Libretto

  • Voyage en Amérique Nouv.

    Voyage en Amérique

    Charles Dickens

    A tout juste 30 ans, Charles Dickens est un écrivain déjà célèbre des deux côtés de l'Atlantique. Lorsqu'il embarque sur le navire qui le conduit pour la première fois en Amérique, il est plein de rêves et d'espoir.
    Les cinq mois de son périple l'emmèneront dans tous les lieux phares du Nouveau monde. Mais où qu'il aille, il observe l'envers du décor : la cupidité, le conformisme, l'esclavage...
    Aussitôt rentré, il témoigne de son expérience dans Voyage en Amérique. Un livre qui fera scandale, et dont le propos résonne encore aujourd'hui.

  • La séquestrée Nouv.

    Une jeune mère de famille tombe en dépression.
    Sous couvert de soin et d'amour, son mari, médecin, lui impose une cure de repos radicale. Mais la patiente ne réagit pas comme prévu. Face à ce qui s'apparente à une séquestration physique et mentale, elle sombre peu à peu.
    Ce roman est le récit d'une négation, et au-delà une dénonciation de l'asservissement des femmes au mariage, au foyer et à la maternité.
    Charlotte Perkins Gilman y livre une fiction violente et autobiographique. A travers cet enfermement, c'est le sien et celui de toutes les femmes qu'elle met en lumière. L'avant-propos signé par Léonor de Récondo en rappelle l'actualité.

  • L'homme incendié Nouv.

    L'homme incendié

    Serge Filippini

    Rome, 10 février 1600. Giordano Bruno est condamné par l'Inquisition pour avoir pensé librement.
    Dans sept jours, il sera conduit au bûcher.
    Du fond de son cachot, il écrit le roman de sa vie. D'une écriture fiévreuse, marquée par l'urgence et le manque de sommeil, il raconte le philosophe et l'homme de chair et de désir qu'il a été.
    Giordano Bruno traverse l'Europe ; il parcourt la Renaissance, croise Montaigne, Shakespeare et Arcimboldo. Et surtout, dénonce les intolérances. Déjoue les faux penseurs et affirme la vérité de la science face aux croyances de la religion.

  • Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l'art du siècle dernier. Sept chapitres, où l'on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu'il vécut son exil au Mexique.
    Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l'aune d'événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

  • L'Involontaire

    Blandine De Caunes

    Jane, du haut de ses vingt ans, observe le monde avec une lucidité à la fois légère et grave. Éprise d'un champion du monde de lutte dont les performances amoureuses sont inversement proportionnelles à ses performances sportives, elle ne le voit qu'entre deux compétitions. Pour combler ses absences et cette solitude, elle accepte les avances d'un vieux monsieur très riche. Car Jane veut tout, comme on veut tout à vingt ans et, à défaut de s'aimer elle-même, elle aime son corps, sa jeunesse dont elle ne veut rien perdre - obsédée déjà par la fuite du temps.
    Blandine de Caunes est la fille de Georges de Caunes et de Benoîte Groult. Elle a fait du théâtre, de la radio et du journalisme avant de se consacrer au monde de l'édition. Outre ce roman, elle a publié en 1980 Des nouvelles de la famille avec Lison de Caunes, Flora et Benoîte Groult et Paul Guimard. Elle a également préfacé le Journal d'Irlande laissé par sa mère. Elle est l'auteure de La Mère morte (Stock, 2020).

  • À la fin du XVIIIe siècle, un jeune homme pauvre mais obstiné gravit les échelons de la société, convaincu que le bien finit toujours par être récompensé. Ayant découvert que même son protecteur, pourtant si vertueux, si droit, est capable de commettre un crime et de faire condamner des innocents à sa place, il se lance la rage au coeur dans une longue enquête, prêt à tout pour démasquer le coupable.
    Mais les bien-pensants veillent : une main invisible soulèvera contre lui mille persécutions et sa vie, dès lors, ne sera plus qu'une affolante course-poursuite - emprisonnement arbitraire, évasion, pièges... jusqu'à l'étonnante issue.
    William Godwin (1756-1836) est un écrivain et philosophe britannique. Il est l'un des précurseurs de la pensée anarchiste, préoccupation qu'il partage avec sa femme, Mary Wollstoncraft, penseuse féministe de renom, avec laquelle il a une fille, Mary Shelley, qui deviendra l'auteur du célébrissime Frankenstein. Après avoir écrit quelques récits ainsi que des traités et pamphlets politiques, il publie Les Aventures de Caleb Williams en 1794, roman considéré par Balzac, Dickens ou Poe comme le modèle de la fiction moderne.

  • Alors qu'il voyage en Europe, Fisher, un Américain que l'on a pris par erreur pour un médecin, se rend au chevet d'un mystérieux personnage russe, le baron de Savitch. Pris d'un malaise, celui-ci lui demande de... dévisser son crâne. En effet, le notable se trouve être l'homme le plus doué du monde, en réalité la créature d'un savant fou.
    Michel, le mécanicien roi, est quant à lui un inventeur de génie, un bricoleur qui a fabriqué tout un monde sur lequel il a régné et qui, peu à peu, l'a fait plonger dans la folie.
    Ces deux nouvelles s'inscrivent dans le sillage de la plus pure tradition fantastique, celle de Poe ou de Lovecraft. Visionnaires, elles abordent le transhumanisme, l'intelligence artificielle, et se révèlent, à l'aune de notre époque, d'une grande modernité.

    Edward Page Mitchell, qui publie en 1879 L'Homme le plus doué du monde, est un journaliste et écrivain américain précurseur de la science-fiction.
    Étienne-Jean Delécluze, lui, est d'abord un peintre et un critique d'art qui, au cours de sa carrière, s'est avéré un auteur prolifique. Le Mécanicien roi paraît pour la première fois en 1832.

  • Ida Brandt

    Herman Bang

    • Libretto
    • 5 Septembre 2019

    Ida Brandt est de ces jeunes filles, trop discrètes, que l'on met facilement de côté. Elle possède pourtant l'élégance de sa classe et la générosité de coeur des honnêtes gens. Enfant, sa gentillesse intriguait, devenue adulte, elle paraît quasi suspecte. Trop altruiste pour être acceptée par la bourgeoisie danoise, mais trop riche pour l'être par ses collègues infirmières, Ida Brandt peine à trouver sa place dans la société de son temps. Jusqu'à l'amour fou, celui qui dépasse les préjugés et laisse la beauté parler...
    Un roman intense, par lequel son auteur voulait « exprimer par les mots la douleur de ceux qui ne se plaignent jamais », et dont Jens Christian Grøndahl salue l'éternelle modernité.
    Herman Bang (1857-1912) est l'un des plus grands auteurs danois de la fin du XIXe siècle. Célèbre pour ses portraits féminins, il a suscité l'admiration de nombreux artistes européens, comme Klaus Mann, Robert Musil ou Claude Monet. Il publie notamment Les Quatre Diables en 1890 et Mikaël en 1904, tous deux parus chez Libretto. Ida Brandt, son chef d'oeuvre, a été édité pour la première fois en 1896.

    « Tout en nuance, tout en modestie, Bang explore la société danoise, peignant des êtres démunis, impuissants devant le destin qui finit le plus souvent par les broyer, sans qu'un murmure se fasse entendre - encore moins un cri. »
    Elena Balzamo, traductrice

    « Dans la littérature danoise, Herman Bang, avec sa nonchalance caractéristique, est une figure tutélaire du roman moderne. Cent ans après sa disparition, sa prose tempérée, ironique et délicate est bien plus vivante qu'une bonne partie du modernisme déclamatoire qui, entre-temps, s'est imposé dans le domaine de la culture - au nom de sa destruction. »
    Jens Christian Grøndahl, écrivain danois, extrait de la préface

    « Une figure ardente et intense qui hante le lecteur. »
    Philippe-Jean Catinchi, Le Monde des Livres

    « Sous nos yeux, la chute infinie d'Ida Brandt n'en finit pas de nous obséder... »
    Christine Ferniot, Télérama

    « Les textes de Herman Bang, né au Danemark en 1857 et mort en 1912, ont une précision souvent elliptique qui les rend bouleversants jusque dans le moindre détail, la moindre conversation. »
    Mathieu Lindon, Libération

  • En 1734, l'introducteur en France du style picaresque espagnol, avec Gil Blas de Santillane, inventa l'un des premiers romans de piraterie. Son héros, Beauchesne, vient de la Nouvelle-France (aujourd'hui Québec), ce qui n'est pas banal. Enlevé tout jeune par des Iroquois, il se fait flibustier. Ce qui est encore mieux. Son destin croise celui d'une aventurière, Marguerite Duclos, future reine des Hurons. Ce qui est parfait.
    Plutôt que de reprendre les moeurs de ses parents, Beauchesne s'associe à une bande d'Algonquins, prête main-forte aux Français à Québec, croise un temps le long des côtes de la Jamaïque... des aventures qui se déroulent à un rythme endiablé.
    Alain René Lesage (1668-1747) est le créateur du roman picaresque en France. Il est par ailleurs l'auteur de Turcaret, satire qui fait le procès du monde de la finance. La critique s'accorde à reconnaître en lui l'un des meilleurs stylistes de la langue française, surpassant même Voltaire. Il publie Les Aventures de Beauchesne, capitaine de flibustiers en 1734.

  • Célestopol, cité lunaire de l'empire de Russie, est la ville de toutes les magnificences et de toutes les démesures. Dominée par un duc lui-même extravagant, mégalomane et ambitieux, elle représente, face à une Terre en pleine décadence, le renouveau des arts et la pointe du progrès technologique. On y suit des habitants en quête d'émancipation, rebelles, insoumis - à l'image de la métropole -, qui portent en eux des colères intimes et des fêlures profondes.
    Dans ce volume de fantasy d'influence steampunk, l'auteur nous livre un hommage décalé et ambitieux au romantisme slave.
    Emmanuel Chastellière est un acteur reconnu du milieu de la fantasy. Rédacteur en chef du site elbakin.net et traducteur de nombreuses oeuvres du genre, il a publié son premier roman, Le Village, en 2016 aux Éditions de l'Instant et dernièrement L'Empire du Léopard aux Éditions Critic.

  • Pompéi, an 79 de notre ère.
    Ville multiculturelle, bruyante, agitée par les excès, les jeux de pouvoir et les rivalités sentimentales. Là se croisent Glaucus le Grec fougueux, Arbacès l'Égyptien austère et sournois, la belle Ione, objet de toutes les convoitises, ainsi que les adorateurs d'une religion naissante. Mais, non loin de là, le Vésuve s'éveille et tout ce petit monde est loin d'imaginer que la cité vit alors ses dernières heures...
    Edward George Bulwer-Lytton est un écrivain et homme politique anglais. Les Derniers Jours de Pompéi, publié en 1834, est un succès l'année de sa parution et devient une oeuvre largement adaptée, au théâtre notamment, à l'opéra, et bien sûr au cinéma, par le grand Sergio Leone.

  • La bête du Gévaudan

    Elie Berthet

    Entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767, une bête sème la terreur dans la France paysanne de la région du Gévaudan (qui correspond globalement à l'actuel département de la Lozère). L'histoire de la « Bête du Gévaudan » dépassera très rapidement le fait divers et donnera naissance à toutes sortes de superstitions et de récits horrifiques. Le pouvoir royal enverra des troupes pour éliminer cette bête et mettre un terme à toutes les interprétations.
    Car la créature tue et déchiquette hommes, femmes, enfants. On lui attribue une centaine de meurtres dont on ne sait si leur auteur est un loup, un chien, une hyène... un loup-garou, peut-être ? La rumeur s'emballe...
    Romancier populaire du Second Empire, Élie Berthet (1815-1891) publie le premier roman sur l'affaire. Parue en 1858, sa Bête du Gévaudan obtient un succès immédiat.

  • Huon, né à Bordeaux, serait-il maudit ?
    Alors qu'il vient de faire allégeance à Charlemagne, il tue, sans connaître son identité, le fils chéri de l'empereur. Exilé en Egypte, il parvient à revenir au Royaume de France, mais il y est trahi par son frère Gérard, à qui il avait pourtant sauvé la vie. Seule la douce et belle Esclarmonde lui apporte un peu de réconfort au cours d'une vie bien trépidante. Amie rencontrée au fil de périlleuses aventures où des automates tueurs ne s'effacent que devant des géants monstrueux, la jeune femme est ensorcelée par Auberon, petit roi de féérie dont l'exigeante affection protège le chevalier.
    Composée entre 1260 et 1268 en ancien français, cette chanson de geste brille d'un éclat singulier parmi les écrits médiévaux. En effet, grâce à Aubéron, le merveilleux, voire le fantastique, y occupe une large place.
    On tient ce roman comme étant l'un des textes narratifs les plus aboutis du Moyen Âge, et, en lisant cette oeuvre, on se remémore Shakespeare, qui mettra en scène quelque trois siècles plus tard le personnage d'Auberon dans Le songe d'une nuit d'été.

  • Belphégor

    Arthur Bernede

    Un fantôme tue dans Paris... Mais pas n'importe où : à l'intérieur même du Louvre ! C'est en effet dans le département des Antiquités orientales que l'on découvre le corps inanimé d'un gardien, tombé juste à côté de la statue renversée du dieu des Moabites nommé Belphégor. L'inspecteur Ménardier prend en charge cette enquête qui s'annonce peu banale mais s'agace de l'intrépidité d'un jeune journaliste fort ambitieux qui entend résoudre le mystère avant lui.
    Paru en feuilleton dans les colonnes du Petit Parisien du 28 janvier 1927 au 28 mars 1927, le roman obtient un immense succès critique et public. Il est simultanément adapté au cinéma par Henri Desfontaines sous la forme d'une série en quatre épisodes.
    En 1965, c'est Claude Barma et Jacques Armand qui reprennent l'intrigue d'Arthur Bernède pour en faire l'un des fleurons de la fiction télévisuelle française.
    Arthur Bernède (1871-1937) est un auteur de roman populaire. Très prolifique, il publiait ses livres en feuilleton alors même que leurs adaptations sortaient dans les salles de cinéma. La plus célèbre de ses séries reste Belphégor.

  • Illustré de douze gravures de l'auteur
    Quelle mouche a bien pu piquer l'honorable M. Biard, peintre de son état, fêté à Paris, de s'aller exiler au lointain Brésil ? La curiosité, le goût de l'aventure, le désir d'offrir à sa palette de nouveaux horizons ? Tout cela sans doute. Et peut-être aussi le besoin de s'éprouver : d'accéder à soi-même par le dur et sûr moyen de la souffrance assumée.
    Le voici donc embarqué pour la haute Amazonie, escorté de l'inquiétant Polycarpe, un Indien malencontreusement « civilisé » dont l'âme est partagée entre deux sentiments contraires : l'envie irrépressible d'assassiner son maître et la crainte de se faire pincer. Mais les artistes ont la tête dure et savent faire face aux dangers, lesquels sont ici à chaque tournant.
    Auguste Biard (1798-1882) est né à Lyon où il s'est formé à la peinture. De retour d'Orient il s'installe à Paris où il connaît un certain succès à la cour du roi Louis-Philippe. Sa femme, la belle Léonie d'Aunet avec qui il voyage beaucoup, devient la coqueluche du Tout-Paris et la maîtresse de Victor Hugo. Le couple se sépare et Auguste Biard repart alors au Brésil notamment d'où il rapportera ce récit plein d'esprit et d'humour publié pour la première fois en 1862.

  • Illustré de huit gravures anonymes
    Le chevalier de Bar***, écrivain mystérieux de ce petit bijou d'impertinence, n'est autre que le frère cadet de Mirabeau le tribun. En quelques chapitres brefs, et rondement troussés, l'auteur s'inscrit dans la continuité de Crébillon et de Cazotte. Roman libertin bien sûr mais aussi hautement politique, dans lequel la démocratie est déjà à l'oeuvre : baronnes, soubrettes, filles des champs, ou encore nonnes sont égales devant la seule loi qui gouverne les hommes, celle du désir.
    Classique de la littérature érotique, imprimé à Londres en 1781 pour déjouer la censure royale, et quasi introuvable depuis, notre volume reproduit fidèlement la première édition, gravures comprises.

  • La malle sanglante

    Maurice Level




    La Malle sanglante

    s'inspire d'un fait-divers célèbre de la fin du XIXe siècle : l'affaire Gouffé, affaire criminelle française, mettant en scène la disparition d'un fonctionnaire, suivie quelques temps plus tard de la découverte de restes humains.


    Ce roman est suivi d'une nouvelle parue en 1906 et intitulée Laquelle ?


    Maurice Level (1875-1926), cousin de Marcel Schwob, est un auteur de pièces de théâtre du Grand Guignol ainsi que d'histoires courtes. Son oeuvre, traduite en anglais dès 1903, retient l'attention de Howard Philips Lovecraft, qui le considère comme l'un des plus grands auteurs de son temps, digne descendant d'Edgar Allan Poe. Il inspire par ailleurs le japonais Edogawa Ranpo qui a été l'un de ses plus fervents admirateurs.

  • Floire et Blancheflor

    Robert d' Orbigny

    • Libretto
    • 13 Septembre 2018


    Composé aux alentours de 1160 et attribué par les médiévistes contemporains à Robert d'Orbigny, ce récit s'inspire d'un conte des Mille et Une Nuits (Neema et Noam). Il rapporte des amours enfantines contrariées et met en scène un couple inattendu : le fils d'un prince sarrasin et la fille d'une esclave chrétienne, qui se ressemblent comme frère et soeur et font ensemble leur apprentissage des lettres et de l'amour. Après la séparation imposée par les parents de Floire et une série d'épreuves qui déplacent l'action vers l'Orient et ses merveilles inquiétantes, les deux jeunes gens finissent par se retrouver et par s'unir à Babylone. L'action s'enrichit de motifs descriptifs qui deviendront classiques (la description du verger de l'émir de Babylone) et fait de l'Orient un nouvel espace littéraire que l'on peut qualifier d'exotique.
    L'existence de nombreuses traductions et adaptations témoignent du succès qu'a connu ce récit dans toute l'Europe médiévale.

  • Medjnoûn et Leïla

    Jamî

    Cette histoire d'amour populaire dans tout le Moyen-Orient raconte les péripéties du poète bédouin Keïs et de sa cousine, la belle Leïla.
    Ils évoluent au rythme d'une vie nomade caractéristique des Arabes de cette époque. Du fait de leur proximité, les campements qui s'établissent dans les oasis propices au repos sont un cadre idéal pour que les jeunes hommes et les jeunes filles de tribus différentes voient naître parfois les passions les plus vives. Mais la nécessité de changer régulièrement de lieu afin de trouver sa subsistance contrariait ces amours naissantes
    Le récit tragique de ces deux amants, aussi fameux au Moyen-Orient que Tristan et Iseult ou Roméo et Juliette en Occident, est d'une simplicité extrême. Il a été mis en littérature par les plus grands poètes arabes, turcs, persans... La version ici proposée a été composée en 1487 par le poète Jâmi. Elle sera la source d'inspiration revendiquée par Louis Aragon pour son recueil Le Fou d'Elsa.

  • Hiver 1875-1876.
    Frederick G. Burnaby, officier britannique du genre casse-cou, vient d'apprendre que le tsar a décidé d'interdire l'accès de l'Asie centrale à tout étranger, pour pouvoir «pacifier» ces contrées à la manière russe... et réduire du même coup le khan de Khiva, dernier descendant des empereurs mongols. Bien résolu à braver l'interdiction, le bouillant cavalier saute en selle et parvient, après maintes tribulations, à atteindre Khiva la légendaire cité.
    Le récit de Frederick G. Burnaby, écrit comme l'on monte, est conduit de bout en bout à la cravache.

  • Aurore boréale

    Drago Jancar

    Le 1er janvier 1938, Josef Erdman, un homme d'affaires autrichien, descend en gare de Maribor, petite ville slovène où sa famille a vécu avant la Première Guerre mondiale. En attendant d'y retrouver son associé Jaroslav, il lie connaissance avec différents notables, séduit la troublante Margerita, traîne dans les cafés. Mais Jaroslav ne vient pas. Existe-t-il seulement ? Tandis que le monde est sur le point de basculer dans l'abîme, Erdman s'enlise dans une attente sans objet, comme prisonnier de son personnage et de Maribor. L'apparition d'une aurore boréale lui semble pourtant annoncer de nouveaux bouleversements dans son existence...
    Avec ce récit aux accents évocateurs de Franz Kafka et de Joseph Roth, Drago Jancar confirme sa place parmi les grandes voix littéraires d'Europe centrale.


  • La figure de Schéhérazade est ici convoquée pour nous proposer quinze soupers aux saveurs et senteurs de l'Orient. Bien plus qu'à un recueil, c'est à un conte culinaire que nous convie l'auteur.
    Chaque recette est ici accompagnée d'une histoire qui prolonge Les Mille et Une Nuits et fait la part belle à la sensualité.
    « Dans l'atmosphère trouble qui a envahi toute la chambre, l'air frais du petit matin apporte soudain comme un souffle nouveau. La voix de la conteuse s'est tue. Les ombres de la nuit peu à peu se dissipent emportant avec elles songes et cauchemars. Pour Dounyazade, c'est l'heure bénie où la belle sultane redevient Schéhérazade, la complice de ses gourmandises, qui raconte, pour elle et pour elle seule, l'étrange aventure d'un festin que l'on réserve aux amis d'un soir. »

  • Daphnis et Chloé

    Longus




    Près de Mytilène, à Lesbos, royaume des nymphes et des rivières, des bois couronnés de verdure et des merveilleux jardins, deux pauvres orphelins abandonnés, Daphnis et Chloé, ont été recueillis par de paisibles bergers. Ils sont purs et innocents. Ils ne connaissent qu'une seule morale, celle de la nature. Qu'une seule loi, celle qui s'accomplit chaque jour devant eux : le miracle de la vie. Une malicieuse voisine s'attache à initier Daphnis au plaisir et à la sensualité. C'est ainsi que naît la relation entre Daphnis et Chloé. Mais ils devront surmonter de nombreux obstacles pour faire triompher l'amour : rixes, enlèvements, et autres hargneux pirates...

  • 1817.
    Le moindre estuaire, le port le plus modeste sont envahis de vaisseaux fantômes, tous plus célèbres les uns que les autres, mais en surnombre maintenant que la guerre est finie. Adam Bolitho, quelques mois après la bataille d'Alger, peut-être la dernière grande bataille sous voiles, est relevé du commandement de la frégate Le Sans-Pareil. En ces temps de paix fragile, il se voit proposer l'Athéna, vaisseau de soixante-quatorze, comme capitaine de pavillon du vice-amiral Graham Bethune. Cette fois, c'est aux Antilles que son destin nous entraînera...

    Douglas Reeman alias Alexander Kent est né en Angleterre (1924-2017). Engagé à seize ans dans la Royal Navy, au sein de laquelle il sert durant la Seconde Guerre mondiale en Atlantique et en Méditerranée, il entame en 1968 la saga dédiée à Richard Bolitho qu'il signe du nom de l'un de ses camarades mort au combat.

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