Livres documentaires

  • The eclectic art of which the Carracci family dreamed was realised by Rubens with the ease of genius. However, the problem was much more complicated for a man of the north, who wished to add to it a fusion of the Flemish and Latin spirits, of which the rather pedantic attempts of Romanism had illustrated the difficulties. He achieved it without losing anything of his overflowing personality, his questing imagination, and the enchanting discoveries of the greatest colourist known to painting. Rubens, the greatest master of Baroque painting´s exuberance, took from the Italian Renaissance what could be of use to him, and then built upon it a style of his own. It is distinguished by a wonderful mastery of the human form and an amazing wealth of splendidly lighted colour. He was a man of much intellectual poise and was accustomed to court life, travelling from court to court, with pomp, as a trusted envoy. Rubens was one of those rare mortals who do real honour to humanity. He was handsome, good and generous, and he loved virtue. His laborious life was well ordered. The creator of so many delightful pagan feasts went each morning to mass before proceeding to his studio. He was the most illustrious type of happy and perfectly balanced genius, and combined in his personage passion and science, ardour and reflection. Rubens expressed drama as well as joy, since nothing human was foreign to him, and he could command at will the pathos of colour and expression which he required in his religious masterpieces. It might be said that he was as prolific in the representation of the joy and exuberance of life as Michelangelo was in the representation of passionate emotions.

  • Pablo Picasso (Málaga, 1881 - Mougins, 1973) Picasso naquit en Espagne et l´on dit même qu´il commença à dessiner avant de savoir parler. Enfant, il fut nstinctivement attiré par les instruments de l´artiste. Il pouvait passer des heures de joyeuse concentration à dessiner des spirales pourvues d´un sens qu´il était seul à connaître. Fuyant les jeux d´enfants, il traça ses premiers tableaux dans le sable. Cette manière précoce de s´exprimer contenait la promesse d´un rare talent. Nous nous devons de mentionner Málaga, car c´est là, le 25 Octobre 1881, que Pablo Ruiz Picasso naquit et qu´il passa les dix premières années de sa vie. Le père de Picasso était lui-même peintre et professeur à l´école des Beaux-Arts de la ville. Picasso apprit auprès de lui les rudiments de la peinture académique. Puis il poursuivit ses études à l´académie des Arts de Madrid mais n´obtint jamais son diplôme. Picasso, qui n´avait pas encore 18 ans, avait atteint le point culminant de sa rébellion, répudiant l´esthétique anémique de l´académisme et le prosaïsme du réalisme. Tout naturellement, il se joignit à ceux qui se qualifiaient de modernistes, c´est à dire, les artistes et les écrivains non-conformistes, ceux que Sabartés appelait «l´élite de la pensée catalane » et qui se retrouvaient au café des artistes Els Quatre Gats. Durant les années 1899 et 1900, les seuls sujets dignes d´être peints aux yeux de Picasso étaient ceux qui reflétaient la vérité ultime : le caractère éphémère de la vie humaine et l´inéluctabilité de la mort. Ses premières oeuvres, cataloguées sous le nom de «période bleue » (1901-1904), consistent en peintures exécutées dans des teintes bleues, inspirées par un voyage à travers l´Espagne et la mort de son ami Casagemas. Même si Picasso lui-même insistait fréquemment sur la nature intérieure et subjective de la période bleue, sa genèse et, en particulier, ce monochromatisme bleu, furent des années durant, expliqués comme les résultats de diverses influences esthétiques. Entre 1905 et 1907, Picasso entra dans une nouvelle phase, appelée la «période rose » caractérisée par un style plus enjoué, dominé par l´orange et le rose. A Gosal, au cours de l´été 1906, le nu féminin prit une importance considérable pour Picasso - une nudité dépersonnalisée, aborigène, simple, comme le concept de «femme ». La dimension que les nus féminins allaient prendre chez Picasso dans les mois suivants, précisément durant l´hiver et le printemps 1907, s´imposa lorsqu´il élabora la composition de son impressionnante peinture connue sous le titre des Demoiselles d´Avignon.
    S´il est vrai que l´art africain est habituellement considéré comme le facteur déterminant du développement d´une sthétique classique en 1907, les leçons de Cézanne sont quand à elles perçues comme la pierre angulaire de cette nouvelle progression. Ceci est lié tout d´abord à une conception spatiale de la toile comme une entité composée, soumise à un certain système de construction. Georges Braque, dont Picasso devint l´ami à l´automne 1908 et avec lequel il mena le cubisme à son apogée en six ans, fut surpris pas les similitudes entre les expériences picturales de Picasso et les siennes. Il expliquait que le «principal objectif du Cubisme était la matérialisation de l´espace.
    A l´issue de sa période cubiste, dans les années 1920, Picasso revint à un style plus figuratif et se rapprocha du ouvement surréaliste. Il représenta des corps difformes et monstrueux mais d´une manière très personnelle. Après le bombardement de Guernica en 1937, Picasso réalisa l´une de ses oeuvres les plus célèbres, symbole des horreurs de la guerre. Dans les années 1960, son art changea à nouveau et Picasso commença à regarder de plus près les grands maîtres, s´inspirant dans ses tableaux des oeuvres de Velázquez, Poussin, Goya, Manet, Courbet, Delacroix. Les dernières oeuvres de Picasso étaient un mélange de styles, devenant plus colorées, expressives et optimistes. Picasso mourut en 1973, dans sa villa de Mougins. Le symboliste russe Georgy Chulkov écrivit : «La mort de Picasso est une chose tragi

  • Quel nom conviendrait mieux à cet art dont Émile Zola écrivait que «jamais auparavant des peintures ne lui avaient paru posséder une telle dignité. On peut presque entendre les voix intérieures de la terre et sentir les arbres bourgeonner». Plus qu'un art émotionnel, il s'agissait d'un art révolutionnaire qui rompait catégoriquement avec les règles rigides de l'art académique. Ainsi, les peintres purent se laisser enchanter par la lumière dansant sur les arbres, ou ses reflets dans l'eau. Expérimentée par Théodore Rousseau, la méthode allait être intensément développée par Monet, Renoir, Pissaro, Manet ou encore Berthe Morisot, chacun à sa propre manière.

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