Les Éditions de l'Homme

  • Et les grands cris de l'est  . robert delaunay a berlin, 1912-1914 Nouv.

    Sur quoi repose le succès d'un artiste en dehors de son pays d'origine ? Les attentes d'un public étranger orientent-elles la réception d'une oeuvre, parfois au prix d'une déformation de son sens initial ? Le « malentendu productif » a pu servir à expliquer les modifications que connaît la compréhension d'une production artistique selon le contexte national qui l'accueille. Ce phénomène expliquerait-il le succès de Robert Delaunay en Allemagne avant la Première Guerre mondiale ? Le peintre orphiste y est l'un des artistes les plus célèbres, dans un contexte pourtant marqué par de fortes tensions nationalistes. Au cours de l'année 1913, avec l'aide du galeriste et directeur de revue Herwarth Walden, il expose et voyage à deux reprises à Berlin. Ses oeuvres y suscitent l'engouement particulier de trois artistes expressionnistes aux trajectoires très différentes, et dont les travaux semblent à première vue très éloignés de ceux du Français : les peintres Ludwig Meidner et Lyonel Feininger, et l'architecte Bruno Taut. Ce livre retrace en détail ce qui a été alors lu et vu de l'oeuvre de Delaunay dans la capitale allemande. À travers l'étude de la réception critique du peintre français par trois figures majeures de la scène artistique berlinoise, l'auteur revient sur l'idée que le contexte culturel national entraverait la compréhension d'une oeuvre ou en influencerait systématiquement les interprétations. Sophie Goetzmann dépasse ici les préjugés nationaux qui nourrissent les débats esthétiques au début du XXe siècle et continuent d'imprégner aujourd'hui encore l'histoire de l'art. C'est ainsi qu'elle nous révèle les liens inattendus qui unissent, par-delà les frontières, les avant-gardes désignées sous les termes d'orphisme et d'expressionnisme.

  • L'ilot du palais de justice d'epinal, vosges - formation et developpement d'un espace urbain au moye Nouv.

    L'ouvrage présente les résultats de deux fouilles préventives préalables à l'extension et à la restructuration du palais de justice d'Épinal (Vosges), réalisées à la fin des années 1990. Menées sur une surface de 3 000 m2, ces interventions archéologiques, corrélées avec d'autres sources documentaires, apportent des informations inédites sur les origines de la ville et le développement d'un quartier localisé au coeur de l'espace urbain, entre le château et la basilique Saint-Maurice. Les plus anciennes traces de fréquentation du secteur remontent aux viiie-ixe s. mais ce n'est qu'à partir du xe s. que les premiers aménagements sont attestés en bordure d'une zone humide, à l'emplacement d'un ancien cours d'eau. L'espace se structure progressivement entre le xiiie s. et le début du xviie s. avec le développement d'un habitat ouvert sur des arrière-cours, en lien avec des activités artisanales et commerciales. Dans les années 1620, le bâti est investi par la Congrégation Notre-Dame. Celle-ci y construira un nouveau couvent au xviiie s. À la Révolution, les bâtiments religieux sont affectés à des fonctions administratives, avant l'édification vers 1820 d'une maison d'arrêt, détruite à la fin du xxe s. Outre les informations relatives aux origines et aux transformations de l'espace urbain, ce dossier documentaire offre un bel éclairage sur la vie matérielle et spirituelle des habitants d'un quartier durant près d'un millénaire. Il permet enfin d'approcher de manière originale le quotidien d'une communauté religieuse à l'époque moderne.

  • Les gisements précolombiens de la baie orientale ; campements du Mésoindien et du Néoindien sur l'île de Saint-Martin (Petites Antilles) Nouv.

    À l'occasion de la première grande opération d'archéologie préventive réalisée dans les Antilles françaises sur les cultures amérindiennes insulaires, deux gisements préservés de façon exceptionnelle étaient découverts sur l'arrière-plage de Baie Orientale dans l'île de Saint-Martin. Les campements du Mésoindien (800 av.J.-C.-100ap.J.-C.) associent activités de subsistance et fabrication d'outils sur pierre, coquille ou corail, ce qui est sans précédent pour la période précéramique ; un atelier de production de lames sur coquille, des dépôts d'objets et un outillage lithique spécifique y apparaissent comme les indices d'une protoagriculture et d'une présédentarisation. L'occupation du Néoindien récent (740-96oap.J.-C.) quant à elle, est un simple dépotoir interprété comme un campement spécialisé, satellite du village de Pointe du Canonnier, selon un schéma d'occupation du territoire caractéristique de cette période. L'étude que nous en propose Dominique Bonnissent, à la fois novatrice et originale, est le résultat d'un long travail d'équipe. Elle nous permet d'accéder au mode de vie finalement complexe des populations précéramiques nomades qui ont sillonné la mer Caraïbe. Des séries de mobiliers inédites, analysées, dessinées et photographiées par des spécialistes, constituent un référentiel en matière de typochronologie et de technologie. Cet ouvrage est une ressource désormais incontournable pour l'archéologie précolombienne caribéenne. En tête de chaque chapitre, un résumé conséquent avec références bibliographiques et renvois aux figures permettra aux lecteurs de langue anglaise et espagnole d'accéder aux données essentielles de la démonstration.

  • Manuel de gestion du mobilier archéologique Nouv.

    La gestion du mobilier archéologique mobilise des connaissances et des pratiques relevant de disciplines variées que Silvia Païn, spécialiste reconnue de la conservation-restauration, met ici à la disposition du professionnel. Les différentes situations auxquelles celui-ci doit faire face dans l'accomplissement de sa mission sont abordées en termes méthodologiques : il trouvera dans ces pages les moyens de concevoir sa démarche et d'élaborer son système de prise en charge de façon globale. Il trouvera aussi tous les conseils pratiques qui lui permettront d'assurer la conservation des vestiges sur le long terme et d'en garantir l'accessibilité au chercheur intéressé. Une bonne connaissance des matériaux et de leur altération est le pilier de la démarche de conservation : tenir compte des transformations subies par la matière pendant son enfouissement ou pouvant survenir lors de son exhumation est un argument fort de la réflexion de l'auteur, car c'est sur la juste évaluation des risques que l'on s'appuie pour définir les indispensables mesures préventives. La conservation de l'objet se décline en effet tout au long de son parcours - depuis sa découverte jusqu'à son stockage en passant par son étude - en différentes interventions s'intégrant dans un processus cohérent et continu. Gérer le matériel c'est aussi en assurer l'accessibilité physique et intellectuelle : le lecteur disposera des conseils utiles à la mise en oeuvre d'un inventaire et à la préservation du lien documentaire, entendu largement comme le lien entre l'objet, les données qui le concernent, la documentation produite autour de lui et la documentation de terrain. Il apprendra à concevoir des infrastructures matérielles et informatiques fondées sur une réflexion fine autour des activités du service utilisateur, et intégrant les problématiques d'optimisation des espaces de stockage. La fin de l'ouvrage présente le référentiel des obligations réglementaire et légales incombant à l'opérateur d'archéologie préventive, au dépositaire, au propriétaire ou au responsable légal. Y figurent également les normes en vigueur, ainsi que des recommandations pour élaborer ou faire évoluer les règlements intérieurs des institutions dans lesquelles le gestionnaire est amené à exercer. Avec ce manuel, complet et à jour, le professionnel de la conservation-restauration, le gestionnaire du mobilier, mais aussi plus largement l'archéologue ou sa tutelle, disposent d'un outil indispensable dans leur pratique quotidienne.

  • L'effet coccinelle Nouv.

    D'abord, la bonne nouvelle : Alléluia, la preuve de l'existence de Dieu est disponible en ligne ! Brillante, indubitable ! Oui, un Dieu créateur nous surveille et saura récompenser les Justes !

    A présent, la mauvaise: On ignore quel Dieu.
    Avec mille textes sacrés qui se contredisent l'un l'autre, comment s'y retrouver ? C'est le début d'une panique générale qui transforme la planète entière en un gigantesque cirque.
    L'Effet coccinelle raconte l'histoire de 3 démiurges punis par leur hiérarchie. Exilés sur Terre à cause d'une « preuve divine » qu'ils n'ont pas su éliminer à temps, ils cherchent à tout prix un moyen de rentrer à la Maison.

  • Racisme et jeu video Nouv.

    En 2007, une polémique secoue le monde du jeu vidéo : Resident Evil 5, nouvel épisode d'une série mondialement connue, est accusé de racisme ! La bande-annonce du jeu met en scène le héros, un soldat blanc nommé Chris Redfield, dans une petite ville d'Afrique indéterminée. Chargé d'enquêter sur les agissements d'une corporation soupçonnée de produire un virus mutagène, il est soudain assailli par une horde de zombies, tous noirs. Il se met à les abattre à la chaîne. Certains dénoncent ces images, d'autres relativisent la violence. Face aux polémiques, comment l'industrie du jeu vidéo pense-t-elle la diversité ? Dans cet ouvrage, Mehdi Derfoufi, joueur et chercheur, interroge le rôle des stéréotypes de race et de genre dans la fabrique des jeux vidéos. Alternant l'analyse politique et la critique culturelle, il réfléchit aux conditions qui permettent aux productions alternatives de voir le jour - notamment dans les pays du Sud. Une nouvelle culture vidéoludique émerge, polycentrique et multiculturelle. Contre l'hégémonie, la riposte s'organise.

  • Laisser partir - euthanasie, l'exception Nouv.

    L'euthanasie fait débat. Cela fait vingt ans que des législations françaises entretiennent l'espoir de partir dignement chez ceux que la maladie condamne. Plusieurs ont pourtant fui en Belgique ou en Suisse. D&rsquoautres ont eu moins de chance. Ils sont morts seuls, suicidés. Philippe Bataille raconte leur combat et celui de leurs proches. Avec une grande finesse, le sociologue prolonge les débats éthiques qui laissent sans recours les désespérés qui demandent à partir. La clandestinité ne recule pas, elle devient la règle. La loi ne met pas fin à toutes les injustices, elle les renouvelle. Privés de droits, des condamnés réclament. Qui les entend?

  • Les larmesLes coupsLa violence verbaleL'abandonÀ eux seuls, ces mots auraient pu décrire l'existence de Nancy Audet. Heureusement, il n'en est rien. Sur son chemin, la fillette maltraitée a croisé certaines personnes qui lui ont tendu la main, lui ont donné une chance d'être aimée, lui ont permis de retirer l'étiquette tenace de victime qui aurait pu lui coller à la peau.Son histoire, c'est celle de milliers de petits poqués qu'on désigne souvent comme «les enfants de la DPJ». C'est un cri du coeur, un signal d'alarme, un appel à l'aide afin que les enfants, tous les enfants, cessent de porter sur leurs frêles épaules le poids de fautes qui ne sont pas les leurs.

  • Pauvre petit blanc Nouv.

    D'où vient l'idée étrange que les Blancs seraient aujourd'hui, au même titre que les minorités, victimes de discriminations, voire d'un "racisme anti-Blancs" ? Fruit d'une conscience raciale blessée, cette croyance trouve ses racines dans les Etats-Unis du XVIIIe siècle. Depuis quelques années, Donald Trump l'a plus que jamais politisée avec sa promesse de restauration d'une préséance blanche perdue, confisquée par d'autres. Une telle rhétorique victimaire résonne de notre côté de l'Atlantique, où l'on parle désormais de "déclin" ou de "stigmatisation" de l'homme blanc. En dévoilant les origines de ce discours, Sylvie Laurent démontre que le "pauvre petit Blanc" est un mythe, un tour de passe-passe des élites blanches qui s'approprient la posture de l'opprimé pour préserver leur statut et leur privilège racial, vivement contestés depuis les années 1960 jusqu'à Black Lives Matter.

  • Voici un futur proche où l'on veille en moyenne quatre heures par jour.

    En amour, à l'école, au travail, la routine a forcément l'allure d'un sprint : faire vite, faire court, ne pas trop ramener sa fraise...
    Trois lois sacrées que Pascal Frimousse profane au quotidien.
    Professeur de français désoeuvré, il a dû se recycler. Avec 12 heures de veille, il est une perle rare. Toujours fauché, souvent libre...
    Tuer le temps, c'est son nouveau gagne-pain. Allongez 100 écus, glissez-lui le nom de votre ennemi, il se charge du reste : Frimousse est troll professionnel. Un des meilleurs.

    Vous pourrez dormir sur vos deux oreilles.

  • Henri Richard

    ,

    lu par Éloi Archambaudoin

    "Le célèbre numéro16 du Canadien raconté par son fils

    Fils du hockeyeur Henri Richard, Denis Richard, avec la collaboration de Léandre Normand, nous rappelle les exploits mais aussi les revers et les sautes d'humeur de son illustre père, le joueur le plus sous-estimé de l'histoire des Canadiens. Fougueux et déterminé, Henri a toujours mené son équipe par l'exemple plus que par la parole. Timide et renfermé, le «Pocket Rocket» a connu son lot d'heures glorieuses et d'autres plus difficiles aussi. Cette première biographie autorisée raconte ses 11 coupes Stanley, mais aussi ses débuts au hockey, son admiration pour son frère Maurice, sa rencontre à 6 ans avec la petite Lise qui allait devenir la femme de sa vie, ses trois bagarres dans un même match à Boston, son but controversé contre les Red Wings de Détroit lors du dernier match de la finale de 1966, sa sortie contre son entraîneur Al MacNeil lors de la finale de 1971, son attachement pour les jeunes et la longue maladie qui l'a emporté. Elle abonde aussi en témoignages de coéquipiers et d'amis. "

  • Un vent de changement souffle dans la vie d'Aurélie. Son école-privée-de-filles-avec-uniforme ayant fermé, elle se voit contrainte (après avoir perdu un féroce combat de roche-papier-ciseaux contre Kat) de fréquenter une école-publique-sans-uniforme-et-remplie-de-garçons. Aurélie est désormais aux prises chaque matin avec un problème dont elle n'avait jamais mesuré la portée auparavant : quoi porter ? (Horreur !) Après tout, elle doit être en possession de tous ses moyens pour affronter sa plus récente pire ennemie, qui ne sait pas qu'elle a acquis ce statut peu enviable : la nouvelle blonde de Nicolas (son ex). Quant à sa mère, elle semble souffrir d'une maladie étrange qui l'oblige à parler à la première personne du pluriel, et son chum François Blais (alias Satan réincarné) est de plus en plus envahissant et insupportable. Pendant que le climat de la planète se déchaîne, les émotions d'Aurélie menacent aussi d'exploser.

  • À l'aube de ses quinze ans, Aurélie a décidé de devenir plus mature. Peu importe sa rupture avec Nicolas, ses mauvais résultats scolaires et le fait que sa mère parte en voyage avec son nouveau chum (possiblement diabolique) de l'autre côté de l'Atlantique : plus question de se laisser envahir par des émotions incontrôlables ! Aidée par tout le chocolat qu'elle peut trouver, Aurélie veut rester zen. Heureusement, l'année scolaire tire à sa fin : elle pourra enfin souffler et mettre à l'épreuve sa nouvelle résolution. Mais comment y arriver alors qu'elle doit s'expatrier à la campagne chez sa grand-mère, loin de son amie Kat, inscrite dans un camp d'équitation, et son voisin Tommy, parti dans sa ville natale ? Pendant qu'Aurélie se prépare à écouter gazouiller les moineaux et à observer la danse nuptiale des vers de terre tout l'été (déprimant !), elle ne peut imaginer les péripéties qui l'attendent...

  • "Accident tragique, infanticide, noyade, agression sexuelle, proxénétisme, disparition, incendie, sauvetage d'enfants, identification judiciaire, poursuite routière, déploiement à l'étranger : autant d'interventions marquantes qui font vivre aux policiers et policières des émotions intenses, les forçant parfois à repousser leurs limites et à en subir les conséquences.

    Coeur policier regroupe les témoignages de 30 membres actifs ou retraités des diverses forces de l'ordre québécoises, dont plusieurs se confient pour la toute première fois. Avec générosité, ils se souviennent des gestes posés pour dénouer des situations de crise où leur apport s'est révélé vital.

    Au-delà des clichés et des stéréotypes réducteurs, on redécouvre le visage de ceux qui ont choisi de servir et d'aider avec professionnalisme, courage et humanité. Ce livre, qui inclut aussi le récit d'une survivante de la tuerie du Collège Dawson en 2006, leur rend un vibrant hommage."

  • "Protéger ceux qu'on aime implique parfois de faire souffrir les autres
    Tandis que le détective Xavier Martel tente de camoufler l'acte terrible qu'il a commis, un ressortissant russe est trouvé mort dans un conteneur au port de Montréal. Qui est-il ? Et pourquoi la structure atomique du Krokodil, cette drogue dévastatrice surnommée l'héroïne des pauvres, est-elle tatouée sur son corps? Forcé de reprendre du service comme freelance à la demande de la GRC, Martel mène l'enquête tel qu'il l'entend et doit se frotter à la dangereuse mafia russe montréalaise. Argent sale, trafic humain et crimes violents l'entraîneront de la métropole aux confins du Québec, où il risquera une fois de plus sa vie afin de contrecarrer les plans d'un homme prêt à tout pour défendre les siens.
    « Une voix essentielle du polar québécois. »
    Johanne Seymour
    « Steve Laflamme se hisse incontestablement
    au rang des Martin Michaud, André Jacques
    et autres ténors du polar québécois. »
    Norbert Spehner "

  • Quels sens donner aux pratiques sonores et musicales dans les situations de violence organisée ? Comment penser la relation dynamique qu'entretient le son avec l'expérience sensible des lieux, des personnes et des événements ? Ce livre est organisé autour de deux propositions. La première est que les expériences sonores en contexte de violence organisée peuvent être comprises non seulement comme des événements politiques, mais comme ce que nous proposons d'appeler des « lieux de mémoire sonore ». Notre seconde proposition est que ces lieux de mémoire sonore peuvent être appréhendés sous une double perspective, à la fois la face noire et la face lumineuse d'un même phénomène. D'une part, le son, la musique et le silence sont utilisés comme des armes en contexte de violence organisée, que cela soit par exemple dans certains lieux de détention ou en situation de guerre ou de conflit politique. D'autre part, ils constituent des ressources symboliques qui contribuent à la (re)construction de subjectivités, notamment dans des situations faisant suite à des expériences d'exil forcé et de violence organisée. Lieux de mémoire sonore est une somme exceptionnelle sur les usages des sons et des pratiques musicales dans des situations de crise humanitaire, de guerre civile, d'exil ou de catastrophe naturelle. Ce travail conjoint entre chercheurs et musiciens présente différents contextes de violence organisée, et les exemples choisis couvrent de nombreuses régions du globe, depuis le Liban, la Syrie ou le Vanuatu jusqu'au Canada, au Viêt Nam et plusieurs pays européens.

  • À l'heure où l'Amazonie connaît une crise majeure affectant la planète dans son ensemble, il est indispensable de (re)lire ce classique de l'anthropologie de la nature, qui a fait l'objet d'un nouveau travail éditorial et propose une préface inédite. Isolés dans la forêt du haut Amazone, les Jivaro Achuar d'Amazonie équatorienne domestiquent dans l'imaginaire un monde sauvage qu'ils ont peu transformé. En peuplant la jungle, les rivières et les jardins de parents animaux et végétaux qu'il faut séduire, contraindre ou cajoler, cette ethnie guerrière donne à la nature toutes les apparences de la société. À partir d'une ethnographie minutieuse de l'économie domestique, l'auteur montre que cette écologie symbolique n'est pas réductible à un reflet illusoire de la réalité, car elle influence les choix techniques des Achuar et, sans doute même, leur devenir historique.

  • Die Auseinandersetzung mit den künstlerischen Beziehungen in Europa zwischen Ost und West während des Kalten Krieges ist eine Herausforderung. Die Einschränkung der Zirkulationsmglichkeiten sowie die ideologische Durchdringung des künstlerischen Feldes scheinen dieses Unterfangen aussichtslos zu machen; diese Grenzen erneut in den Blick zu nehmen erfordert jedoch auch, sie in Frage zu stellen. Anhand konkreter Beispiele von Begegnungen zwischen Frankreich, der BRD, der DDR und Polen, sowohl in Kunstdiskursen als auch in der Kunst der 1960er- bis 1980er-Jahre, untersucht Mathilde Arnoux die jeweils unterschiedlichen Auslegungen der Konzepte der Wirklichkeit und des Wirklichen und beleuchtet gleichzeitig, inwiefern diese Wahrnehmungen geteilt und/oder missverstanden werden. Zeitschriften, Kataloge, Kongresse, Museen, Galerien und andere alternative künstlerische Räume erscheinen hier als Foren, in denen die Facetten der jeweiligen Interpretationen durch die verschiedenen Autoren und Akteure der Kunstgeschichte Künstler, Kunsthistoriker und Kunstkritiker Gestalt annehmen. Ausgehend von den herausgearbeiteten Abweichungen wie Überschneidungen knnen frühere Analysen kritisch zur Diskussion gestellt werden, um eine neue Perspektive auf die künstlerischen Beziehungen in Europa während des Kalten Krieges anzubieten.

  • Les beautés arbitraires ont une histoire qui précède la question esthétique du beau et la dépasse. Fortes d'un je ne sais quoi qui les fonde à l'écart des systèmes théoriques, elles renversent au XVIIIe siècle la construction sociale du goût. Il se peut que cette conquête soit le plus grand effort de la pensée moderne. Distinguer, du point de vue de l'histoire de l'art, ce que recouvre la notion d'arbitraire, telle est la vaste énigme dénouée dans ce livre. La reconnaissance des beautés arbitraires se heurte à l'absolu d'un modèle antique qu'il est temps de contredire à l'époque moderne. Car il n'est rien de fixe, ni d'immuable dans l'arbitraire de la beauté, tout entier laissé à l'imagination du peintre, du poète, de l'architecte ou du musicien... Beauté chimérique opposée à la beauté véritable, elle revêt soudain valeur de rareté et de distinction et se transforme en beauté nécessaire, liée à l'invention de formes nouvelles qui peuvent plaire et toucher universellement. Entre caprice et convention, non-sens et vraisemblance, raison et sentiment, beautés essentielles et arbitraires échangent leurs rôles pour représenter différemment le monde et ses figures.

  • En 2001, Nathalie Morin a 17 ans lorsqu'elle rencontre Saeed, un Saoudien qui étudie à Montréal. Amoureuse, elle tombe enceinte de lui, mais bientôt le jeune homme est déporté dans son pays d'origine. À 20 ans, elle décide de le rejoindre en Arabie saoudite avec son bébé et s'installe avec lui, convaincue qu'elle pourra rentrer au Canada quand elle le désirera. Mais le piège se referme sur elle: son conjoint se révèle violent et autoritaire.Considérée mariée selon la loi saoudienne, Nathalie est désormais sous la tutelle de Saeed et le plus souvent enfermée dans sa propre maison, un enfer de pauvreté. Commencent alors pour sa mère, Johanne, quinze années de lutte acharnée pour la faire rapatrier au Canada avec ses quatre enfants.Il n'y a pas de porte à laquelle Johanne n'ait frappé pour défendre la cause de sa fille: gou­ver­nements, ambassades, ONG, médias, politiciens, etc. Si plusieurs de ces démarches ont pu susciter l'espoir, aucune n'a mené à l'issue souhaitée.Ce livre raconte l'histoire de ce combat.

  • Les Expos de Montréal ont captivé les amateurs de baseball de la Belle Province pendant 36 ans, de 1969 à 2004. Dans ce livre, Frédéric Daigle dévoile les histoires «cachées» de l'organisation à travers une série d'anecdotes et de souvenirs inédits racontés par les artisans de première ligne.Parmi ces personnalités, citons Charles Bronfman, le premier propriétaire de l'équipe; son fils Stephen qui espère ramener le baseball majeur dans la métropole; Sandy Carter, la veuve du célèbre numéro 8, Gary Carter, l'une des plus grandes vedettes à avoir porté l'uniforme des Expos; l'ex-lanceur Steve Rogers; l'ex-voltigeur Larry Walker; Roger D. Landry, qui a notamment été le créateur de Youppi!; et de nombreux journalistes ayant couvert les activités du club.Du plaisir à coup sûr pour les nostalgiques, les amateurs d'histoires sportives et les partisans qui attendent impatiemment les Expos 2.0

  • Nourrir une « ambition pour la Méditerranée » est une composante essentielle de la politique française depuis la fin de l'empire napoléonien. Cette politique, qui vise à former une coalition entre les divers peuples de la « mer privilégiée » (comme l'appelait Fernand Braudel), s'offre comme un contrepoids à l'influence de l'Allemagne sur l'Europe. C'est ainsi que pour tenir tête aux empires slaves et germaniques, plusieurs générations de décideurs politiques ont envisagé de créer un « Bloc latin », une « Union méditerranéenne » ou bien encore, sous un intitulé particulièrement agressif et significatif, un « Empire latin ». Le présent ouvrage traite de ces tentatives, de leurs soubassements et de leurs ressorts. Il s'attache à décrire la construction et la propagation des stéréotypes culturels nord-sud depuis le xviiie siècle jusqu'à nos jours, s'intéresse au « Système de la Méditerranée » des saint-simoniens du début xixe siècle, et s'attarde sur la période des deux guerres mondiales. Wolf Lepenies révèle dans la vieille rivalité franco-allemande des ressentiments profondément enracinés entre un Nord protestant soi-disant austère et un Sud catholique où règnerait légèreté et joie de vivre - idées reçues anciennes qui aident à comprendre les coalitions et les lignes de front européennes qui sont encore à l'origine des politiques actuelles.

  • La possibilité d'une mobilité sociale ascendante était l'une des promesses phares de l'Allemagne d'après-guerre - une promesse tenue pendant un temps : la Coccinelle a laissé place à l'Audi, les enfants d'artisans sont devenus ingénieurs, de nombreux citoyens ont pu accéder au rêve d'une maison avec jardin. Mais aujourd'hui, l'ascenseur social semble enrayé : un diplôme universitaire n'est plus une garantie de statut ni de sécurité, les contrats de travail sont de plus en plus précaires, les employés participent de moins en moins aux bénéfices de leur travail. Certains ne se retrouvent plus dans cette société libérale vers les marges de laquelle ils se sentent repoussés. Le fossé entre les riches et les pauvres se creuse - un constat que la grande majorité des Européens font depuis quelque temps déjà et qui prend une ampleur croissante à l'heure actuelle. Oliver Nachtwey explore les causes profondes de cette rupture et s'intéresse au potentiel de conflit qu'elle génère. Une nouvelle conscience de classe binaire se manifeste dans le « contraste entre une élite et la majorité de la population ». Dans la société du déclassement, cela ouvre la voie à un courant autoritaire « qui se débarrasse des fondements libéraux de notre société ». Il convient alors de reconsidérer la responsabilité de la politique pour inverser la tendance.

  • Tout ce que vous devez savoir pour encourager l'économie d'ici, un poivron, un pantalon ou un ponton à la fois!L'achat local a le vent dans les voiles... mais sa mise en application soulève une foule de questions. Comment définir un produit québécois? Pouvons-nous consommer exclusivement bleu sans que notre compte de banque plonge dans le rouge? Notre territoire peut-il subvenir à tous nos besoins, des aliments aux vêtements, en passant par les services numériques? Comment le libre-échange et la taille de notre marché affectent-ils la vitalité de nos industries? Revient-il seulement au consommateur de faire des efforts?Locavore enthousiaste et lucide, Frédéric Choinière s'est posé toutes ces questions (et bien d'autres encore). Suivez-le dans cette fascinante exploration de l'achat local et de ce qui rend le Québec unique.

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