettres, de sincères et honnêtes écrivains que Flaubert et nous " (
    Journal, 9 août 1868).
    Cette correspondance est aussi éminemment instructive (et complète en cela de façon irremplaçable le
    Journal) pour la connaissance du champ littéraire sous le Second Empire et la compréhension des sociabilités d'écrivains, penseurs et artistes.

  • Inspiré de faits réels, un thriller mené tambour battant dans les rouages de la haute administration pénitentiaire où frayent des monstres d'ambition assoiffés de pouvoir et ne reculant devant rien pour parvenir au plus haut.Le grand patron de la pénitentiaire est retrouvé mort le lendemain de la spectaculaire évasion par hélicoptère du braqueur Yazid Boukhram. Suicide ? Le ministre de la Justice, secondé de son ambitieux directeur de cabinet, doit gérer la crise politico-médiatique. Si la police est convaincue de la piste criminelle, rien n'est plus ardu que d'enquêter dans le monde fermé des prisons, sauf à s'adjoindre une aide providentielle en interne. Des quartiers de détention aux couloirs feutrés de la chancellerie, deux directrices des services pénitentiaires semblent bien avoir leurs entrées ! Quand les bons et les mauvais ne sont plus ceux qu'on attend, l'intrigue se double d'une fable sur les fléaux actuels des démocraties : harcèlement, narcissisme et l'argent comme unique aiguillon moral. Une immersion inédite et fascinante menée tambour battant dans l'intimité des prisons et les coulisses des hiérarchies de pouvoir.

  • Une grande partie de ce que le XIXe siècle a produit en artistes, journalistes, hommes politiques, comédiens et philosophes s'est rendue à Nohant, attirée par le magnétisme et l'ouverture d'esprit de la dame des lieux. Sylvie Delaigue-Moins nous ouvre la porte d'entrée de cette fameuse demeure.Honoré de Balzac, Gustave Flaubert, Frédéric Chopin, Eugène Delacroix, Franz Liszt, Alexandre Dumas fils, Ivan Tourgueniev, Théophile Gautier, Marie d'Agoult, Pierre Leroux, Auguste Charpentier, Pauline Viardot, Bocage, Auguste Clésinger, le Prince Jérôme Napoléon, Luigi Calamatta, Alexandre Manceau ... On n'en finirait pas de dénombrer toutes les personnalités passées à Nohant, chez George Sand, à partir de 1835. Une grande partie de ce que le xixe siècle a produit en artistes, journalistes, hommes politiques, comédiens et philosophes s'est rendue à Nohant, attirée par le magnétisme et l'ouverture d'esprit de la dame des lieux.
    Sylvie Delaigue-Moins nous ouvre la porte d'entrée de cette fameuse demeure et détaille les séjours de chacun et raconte les souvenirs ou anecdotes notables. Nous pénétrons ainsi dans l'intimité de la famille Sand.
    Grâce à ces pages, largement documentées, nous sommes, à notre tour, invités privilégiés de Nohant et de la communauté de ses génies....

  • Dans ce grand roman, écrit entre 1953 et 2012, Frédérick Tristan décrit les errances de notre époque à travers les tumultueuses aventures de Paul, son héros.
    Paul, jeune garçon solitaire, ne comprend pas pourquoi sa mère ne l'aime pas et pourquoi elle va jeter de la boue sur une tombe. Son père, toujours absent, garde un lourd secret dans son coeur. Un mystère rôde dans la maison, et l'enfant ne trouve d'évasion que dans le misérable cinéma du village. Les vieux films sont-ils plus réels que la vie ?
    À Lyon où il fait de précaires études, Paul croit se sauver de son désarroi grâce à l'amour, mais il tombe entre les mains d'une redoutable comédienne qui le viole. Le théâtre deviendra-t-il son nouvel univers, plus trompeur encore que l'autre ? Un professeur, qu'il considère à tort comme son ami, lui conseillera de se plonger dans des livres qui, loin de l'apaiser, le bouleversent. Parviendra-t-il à devenir écrivain ? D'étranges circonstances le conduisent à aimer une jeune étudiante que la drogue a menée à la folie. Pourra-t-il la sauver grâce à un héritage inopiné dont il déteste pourtant la provenance ?
    Empêtré dans une société qu'il ne comprend pas, Paul se libérera de ses angoisses en apprenant la vérité sur ses véritables origines et en s'engageant dans la résurrection mentale de celle qu'il aime.
    Le personnage principal de cette grande fresque conçue entre 1953 et 2012 aura traversé plusieurs romans de l'auteur, faisant de ce texte essentiel l'un des fils conducteurs de l'oeuvre de Frédérick Tristan.

  • L'embarcadère

    André Tubeuf

    Le second roman d'André Tubeuf où se mêlent son amour de la musique et la quête qui irrigue toute son oeuvre : chercher ce qui compose nos souvenirs et façonne nos existences.En 1880, sur une île de l'Adriatique, non loin de Venise, vit une famille dans laquelle deux frères sont très unis. Un jour, l'un des deux disparaît mystérieusement. Celui qui reste comprendra au fil du temps qu'ils doivent se perdre pour se retrouver et que leur accomplissement passe par cette disparition. C'est à ce prix, celui de l'absence, qu'ils grandiront et effectueront ce retour vers eux-mêmes.
    Ce second roman d'André Tubeuf aurait dû être le premier mais l'oeuvre a maturé pendant des années avant qu'il ne le réécrive entièrement aujourd'hui.
    Le public de Tubeuf le retrouvera entier : la musique irrigue ce roman à la fois dans son style poétique et spirituel et sa structure construite sur le modèle de la sonate pour piano de Beethoven Les Adieux. Le compositeur Franz Liszt, ami de la famille et figure vénérable du sage et de la foi, traverse le récit, accompagné de musiques de Bach et Beethoven.
    Mais le vrai sujet de ce roman est celui qui parcourt toute l'oeuvre de Tubeuf : la quête de la mémoire. Inlassablement, livre après livre, quelle que soit la forme choisie (essai, récit, roman), André Tubeuf n'a cessé de chercher ce qui compose nos souvenirs et façonne nos existences.

  • Le retour de la Chine sur l'échiquier mondial, entamé lors de la Grande crise financière de 2008, s'accélère avec le Covid de 2020. L'empire du Milieu s'affirme en nouveau " rival systémique ", bousculant les équilibres mondiaux sur le plan géopolitique, économique et financier.
    L'Occident doit donc étudier de manière objective ce système, reposant sur des principes généralement à l'opposé des siens de manière à en identifier les faiblesses et les forces, quand bien même celles-ci viendraient remettre en cause ses convictions les plus profondes.
    Il semble nécessaire de repenser structurellement les fondations de la relation entre Europe et Chine pour construire au xxie siècle le " Grand Pont en avant ". Pour cela, il faut accepter une profonde rupture avec les habitudes et schémas du passé, de la part des dirigeants tant politiques qu'économiques, des décideurs tant chinois qu'européens.
    David Baverez propose une approche unique, non pas celle d'un sinologue, politologue ou sociologue confirmé, tournant son regard vers le passé, mais celle d'un investisseur occidental vivant quotidiennement en Chine et habitué à défricher les disruptions à venir. Il imagine des dialogues imaginaires entre le président Xi Jinping et cinq experts européens, des échanges sans concessions ni tabous, à l'opposé du " politiquement correct " ambiant.
    David Baverez dresse une cartographie à la fois originale, dépassionnée et dérangeante de ce que pourrait être une nouvelle relation économique, technologique, financière entre l'Europe et la Chine sans gommer pour autant les immenses défis relever. Ni pro- ni antichinois, ce livre se veut avant tout une invitation adressée au lectorat occidental à combler son déficit de connaissance de la réalité chinoise.

  • Le destin bouleversant d'un artiste brisé par le maccarthysme et le vent de folie anticommuniste de l'après-guerre et des années 50 aux États-Unis.New York, automne 1945. Le jeune artiste juif Nathan Polonsky rentre au pays, après trois années sur le front européen. Peintre socio-réaliste, inspiré par les grandes luttes sociales de son époque, il a connu ses premiers succès pendant la Dépression, grâce aux programmes artistiques initiés par le président Roosevelt. La guerre est donc venue l'interrompre dans sa lancée. Cette parenthèse refermée, il est persuadé qu'il va pouvoir se remettre au travail, rattraper le temps perdu. Il renoue rapidement avec le succès artistique, rencontre l'amour, et obtient un poste d'enseignant en art.
    Le bonheur n'est que de courtes durées car sa femme le quitte et l'hystérie anticommuniste s'empare du pays. La suspicion s'insinue partout dans les milieux politiques, à Hollywood, dans les universités, mais aussi sur la scène et les marchés de l'art. Nathan est assigné à comparaître devant la Commission des activités antiaméricaines. Humilié, mis sur le banc des accusés tel un vulgaire criminel, sa colère et sa combativité au cours de l'enquête lui vaudront l'emprisonnement pour outrage au Congrès.
    À sa sortie de prison, les portes du monde de l'art restent toutes fermées et il s'expatrie clandestinement à Paris où il tentera de survivre et de comprendre les folles dérives de cette Amérique gagnée par la " rage ".

  • La totalité des essais écrits durant toute sa vie par Henry David Thoreau, publié en français pour la première fois.Le présent volume regroupe la totalité des essais écrits durant toute sa vie par Henry David Thoreau (1817-1862), l'auteur de
    Walden et de
    La Désobéissance civile.
    Au total, près de quarante textes, dont dix sont traduits et présentés pour la première en français. Du premier rédigé à vingt ans jusqu'au dernier, révisé sur son lit de mort, toutes les thématiques chères à Thoreau s'y retrouvent. Leur ordonnancement chronologique permet de suivre le fil de sa pensée, son évolution, ses bifurcations, et ses engagements. À côté de ses essais célébrant différents aspects de cette Nature qu'il n'a cessé d'arpenter, on trouve des textes qui sont de véritables bréviaires de sa philosophie vécue sans concession, et des brûlots politiques qui, bien qu'inscrits dans un contexte historique particulier, n'en continuent pas moins de résonner jusqu'à nous. Car c'est le propre de Thoreau de transcender ce qu'il vit à un instant pour lui donner une dimension plus ample qui trouve des échos avec nos propres interrogations. Ce que dénonce ou célèbre Thoreau nous parle plus que jamais : le temps pour soi, la simplicité volontaire, l'attention à la nature, l'hégémonie de la valeur travail, la soumission à l'argent, la désobéissance civile, le recours à la violence pour une cause que l'on croit juste...
    À côté des deux seuls livres qu'il a publiés de son vivant et de son immense journal, ces essais constituent l'autre chef-d'oeuvre de Henry David Thoreau, son indispensable complément, son précieux prolongement, qui fait de son auteur notre contemporain.

  • Entre la Russie et la France, deux géants de la littérature échangent actualités de la vie littéraire, tourments d'écriture, mais surtout nouent une chaleureuse amitié.Il lui reste dix-sept ans à vivre lorsque Flaubert rencontre le plus français des écrivains russes, Ivan Tourgueniev. Leur première lettre date de 1863, et cette correspondance exceptionnelle durera jusqu'aux derniers jours de Flaubert.
    Exceptionnelle, en effet, parce que c'est un document irremplaçable sur le laboratoire intérieur de chacun des deux auteurs : ils livrent leurs doutes, leurs difficultés, les affres qu'ils traversent. Sans filtre ni prévention, car chacun sait que l'autre est un frère d'encre et de plume.
    C'est aussi un irremplaçable miroir de la vie intellectuelle, culturelle et politique : on voit défiler, peints et croqués avec une force de trait stupéfiante, les grands personnages de l'époque.
    Enfin, c'est le livre d'une amitié : les deux géants des Lettres correspondent, au sens le plus plein du terme. Ils échangent, se confient, s'épaulent et se critiquent. Ils nouent ensemble le plus subtil et plus exigeant des signes de ponctuation : le trait d'union.

  • Les échanges de Napoléon Ier et de Joséphine de Beauharnais font partie des plus belles pages de la littérature amoureuse. " Reçois un millier de baisers ; mais ne m'en donne pas, car il brûle mon sang. "
    Dès les premières lettres échangées par Bonaparte et Joséphine en 1795 se devine la passion dévorante du jeune officier pour la veuve Beauharnais, égérie du Directoire.
    Les premiers temps de leur union sont heureux, et les missives de la campagne d'Italie comptent parmi les plus enflammées jamais adressées. Mais l'ambition et les liaisons successsives auront raison de cette union devenue consulaire puis impériale, avant le second mariage de Napoléon avec Marie-Louise.
    À travers ces lettres, le lecteur découvre certaines des plus belles pages de la littérature amoureuse depuis plus de deux siècles.

  • Dans une enquête digne d'un thriller, Juliette Tournand démontre avec brio que Clytemnestre, héroïne détestée des tragédies grecques, est en réalité, sous la plume d'Eschyle dans L'Orestie, une dirigeante de premier plan, une mère protectrice et la créatrice de la justice en démocratie. Une figure à redécouvrir pour éclairer le temps présent.Sophocle est considéré comme le père de la philosophie et de la psychologie, le " paradigme de la tragédie " selon Aristote. Il est enseigné dans les écoles au détriment d'Eschyle, qualifié de rustre et dont les tragédies seraient moins abouties. Or, Juliette Tournand démontre avec rigueur et clarté que les tragédies d'Eschyle, L'Orestie notamment, sont des trésors, des oeuvres riches, complexes et nuancées, infiniment plus subtiles que celles de Sophocle qui créa les premiers " blockbusters " au prix de simplifications abusives, notamment envers les personnages féminins.
    Au coeur de L'Orestie, Clytemnestre, la reine meurtrière assassinée par son fils, figure honnie depuis des siècles, se révèle en fait une femme qui a dirigé seule son pays de main de maître, sacrifié sa réputation pour rétablir la justice, puis sa vie pour, posant les fondements de la justice moderne, sauver sa descendance et rendre un avenir à sa cité.
    Par de courts chapitres rythmés et dans une langue fluide et accessible, Juliette Tournand relit
    L'Orestie sous la plume d'Eschyle, et en dévoile les multiples thèmes entrant en résonance avec les temps présents : la nature, la sagesse, la justice, la théologie, le féminin, la sociologie des foules et de la famille, la psychologie et la psychanalyse et surtout la démocratie. Une oeuvre précieuse à découvrir ou redécouvrir qui se révèle aussi palpitante que les meilleures séries !

  • Le Paris interlope des Trente Glorieuses sert de décor à ce roman où se mêlent enquête policière, guerre des gangs, intrigues familiales et amours licencieuses.Faubourg Montmartre s'inspire de personnages réels : les frères Zemour, surnommés les " Z " par le Milieu. Cinq frères d'une famille juive d'Algérie dont la carrière criminelle a défrayé la chronique durant les années 1960, 70 et 80.
    L'aîné, Roland, s'installe à Paris, après-guerre. Proxénète, il est tué en 1947. Les quatre autres - Théodore, William, Gilbert et Edgard - débarquent en France et décident de le venger.
    Comme leur aîné, ils succomberont à ce terrible virus qui fait tant de ravage chez les voyous : le flingage. Les " Z " n'hésitent pas à distribuer leur bonne parole à coups de 11,43.
    Dans leur ascension criminelle, ils sont rejoints par une femme, Catherine L., qui les secondera sans états d'âme jusqu'au point de rupture.
    De Sétif au Faubourg Montmartre, en passant par Rome, Tel-Aviv, Montréal, Kaboul, les " Z " pratiquent avec frénésie l'escroquerie, le proxénétisme, les jeux, le racket. Ils frayent dans le monde de la nuit, de l'art, et de la drogue. Bien entendu, ils dérangent et viennent semer le trouble dans le Milieu tenu par les caïds de la communauté juive pied-noir de Paris, les barons corses des cercles de jeux, la pègre israélienne, les redoutables mafias italiennes.
    À leurs trousses, l'inspecteur Chavin, fin limier du 36 quai des Orfèvres, consacrera toute sa carrière à les faire tomber.
    Le Paris interlope des Trente Glorieuses sert de décor à ce roman où se mêlent enquête policière, guerre des gangs, intrigues familiales et amours licencieuses.

  • Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant au coeur des attentats de Bruxelles ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. 22 mars 2016, aéroport de Bruxelles. Janet Winston-Young et son mari Fred se trouvent dans la file d'enregistrement de la Delta Airlines lorsque, à quatre mètres, un kamikaze déclenche froidement sa bombe. " Je suis en train de mourir " se dit Janet avant de perdre conscience.
    Plus tard, elle ouvre les yeux au milieu du carnage. Elle est l'une des survivantes, Fred aussi. Sa rencontre avec la mort qu'elle a frôlé, avec la malveillance et la folie des humains soulèvent en elle des questions d'ordre existentiel, qui mettent à l'épreuve sa conception du monde, de l'homme et de Dieu.
    Pour tenter d'apporter des réponses à ses interrogations, l'auteure retrace le parcours des terroristes et montre les liens étroits entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, jusqu'en Syrie.
    Aujourd'hui, la violence et la mort rôdent à l'échelle planétaire dans un monde fragilisé par une pandémie. La succession de faits nouveaux ainsi que les procès qui se succèderont en 2021-2022 en France et en Belgique ne laissent entrevoir aucun répit.
    Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. Un livre pétri d'humanité et résolument porteur d'espérance.

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