Minuit

  • La fille qu'on appelle Nouv.

    La fille qu'on appelle

    Tanguy Viel

    • Minuit
    • 2 Septembre 2021

    Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement. 

  • La SF est créatrice de mondes, mais les mondes créés par Philip K. Dick ont la particularité de s'effondrer très vite. Cela vaut pour le monde réel comme pour les mondes artificiels. D'ailleurs est-il encore possible de les distinguer les uns des autres ? Qu'est-ce qui nous assure que nous n'évoluons pas dans des mondes faux, aussi artificiels qu'un parc d'attractions - avec entrée payante ? Et si ces mondes sont créés de toutes pièces, qui en contrôle les apparences ? À qui appartiennent-ils ? Dans quel but sont-ils produits ? En nous bombardant de réalités artificielles, ne cherche-t-on pas à nous voler le monde - et notre rapport au monde ? Si tel est le cas, comment lutter contre ces entreprises de dépossession ?

  • Quelle est l'importance historique de l'établissement de la République démocratique de Chine, et de la victoire du communisme chinois ? Quelle est son influence sur le destin de l'Europe ? Comment le Kuomintang a-t-il perdu la partie militaire ? La révolution chinoise s'inscrit-elle dans le cadre d'une révolution socialiste mondiale ? Sur quelles réformes essentielles repose l'espoir de la révolution ? Quels bouleversements le nouveau régime apporte-t-il aux moeurs, à la religion, aux classes sociales ? Autant de questions dont Pierre Naville traite, en chapitres brefs et nourris d'une documentation réunie depuis plus de vingt ans.

  • À l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Alfred de Vigny, un des plus grands poètes romantiques français, la Charente se devait de lui rendre hommage. En effet, c'est dans le sud de notre département, au Maine-Giraud, charmant manoir situé près de Blanzac, que prirent forme beaucoup de ses oeuvres.

  • Quelle est l'importance historique de l'établissement de la République démocratique de Chine, et de la victoire du communisme chinois ? Quelle est son influence sur le destin de l'Europe ? Comment le Kuomintang a-t-il perdu la partie militaire ? La révolution chinoise s'inscrit-elle dans le cadre d'une révolution socialiste mondiale ? Sur quelles réformes essentielles repose l'espoir de la révolution ? Quels bouleversements le nouveau régime apporte-t-il aux moeurs, à la religion, aux classes sociales ? Autant de questions dont Pierre Naville traite, en chapitres brefs et nourris d'une documentation réunie depuis plus de vingt ans.

  • À l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Alfred de Vigny, un des plus grands poètes romantiques français, la Charente se devait de lui rendre hommage. En effet, c'est dans le sud de notre département, au Maine-Giraud, charmant manoir situé près de Blanzac, que prirent forme beaucoup de ses oeuvres.

  • Jean Seghers est inquiet : sa station-service a été déclarée en faillite. Son veilleur de nuit-mécanicien lui réclame ses indemnités et, de surcroît, il craint que sa femme entretienne une liaison avec le président du tribunal de commerce.
    Alors, il va employer les grands moyens.

  • Les étoiles se lèvent-elles à l'ouest ? Et un poème peut-il faire polémique dans les journaux plusieurs semaines durant ? Que doit aux éléphants la rondeur de la Terre ? Et à Dürer La Guerre des étoiles ? Lequel des deux est le plus sémiologue, Tintin ou Milou ? Une boucle de cheveux et une bulle de savon méritent-elles de monter au ciel ? Et quels vers inédits de Shakespeare dans Hamlet auraient suffi à modifier l'oeuvre de Proust ?
    À tant de questions fondamentales comme à bien d'autres ce livre apporte des réponses précises et argumentées, ainsi qu'à celle-ci, qui les résume toutes : que peut une image ? À partir de deux mots pris dans l'un des poèmes les plus célèbres de la langue française, l'ouvrage raconte la découverte du monde, de la terre et du ciel par le langage et la littérature.
    Car ce livre traite des étoiles et de la poésie. Il parle du plus loin de nous, le firmament, et de ce qui nous touche au plus près, les mots du poète, des mots qui parfois nous découvrent le ciel. C'est un livre sur tout et sur l'inaccessible, sur l'altérité et les relations Nord-Sud, sur l'esthétique, la science et le pouvoir, sur la mémoire et les possibles de l'histoire. À partir de deux mots seulement, il dévoile les métamorphoses de la poésie en même temps que celles de notre connaissance du monde.

  • Pas dupe

    Yves Ravey

    « Livre après livre, Ravey creuse dans ses obsessions, et ses personnages forment une grande famille d'inadaptés toujours un peu égarés. On ne sait si le narrateur de Pas dupe, Salvatore Meyer, est un idiot ou un roublard, une victime ou un meurtrier ; il est le narrateur du livre et nous raconte ce qu'il veut bien nous raconter. Mais il va avoir affaire à un coriace : l'inspecteur de police Costa Martin Lopez.
    L'intrigue est à la fois précise et farfelue, semée d'embûches pour égarer le lecteur. Jusqu'au dernier paragraphe on ne saura pas qui dupe qui, car cette histoire en apparence banale s'avère abracadabrante. La question de départ - l'amant ou le mari ont-ils provoqué l'accident de Tippi ? - se complexifie alors qu'on découvre les circonstances du drame. En particulier l'étrange relation de soumission que Salvatore Meyer semble avoir entretenue avec sa femme, et son rôle de souffre-douleur, voire de larbin, qu'il a joué dans l'entreprise de son beau-père où il est employé - une entreprise de démolition, soit dit en passant. Tout ceci intrigue l'inspecteur tout droit sorti d'un film de série B.
    La langue de Ravey colle parfaitement à cet univers. Une écriture blanche, maîtrisée, où l'auteur glisse quelques formules dignes d'un dialogue des années 1950. Vous êtes un des premiers, monsieur Meyer, à venir sur les lieux, vous êtes son mari, et vous ignoriez ce qu'elle allait faire dans la ville voisine, sur une route aussi dangereuse, si tôt le matin, c'est curieux, non ? Mais, même si l'on étudie tous les aspects de ce texte, quelque chose encore nous échappera. Car il y a un mystère Ravey.
    Le narrateur comme les autres protagonistes de Pas dupe sont embarqués malgré eux dans une société qui les encourage à miser l'argent qu'ils n'ont pas et à endosser des rôles pour lesquels ils ne sont pas taillés. Il y aura seulement une phrase sur le milieu d'origine de Salvatore Meyer. Elle indique que son père vit dans un mobile home, sur un parking, quelque part en Arkansas. Et cette phrase est peut-être la clef du roman entier. » (Sylvie Tanette, Les Inrockuptibles)

    Pas dupe a paru initialement en 2019.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Un jour de neige à Angoulême", cela n'arrive pas souvent... Aussi, quand des flocons se mettent à tomber à l'approche de Noël, il y a de quoi faire rêver un grand garçon de treize ans. Si l'on ajoute que, ce jour-là, maintes surprises l'attendent au cours d'une promenade bien particulière, on comprend que François ne résiste pas à jouer les détectives en herbe. Par le biais d'une intrigue fantasque, Marie-Bernadette Dupuy, auteur des "Enquêtes de Maud Delage" a tenu, cette fois, à mettre la jeunesse à l'honneur, en nous invitant également à redécouvrir les trésors de la ville d'Angoulême. Avec la chaleureuse participation de Aurore Magnan, François Goursaud, Vincent Darnat et Benoît Santa-Cruz.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Un jour de neige à Angoulême", cela n'arrive pas souvent... Aussi, quand des flocons se mettent à tomber à l'approche de Noël, il y a de quoi faire rêver un grand garçon de treize ans. Si l'on ajoute que, ce jour-là, maintes surprises l'attendent au cours d'une promenade bien particulière, on comprend que François ne résiste pas à jouer les détectives en herbe. Par le biais d'une intrigue fantasque, Marie-Bernadette Dupuy, auteur des "Enquêtes de Maud Delage" a tenu, cette fois, à mettre la jeunesse à l'honneur, en nous invitant également à redécouvrir les trésors de la ville d'Angoulême. Avec la chaleureuse participation de Aurore Magnan, François Goursaud, Vincent Darnat et Benoît Santa-Cruz.

  • Tout lecteur s'est un jour inquiété de ceci face à un texte?: comment bien lire?? Il est étonnant que personne ne se demande comment mal lire. C'est pourtant loin d'être une évidence. Il faut de l'art, de l'adresse, de la ruse pour pratiquer une mauvaise lecture véritablement inspirée. Une fois cela admis, vous cesserez de faire uniquement de la lecture une expérience de l'interprétation objective, de la collaboration avec le texte, de l'ordre, de la patience, de la concentration. Laissez-vous envahir par vos passions, laissez flotter votre attention, lisez de travers, sautez des pages. C'est ainsi que vous transformerez ce que vous lisez pour le réinventer. Vous en conviendrez alors?: la mauvaise lecture est souvent une excellente manière de lire. 

  • Elle, petite fille aux origines modestes. Envie de vivre plus forte que la mort. 
    Elle, adolescente aux rêves de prince charmant. Bal des illusions perdues. 
    Elle, femme libre, jalousée, traquée. Sacrifiée pour enterrer le passé. 
    Il revient au fils de découvrir les secrets de famille. Histoires de haine et d'amour. 
    Elle, la mère. 

  • Je passe ma convalescence à Ostende, immobilisé dans un fauteuil roulant, après avoir été victime d'un attentat. Les travaux qui ont commencé sur le toit du casino bouchent progressivement la vue de ma fenêtre. Le jour n'entre quasiment plus dans l'appartement, mon horizon se scelle, le paysage disparaît irrémédiablement.

    Création aux Bouffes du Nord le 12 janvier 2021.

  • "Fausse route" est, peut-on dire, un roman d'action. Comme si la réflexion, ou même certaine conscience, ne pouvait trouver place dans le mouvement de vertige où l'on voit un homme - un routier entre Paris et Lyon - dont l'unique pensée serait de gagner du temps.

  • "Fausse route" est, peut-on dire, un roman d'action. Comme si la réflexion, ou même certaine conscience, ne pouvait trouver place dans le mouvement de vertige où l'on voit un homme - un routier entre Paris et Lyon - dont l'unique pensée serait de gagner du temps.

  • Un an, deux ans avant l'écriture de ce livre, une femme, une amie, demandait à son auteur, alors qu'il exposait la noirceur de perspective de sa vie : « mais qu'est-ce qui pourrait te sauver ? », il pensa : « toucher le corps d'un enfant », cela lui vint comme ça, et la réponse lui semblait juste, il n'y avait jamais pensé auparavant, il n'osa le dire, le soir il le nota dans son journal, et il ajouta : « mais ce n'est que par rapport à l'horreur que m'inspire mon propre corps ». Deux ans plus tard, donc, un ami lui fait la proposition d'un voyage, entre la mer et le désert, avec deux enfants. Et cette proposition n'est pas tant celle du voyage lui-même que d'un livre, inattendu, un bolide. Et ce n'est pas tant vers l'Afrique du Nord, qu'il ne connaît pas, que vers cette nouvelle contrée, l'amour et la compagnie des enfants, qu'il s'engage. Le livre se fera en deux parties : un journal prospectif, prémonitoire, qui s'approche le plus du rêve qu'il se fait du roman, et la retranscription brute du vrai séjour.
    Comme il avait joué à se mettre dans la peau d'un photographe (ou d'un biographe : L'Image fantôme), puis dans la double peau inversée d'un corps tantôt sadique, tantôt masochiste (Les Chiens, mais déjà le sado-masochisme n'apparaissait que comme nouvelle forme de langage, comme l'éventualité d'un salut dans une sexualité usée), cet homme, ce célibataire joue, par l'écriture, à se mettre dans la peau d'un pédophile. Les possibilités de tendresse qui adviennent ne sont pas très éloignées, sans doute, de l'amour paternel. (H. G.)

  • Tir et lir

    ,

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Chaque lundi matin, dans la chambre à quatre lits, Mub - prononcer « Meub » - lit à Mab, qui ne sait pas lire, les lettres de Tir et Lir.
    Tir et Lir, acteurs invisibles de ce qui s'écrit en dix lundis et trente-neuf lettres - trente-neuf marches vers la tragédie. Tragédie dans l'intimité et la complicité de laquelle Mab et Mub vivent leur histoire d'amour, féroce et burlesque.

  • Ce pourrait être un roman, finalement, puisqu'il n'y a qu'un seul personnage, tout au long, qui en rencontre d'autres. Des errances, des effusions, des voyages, des coups de coeur. Mais il y a aussi des interstices, des sautes de temps entre les histoires, et ce sont plutôt les épisodes d'une vie arrachés à la longue trame du journal intime. Tout ce qui a fait exception au quotidien, dans un laps de trois ans, et qui l'a déséquilibré, menacé... (H. G.)

  • Jonas

    Jerome Lindon

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Le livre de Jonas tient une place exceptionnelle dans la liturgie juive. Il est en effet lu publiquement à la fin de Yom Kippour, ce jour du Grand Pardon qui est la principale des solennités du calendrier. Et pourtant, rien ne semblait désigner à un tel honneur ce court texte consacré à l'un des douze « petits prophètes ».
    Le livre de Jonas comprend quatre chapitres. Le premier et le troisième rapportent l'histoire, sans doute très ancienne, mais bien peu édifiante, d'un prophète récalcitrant. Sommé par Dieu d'aller prêcher Ninive, il s'empresse de s'embarquer sur un navire qui va dans la direction opposée. Mais, à la suite d'une soudaine tempête, les matelots rejettent Jonas à la mer ; il est alors avalé par un grand poisson (la fameuse « baleine » de Jonas), qui le dépose sur un rivage d'où il gagne Ninive et accomplit finalement la mission dont il était chargé.
    Le deuxième chapitre - la prière de Jonas dans le ventre du poisson - est un psaume, également très ancien, que nous connaissons surtout dans sa traduction latine : le De Profundis.
    Quant au quatrième chapitre, dont la rédaction est beaucoup plus récente (probablement du IIe siècle avant l'ère chrétienne), il raconte une mystérieuse histoire de « ricin » dont personne à vrai dire n'a l'air aujourd'hui de comprendre la véritable signification.
    Or il paraît clair que c'est ce quatrième chapitre, justement, qui vaut à Jonas sa place éminente dans l'office de Kippour. Greffé par les Docteurs de la loi sur les deux sources légendaire et poétique précédentes, il pourrait bien illustrer pour la première fois la situation des juifs après la destruction du Temple de Jérusalem. Une situation qui n'a pas changé fondamentalement depuis vingt-six siècles.
    Dernier livre de l'Ancien Testament, à la jonction du sacré et du profane. Jonas serait tout simplement le Livre de la judaïté moderne.

  • Toutes les écoles philosophiques font place aujourd'hui à ce qu'on appelle « la question du langage », mais chacune l'entend à sa façon. La philosophie herméneutique, héritière de l'idéalisme allemand et de la phénoménologie, pose le problème de l'interprétation des textes. La philosophie sémiologique, connue aussi sous le nom de « structuralisme », est une réflexion sur la communication par signes. Quant à la philosophie analytique du langage, elle traite de la forme logique des propositions.
    Ce livre montre comment ces diverses " questions du langage " ont été suscitées depuis plus d'un siècle par la question épistémologique de la certitude qui gouverne toute la philosophie moderne. Que savons-nous de science certaine ? La réponse classique est que nous sommes sûrs de ce qui nous est donné dans une expérience authentique. Mais ce qui nous est donné, comment le dire ? C'est la question du langage.
    Or nous pouvons parler aussi de ce qui n'est pas présentement donné. La question du langage est donc, en fait, plus large que celle de l'épistémologie. Lorsque la question du langage retrouve sa forme analytique, la philosophie cesse d'être soumise à la visée d'une fondation ultime de la certitude de savoir.
    Grammaire philosophique est le nom qu'on donnait, au Moyen Âge, à l'étude de la manière de signifier quelque chose. Il y a toujours plusieurs façons de dire quelque chose. La variation philosophiquement la plus intéressante n'est pas celle du lexique, mais celle de la construction grammaticale.
    Le présent essai applique l'analyse philosophique à divers genres d'objets dont il est fait état dans les théories contemporaines : l'objet en tant qu'objet de l'ontologie, l'objet de conscience de la phénoménologie, l'objet de connaissance de l'épistémologie, l'objet de référence de la sémiologie, l'objet paradoxal du désir des doctrines du signifiant (psychanalyse, critique littéraire), enfin l'objet de fiction.

  • Hermes t1 la communication

    Michel Serres

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Discours sur la science, l'épistémologie demeurait extrinsèque : elle supposait un référentiel extérieur. L'émergence de langues intrinsèques amène peu à peu les régions scientifiques à parler d'elles-mêmes avec le maximum de pertinence, à devenir leur propre référence.
    À l'opposé de ce mouvement de fermeture et d'auto-régulation, l'encyclopédie se constitue, par confluences multiples entre domaines, et en réseau complexe qui tend indéfiniment à la complétude des interférences.
    D'où la nécessité de penser les concepts de traduction, de dictionnaire, d'importation, de transfert.

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