Olivier (L')

  • Tout est illuminé Nouv.

    Tout est illuminé raconte les aventures en Ukraine d'un jeune écrivain juif américain - Jonathan Safran Foer - en quête de ses origines. Guidé par un adolescent quasi illettré, Alex, un vieillard et un chien, il sillonne la région à la recherche d'un mystérieux village détruit par les nazis en 1941.

    Soudain, le récit bascule et nous voici projetés dans un autre monde : du 18 mars 1791 au 18 mars 1942, c'est la chronique terrible et fabuleuse d'un shtetl appelé Trachimbrod qui se déroule sous nos yeux - un shtetl qui n'est peut-être que la version légendaire du mystérieux village...

    Avec une prodigieuse habileté, ce roman passe du mystique au profane et du rire aux larmes, révélant à chaque page son charme enchanteur.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso

  • A la francaise ou les aventures lyonnaises d'un americain, apprendi cuisinier et pere de famille, a Nouv.

    Qu'est-ce qui peut pousser un journaliste américain de renom à quitter sa vie new-yorkaise bien établie pour s'installer à Lyon ? Dans le cas de Bill Buford, c'est assurément une passion débordante pour la cuisine doublée d'une curiosité sans limite. Un beau jour de 2008, la famille Buford pose donc ses valises quai Saint-Vincent. Bill parvient à s'inscrire à l'Institut Paul-Bocuse, décroche un stage chez l'incontournable Mère Brazier, puis auprès des plus grands chefs et artisans de la région. Et il ne ménage pas sa peine.

    A la fois roman d'aventures et reportage sur la gastronomie française, dont il célèbre l'excellence, A la française est un récit passionnant qui enchaîne les morceaux de bravoure et nous offre une plongée dans le monde des cuisines d'étoilés. Son sens de l'observation, son humour empreint d'autodérision et son ignorance des usages français font de Bill Buford un compagnon idéal dans l'exploration de ce que notre culture a de plus précieux à ses yeux : la cuisine.

    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Olivier Deparis

  • Trop de bonheur Nouv.

    "Sur le quai de la gare, un chat noir croise obliquement leur chemin. Elle déteste les chats. Plus encore les chats noirs. Mais elle ne dit rien et réprime un frisson. Comme pour récompenser cette retenue, il annonce qu'il fera le voyage avec elle jusqu'à Cannes, si elle le veut bien. C'est à peine si elle peut répondre tant elle éprouve de gratitude."

    Les personnages d'Alice Munro courent après le bonheur. Quête vaine, éperdue, étourdissante, mais qu'ils poursuivent sans relâche. Dans ce recueil de nouvelles, on croise une étudiante qui accepte les propositions indécentes d'un vieillard, une mère en deuil qui change d'identité ou une femme affrontant enfin sa part de cruauté.

    D'une écriture précise et sensible, Alice Munro met en évidence les lignes de force invisibles guidant chaque destin.

    Traduit de l'anglais (Canada) par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso

  • Un sport et un passe-temps Nouv.

    Phillip Dean, étudiant américain, rencontre Anne-Marie Costallat, une jeune française. Leur histoire nous est livrée par un narrateur-voyeur, ami du couple, qui connaît étrangement chaque aspérité de la peau, chaque parole des amants. Le trio - un homme, une femme,
    un regard qui les observe ou les invente - est au centre de ce roman qui a provoqué, depuis sa parution en 1967, les éloges les plus fervents.

    De quoi s'agit-il ? De chambres d'hôtel à la tombée du soir, d'après-midi pluvieux, de mensonge, de plaisir, de gêne, d'impudeur. D'une Delage glissant silencieusement dans la nuit, entre Paris et Autun. Un sport et un passe-temps est un hymne aux paysages français, aux nourritures terrestres, à l'amour des corps. Mais c'est aussi un grand roman mélancolique, où la solitude ne se laisse jamais oublier.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Garnier

  • Un mal qui répand la terreur Nouv.

    Friendship, dans le Wisconsin. Jacob Hansen sillonne à bicyclette cette ville dont il est le shérif, le pasteur et aussi l'embaumeur. Il aime les journées éclatantes, alanguies, de l'été. La découverte dans le bois d'un soldat mort interrompt cette quiétude. Sans doute le jeune homme errait-il depuis la fin de la guerre de Sécession. Jacob Hansen se souvient de cette guerre, il en est revenu avec une phobie des chevaux et une fascination pour les morts.

    Lorsqu'il ramène le corps chez Doc Guterson, celui-ci est formel : c'est la diphtérie qui l'a tué, il faut éviter l'épidémie. En dépit de ces recommandations, Jacob embaume le corps du soldat. Le mal frappe les siens et se répand dans la ville, tandis que l'incendie qui embrase l'horizon depuis quelques jours se rapproche.

    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-François Ménard

  • Mangez-moi Nouv.

    Dans le restaurant de Myriam, il n'y aura pas de musique - elle est trop émotive -, tout sera fait maison, avec et par amour, certaines étudiantes en philosophie auront droit à une réduction, les enfants seront traités aussi bien que les adultes, on ne gâchera aucune nourriture... mais il faudra aussi éviter la faillite, vivre clandestinement sur son lieu de travail et échapper aux contrôles sanitaires et fiscaux. Tout cela sans avoir fait d'école hôtelière, pas plus que de commerce. Heureusement, Ben est là, serveur efficace et idéaliste prêt à tout pour sauver Myriam de ses propres démons et le monde dans la foulée.

  • Dévoilons-nous : manifeste antiraciste et féministe Nouv.

    Née en banlieue parisienne, dans une famille croyante et pratiquante, Mariame Tighanimine a longtemps porté le voile. Jusqu'à ce que, petit à petit, elle réalise que tout ce qu'elle dit, écrit, pense est regardé par le monde extérieur à travers son "hijab".

    Ce livre-manifeste, qui assume le courage de la nuance dans un débat qui l'est souvent peu, explore les questions que le voile soulève pour les femmes et, au-delà, pour toute la société française.

  • L'oeuvre d'une vie : devenir mère Nouv.

    "Si j'avais eu un jour la possibilité de voir ce que l'avenir me réservait, j'aurais avant tout voulu savoir si j'allais avoir des enfants. Plus que l'amour, plus que le travail, plus que le nombre d'années ou la quantité de bonheur auxquels j'aurais droit, cette question était pour moi le mystère central."

    Toute femme, qu'elle désire des enfants ou non, est confrontée à la question de la maternité. Aujourd'hui encore, ce sujet reste entouré de tabous, comme s'il était impossible de donner la vie sans obéir à la fiction rassurante de la félicité.

    Au-delà de l'amour infini et de la joie qui l'ont envahie lorsqu'elle est devenue mère, Rachel Cusk explore, dans L'OEuvre d'une vie, le chaos qui succède à la béatitude. Avec un humour tranchant et une absolue sincérité, elle dynamite les clichés et raconte les bouleversements qui accompagnent l'arrivée d'un enfant dans la vie d'une femme, ce moment de transition entre la perte d'une identité et l'émergence d'une autre.

    Traduit de l'anglais par Lori Saint-Martin et Paul Gagné

  • Indépendance Nouv.

    Ex-écrivain, ex-journaliste sportif, ex-mari, Frank Bascombe habite toujours dans le New Jersey, et travaille dans l'immobilier.

    Les élections approchent. Qui sera le prochain président des Etats-Unis, Bush ou Dukakis ? Frank attend avec impatience le week-end du 4 Juillet. Justement, il s'agit d'une fête, et pas n'importe laquelle : celle de l'Indépendance.

    Mais la vie dont il avait cru pouvoir se protéger va le frapper cruellement, au moment où il s'y attend le moins. Il ne lui restera plus, alors, qu'à tenter de faire face, avec tout l'humour, le courage et l'intégrité dont il est capable.

    "Et si, s'interroge la critique, Richard Ford avait écrit le Grand Roman Américain de la décennie, le roman de nos vies ? Est-ce qu'il ne ressemblerait pas à cela ?"

    Traduit de l'anglais par Suzanne V. Mayoux

  • Quand on est né à Metz, les histoires de famille ressemblent à des leçons d'histoire - ou de géographie.

    Hanté par la figure de son grand-père François, dit "Franz", le narrateur de ce récit part sur ses traces et découvre peu à peu sa jeunesse, son métier de tailleur et ses vraies origines.

    Le souvenir ? Pour Thierry Hesse, il épouse le mouvement d'une déambulation. Du Quartier Impérial construit par Guillaume II aux forêts de la Meuse, du conflit perdu de 1870 à la Grande Guerre, cette enquête sensible s'achève dans une chambre du quartier Botanique. Franz-François y aura passé une partie de sa vie, reclus et pourtant bien visible.

    Une vie cachée : un de ces lieux de mémoire où se nouent la grande et la petite histoire. L'architecture, les paysages, les batailles, mais aussi l'enfance et la littérature (on y croise Franz Kafka et Claude Simon) ordonnent cet espace intime que Thierry Hesse nous invite à explorer avec lui.

  • Le blizzard fait rage en Alaska.

    Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

    Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d'une écriture incisive, s'attache à l'intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

  • A quoi ressemble une vie ?

    Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.

    Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.

    On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.

    Ces scènes - et bien d'autres encore - sont les images où viennent s'inscrire les moments d'une existence qui, sans eux, serait irrévocablement vouée à l'oubli.

    Car tout ce qui n'est pas écrit disparaît.

    Conjurer l'oubli : tel nous apparaît l'un des sens de ce roman animé d'une extraordinaire vitalité, alternant chutes et rebonds, effondrements et triomphes, mélancolie et exaltation.

    OEuvre majeure d'une romancière passionnée par l'invention des formes, L'Eternel Fiancé confirme son exceptionnel talent : celui d'une auteure qui a juré de nous émerveiller - et de nous inquiéter - en proposant à notre regard un monde en perpétuel désaccord.

  • « Quand j'ai quitté Atlanta en jurant de ne jamais y revenir, j'ai emporté ce que j'avais cultivé durant toutes ces années : l'évitement muet de mon passé, le silence et l'amnésie choisie, enfouis comme une racine au plus profond de moi. »

    Memorial Drive raconte deux quêtes d'indépendance. L'une, celle de Gwendolyn, la mère, échouera, se terminant dans la violence la plus inacceptable. L'autre, celle de Natasha, la fille, sera une flamboyante réussite. Elle deviendra une écrivaine reconnue, Poet Laureate à deux reprises, puis récompensée par le prestigieux prix Pulitzer.

    Tout commence par un mariage interdit entre un homme blanc et une femme noire. Leur fille métisse, Natasha, apprend à vivre sous les regards réprobateurs. Sa peau est trop claire pour les uns, trop foncée pour les autres. Lorsque Gwendolyn quitte son mari, elle pense s'affranchir, trouver enfin la liberté. Mais Joel, vétéran du Vietnam épousé en secondes noces, se révèle un manipulateur né, irascible et violent. Elle parvient malgré tout à le quitter. Rien ne pourra enrayer la spirale tragique du destin de Gwendolyn : elle meurt en 1985, tuée par balle. Le meurtrier : Joel, dit « Big Joe ».

    Dans un récit intime déchirant, Natasha Trethewey affronte enfin sa part d'ombre. Pour rendre à sa mère, Gwendolyn Ann Turnbough, sa voix, son histoire et sa dignité.

  • « L'oeuvre de Roberto Bolaño est un monde unique dans lequel le lecteur est irrémédiablement happé. Y règnent un humour mordant, une insatiable quête de liberté, un souffle romanesque décalé. » Pierre Ducrozet, Le Monde

    OEuvres complètes IV
    Un petit roman lumpen
    Nocturne du Chili
    Tombes de cow-boys
    Le Gaucho insupportable

    Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu

  • Lorsque la narratrice arrive à Hollywood pour y effectuer une recherche biographique sur Buster Keaton, elle ne sait pas encore que son enquête va bifurquer dans une direction très personnelle, réveillant le souvenir d'Henri, ce frère « différent » qui l'a accompagnée pendant toute son enfance. Quel rapport entre ce garçon dont le développement mental s'est interrompu, et le génie comique qui deviendra l'un des inventeurs du cinéma ? Henri semble perpétuellement ailleurs. Encombré d'un corps dont il ne sait que faire, il doit subir la rééducation musculaire quotidienne que lui impose son père, et qui ressemble à une suite ininterrompue de tortures. Joseph Frank Keaton Jr, dit « Buster », naît un siècle plus tôt dans une famille de saltimbanques dont il devient bientôt la vedette, lorsque son père découvre qu'il semble insensible à la douleur. En effet, Keaton père a inventé un numéro de music-hall dans lequel son fils est soumis à une série de chocs extrêmement violents tout en gardant un visage impassible. De cette enfance maltraitée naîtra, des années plus tard, une oeuvre cinématographique où le burlesque se mêle à une poésie d'une infinie subtilité.

  • Quelle différence y a-t-il entre une jeune paysanne grecque fuyant Smyrne incendiée par les Turcs en 1922, et une lolita américaine qui découvre, à l'âge de quinze ans, qu'elle est aussi un garçon ?

    Deux générations.

    C'est en effet ce qui sépare Desdemona et Cal, la grand-mère et la petite-fille. C'est aussi la durée dans laquelle s'inscrit cette extraordinaire saga gréco-américaine.
    Mi-épopée, mi-roman d'apprentissage, ce livre est un hybride. Tout comme son héros/héroïne, qui connaît la joie - et la douleur - d'appartenir aux deux sexes, avant d'opter définitivement pour celui qui lui convient. Des collines d'Asie Mineure aux villas cossues de Grosse Pointe, du fracas des canonnières dans le Bosphore aux explosions des grenades lacrymogènes dans les rues de Detroit, du ragtime au rock'n'roll, un demi-siècle d'Histoire se déroule sous nos yeux. Pour aboutir à livre transcende tous les genres : c'est une idylle, une comédie postmoderne, une histoire de la littérature, un récit érotique, une confession, une élégie.

  • Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant... Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.

  • "Je traînais mon ennui et ma peine le long de la côte catalane. Tout a changé le jour où je suis tombé sur Kepler, Natsumi, le Rintintin et Denise. Ces quatre-là s'enrichissaient en s'amusant. Ils vivaient cachés dans leur repaire de Cadaqués ou sur leur bateau de contrebandiers, par esprit de fronde, pour continuer les jeux de l'enfance. L'important, disaient-ils, est de bien faire la nuance entre s'affranchir de la loi et enfreindre la loi."

    Kepler, Natsumi, le Rintintin et Denise sont des bandits un peu particuliers, plus proches du dandysme que du crime organisé. Leur but : créer le maximum de désordre partout où ils passent. Parmi leurs terrains de jeux favoris : la Société des Bains de Mer et son casino, à Monte-Carlo. Charmeurs, ultra professionnels, ils vivent aux marges d'une société dont ils méprisent les valeurs, tout en jouissant sans complexe des avantages qu'elle leur procure. Leur goût pour la mystification, leur talent pour le déguisement et l'imposture n'ont d'égal que leur obstination à débusquer le mensonge, l'injustice et la vulgarité.

    Roman d'aventures, fable politique, Actions spéciales est avant tout un formidable éloge de l'audace et du panache.

  • Université de Harvard, 1995. Selin, une jeune Américaine d'origine turque, entame des études de lettres et de langues. Selin se sent à part. Elle ne maîtrise pas les codes, sa gaucherie lui fait honte et ses amours avec Ivan, un étudiant en mathématiques hongrois, sont rapidement déçues. Pétrie d'illusions, elle envisage sa vie au miroir de la littérature, en particulier les romans russes, dont elle raffole. Don Quichotte des temps modernes, Selin comprend peu à peu que la réalité ne ressemble pas à ce qu'en disent ses livres favoris.

    Au terme de ce magnifique roman d'apprentissage plein d'humour et d'autodérision, une jeune femme trouve sa voix dans l'écriture, unique manière raisonnable, selon l'auteur, de supporter le monde réel.

    /> Traduit de l'anglais (États-Unis) par Manuel Berri.

  • « Tout le monde rêve. Si tu ne rêvais pas, tu deviendrais fou. J'ai lu des trucs là-dessus. C'est une soupape. Les gens rêvent quand ils dorment. Ou alors, ils deviennent dingues. Mais moi, quand je rêve, je rêve de vitamines. Tu comprends ce que je te dis ? »

    Après Hemingway et Salinger, Carver s'impose comme le maître de la short story. En donnant la parole aux « gens normaux », il montre que chaque vie recèle un mystère que seule la littérature a le pouvoir de dévoiler.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Simone Hilling

  • Une jeune femme, blonde depuis peu, entre au Londres-Louxor. Dans cet ancien cinéma parisien des années 1920 se retrouve la diaspora de Bosnie. On y parle peu de la guerre, davantage d'affaires, et beaucoup des soeurs Vitch. Ariana est comptable, Esme est écrivain. L'une séduit les hommes, l'autre les comprend. Ces derniers temps, au Londres-Louxor, on croise surtout Esme à la recherche de son aînée partie sans explication. Cette disparition émeut les habitués du lieu et pousse chacun à abattre ses cartes dans un jeu déroutant : l'évocation d'un pays d'origine dont l'histoire s'est éparpillée au fil de versions multiples ou dégradées, de fragments et de mythes.

    Postface inédite de l'autrice

  • Pour Dominique Webb, ces 3 mots sont la clé de son pouvoir. Il dit "JE LE VEUX" et chacun obéit aveuglément à ses ordres. Il met sous hypnose des salles entières, soulève à distance un piano et sa pianiste, fait marcher nu-pieds sur des tessons de bouteille, fait ruisseler de chaleur ou trembler de froid, stabilise un corps à 50 cm du sol, etc... etc... Ses exploits sont innombrables ! Sensible à la détresse de celles et de ceux à qui la joie de vivre fait défaut, il entreprend aujourd'hui de faire le bonheur de chacun. Et il vous dit : "JE LE VEUX".

  • Pour Dominique Webb, ces 3 mots sont la clé de son pouvoir. Il dit "JE LE VEUX" et chacun obéit aveuglément à ses ordres. Il met sous hypnose des salles entières, soulève à distance un piano et sa pianiste, fait marcher nu-pieds sur des tessons de bouteille, fait ruisseler de chaleur ou trembler de froid, stabilise un corps à 50 cm du sol, etc... etc... Ses exploits sont innombrables ! Sensible à la détresse de celles et de ceux à qui la joie de vivre fait défaut, il entreprend aujourd'hui de faire le bonheur de chacun. Et il vous dit : "JE LE VEUX".

  • « Quand la connexion s'établit, tout est relié et converge vers un moment d'émotion partagée, vers une affinité créatrice qui arrime chaque personne à un présent vécu comme une expérience collective. »

    Printemps 2020 : alors que la crise du Covid-19 impose au monde de se calfeutrer et prive de scène des milliers d'artistes, Kae Tempest nous livre une réflexion toute personnelle sur la créativité et ce qui la nourrit. À l'heure où les réseaux sociaux nous poussent à la représentation perpétuelle, où l'apathie nous gagne au point de nous faire oublier qui nous sommes, Tempest crie l'urgence de nous reconnecter. À nous-mêmes, aux autres, à la réalité, pour que jaillisse l'étincelle vitale de la création. On retrouve dans ce texte tout ce qui fait sa force : une voix qui porte, cogne parfois, et une grâce hors du temps.

    Traduit de l'anglais par Madeleine Nasalik.

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