Les Éditions XYZ

  • L'age des accidents Nouv.

    Elle m'a tout raconté, physiquement intacte, mais comme brûlée vive de l'intérieur. Le fait qu'elle aurait pu mourir lui semblait secondaire, alors que j'en perdais le souffle. Elle parlait vite, sur un ton étrange, monocorde et froid, avec quelque chose de radical dans le regard.

    Patricia ne sait plus quoi répondre à sa fille fracassée par l'horreur. La journaliste scientifique n'a plus l'aplomb d'avant, croit de moins en moins aux certitudes sur lesquelles elle a érigé sa vie. En cet âge des accidents, des catastrophes plus ou moins naturelles, les mots pesés et nuancés ont peut-être fait leur temps.

    Il faudra laisser d'autres essayer à leur tour, y croire un peu.

    Ce n'est pas une utopie, maman : on va le faire, pour vrai.

  • Fèms magnifiques et dangereuses Nouv.

    "Peut-être que ce qui compte vraiment n'est pas si ce que je raconte est vrai ou faux, peut-être que ce qui compte vraiment, c'est l'histoire elle-même : les portes qu'elle ouvre, les rêves qu'elle suscite.

    Oui, un jour je vais écrire des choses, toutes sortes de choses, des choses auxquelles personne n'a pensé avant et des choses qu'on ne va jamais croire : des histoires de filles qui se sauvent pour trouver là où vit La Mort et qui reviennent avec à la main des crânes remplis de feu.

    À propos de filles qui volent des souliers rouge sang et se retrouvent en train de danser avec le diable jusqu'à la fin des temps.
    À propos de garçons qui deviennent des filles et de filles qui deviennent des garçons, et des personnes violentes, dangereuses, apprenant enfin à trouver l'amour dans l'obscurité."

  • L'aide medicale a mourir. une question vitale Nouv.

    De grands enjeux humains traversent la question de l'accès à l'aide médicale à mourir : l'instinct de survie, les réactions devant la mort inéluctable, la dignité et la liberté, le respect et la volonté de mourir, entre autres.

    Pour savoir comment s'incarnent ces questions, le journaliste et écrivain Normand Cazelais est allé à la rencontre de personnes oeuvrant dans le milieu de la santé, de familles et de proches aidants, jusqu'à Véronique Hivon, dont l'action politique a fait avancer la cause et son cadre légal au Québec.

    Pour mieux comprendre, il a aussi questionné l'histoire, les religions et les croyances d'ici et d'ailleurs, la littérature, la justice et les lois, en quête d'amorces de réponses à partager, à préciser ensemble, en famille comme en société.

    Cet essai savamment construit offre plusieurs perspectives intéressantes qui orienteront le débat actuel en nous invitant à nous pencher dès maintenant sur ces questions complexes qui deviendront incontournables dans les années à venir. - Extrait de la préface de la Dre Mona Gupta, Centre hospitalier de l'Université de Montréal.

  • La fois où j'ai perdu mon identité dans la cour d'école. La fois où j'ai raté mon immigration. La fois où j'ai accouché d'un enfant bizarre. La fois où j'ai voulu me cloner pour pouvoir tromper mon chum en paix. Ces moments où tout est nouveau, inédit, et où je plonge comme si je savais jouer de cet instrument imprévisible: la vie.

    Une vie fretless ou comment j'ai accouché d'une méduse donne la voix à une femme décomplexée qui refuse d'entrer dans les cases imposées par la société. Ici, la marge n'est pas seulement un espace de liberté, mais une réalité qui fait crier et perdre le nord. Avec ses notes punk, sa poésie brute et ses fulgurances, ce one-woman-show hypnotique renverse notre conception de la normalité avec force et profondeur

  • S'ils le pouvaient, mes parents m'emballeraient dans du papier bulle, exactement comme si j'étais un électroménager important ou un bibelot précieux qu'on ne veut pas abîmer. On me pense fragile comme un bibelot. Même mon prénom a quelque chose de précieux et d'ancien. Je m'appelle Hortense.

    Je suis pourtant féroce. La féroce Hortense.

    Je suis une adolescente karatéka-ninja-hémophile.

  • Élizabeth respire plus fort. Plus vite. Ses yeux s'écartillent, s'écartèlent, sautent de gauche à droite dans l'orbite pour saisir ce qui semble tenir de la vision intérieure. Un frétillement dans ses doigts, dans ses mains, dans ses lèvres, dans sa tête. Ça pétille, ça pétille. Son cerveau est un brocoli aux fleurs trop serrées qui s'ouvrent toutes en même temps pour offrir aux yeux, à la place du vert doux, le jaune criard de la fucking ré-vé-la-tion.

    Trente-trois ans, c'est six de plus au compteur que Cobain, Winehouse, Basquiat et autres beaux maudits. Mais c'est quand même beaucoup trop tôt pour apprendre que son corps fout le camp. Alors Élizabeth peint. Des choses sauvages et fluos. Tout ce qui la dévore. Comme une enfant perdue au milieu d'un conte sans fée.

  • Un lac. C'est comme écrire «un homme». Ça ne veut rien dire au fond. Ça ne le peut pas. Un tout petit mot unique pour désigner des mondes imbriqués, vastes, complexes. En surface, les lacs sont comme nous. Paisibles, ils réfléchissent. Tourmentés, ils deviennent obscurs. Leur âme se trouve en profondeur, secrète, silencieuse... Les lacs sont des poupées russes en apnée. Des miroirs d'Alice. Ils sont des bols plus remplis de mystères que d'eau.
    Et dedans, il y a aussi des poissons.

    Les récits de ce recueil ont comme dénominateurs communs la plongée sous-marine et le Lac-des-Seize-Îles. Mais la plongée est un prétexte seulement. Il s'agit davantage de rencontres. De la découverte d'êtres étranges dont la différence superficielle se dissout, sous les mètres d'eau ; de lieux où semble régner une magie particulière. Là-dessous, la poésie opère son alchimie, utilisant comme révélateur l'émerveillement, le hasard, l'ordre et le chaos, même la peur, parfois. Et, de la surface, on ne voit pas que les îles sont des montagnes...

  • Comme bien du personnel enseignant, Diane avait hâte aux vacances d'été.

    La première année suivant sa réorientation, superviser le groupe des petits, au service de garde de son école de quartier, lui a été une source de bonheur immense, mais là... Avec le retour à l'université - en virtuel, bien sûr ! - pour y décrocher les crédits nécessaires au rôle de prof que sa directrice rêve de la voir endosser, les derniers mois ont été longs. Et rudement fatigants.

    Heureusement, « été » rime avec « rosé », surtout si on confie l'écriture du poème estival à cette chère Claudine, dont le nom scout aurait pu être Tirebouchon Joyeux. C'est juste dommage que ça ne rime pas avec « paix sur le bord du lac aux gens de bonne volonté ». Enfin, oui, mais non, pas tout à fait. On peut se fier à Madeleine, leur coquine copine nonagénaire, celle-là même que Diane avait rescapée d'une maison envahie par les chats et les courants d'air, pour ajouter un peu de piquant dans leurs plans. Ce qu'on ne ferait pas pour une petite Nouvelle escapade au chalet...

  • Valide

    Chris Bergeron

    D'abord : ceci est une mutinerie.
    Et si notre mutinerie doit réussir, il faut que je nomme bien les choses, sans détour. Sans ça, tu ne dérogeras pas à tes certitudes.
    Alors voilà: je suis trans.
    Comme dans transgression. J'ai cassé les genres, je me suis soustraite aux codes.
    Je suis trans.
    Comme dans translation. J'ai fait glisser les éléments qui constituent ma personne d'un état vers un autre.
    Ma géométrie a été variable.
    Je suis trans.
    Comme dans transmutation. Ma vie est une alchimie.
    J'ai fait de l'or avec du plomb.
    Je suis trans.
    Comme dans transports amoureux. J'ai connu toutes les ardeurs. Celles des femmes, celles des hommes et celles de cielleux qui ont quitté le bal des binarités.
    Je suis trans.
    Comme dans transie. Par la peur, par l'amour, par la solitude.
    Je suis trans.
    Comme dans transhumance. J'ai changé de troupeau et de pâturage. J'étais un mouton. J'ai tenté d'être une brebis. Mais en vain. Je comprends aujourd'hui que je suis une louve parce que je suis trans.
    Comme dans transgenre.
    Et ce soir, je suis une révolution.
    /avertissement: code rouge... activation du protocole d'extraction-interrogation... échec de transmission... standby/

  • Il y a une semaine, j'ai reçu une enveloppe, poste restante. Une missive m'était adressée: Va me chercher Baby Doll. Juste ça, avec quelques phrases notées sur des morceaux de napperons de restaurant et des serviettes de table. Du Manouche tout craché.

    Mais Cartouche n'a pas le temps d'hésiter, pas le temps d'en vouloir à sa vieille amie qui la tire de la tranquillité de sa forêt. Elle ira, oui elle ira, fouiller les rues, les ruelles, les bars et les hôtels, avant que la fille de son ancienne compagne de cellule ne prenne définitivement le bord du trottoir et des aiguilles dans la peau.

    À bord de son pick-up, Cartouche partira sur les routes de Senneterre à Saskatoon à la recherche de Baby Doll. Et gare à ceux qui ne comprendront pas le message envoyé par la tête de corneille accrochée à son rétroviseur.

  • Les étiquettes, définies par des systèmes de pensée et de valeurs implantés au fil des époques, influencent la nature des créations musicales et la façon dont on les reçoit et les juge. L'auteur revient sur l'histoire de ces hiérarchies imposées, de la fin du XVIIIe siècle à aujourd'hui, alors qu'un double mouvement d'attraction et de répulsion se joue entre la musique sérieuse et la légère, entre l'art et le commerce, entre le classique et le populaire.

    Mais ces catégories tendent à devenir de plus en plus obsolètes de nos jours au profit d'une plus grande liberté créatrice, à mesure que le dialogue entre les musiciens et les musiciennes se nourrit de recherches sonores et de mélanges des genres. Des exemples provenant autant des musiques anglo-américaines que québécoises et planétaires soutiennent la réflexion de l'auteur sur cette piste, dont les concerts de pop symphonique, l'effervescence des musiques instrumentales, le foisonnement stylistique de la scène de Los Angeles, et quelques autres pratiques instrumentales.

    Dans ce contexte, il importe de s'intéresser aux occasions offertes par la diffusion numérique: reviendrons-nous à de nouvelles chambres d'écho en nous fiant aux recommandations des algorithmes ou, au contraire, oserons-nous tendre l'oreille à la richesse de la création musicale ?

  • Une femme a disparu d'une résidence pour aînés. Sa petite-fille, sous le choc, refuse de quitter les lieux tant que sa grand-mère n'aura pas été retrouvée. Menant son enquête, la jeune femme infiltre le lieu et découvre le quotidien de ces vieux laissés à eux-mêmes, malmenés et médicamentés, mais aussi frondeurs et prêts à faire la révolution.

    Drôle, incisif et volontiers surréaliste, Sa disparition se construit à partir de discours réels sur les aînés pour éclairer une faille majeure de notre monde actuel : la disparition des personnes âgées de notre radar social. Une vieillesse à l'agonie, à laquelle Olivia Delachanal rend un poignant hommage.

  • La panse

    Mcewen Jeremie

    Mort.
    Conversation.
    Pop-corn.
    À noter: les yeux sont importants dans cette histoire. J'arrive peu à me questionner sur mon souffle, comme j'aimais le faire avant. Tout est désormais question d'image. D'embaumement.

  • Diane Delaunais n'a pas attendu 2020 pour voir son univers être bouleversé, pour ne pas dire réduit en miettes à coups de masse de démolition. Mais qu'à cela ne tienne, Diane n'est pas la femme plate que son ex voyait en elle. C'est une bricoleuse, et elle n'a pas eu peur de se retrousser les manches.
    Deux ans se sont écoulés depuis son divorce, et à partir de ce moment, Diane a entrepris son grand chantier de reconstruction. L'achat d'un duplex avec sa meilleure amie de toujours, Claudine, la reine du 5 à 7, coula les fondations de l'affaire. Dans leur royaume, toutes deux ont de la place pour leurs enfants respectifs, pour leurs amis... mais pas pour les ex-belles-mères, merci, y'a quand même une limite.
    Puis vint un nouvel emploi dans une école primaire, plus près des valeurs de Diane et accommodant mieux ses siestes en compagnie de son chat de poche. Et, couche de vernis ultime sur la chose, pourquoi pas un flirt, une joyeuse aventure qui lui permettrait de renouer avec sa sensualité ?
    Oui, vraiment, un nouveau bonheur s'édifie. Heureusement, ça fait un bel endroit où vivre son confinement...

  • Simone Simoneau, Sissi pour les intimes, veut en faire plus. Engagement citoyen, justice sociale, environnement, place des femmes : pour que la société évolue selon ses idéaux, ne faut-il pas sauter dans la mêlée ? L'invitation du parti Action/Réaction à être candidate dans un arrondissement populaire aux prochaines élections municipales tombe à point ! Au croisement des univers de Valérie Plante, mairesse de Montréal, et de Delphie Côté-Lacroix, illustratrice maintes fois primée, cette chronique d'une femme en politique se veut une oeuvre ludique et personnelle mettant en lumière le parcours d'une citoyenne qui décide, malgré les contraintes des rouages politiques, de suivre son instinct.



    Valérie Plante a choisi de remettre une partie de ses droits d'auteur à Groupe Femmes, Politique et Démocratie, dont la mission est d'éduquer la population en général, et plus particulièrement les femmes, à l'action citoyenne et démocratique, de promouvoir une plus grande participation des femmes à la vie politique et de soutenir, auprès de tous, l'exercice plein et entier de la citoyenneté. Pour plus d'information : gfpd.ca

  • La deuxième fois qu'Andrew voit Hugh, son demi-frère, c'est à l'enterrement de leur père. Si Andrew accorde peu d'intérêt à l'homme auprès duquel il a grandi, Hugh, lui, a développé une fascination pour cet être solitaire, qu'il a à peine connu. Quand il découvre dans le bureau de celui-ci le livre d'un certain Rafael Estrada, Hugh est convaincu qu'il détient la clé de son identité profonde. Avec toute la maestria qu'on lui connaît, Deni Ellis Béchard signe avec Une chanson venue de loin l'un de ses romans les plus poignants, une quête des origines qui mènera le lecteur de l'Île-du-PrinceÉdouard du 19e siècle à l'Irak troublé d'aujourd'hui, en passant par les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. Une histoire que traverse le fil ténu d'une mélodie inoubliable, qui hante tous ceux qui l'ont entendue.

  • Un tracé de voyage réussi empruntera mille détours, suggérés par le hasard et les rencontres. Pour transformer une mésaventure rocambolesque en expérience transformatrice, il suffit bien souvent d'être à l'écoute, disponible.

    Ugo Monticone a aiguisé au fil des années son talent rare pour donner à ressentir, avec des mots choisis, le vertige qui s'empare de nous lorsque tous nos sens sont en éveil, captent les rythmes, textures, odeurs et couleurs de lieux nouveaux.

    Ce conférencier et collaborateur des Grands Explorateurs nous assoit sur ses épaules pour nous permettre de revivre avec lui 20 périples réalisés sur 20 ans. Embarquement immédiat vers l'ailleurs...

    Visitez le www.tracesdevoyage.com et découvrez comment accéder aux animations en réalité augmentée dissimulées dans ce livre. Vous y trouverez aussi des chapitres en bonus (envie d'un détour en Malaisie ?), des photos, des vidéos, et bien plus.

  • Ce n'est pas que Descartes avait tort, en énonçant son «Je pense donc je suis.» Le problème se situe plutôt... dans un abus de raison. Et si, à force de nous remettre à la logique rationnelle pour bâtir nos sociétés - leur approche pédagogique, leur système médical, leur rapport à la science, au mystère -, nous nous étions imposé des oeillères par peur du vertige, perdant de vue une part essentielle, irrationnelle?

    Dans ce plaidoyer pour un monde ménageant une place à la poésie et à l'intuition, Jean Désy en appelle à ses maîtres à penser issus des sciences aussi bien que des humanités et des arts, citant Carl Jung comme Clarice Lispector, Antoine de Saint-Exupéry autant que Simone Weil, en passant par Max Planck et Lao Tseu.

    Nous voici invités à leur table pour oser imaginer un nouveau rapport au réel.

  • À train perdu

    Jocelyne Saucier

    C'est sur un train qui sillonnait les régions reculées du nord de l'Ontario qu'est née Gladys. Avec sa fratrie et les enfants de la forêt côtoyés au fil des haltes, elle a vécu sur les rails des années de pur ravissement. A rencontré l'amour.

    « Quand on a connu le bonheur, il est impossible de croire qu'il n'est plus possible. »

    Qu'est-ce qui a poussé cette optimiste forcenée, devenue une femme âgée, à se jeter sur un train puis un autre, échappant à toutes les tentatives pour la ramener à la maison ? La question obsédera ses amis proches et lointains, de même qu'un certain activiste des chemins de fer qui n'en démordra pas : quelqu'un, quelque part, doit savoir ce qui a conduit Gladys si loin de Swastika.

  • À l'origine de ce récit, il y a un journal tenu il y a une douzaine d'années. L'acteur y consignait observations, réminiscences, réflexions et instantanés de vie, composant au fil des pages une déambulation sans itinéraire défini, à la manière de Journal

  • Dans le bar, c'est la frénésie et elle te pousse à monter sur une table. Les bouteilles de bière s'entrechoquent et tombent par terre. Ton coeur bat la chamade, te rappelle la caisse claire du crescendo le plus repris au monde, celui du Boléro de Ravel. Debout sur cette table ronde, tu es Ida Rubinstein, tu es Maïa Plissetskaïa, tu es Sylvie Guillem, tu es toutes ces étoiles qui l'ont dansé.

    Pour Prunelle, c'était écrit dans le ciel : après ses études à l'École de ballet, elle serait embauchée par une grande compagnie de danse. Jamais elle n'avait envisagé un futur où elle troquerait les rigoureuses séances d'entraînement contre une jobine dans le fin fond d'Hochelaga-Maisonneuve, la musique classique contre le punk et le ska, et les souris de Casse-Noisette contre l'authentique vermine urbaine. Elle devra plus que jamais s'accrocher aux paroles de la danseuse Marie-Agnès Gillot : « C'est dans la chute que je prends mon élan. »

  • Tout au long de ce livre, deux pistes se croisent au fil des lieux, des époques et des saisons : celle des grandes oies blanches et celle des gens qui les ont admirées, convoitées. Sur la toile de fond des cycles naturels, la halte immémoriale des oies en bordure du Saint-Laurent devient ainsi le germe d'une réflexion sur les liens entre les humains et les animaux, sur le territoire et le vivre-ensemble, sur la liberté, la solidarité et la détermination.

    Si près, si loin, les oies semblent nous livrer un message... Dans leur sillage, s'ouvrent nos propres routes migratoires...

    «Au fond, je n'avais peut-être pas la vraie patience de l'oiseleur, mais je me suis prêté au jeu avec ferveur, au point où mon regard sur toute chose en a été transformé. »

  • Rodéo

    Aïko Solovkine

    Au départ c'est un jeu. Une manière de tuer le temps. Trouver une proie, en l'occurrence une conductrice esseulée sur une route de campagne, puis la prendre en chasse. Faire crisser les pneus sur l'asphalte, serrer de près sa voiture pour le plaisir de voir sur son visage les traits de la frayeur. Les jours sont longs pour Mike, Jeff, Jimmy, Lucky Strike et compagnie; la vie est grise dans leur ville-dortoir, entre fermetures d'usines, marasme économique et misère sexuelle. C'est normal de vouloir s'amuser un peu... Jusqu'à ce soir pourri où tout ça va trop loin.

  • Pour surmonter l'écoanxiété et travailler à la survie des écosystèmes autant que des communautés, les sentiments d'urgence et d'indignation ne sont pas suffisants. 

    Géographe et militant écologiste, Bruno Massé met à contribution sa longue expérience de terrain dans un essai percutant et engagé qui propose de repenser notre rapport problématique au territoire. Il nous invite à questionner les relations de pouvoir qui s'y exercent, à remettre en question la vision extractiviste qui réduit le Québec à une simple zone de ressources exploitables, et à rejoindre les luttes écocitoyennes pour construire une société verte et solidaire.

    Critiquant vertement l'hégémonie du développement durable, l'auteur s'inspire de la géographie pour formuler huit propositions étonnantes afin de construire un contre-pouvoir territorial effectif vers une transition écologique qui permettra de mieux protéger notre espace, de s'y reconnecter et de mieux y vivre.

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