Marivole Éditions

  • Faux semblants Nouv.

    Faux semblants est un thriller qui se déroule dans la vallée de l'Eure entre Perche et Beauce à l'époque des derniers hippies. On y rencontre une grand-mère qui commet des meurtres, des faussaires en peinture, de faux hippies, des gentils qui n'en sont pas, des perruques, des postiches, des faux-nez... par moment, même la Beauce prend des airs de Sologne ! La lecture est haletante et on abandonne le livre qu'une fois l'énigme résolue.

  • Début XXe, Amélia, jeune et riche héritière de vignerons français doit fuir le Brésil, sa terre natale, pour rejoindre le berceau familial au sein duquel elle compte bien s'accomplir. Rio, Cayenne, Issoudun, Paris, Londres, Phnom-Penh...
    De péripétie en péripétie, elle s'embarque dans le tourbillon libéré et tragique de la Belle Époque, frappée de modernisme galopant. Son destin extraordinaire l'entraîne au pinacle d'un monde pailleté puis dans les caniveaux d'une société cynique où les codes s'appellent argent, corruption, cupidité, luxure...
    Artiste ou femme d'affaires, pourra-t-elle dompter la fatalité ? Troisième volet de la saga familiale Les Vignes de l'exil, Amélia se lit aussi comme un roman indépendant. L'histoire, à la fois pétillante et grave, dépayse, interpelle.
    Ce roman s'aventure au passé lointain d'une très vieille intrigue, mais transporte aussi aux confins de l'amour, un amour longtemps refoulé qui n'en soufflera pas moins son dernier mot.

  • Dans un village perdu au pied d'une colline, une carrière d'extraction de bauxite a fermé ses portes en raison des nombreux éboulements qui s'y produisaient. Un certain Émile Delagarde fait naître une légende selon laquelle ces méfaits seraient dus à la présence, sur les lieux, d'une duchesse vieille de 300 ans. La population a d'ailleurs aperçu la créature à diverses reprises ! Delagarde organise alors une battue qui va mettre fin à son existence. L'homme est en fait commandité par la société qui détient la carrière et va ainsi pouvoir reprendre son exploitation. La créature, ayant été vue, est Hélène de La Frênaie ; elle a fui sa famille afin d'échapper au couvent. Grâce à un berger, elle est sauvée du complot ; elle va ensuite se lier d'amour avec lui. L'enfant, née de cette idylle dans le plus grand secret, devient très vite orpheline. Élevée par sa tante à Fresselines, elle possède dans ses gênes la rage de sortir de la misère dans laquelle elle vit et, aux prix de manigances, va retrouver une place honorable dans la famille de sa mère.


  • Hameau de Belvézet, dans les années 1960. Quatre ans qu'Antoine Forestier et son épouse Gisèle s'adressent à peine la parole. Et pour cause ! C'est au café de Coucouron, dans le village tout proche, qu'Antoine a vent de la terrible rumeur. Sa légitime entretient avec son voisin, Marius Lacombe, une relation intime. Les après-midis, tous ou presque, elle court le retrouver dans la « grange bergerie » qu'il a construite à l'écart du village. Le jour où il apprend l'existence de cette relation coupable, il gifle Gisèle, ce qui clôt leurs étreintes conjugales déjà rares. Depuis longtemps, il n'a plus la permission de l'honorer et cette situation le rend agressif.
    Tout cela nourrit dans le coeur d'Antoine Forestier et de son amie d'infortune, Bernadette Lacombe, une haine farouche et des envies de vengeance. Un jour, c'est certain, il faudra que cet affront, cette trahison, ce déballage public se payent. Bernadette pense avoir trouvé la solution. Elle est persuadée que les spectres qui hantent une montagne voisine peuvent résoudre son problème. Sa grand-mère, qui passait pour une sorcière, lui a légué ses secrets. Alors, les nuits de nouvelle lune et quelle que soit la saison, elle se rend devant le dolmen pour proférer ses incantations. Et ce n'est rien d'autre que la mort des deux amants qu'elle implore aux farfadets.
    Une intrigue bien menée avec des rebondissements intéressants. Et cette chute !

  • Landru

    Michel Malherbe

    Henri Désiré Landru. Ce petit bonhomme, presque insignifiant, au dos un peu voûté et dont la calvitie bien avancée contraste avec une éclatante barbe abondamment fournie, sera cependant un véritable bourreau des coeurs et un redoutable tueur en série de la Belle Époque... Rien dans ce personnage pour le moins controversé n'évoque immédiatement la personnalité criminelle d'un grand prédateur. Et pourtant ! Ses proies préférées seront des veuves de guerre ou des femmes ayant quelques minces économies. Car Henri Désiré Landru fut, n'en doutons pas, un redoutable séducteur et un amant de qualité, s'il faut en croire les témoignages de quelques rares rescapées ! Pas moins de dix femmes et un jeune homme vont tomber entre les griffes du monstre au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Onze est le nombre de victimes officiellement recensées, mais on s'accorde à penser que ces malheureuses femmes seraient bien plus nombreuses en réalité ! Ces personnes, dont les corps furent vraisemblablement découpés en petits morceaux avant d'être incinérés dans la cheminée de Vernouillet ou la cuisinière à charbon de Gambais, sont à rapprocher des 283 conquêtes féminines levées et parfois même chaleureusement aimées par Henri Désiré Landru... Après un procès aussi atypique que médiatique, en novembre 1921, il sera exécuté à Versailles en février de l'année suivante. Mais, faute d'aveux et de preuves matérielles, aucun corps n'ayant été découvert à ce jour, il subsiste - plus de cent ans plus tard - bien des doutes et des interrogations. Une folle pensée vient alors à l'esprit : et si Landru était réellement innocent des onze crimes reprochés ? Pour la réalisation de cet ouvrage, l'auteur a repris entièrement l'enquête initiale sur la base de l'énorme procédure de l'époque, bien incomplète et parfois à la limite des règles du droit ! Il a ainsi fait quelques découvertes bien surprenantes...


  • Alors que la France, à Paris comme en province, s'apprête à vivre à l'heure des Jeux olympiques de 2024, il est temps de redécouvrir ce beau roman méconnu de Georges Nigremont. « Une victoire aux Jeux olympiques » se déroule à l'époque de Périclès, à Olympie, au Ve siècle avant notre ère. Georges Nigremont nous fait entrer, avec beaucoup de tact et d'à-propos, dans les coulisses des Jeux, réservés aux hommes libres. Le héros du livre, un jeune esclave, se révolte, poussé par son envie folle de s'élancer sur la piste d'Olympie. Nicandre, c'est son nom, pour vaincre la fatalité de sa condition, doit se faire remarquer...
    Georges Nigremont situe avec justesse son roman dans le contexte d'alors. Elle imagine une histoire humaine pleine de vie qui semble couler de source. L'écrivaine, de toute évidence, s'est appuyée sur une solide documentation, elle a cerné le contexte de l'époque pour mieux pénétrer l'âme humaine. Ce roman d'aventures destiné en priorité au jeune public affirme sa morale, le sens de l'effort, la loyauté et la quête de dignité. Georges Nigremont, si on en juge par la qualité d'écriture, a accordé la plus grande attention à « Une victoire aux Jeux olympiques »... Pour le plus grand plaisir du lecteur, quelque soit son âge.
    Nous ajoutons un texte inédit et surprenant de Georges Nigremont. « Le retour d'Ulysse » est également inspiré par la Grèce ancienne, mais nous sommes cette fois-ci aux côtés de Pénélope et d'Ulysse.

  • Séducteur invétéré, coureur de jupons, Alfred de Musset rencontre George Sand en juin 1833 au cours d'un dîner. La belle scandaleuse l'attire violemment et leur relation se transforme très vite en une passion destructrice qui fera les choux gras des gazettes de l'époque, déjà avides de détails scabreux sur les célébrités. Les scènes effroyables se succèdent jusqu'à la rupture définitive en 1835. Leurs oeuvres, et particulièrement celle de Musset, gardent l'empreinte de la profondeur dramatique de leur relation. En 1859, deux ans après la mort du poète, George Sand publie Elle et Lui, le récit de leur liaison orageuse, en se donnant évidemment le plus beau rôle. Dans la foulée, Paul, le frère d'Alfred, très remonté, voulant rétablir la vérité, du moins sa vérité, fait paraître Lui et Elle, une véritable charge contre celle que la famille Musset a toujours considérée comme responsable de tous les maux d'Alfred, négligeant, dans son aveuglement, de considérer les turpitudes du cher enfant. Ne voulant pas être en reste, Louise Colet, qui fut quelques mois la maîtresse de Musset, tout en étant celle de Gustave Flaubert, toujours en quête de reconnaissance, joue à son tour sa partition sous le titre de Lui, Roman contemporain. Le Tout-Paris se gausse. Les critiques littéraires désignent ces trois livres sous le vocable d'Eux brouillés et s'en donnent à coeur joie. Pour la première fois depuis plus de cent cinquante ans, Joseph Vebret réunit dans un même volume la trilogie Eux brouillés - un vaudeville en trois actes qui s'écrit sur un quart de siècle - accompagnée d'une introduction replaçant ces trois romans dans leur contexte historique et littéraire.

  • Perlou

    Cherif Zananiri

    Arthur est un garçon d'une dizaine d'années (en 1885) qui pousse comme l'herbe folle à Montmartre, au pied de la basilique du Sacré-Coeur en construction. Entre courses endiablées dans la cour de sa maison et parties d'osselets, il croise les pas de son voisin Perlou, la soixantaine et noir de peau, qui, progressivement, l'aidera à grandir. Une amitié, mêlée de respect et d'affection, naîtra entre eux, se développera et permettra au garçon de se doter de règles de vie sages et généreuses. Si on suit les pas d'Arthur en 1885, on n'oublie pas les événements majeurs qui se sont déroulés à Paris à cette époque : la construction du Sacré-Coeur, et plus particulièrement l'enterrement de Victor Hugo, occasion unique pour rencontrer Gavroche. La deuxième partie démarre lorsque le garçon a 15 ans et se trouve apprenti dans un atelier de métallurgie à l'époque de la préparation de l'Exposition Universelle du centenaire et de la construction de la Tour Eiffel. Nous croisons les pas de personnages célèbres qui ont encouragé ou combattu la construction du monument.

  • À 17 ans, Gélou a gagné la célébrité et la fortune en interprétant le rôle principal d'une série télévisée pour adolescents. Oui, mais aujourd'hui, elle a 30 ans. La série s'est arrêtée, Gélou a dépensé tout son argent (avec l'aide des impôts) et ceux qui se souviennent d'elle trouvent qu'elle a beaucoup vieilli... depuis ses 17 ans ! Devrait-elle se résigner à être démodée prématurément ? Ce n'est pas son style ! Pour reconquérir le succès, elle est prête à tout ! Vraiment tout ! Y compris reprendre au cinéma le rôle qui l'avait rendue célèbre 13 ans plus tôt ! Et même, partager l'affiche avec Sophie Sagnet, la garce qui lui a pris l'homme qu'elle aimait, juste parce qu'il était un journaliste influent ! La confrontation des deux femmes s'annonce difficile, certes ! Mais il en faudrait davantage pour effrayer Gélou... Qui ne s'aperçoit même pas qu'elle se précipite et nous entraîne à sa suite dans une cascade d'aventures improbables, entre suspense et fous rires !


  • Les paysans de Sologne se sont si fort attroupés, qu'ils sont aujourd'hui une armée de sept mille hommes (...) Ce désordre irait bien loin s'ils avaient un chef de remarque. »

    Ainsi écrivait, en 1658, le docteur parisien Guy Patin, observateur attentif de son temps, à propos de la Guerre des Sabotiers. Cette révolte de la paysannerie et de la petite noblesse solognote contre l'oppression fiscale, devenue insupportable, contre aussi une manipulation monétaire sur le liard qui achevait de les ruiner, allait défier l'autorité du jeune Louis xiv et du ministre Mazarin. Le premier tome s'attachait à conter les prémices de cet épisode peu connu de notre histoire, ultime sursaut des désordres de la Fronde qui, cinq années durant, venaient de déchirer le royaume. Ce second tome est celui de la révolte, de l'épopée des « sabotiers », effarante cohorte des humbles dressée contre misère et oppression, le temps d'une errance enragée, désespérée, à travers Beauce, Vendômois, Sologne et Orléanais. On verra cette armée en guenilles braver les troupes lancées contre elle, assiéger en son formidable élan une ville fortifiée, avant de faire face à la puissante armée du roi. On pénétrera les arcanes d'un pouvoir où s'affrontent ambitions et cupidités. On découvrira les intrigues, souvent mortelles, d'une noblesse vaniteuse et parasite, capable des pires vilenies comme des exploits les plus insensés. Plongée brutale dans cette France du XVIIe siècle en pleines convulsions, avant que le roi ne parvienne à imposer son absolue volonté. C'est un voyage aussi jusqu'en Nouvelle-France. Il s'agit là d'une histoire empreinte d'humanité, où se côtoient misère et grandeur, foi en l'homme et désespérance, au travers d'un récit riche en péripéties.

  • Au milieu des années 60, le charmant petit village niché au coeur de la forêt de Tronçais vivait des heures paisibles. Jusqu'à l'arrivée de Gaspard... Gaspard le charmeur, Gaspard l'opportuniste, Gaspard aux dents longues ! Aussi, tous les malheurs s'abattant sur le village depuis son avènement lui étaient attribués par la rumeur. Jusqu'à ce beau matin où un ultime drame survint sans que les gendarmes n'y voient goutte. Excédé, le maire réunit alors un conseil municipal extraordinaire et élargi qu'il nomma « Comité », en vue de se débarrasser enfin de Gaspard... Oui mais de quelle manière ? Ce fut Gilles, l'ébéniste du village qui crut résoudre le problème : il allait faire appel à Laurent, son vieux copain de régiment... Était-ce bien raisonnable ? Une fable bucolique dans le somptueux décor de l'ancestrale forêt de Tronçais.

  • Née du siècle des Lumières, enfant de pensées utopiques, accouchée un soir de séance à l'assemblée par la voix d'un médecin, député d'une assemblée constituante se voulant réformiste et aux idées égalitaires, la guillotine fut longtemps l'instrument porté par un courant de pensée qui prônait l'égalité devant la mort des condamnés et la non-souffrance devant la peine. Guillotin, qui devait à son grand désespoir, lui donner son nom, ne déclarait-il pas : « Le supplice que j'ai inventé est si doux qu'il n'y a vraiment que l'idée de la mort qui puisse le rendre désagréable. Aussi, si l'on ne s'attendait pas à mourir, on croirait n'avoir senti sur le cou qu'une légère et agréable fraîcheur. » Appelée Louisette, La Veuve ou encore la Bascule à Charlot, la guillotine fut longtemps tour à tour détestée, vénérée, admirée, voire déifiée ou vouée aux gémonies de l'Histoire. Grande prêtresse du crime, elle fut l'instrument suprême de la justice jusqu'à sa remise aux archives de l'Histoire en 1981. C'est son histoire, celle des bourreaux l'ayant servie et des condamnés qui subirent son supplice que l'Historien Michel Benoit nous raconte dans ce livre.

  • Après avoir fui l'horreur des tranchées, vécu quelques mois en captivité en Allemagne, s'être évadé par la Suisse où il a rencontré un petit cirque ambulant italien qui l'a accueilli comme un des siens, Denis finit par retrouver sa bien-aimée Carmen et son fils après bien des péripéties. Mais, pour éviter de revivre l'enfer d'une guerre qui s'éternise, il est obligé de s'exiler en Espagne avec femme et enfant, accompagnés de leur petit clan de gitans. Commence alors pour eux une période de vie harmonieuse et paisible dans la si belle province d'Andalousie où ils coulent des jours heureux, jusqu'à une péripétie qui les amène à quitter cette région si hospitalière. D'autre part, la fin de la guerre en France incite Denis à envisager un retour dans son pays et son Berry natal, mais le chemin est long et semé d'embûches de toutes sortes, dont l'une menace même l'harmonie du couple qu'il forme avec Carmen. De plus, même s'il est affectivement important pour lui, le retour au pays de Denis sera-t-il aussi bénéfique qu'il le souhaiterait, compte tenu de son délicat passé militaire ?


  • « Ainsi vivait cette petite fourmilière, reflet de la société des hommes. Le pire et le meilleur s'y côtoyaient. Avec ses règles, ses valeurs, sa morale, ses maîtres et ses valets, ses lions et ses moutons. Et toujours, comme dehors, la même volonté d'écraser les autres à la moindre occasion. On dit souvent que la prison est l'école du crime. Je crois surtout, au moins pour les surveillants, que c'est une école de la vie. Un fabuleux laboratoire où peuvent s'examiner tout à loisir les diverses facettes de la nature humaine. Les plus sombres comme les plus lumineuses. Où l'on s'aperçoit que, mis en communauté, l'homme n'a de cesse de recréer les règles qui l'ont fait exclure de la société. Hiérarchisation systématique des rapports humains, intolérance à l'égard de ceux qui ont le tort d'être différents... Ils n'ont plus la liberté, ils rejettent avec force l'égalité, beaucoup ignorent la fraternité. Mais ils vivent dans les prisons de la République ! »

    Après La chute d'Adrien Jean-Michel Sieklucki aborde à nouveau la vie carcérale, qu'il observe cette fois-ci par les yeux d'un jeune surveillant. Ce roman palpitant et débordant d'humanité met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les membres de l'administration pénitentiaire pour mener une vie normale.

  • Chaque jour, les journaux regorgent d'histoires concernant les êtres que nous sommes. Elles sont, a priori, anodines mais elles recèlent, en elles-mêmes, les aléas de nos propres existences. Elles paraissent ordinaires et pourtant, par on ne sait quelle volonté d'un mystérieux et puissant maître du destin, elles basculent souvent dans l'extraordinaire. Ces faits divers, puisqu'il s'agit de cela, expriment, selon le poète Charles Baudelaire, « l'absurde qui s'installe dans l'intelligence pour la gouverner avec une épouvantable logique ». Et puis, il y a la réalité : ils relatent tous la magie des exceptions de la vie ! Dramatiques, tragiques, burlesques, étonnantes, magnifiques et poétiques, ces contingences offrent à celui et à celle qui sait s'émerveiller des choses de la vie l'occasion de méditer sur la fragile condition humaine. Dans son étude sur le fait divers (Essais critiques) le philosophe et sémiologue Roland Barthes démontre que celui-ci, « en dépit de son aspect futile et souvent extravagant, porte sur des problèmes fondamentaux, permanents et universels : la vie, la mort, l'amour, la haine (...) la destinée. » C'est dire si ce genre d'information que Barthes qualifie « d'immanente » s'apparente, à la nouvelle et au conte. Ainsi, dans ces Archives de l'insolite, Éric Yung a puisé l'inspiration dans des centaines d'articles de la presse nationale et régionale et, par la force du récit, les présente sous forme de chroniques dont les sujets dépassent l'entendement. Certaines d'entre-elles paraissent même incroyables. Pourtant, toutes ces histoires sont vraies.

  • Jeanne a dix-huit ans. Elle veut se défaire du carcan familial, de ce père omnipotent et de cette mère soumise. Le destin va lui faire rencontrer Paul qui va devenir l'unique amour de sa vie. Un amour irraisonné. Paul est un aventurier au passé mystérieux et qui, en dépit de ses efforts pour plaire à son épouse, a du mal à rentrer dans le rang. Cette passion contient une force destructrice contre laquelle il est impossible de lutter, une force qui amène parfois à commettre l'irréparable.

  • Après plusieurs volumes consacrés à l'Indre, au Cher et à l'Indre-et-Loire, Jean-Paul Ragot revient dans son Bas-Berry natal. Dans cet ouvrage, beaucoup de monuments disparus ressuscitent sous la plume talentueuse de l'auteur ; porte de ville, chapelle, églises paroissiales, superbes bâtisses à colombages... renaissent ainsi de leurs cendres pour le plus grand bonheur des amateurs de vieilles pierres. Ses textes, tirés des meilleures sources, vous entraînent dans des duels dignes de romans de cape et d'épée. Vous côtoierez l'Étrange avec les visions, en boischaut sud, de Jeanne Lorilloux, d'inquiétantes apparitions à Villentrois. Des histoires drôles ou cruelles mettant en relief des travers de nos ancêtres... Vous ferez aussi une excursion dans les profondeurs du Châteauroux souterrain et méconnu dont Jean-Paul Ragot est aujourd'hui l'un des rares, voire le seul témoin oculaire restant... témoignage qu'il pense devoir maintenant transmettre aux générations montantes...


  • Il était une fois... Moi ! Alice ! jeune femme douce et timide dans la trentaine (on ne demande JAMAIS son âge exact à une femme !). Célibataire. 90/60/90 (enfin, à peu près... à la louche quoi ! à la bonne grosse louche !). De loin et sans lunettes, on me dit que je ressemble assez à Émily Blunt... Heureuse propriétaire d'un chien-saucisse et de deux perruches. Je demeure en pleine campagne berrichonne où je tiens le restaurant familial depuis que maman (contrainte et forcée) m'a passé la main. Je bous souvent intérieurement et je ne sais pas pourquoi je n'arrive jamais à me lâcher ! C'est un peu comme si le chanteur de Kiss était coincé dans le corps d'Édith Piaf ou comme si on voulait apprendre à mordre à un ours en peluche. Je ne suis donc ni une princesse de conte de fées ni une icône mode du XXIe siècle à la Kim Kardashian, vous l'aurez peut-être remarqué... Ainsi, commence « l'histoire de ma vie » ! Jusqu'ici, je me suis toujours évertuée à ne pas me montrer trop gourmande et j'ai goûté, avec parcimonie, aux plaisirs de la vie. Mais, un jour, mon petit château de convenances et de solitudes s'est envolé aux quatre vents... tout ça à cause d'un food-truck installé devant ma porte et de son séduisant propriétaire !

  • « Les paysans de Sologne se sont si fort attroupés, qu'ils sont aujourd'hui une armée de sept mille hommes (...) Ce désordre irait bien loin s'ils avaient un chef de remarque. » Lettre de Guy Patin. 1658. La Guerre des Sabotiers - ainsi nommée car les paysans révoltés étaient chaussés de sabots - est un épisode peu connu de notre histoire. Cette ultime convulsion d'une Fronde qui avait déchiré le royaume durant cinq années, allait, pendant des mois, tenir en échec les armées du jeune roi Louis XIV, avant de s'achever dans le sang. C'est là, tout à la fois, le récit d'une lutte à mort pour le pouvoir, et celle d'un sursaut désespéré des humbles, soumis aux insupportables violences d'une politique inique autant que cynique. Méconnus, les faits sont cependant véridiques, les personnages ont pour la plupart existé, leur histoire mêle noirceur et lumière, tragique et grotesque, l'amour jusqu'au sacrifice, la haine jusqu'à la déraison. Cette incursion dans la France tourmentée et meurtrie du XVIIe siècle constitue aussi un voyage qui conduira le lecteur jusqu'en la Nouvelle-France, aux tout premiers temps de sa colonisation. C'est enfin une grande histoire d'amour, avec de belles figures de femmes, connues et inconnues, Marie, promise aux plus hautes destinées, Audine, aimante et pathétique, Jeanne, l'aventurière flamboyante, et l'infortunée Zelda.

  • Il y a longtemps que notre monde n'avait connu période plus troublée, où les armes prolifèrent dans tous les pays, et où deux chefs d'état trop gâtés se disputent la taille de leurs boutons nucléaires. Qui appuiera dessus le premier ? Peu importe, ce qui devait arriver arrivera, et la prophétie des Incas, Pachacuti, concernant la fin, sous forme d'un gigantesque chaos, d'un quatrième monde, avant l'avènement d'un cinquième, plus pacifique et plus faste, se réalisera-t-elle ? Elle corroborerait en tout cas les légendes, chrétienne d'Armageddon et nordique de Ragnark, à propos d'une sorte d'Apocalypse. Que peut y faire maintenant Luc, ingénieur atomiste repenti, qui vient de quitter Edith, sa compagne hôtesse de l'air, et qui est réfugié dans un abri antiatomique pendant que celle-ci s'est envolée pour un pays lointain ? La seule chose qui comptera pour lui dorénavant, sera de la retrouver. Mais, sur une planète en grande partie détruite par une guerre nucléaire, y réussira-t-il ? Subsistera-t-il sur cette terre un endroit préservé de la folie des hommes, une sorte de paradis terrestre inviolé par la « civilisation » ?

  • Dans ce recueil de récits, des Hébreux à Élisabeth II, de Philippe le Bel à Robespierre, de Catherine de Médicis à Gambetta ou de Vidocq à Che Guevara, l'historien Michel Benoit nous entraîne dans une multitude d'histoires qui ont participé à la grande Histoire. L'auteur questionne, explique, induit à la réflexion pour mieux comprendre les faits, l'implication de ces hommes qui ont laissé une trace dans le passé de l'humanité pour mieux appréhender le présent, voire le futur. Dans ce livre, tout est précision jusqu'aux déroulements de certains faits et vous entrerez dans l'ambiance de la scène comme si vous assistiez à la mort de Ravaillac, à la montée au bûcher des Templiers ou encore à la condamnation de Danton. Ainsi, au travers de ces intrigues, ces empoisonnements, ces tactiques politiques, ces complots, ces cupidités et cette soif de pouvoir, Michel Benoit vous relate avec habilité des récits qui vous tiendront en haleine à travers ces petites anecdotes et ces faits majeurs de la petite histoire qui font la grande Histoire.

  • Il s'agit de l'histoire de Sonia, orpheline de mère et fille de Samuel Breldzerovsky, ancien sergent du tsar Nicolas II Aleksandrovitch, exilé Russe d'origine juive venu s'installer à Belfort au début du XXe siècle. Sonia traverse le demi-siècle et ses deux guerres, en faisant les mauvais choix, persuadée pourtant qu'elle faisait les bons. On suit son parcours social chaotique, entre son amie Mathilde Grunbaum qu'elle envie, le pâle Joseph Lentz qu'elle épouse à défaut de son frère, le brillant Victor, et leurs enfants Boris et Mathilde, alias Hélène. Elle place en Boris les espoirs de réussite sociale qu'elle n'a pu réaliser. Boris entre au Conservatoire et devient violoniste, mais à une carrière de virtuose il préfère la sécurité d'un simple musicien d'orchestre. Une fresque familiale et sociale acide et sans concession, où sont évoqués au passage les petits métiers et les grandes ambitions déçues, dans cette ville de Belfort que l'auteur connaît bien, pour y être né. Dans une langue épurée et un traitement sans concession de ses personnages, Gerber a écrit là un roman que l'on pourrait qualifier de naturaliste, sur lequel plane les univers littéraires de Maupassant ou de Flaubert de L'Éducation sentimentale.

  • La Passagère

    Chantal Foret

    Camarades d'enfance, Catherine et Daniel se sont perdus de vue depuis plus de trente ans quand ils se retrouvent en tête-à-tête dans un bar de Moulins où ils ont rendez-vous. Il n'a jamais quitté sa région natale, elle est revenue s'y installer depuis peu ; lui, a élevé seul sa fille après l'abandon de sa femme, elle a perdu son mari dans un accident et n'a qu'un grand fils resté vivre à Paris. Il n'a jamais oublié Catherine, son premier amour, elle se souvient à peine de lui, mais leur commune solitude les rapproche. Malgré ses réticences, Catherine se laisse peu à peu enfermer dans une troublante relation amoureuse qu'elle n'ose rompre. Sous le regard inquiet de leur entourage, une nouvelle vie se dessine, une dernière chance d'aimer, peut-être... Un bonheur possible. Mais qui retrouve-t-on après tant d'années ? Que reste-t-il de ce qu'ils ont été ? Qu'est-ce que le temps, la vie a fait d'eux ? Pourquoi Daniel mène-t-il une existence si solitaire ? De quoi Catherine a-t-elle peur ? Froide et mystérieuse, elle semble surgie de nulle part et garde le silence sur les épreuves qu'elle a vécues, tandis qu'autour de Daniel bruisse encore la vilaine rumeur concernant la disparition de sa femme une vingtaine d'années plus tôt. Et si ces retrouvailles n'étaient qu'un piège, une boîte de Pandore qu'il faudrait se garder d'ouvrir ? De secrets enfouis en blessures mal cicatrisées, leur passé les poursuit. Mieux vaudrait ne jamais se retourner.

  • Deux couples, deux histoires parallèles qui disent les trahisons, les échecs et les fêlures de nos vies ordinaires ; deux récits qui s'imbriquent et se superposent, témoignant par cette architecture de la tragique complexité des rapports humains. Lorsque l'illusion des amours éternelles se fracasse au mur du quotidien, lorsque les ruptures sont consommées sans retour, lorsque la défaite des corps vaincus ne peut plus être ignorée, peut-être reste-t-il alors le socle inébranlable de l'amitié que partagent Fãnch et Mike, unis par leur soif de poésie et par le même regard désabusé et lucide porté sur le monde. Du Bruxelles de Tour et Taxi, au Lyon de la Croix Rousse, en passant par l'âpre beauté des Monts d'Arrée et des rivages d'Armor, c'est à la reconquête d'un impossible bonheur qu'ils vont se lancer, en cette ultime tentative d'échapper à l'absurdité de l'existence. La littérature, en dépit de tout, aura le dernier mot.

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