Les Éditions Noir sur Blanc

  • Les ours dansants : de la mer Noire à La Havane, les déboires de la liberté Nouv.

    Pendant des siècles, les Tsiganes bulgares ont dressé et exhibé des ours, de ville en ville, et jusque sur les plages. En 2007, avec l'entrée de leur pays dans l'Union européenne, ils ont été contraints de relâcher les ours dans une réserve pour animaux sauvages. Mais aujourd'hui encore, dès que ces ours voient un humain, ils se lèvent sur leurs pattes arrière pour danser.
    Au fil de ce grand reportage littéraire en Europe de l'Est, la métaphore de l'ours dansant va prendre toute son ampleur : il n'est pas facile de retrouver la liberté. Ni de savoir quoi en faire. De Sofia à Tirana et de Belgrade jusqu'à Gori, la ville natale de Staline, en passant par Athènes, Londres et Cuba, Szablowski interroge des femmes et des hommes sur la difficile transition de leur pays vers la démocratie et l'économie de marché. Liberté, liberté chérie ? De même qu'avec les ours rendus « à la vie sauvage », qui ont été stérilisés et qui se heurtent à des clôtures électriques, la vie nouvelle des plus pauvres, à l'Est, n'est pas si simple, et le cocktail de souffrances et de nostalgie explique en bien des lieux les séductions de l'autoritarisme.

  • Une mer blanche et silencieuse Nouv.

    Tous les lecteurs se souviennent de l'hallucinante chasse à l'homme de La Bouche pleine de terre qui avait révélé le nom de Branimir S´cepanovi´c au public français. D'un livre à l'autre, le talent de S´cepanovi´c s'est imposé à ses innombrables lecteurs. Maître du récit court, de la narration condensée riche en symboles, S´cepanovi´c, tel un prophète de l'Ancien Testament, révèle à l'homme sa nature tragique et risible au travers de fables allégoriques. Les quinze nouvelles inédites de la présente édition prouvent une fois de plus le talent inégalé de ce géant de la littérature universelle et intemporelle. « Les livres de Branimir Scìepanovicì se reìveÌlent des concentreìs ouÌ de sombres firmaments se mêlent aÌ des lambeaux de ciels creìpusculaires. » (Linda Lê, extrait de la préface)
    Branimir Scepanovic (1937-2020) était l'un des écrivains serbes les plus connus à l'étranger. La vingtaine de nouvelles et les trois romans qu'il a écrits ont marqué les esprits de milliers de lecteurs francophones. Sa Bouche pleine de terre fait partie de la Bibliothèque idéale de Bernard Pivot.

  • Les immeubles de fer Nouv.

    Après une rupture amoureuse, Arthur, jeune urbaniste fraîchement diplômé, débarque à Shanghai avec beaucoup d'ambition et des convictions d'emprunt.
    Cette ville sans limites ni frontières ni mémoire, ville-mensonge affamée qui semble chaque jour changer de visage, le fascine. Pourtant, elle devient de plus en plus hostile, et le rêve d'exotisme se transforme en cauchemar existentiel.
    Avec un talent descriptif stupéfiant, et l'habileté hors pair de nous faire passer de l'angoisse la plus profonde à l'hilarité, Adrien Blouët raconte une jeunesse à la fois désabusée et pleine de certitudes.
    Adrien Blouët est né en 1992. Son premier roman, L'Absence de ciel, parait chez Notabilia en 2019.

  • Anarchie : l'implacable ascension de l'East India Company Nouv.

  • Le roman lumineux Nouv.

    Voici le roman fou, drôle, cruel, et terriblement émouvant d'un écrivain monumental trahi par les mots, à la poursuite d'une vérité impossible.
    Comment écrire sur ce qui nous dépasse ? Comment fixer par des mots les épiphanies, ces instants de transcendance qui infléchissent le cours d'une vie ?
    Ces expériences se nourrissent de mystère, elles sont insaisissables, évanescentes ! Elles cessent d'être lumineuses dès qu'elles sont couchées sur le papier.
    Pourtant, que serait la littérature si elle renonçait à livrer combat ?
    Mario Levrero détestait les interviews et les prologues, s'intéressait à l'autohypnose, croyait aux phénomènes télépathiques, lisait sur le Zen, était accro aux ordinateurs, aux jeux de solitaire et à la pornographie. Il adorait lire des romans policiers au petit déjeuner, qu'il prenait souvent en début d'après-midi. Levrero a tour à tour été journaliste, animateur d'ateliers d'écriture virtuels, vendeur de livres d'occasion, auteur de mots croisés et de scénarios de bande dessinée, photographe et parapsychologue. Il a commis de nombreux ouvrages inclassables. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands écrivains latino-américains contemporains.

  • Nées le même jour à seulement un an d'intervalle, Ella et Martha ont grandi comme des jumelles. Pourtant, la sombre, maussade Ella, et la brillante et impulsive Martha sont aussi différentes que les deux faces d'une même pièce.
    Quand Martha fait une dépression nerveuse, c'est Ella qui prend soin d'elle. En plein coeur de l'hiver, elles partent se réfugier dans un hôtel perdu au milieu des montagnes, ilot de lumière au sein d'un paysage froid et dénudé, enseveli sous la neige. Isolées, hors du temps, les deux jeunes femmes vivent d'abord en symbiose. Mais des rencontres secrètes vont avoir lieu qui révèleront des désirs jusque-là inconnus, et la véritable nature de leur relation.
    Un roman sur la jeunesse, la force des liens sororaux, l'emprise et la dépendance, la jalousie et la passion, et surtout, la quête d'une identité propre.
    Lauréat du prix de la Critique, finaliste du prix des Libraires.
    Née en Norvège dans les années soixante, Mona Høvring a écrit cinq recueils de poésies et trois romans. Elle a été finaliste en 2014 pour le Prix de la littérature Nordique.

  • Première édition : Robert Laffont, 2001
    Nouvelle traduction
    Une jeune femme s'installe avec R., son mari, dans un hameau perdu de Basse-Silésie, à quelques dizaines de mètres de la frontière tchèque. Nous sommes aussitôt après la chute du régime communiste en Pologne, mais ce n'est pas l'unique changement perceptible : les maisons, les jardins et les forêts environnantes regorgent de vestiges et de traces laissées par les Allemands qui vivaient autrefois, majoritaires, dans cette région. Strates de terre, strates de temps, le hameau prend rapidement les dimensions de l'univers, puisque les possibilités de narrations, à partir de lui, sont infinies. D'une imagination débordante, mêlant légendes, ragots de villageois, explorations des rêves et de l'Internet naissant, recettes de cuisine et fines observations de nos contemporains, ce roman d'Olga Tokarczuk est l'épopée d'un tout petit lieu, avec une ahurissante galerie de personnages, dont Marta, la voisine, perruquière fantasque, qui amorce et tisse les histoires, Marek Marek qui se saoule à mort pour ne plus sentir l'énorme oiseau qui est dans sa poitrine, ou encore Ergo Sum, le professeur de latin qui se changera en loup-garou... et jusqu'à sainte Kümmernis, ravissante femme à barbe crucifiée par son père.
    Prix Nobel de littérature, Olga Tokarczuk a reçu le Man Booker International Prize 2018 pour Les Pérégrins. Traduit en français en 2010 chez Noir sur Blanc, ce roman avait été couronné par le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt), un prix que, chose rarissime, l'auteure a une nouvelle fois reçu pour son monumental roman : Les Livres de Jakób.
    Née en Pologne en 1962, Olga Tokarczuk a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière polonaise la plus traduite à travers le monde, elle est reconnue à la fois par la critique et par le public. Neuf de ses livres ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001) ; Récits ultimes, Les Pérégrins et Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2007, 2010, 2012) ; Les Enfants verts (La Contre-allée, 2016) ; Les Livres de Jakób (Noir sur Blanc, 2018) ; Histoires bizarroïdes (Noir sur Blanc, 2020) ; et enfin Le tendre narrateur (Noir sur Blanc, 2020).

  • De quoi Robert est-il coupable ?
    Un beau jour, ce thérapeute reconnu, essayiste prolifique, n'a plus supporté de voir ses patients stagner et s'est mis en tête de changer radicalement de méthode. Assez de réflexion, d'introspection, d'écoute compatissante : le temps était venu de passer à l'action !
    Au même moment, son frère disparaissait mystérieusement en mer.
    Désormais, c'est entre les murs d'un hôpital psychiatrique que Robert se confesse.
    Avec les élucubrations de ce psy désaxé, manipulateur et profondément dans le déni, Denis Michelis nous offre une farce tragique aux allures de roman policier. Un livre corrosif, plus que jamais d'actualité, sur la menace constante du populisme, la tentation et le danger d'une simplification de la pensée.
    Denis Michelis est journaliste, écrivain et traducteur. Il vit à Paris. État d'ivresse est son troisième roman après Le Bon Fils (Les Éditions Noir sur Blanc, 2016) et La chance que tu as (Stock, 2014), qui ont reçu un bel accueil de la part de la critique et des libraires.

  • Nous sommes dans la région de la Volga, dans les premières années de l'URSS, en 1920-1930. Jakob Bach est un Allemand de la Volga : il fait partie des descendants des Allemands venus s'installer en Russie au XVIIIe siècle.
    Bach est maître d'école dans le village de Gnadenthal, une colonie située sur les rives du fleuve. Un mystérieux message l'invite à donner des cours à Klara, une jeune fille vivant seule avec son père sur l'autre rive de la Volga. Bach et Klara tombent amoureux, et après le départ du père, ils s'installent ensemble dans la ferme isolée, vivant au rythme de la nature. Un jour, des intrus s'introduisent dans la ferme et violent Klara. Celle-ci mourra en couches neuf mois plus tard, laissant Bach seul avec la petite fille, Anntche.
    Après la mort de Klara, Bach s'éloigne du monde et perd l'usage de la parole. Tout en élevant l'enfant, il écrit des contes, qui de manière étrange et parfois tragique s'incarnent dans la réalité à Gnadenthal. Un autre enfant fait alors son apparition à la ferme : Vasska, un orphelin vagabond qui bouleversera la vie d'Anntche et Bach...
    Gouzel Iakhina est née en 1977 à Kazan, au Tatarstan (Russie). Elle a étudié l'anglais et l'allemand à l'université de Kazan, puis a suivi une école de cinéma à Moscou, se spécialisant dans l'écriture de scénarios. Elle a publié dans plusieurs revues littéraires, comme Neva ou Oktiabr. Son premier roman, Zouleikha ouvre les yeux, est immédiatement devenu un best-seller en Russie à sa parution en 2015. Il a reçu de grands prix littéraires, dont les prestigieux Bolchaïa Kniga et Iasnaïa Poliana 2015. Gouzel Iakhina vit aujourd'hui à Moscou, avec son mari et sa fille.

  • Au printemps de l'an 1458, Arras fut frappée par la peste et par la famine. En un mois, près d'un cinquième de la population périt. S'ensuivit la sinistre vauderie de 1461, chasse aux sorcières doublée de dévastations et de massacres dans le quartier juif de la ville. Étrange et cruelle folie collective qui fut aveuglément orchestrée par un prêtre fanatique comme un rituel de purification corporelle et spirituelle. Ce récit allégorique, écrit à la première personne, développe une réflexion profonde sur les thèmes de la liberté, de la compromission et de la passivité vis-à-vis des cataclysmes sociaux.
    Andrzej Szczypiorski (1928-2000) était un écrivain, scénariste et homme politique polonais. Il prit part à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale comme combattant de l'Armée Populaire, participant à l'Insurrection de Varsovie ; il fut emprisonnée au camp de Sachsenhausen, milita dans l'opposition démocratique au régime de la République populaire de Pologne à partir des années 1970 puis devint sénateur lors des premières élections libres en 1989.

  • La fascination pour les oiseaux qui accompagne l'auteur depuis son enfance (une maladie qu'il appelle Birding Compulsive Disorder) est devenue un prétexte pour écrire sur l'art, la littérature, l'histoire et le cinéma. De quel oiseau-roi Mitterrand a-t-il voulu faire son dernier repas ? Quel est le lien de l'agent 007 avec l'ornithologie ? À quoi pensaient les oiseaux d'Hitchcock ? Quel effet l'amour de Jonathan Franzen pour les oiseaux a-t-il eu sur sa prose ?
    Bien entendu, l'auteur ne s'inspire pas uniquement de ses lectures ! C'est un homme de terrain et son texte est nourri de toutes ses expériences dans la nature, mais aussi en ville.
    Il y a désormais des millions de gens qui s'adonnent à l'observation des oiseaux. Pour beaucoup, c'est une passion dévorante et les cas d'agression, d'évanouissement ou de crise cardiaque ne sont pas rares sur le terrain. Lubie´nski n'a encore tabassé personne, son coeur est heureusement en bon état, mais comme son amour des oiseaux est tout aussi excessif, il affronte sans se plaindre les conditions les plus inconfortables, jusqu'à être victime de la « malédiction du bruant », un mal qui frappe les amis des oiseaux...
    Stanislaw Lubie´nski est né en 1983. Après des études en anthropologie de la culture, il a collaboré à la plupart des magazines culturels de Pologne. Auteur d'un essai historique sur l'anarchiste ukrainien Nestor Makhno (Le Pirate des steppes), il a reçu de nombreux prix pour son livre Douze pies par la queue, dont le prestigieux Nike dans la catégorie « Choix du public ». Sa passion pour les oiseaux détermine la plupart de ses voyages, mais aussi son engagement de citoyen. Il vit à Varsovie, où vient de paraître son nouvel essai : Le livre des déchets, qui traite de la gestion catastrophique de nos ordures comme d'un problème de civilisation.

  • Laz, jeune étudiante taïwanaise, passe une grande partie de son temps seule à écrire et décoder ses obsessions jusqu'au bout de la nuit. Amoureuse d'une camarade qui s'acharne à lui souffler le chaud et le froid, épuisée de danser sans relâche sur la frontière du désir et de la haine, Laz va chercher du réconfort auprès de sa bande d'amies et d'amis, tous vifs d'esprit, artistes quelque peu moroses, amants autodestructeurs, insoumis et surtout queers.
    Dans son journal, Laz écrit l'urgence de vivre, le désir, les sentiments brûlants... elle parle aussi de crocodiles qui portent des manteaux d'humains ! Les médias les traquent, craignent une épidémie : peuvent-ils se reproduire ? Quand, de leur côté, les crocodiles échangent sur leurs goûts littéraires et musicaux, adorent la glace à la crème, font des courses, prennent des bains...
    Un guide de survie pour les inadaptés de tous bords, pour tous ceux qui s'identifient parfois à un monstre caché dans un manteau humain.
    Qiu Miaojin (1969-1995) est une écrivaine taïwanaise. Diplômée de psychologie, elle exerce la profession de journaliste avant de s'installer à Paris en 1994, où elle suit l'enseignement d'Hélène Cixous dans son Centre d'études féminines de Paris VIII. Sa première nouvelle publiée, « Prisoner », a reçu le prix du Daily News. Parutions posthumes, Notes of a crocodile (roman sur les aventures d'une bande de queers découvrant l'amour, l'amitié et l'art) et Dernières lettres de Montmartre sont rapidement devenues cultes en Asie, faisant de Qiu Miaojin une icône de la contre-culture LGBTI. Elle se donne la mort à Paris, à l'âge de 26 ans.

  • En hiver, la Norvège est plongée dans le noir. Mais est-ce vraiment le cas ? Deux tiers des Norvégiens, comme 80 pour cent des Américains du Nord, ne peuvent plus distinguer la Voie lactée pendant la nuit. Les lampadaires, néons et écrans illuminent le ciel et empêchent de le voir.
    Quels sont les effets de cette lumière artificielle sur les humains, les animaux, et toute chose vivante ?
    Aussi loin que remontent ses souvenirs, Sigri Sandberg a eu peur du noir. Elle entreprend un voyage en solitaire dans les montagnes, en plein hiver, pour éprouver l'obscurité et pour comprendre ce qui se cache derrière sa peur. Au cours de son périple, elle nous fait découvrir une autre femme, Christiane Ritter, qui a passé un hiver entier dans une hutte de trappeur dans le Svalbard en 1934.
    Sigri Sandberg écrit sur ce qui se passe dans le corps pendant la nuit. Elle évoque le sommeil, les étoiles, les trous noirs, les lumières du Nord, mais aussi les lois du trafic aérien et la lutte pour préserver un ciel nocturne. Son livre cherche à donner un sens à l'obscurité.
    Depuis plus de vingt ans, Sigri Sandberg (née en 1975) travaille pour divers journaux norvégiens. Elle a vécu huit années sur une île arctique du Svalbard et a écrit quinze livres sur la nature, la philosophie de la vie sauvage, le climat et les régions polaires.

  • L'action du livre se situe en 1984, immédiatement après la levée de l'état de siège en Pologne. Celina, l'héroïne du roman, est une femme à la quarantaine, dont la vie se trouve bousculée par les événements politiques tragiques des années « Solidarité ». En tant que reporter photographe, elle assiste au procès des assassins de l'étudiant Grzegorz Przemyk (un meurtre commis par la milice qui a bouleversé la Pologne), et cache chez elle des militants clandestins. Elle devient ainsi le témoin direct des événements dont parlent les médias du monde entier.
    Mais le passé aussi se profile en toile de fond. Pendant la guerre, la mère de Celina a caché chez elle une jeune femme juive et sa fille, Paula. Devenue adulte, cette dernière décide de partir en Afrique du Sud. Celina épousera alors l'ancien fiancé de son amie Paula.
    C'est dans cette Pologne des années quatre-vingt que l'auteure dresse un beau portrait de femme, solidement ancré dans la réalité.
    Hanna Krall (née en Pologne en 1935) est une légende du reportage littéraire. Après avoir longtemps souffert de la censure dans son pays, elle est aujourd'hui lue dans le monde entier. « J'ai découvert le monde grâce à des gens comme Hanna Krall », déclarait Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de littérature. Plusieurs de ses livres ont été traduits en français, tels Les Retours de la mémoire, chez Albin Michel (1993), Prendre le bon Dieu de vitesse, son inestimable entretien avec Marek Edelman, chez Gallimard (2005), et La Mer dans une goutte d'eau, chez Noir sur Blanc (2016), un choix de ses premiers reportages, croisés avec ceux de son ami Ryszard Kapu´sci´nski.

  • À sept kilomètres de Smiljevo, haut dans les montagnes, dans un hameau à l'abandon, vivent Jozo Aspic et ses quatre fils. Leur petite communauté aux habitudes sanitaires, alimentaires et sociologiques discutables n'admet ni l'État ni les fondements de la civilisation - jusqu'à ce que le fils aîné, Kresimir, en vienne à l'idée saugrenue de se trouver une femme.
    Bientôt, il devient clair que la recherche d'une épouse est encore plus difficile et hasardeuse que la lutte quotidienne des Aspic pour la sauvegarde de leur autarcie.
    La quête amoureuse du fils aîné des Aspic fait de ce road-movie littéraire une comédie hilarante, où les coups de théâtre s'associent pour accomplir un miracle à la Combe aux Aspics.
    Originaire d'un petit village de Croatie, Ante Tomi´c, né en 1970, a obtenu un diplôme en philosophie et sociologie de l'université de Zadar. Devenu journaliste pour le quotidien Slobodna Dalmacija, il démontre un rare talent littéraire qui se confirme en 2000 dans son premier roman Sto je muskarac bez brkova (Qu'est-ce qu'un homme sans moustache). Trois ans plus tard, il publie Nista nas ne smije iznenaditi (Rien ne doit nous surprendre) qui décrit la vie des recrues dans l'Armée populaire yougoslave. Ces deux romans ont été adaptés à l'écran. En 2009 sort son roman le plus connu, Miracle à la Combe aux Aspics. Il est actuellement chroniqueur pour le journal Slobodna Dalmacija.

  • « L'auteur s'est tellement égaré dans les chemins de traverse entre le réel et l'imaginaire, qu'il prend le parti de prévenir que tous les protagonistes sont le fruit de son imagination, de même que toutes les histoires, les situations et, d'ailleurs, les villes de ce livre. » Le ton est donné : le Lexique de Yuri Andrukhovych fait le portrait de 44 villes réelles à travers le monde, mais elles sont vues par le prisme de son imaginaire débridé et malicieux. À l'affût des situations absurdes et des personnages les plus atypiques, l'auteur nous emmène dans un voyage improbable qui passe par Minsk, Odessa, Detroit, Strasbourg, Lausanne, Drohobytch, Berlin...
    Andrukhovych entremêle les histoires de coeur et les polémiques contemporaines, le cliché et l'épiphanie, l'anecdote et les idées de roman. Nomade de ville en ville, l'auteur affûte son regard sur les plus petits détails, jusqu'à nous donner, par touches, sa vision de l'universel.
    Né en 1960 à Ivano-Frankivsk, en Ukraine occidentale, Yuri Andrukhovych est l'une des figures les plus populaires de la littérature ukrainienne contemporaine. Poète, essayiste, romancier, performeur, il a fondé le groupe de performances littéraires Bu-Ba-Bu (Burlesque-Balagan-Bouffonade). Traduit dans vingt langues, il est publié en français aux Éditions Noir sur Blanc. Il est l'auteur de l'essai « Remix centre-européen » dans l'ouvrage Mon Europe, coécrit avec Andrzej Stasiuk (2004), et des romans Moscoviada (2007), Douze cercles (2009) et Perversion (2015).
    Yuri Andrukhovych a reçu le prix Hanna Arendt 2014.

  • « Je voulais apprendre des nomades à puiser de l'eau, monter un dromadaire et dresser un camp, approfondir certaines des leçons apprises lors de mon précédent séjour. Le temps de reprendre le chemin de l'école était venu. »
    Le Sahara est un espace rêvé, le paysage mythique de Lawrence d'Arabie. Il est aussi le lieu où vivent depuis des millénaires de nombreuses communautés nomades, qui tentent de sauvegarder leur mode de vie traditionnel. Aujourd'hui, le Sahara est devenu une destination dangereuse, marquée par la menace djihadiste. Dans les pas de Léon l'Africain, diplomate et grand explorateur du XVIe siècle, Nicholas Jubber part en voyage en Afrique du Nord, jusqu'à la ville légendaire de Tombouctou.
    Sur les chemins nomades est un regard unique sur une ville résiliente et un voyage à la découverte de communautés fascinantes, qui luttent pour préserver leur mode de vie au XXIe siècle.
    Une plongée passionnante dans les cultures nomades d'Afrique du Nord, en compagnie d'un voyageur curieux et respectueux de l'autre.
    Né en Angleterre en 1977, diplômé d'Oxford, Nicholas Jubber est l'auteur de nombreux articles pour des journaux aussi prestigieux que The Guardian ou The Observer. Témoin du début de la seconde Intifada à Jérusalem, il décide de partir en voyage à travers le Proche-Orient et l'Afrique de l'Est. Sur les traces du Prêtre Jean (Noir sur Blanc, 2011), inspiré de ce premier voyage, a reçu le prix Dolman Travel Book. Deux autres ouvrages ont été publiés en français aux Éditions Noir sur Blanc : À la barbe des ayatollahs (2012) et Sur les chemins nomades. De l'Atlas à Tombouctou (2021).

  • Curiosity est seul sur Mars. Voilà des années que le robot de la Nasa travaille dans le froid, le rouge et la poussière. Mais Curiosity n'est pas un rover comme les autres. Il a besoin de se faire des amis et de parler à Dieu, cet être étrange qui vit sur Terre et qui, chaque matin, lui donne du travail.
    En proie à la solitude, Curiosity s'accroche à une conviction : une mission particulière l'attend. Un matin pourtant, il comprend que sa mort est programmée. Le doute l'envahit. À quoi bon avoir vécu, si on est privé de destin ? Désespéré, il commence à écrire son testament. Les trois nuits suivantes seront pleines de révélations.
    Dans ce testament tendre et extraterrestre, Sophie Divry interroge notre solitude, notre humanité et le désir de transcendance.
    Suivi d'une nouvelle inédite L'Agrandirox.
    Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier et vit actuellement à Lyon. Son premier roman, La Cote 400 (Les Allusifs, 2010 ; 10/18, 2013) a été traduit en cinq langues. Chez Notabilia, elle publie Journal d'un recommencement en 2013, puis La Condition pavillonnaire en 2014, qui reçoit la mention spéciale du Prix Wepler. Il sera suivi de Quand le diable sortit de la salle de bain (2015 ; J'ai Lu, 2017) et d'un essai : Rouvrir le roman (2017 ; J'ai Lu, 2018). Trois fois la fin du monde est son cinquième roman. Sophie Divry est également chroniqueuse dans l'émission « Des papous dans la tête » sur France Culture.

  • La saisie en 2016 d'une Vénus attribuée au maître de la Renaissance Lucas Cranach, de la collection du prince de Liechtenstein, révèle un scandale comme le monde de l'art n'en a jamais connu. L'un après l'autre, des tableaux passent sous le microscope de laboratoires américains et européens, dont plusieurs ont déjà été déclarés des faux modernes. Brillantes contrefaçons d'un maître faussaire ? authentiques chefs-d'oeuvre du passé ? ou tout simplement honorables copies d'époque ?
    Pendant cinq ans, à travers la France, l'Italie, le Royaume Uni et les Etats-Unis, Vincent Noce enquête pour retracer l'origine de ces tableaux et cela le conduit à la rencontre d'un homme retiré en Emilie, Giuliano Ruffini. Il proclame son innocence, mettant en cause marchands, experts, conservateurs et historiens d'art. Vrais ? Faux ? chacun des protagonistes livre sa part de vérité dans une affaire passionnante qui ébranle tous les fondements du marché et de l'histoire de l'art.
    Journaliste, écrivain, correspondant de The Art Newspaper à Paris et consultant éditorial de la Gazette de l'Hôtel Drouot, Vincent Noce a été pendant vingt ans critique d'art et journaliste d'investigation au service culture de Libération.

  • Pendant des années, Monika Sznajderman a connu le poids du silence. Son père n'avait jamais voulu parler de sa famille, de son odyssée à travers les camps, de sa fuite et de son retour à Varsovie. Jusqu'à ce que des photos lui parviennent d'Australie, envoyées par des parents dont elle ne connaissait même pas l'existence.
    « Faux poivre est un livre extraordinaire qui montre l'enchevêtrement des histoires ayant fait la Pologne. L'auteure reconstitue le destin de ses aïeux juifs, trouvant des traces de leur existence dans les journaux, les archives d'infimes indices éparpillés entre le ghetto de Varsovie, Radom et jusqu'à l'Amérique et l'Australie.
    Elle présente avec le même soin les parents et ancêtres de sa mère, issus d'une pittoresque famille de la noblesse polono-saxonne. Leur histoire se déroule à Varsovie, à Moscou, en Volhynie, sur les domaines et les grandes villes que bouleversaient les Années folles.
    Monika Sznajderman évoque ces deux mondes avec une égale dévotion, nous faisant prendre conscience à la fois de la fugacité de l'existence et de la complexité des identités polonaises, ainsi que de la valeur et du sens de la mémoire. »
    (Barbara Engelking)
    Monika Sznajderman dirige la maison d'édition Czarne, qu'elle a fondée avec son mari, l'écrivain Andrzej Stasiuk. Née en 1959, elle a obtenu son doctorat en sciences humaines à l'Institut d'art de l'Académie polonaise des sciences à Varsovie. Elle s'intéresse à l'anthropologie de la modernité (en particulier aux problèmes de la culture audiovisuelle populaire) et aux formes de l'imaginaire religieux contemporain. Auteure de plusieurs essais, elle a également dirigé, avec l'éditrice allemande Katharina Raabe, deux ouvrages collectifs réunissant des auteurs de toute l'Europe et parus aux Éditions Noir sur Blanc : Last & Lost. Atlas d'une Europe fantôme (2007) et Odessa Transfer. Chroniques de la mer Noire (2011).

  • Et si vous aussi vous découvriez MODERN LOVE ?
    Quel point commun entre l'attente savoureuse d'une jeune femme qui vient d'envoyer un sexto, la surprise d'une femme dont l'époux disparaît pendant qu'elle met le poulet au four, et l'émoi d'un amour de jeunesse retrouvé grâce aux réseaux sociaux ? MODERN LOVE !
    Tour à tour cocasses, poignantes, impertinentes ou romantiques, ces histoires dessinent un véritable kaléidoscope de l'amour contemporain. On devient vite addict à ces héros et héroïnes du quotidien témoignant de leur désir et de leur fragilité... Modern Love est le plus beau portrait de l'amour dans tous ses états, au coeur d'un New York enchanté, quelque part entre Love Actually et Woody Allen.
    Créateur et responsable de Modern Love, la rubrique culte du New York Times, Daniel Jones a également collaboré à la production de la série-phénomène qui en a été adaptée.
    Modern Love a été édité en anglais par Daniel Jones, rédacteur en chef de la rubrique éponyme du New York Times et auteur de plusieurs livres de non-fiction. Les histoires ont été rédigées par une série de contributeurs du journal, souvent eux-mêmes auteurs, dont Mindy Hung, Trey Ellis, Ann Hood, Deborah Copaken ou encore Terri Cheney.

  • Après avoir bourlingué dans les festivals de théâtre d'Europe avec sa femme junkie et leurs deux enfants, Mour décide de rentrer en Bohême. Nous sommes en 2015 et le rejet des étrangers grandit partout. Après de nombreuses péripéties, dont un détour par la guerre du Donbass où Mour récupère Gérard Depardieu, la famille s'installe sur les rives de la Sázava, au sud-est de Prague.
    Mour est alors accusé d'avoir assassiné son beau-père. Il échappe à la justice et s'embarque dans un road trip à travers la région avec ses deux fils. À pied, en voiture et en bateau, ils rencontrent toutes sortes de personnages : gitans, prostituées, prêteurs sur gages, ivrognes, voyous... Le voyage culminera dans un grand finale réunissant un mariage, un bordel, la police tchèque et un tank russe.
    Bienvenue dans le Far East ! Dans ce roman très contemporain, alternant scènes grotesques, descriptions poétiques, dialogues drôles et enlevés, chacun vit selon ses propres lois. Sur un rythme trépidant, transgressant les tabous, Topol aborde les grands thèmes d'aujourd'hui : la religion, la famille, la survie au quotidien, le populisme et la menace russe.
    Né à Prague en 1962, Jáchym Topol est l'un des animateurs de l'underground tchèque. Auteur de chansons pour les groupes rock « Les chiens soldats » et « Route nationale », il a été le cofondateur des éditions Congestion cérébrale et de l'importante revue clandestine Revolver. Après avoir publié plusieurs recueils de poèmes en samizdat, il obtient un succès considérable avec des romans nourris de références autobiographiques : Ange Exit (1999) et Missions nocturnes (2002), traduits chez Laffont, Zone cirque et L'Atelier du diable, chez Noir sur Blanc.

  • Ce sont trois longues nouvelles encadrées par deux contes. Melancolia est un livre sur l'expérience de la séparation, sur ce trauma qui a marqué notre naissance et, par la suite, chacune de nos métamorphoses. L'immense écrivain Mircea Cartarescu en fait ici l'étude à travers trois étapes de la vie : la petite enfance, l'âge de raison, l'adolescence.
    Un enfant de cinq ans, dont la mère est sortie, se persuade qu'il a été abandonné : « C'est là le point de départ de la mélancolie, de ce sentiment que personne ne nous tient plus par la main. » Isabel et Marcel, frère et soeur, vivent au sein d'une famille ordinaire comme deux enfants perdus dans la forêt profonde. Lorsque la fillette tombe malade, son frère se jure d'obtenir sa guérison en partant affronter ce qui le terrifie le plus. Un adolescent se questionne sur la différence sexuelle. Il tombe amoureux. Son corps change : mois après mois, il range dans une armoire les peaux devenues trop petites...
    Magnifiques variations sur les grands thèmes de l'auteur : le passage du temps, la poésie, le réel et l'irréel, le masculin et le féminin.
    Mircea Cartarescu est né en Roumanie en 1956. Docteur en Lettres, il enseigne aujourd'hui la littérature roumaine à l'université de Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, il est aussi membre de l'Union des écrivains roumains ainsi que du Parlement culturel européen.
    Il a publié près de 30 livres et de nombreux articles ; son travail a été traduit dans 20 langues. Lauréat de dizaines de distinctions littéraires parmi les plus importantes, il a été couronné en 2018 par les prestigieux prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).
    Parus en français, entre autres : Orbitor (Denoël, 1999, puis Folio Science-Fiction no 90) ; L'OEil en feu (Orbitor II, Denoël, 2005) ; Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) ; L'Aile tatouée (Orbitor III, Denoël, 2009) ; Le Levant (P.O.L, 2014) et La Nostalgie (P.O.L, 2017).

  • « J'ai écrit ce roman à Finchley, dans la banlieue de Londres, en 1946-1947. À une époque où ma femme et moi étions très proches du suicide. »
    Inspiré par la propre expérience de l'auteur, roman d'une modernité étourdissante et au lyrisme enivrant, Le Roman de Londres suit le destin d'un exilé russe et de sa femme à Londres après la Seconde Guerre mondiale. Le prince Repnine et son épouse Nadia errent dans une ville qui les ignore, ils s'efforcent d'exister dans le désespoir de l'inappartenance. Dès le début de leur histoire se dessine la terrible voie du prince pour échapper au désespoir. Cette fatalité déterminera le cours de ce roman épique, rappelant la difficulté de l'homme à vivre dans la confusion de l'époque contemporaine. Livre de toutes les personnes déplacées, portrait d'une ville tentaculaire, Le Roman de Londres est en même temps un roman d'amour poignant et une réflexion profonde sur le libéralisme effréné.
    Milos Tsernianski (1883-1977) fut l'un des plus importants poètes et romanciers serbes, chef de file de l'avant-garde yougoslave. Diplomate à Berlin et à Rome au début de la Seconde Guerre mondiale, il s'exila à Londres où li résida pendant plus de deux décennies. Il y écrivit ses oeuvres les plus marquantes (Migrations, Lamento pour Belgrade, Le Roman de Londres). Toute son oeuvre est marquée par une vision métaphysique de l'homme et de l'humanité.

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