Passiflore Editions

  • « La lande n'existe plus. Des temps nouveaux ont à tout jamais dépossédé la vieille solitude de tout ce qui faisait sa grandeur sauvage et sa poétique étrangeté. Et cependant c'est avec sa physionomie première qu'elle apparaîtra le plus souvent dans ces notes légères. » Alors que l'on célèbre le centenaire de la disparition de Félix Arnaudin, l'oeuvre de ce visionnaire amoureux de la lande continue de germer. En témoignent les quelques feuillets écrits de sa main, retrouvés et réunis dans ce court ouvrage, annotés et commentés par Jean Tucoo-Chala. Un texte inédit qui, à travers les yeux innocents de l'enfance, dépeint avec nostalgie la beauté naturelle de la lande ancienne.

  • « Cher lecteur, mon semblable, mon frère,
    Je t'écris de la main gauche qui ne se risque pas à sertir l'anneau d'or des convictions. Je t'écris de la main gauche qui désigne les calamités, les chagrins et les déconvenues pour mieux les dépasser, car elle prétend aussi nommer les beautés du monde, la joie des épreuves surmontées, les étreintes de l'amour. »
    Écrites aux quatre coins du monde, de Zanzibar à Lisbonne, en passant par la Grèce, le Maghreb et la France, ces courtes histoires sont une ode aux instants de bonheur simple. La nostalgie heureuse de l'enfance, un récit de voyage singulier ou le regard décalé sur un événement de la vie courante, proposent au lecteur une réparation du monde abîmé. Après trois romans sombres, l'auteur s'essaie dans le présent ouvrage à l'écriture de la joie au travers de genres littéraires variés : fragments, nouvelles, récits, histoires, poésie.

  • « Cher ami,
    Beaucoup de mes contemporains sinon la plupart vous croient mort aujourd'hui. L'affaire est entendue. Il n'y a plus que vos livres à lire, apprend-on, votre oeuvre à découvrir. Votre départ du 3 juin 2005 - que l'on dit être la date de votre décès - m'a renvoyé à mon ignorance première vous concernant. Vous m'avez plongé dans l'inconnu. Tout est à reprendre. »
    Bernard Manciet est une des figures majeures de la poésie contemporaine. Son oeuvre, riche d'une inspiration et d'une érudition sans faille, a imprimé sa singularité à tous les genres littéraires qu'elle a illustrés.
    Frédéric Sudupé l'a côtoyé durant plus de dix ans. Aujourd'hui, il lui adresse des lettres par-delà sa disparition : la mort de l'aîné n'a pas rompu le dialogue. Cette suite épistolaire, splendide témoignage d'une amitié qui sait se jouer des contraintes du temps, restitue au poète de L'Enterrement à Sabres tout son poids d'humanité.

  • Aujourd'hui, Quinquin traîne sa carcasse rouillée sur le bitume. Seule la littérature le rattache au passé, le reste il cherche désespérément à l'oublier. L'avenir ? Se laissera-t-il approcher pour reprendre le cours de sa vie ?
    Patrick Azzurra fait une descente en apnée dans cette profonde faille où l'homme a plongé, en fouillant les abysses avant de remonter par palier vers ce qui semble se dessiner. Un roman à trois temps qui ne vous laissera pas indifférent.

  • Alain Vircondelet, né à Alger, a connu une enfance heureuse malgré la guerre jusqu'à son départ de l'Algérie, à l'Indépendance, vécu à 15 ans, comme un déchirement. Arrivé en France, il poursuit en Sorbonne des études d'histoire de l'art, de lettres et de philosophie. Docteur en histoire de l'art et des mentalités, enseignant-chercheur, il enseigne la littérature et l'art durant toute sa carrière à la faculté des lettres de l'Institut Catholique de Paris. En 1969, sa rencontre avec Marguerite Duras est fondatrice. Très tôt préfacé par elle, il ne cessera alors d'écrire et de publier. Biographe et romancier, il s'attache à explorer les vies de grandes figures de la littérature, de l'art et de la spiritualité, de Duras à Camus, de Saint Exupéry à Rimbaud, de Balthus à Picasso, tout en s'adonnant à l'autobiographie, lieu d'accueil de sa mémoire algéroise.
    Cet ouvrage se propose d'étudier une oeuvre riche et dense, traduite dans le monde entier, construite autour d'une recherche permanente des mystères de l'écriture, de l'humain et de l'art.

  • Tout au long de l'opération Serval, qu'est-ce qui a bien pu relier un Touareg du désert de Tanezrouft, une chroniqueuse de Charlie Hebdo, un cheminot basque et un légionnaire serbe ? L'amour, la haine, la vengeance ou tout simplement le sort, autrement appelé mektoub ? Anzar quitte le Mali pour traverser le Sahara, le Maroc, la Méditerranée, l'Espagne et les Pyrénées. Exil périlleux et choc des cultures. Entre précieuses rencontres et infinie solitude, partages et privations, emprisonnements et enivrantes libertés, la quête du nomade le mène inexorablement vers une fin que nul ne pouvait envisager.

  • « Égrener les bonheurs simples du quotidien - le passage d'oiseaux migrateurs, une lecture galvanisante, la dégustation d'un vin, la délicatesse du givre sur l'herbe, le souvenir d'une journée chez le grand écrivain, une musique bouleversante, le regard d'un chevreuil, une tarte aux mirabelles, un match de rugby perdu, une scène de cinéma inoubliable - figure un chapelet d'émotions rassemblées de la tranche de la main comme des miettes sur la nappe afin de les thésauriser au creux de l'autre main. »

    Disciple de Julien Gracq qu'il évoque à plusieurs reprises, Léon Mazzella nous entraîne dans le tourbillon de ses sensations et de ses pensées, et nous sommes bercés par sa magnifique plume, fragmentaire comme toute prose poétique doit l'être en pareille circonstance.

  • « Margot était revenue avec une valise pour quelques jours. Elle était magnifique, ma Margot. Nous parlions des heures de ce que nous allions faire. De ce que nous pourrions réinventer. J'avais l'impression de revivre mes vingt ans. Comme si nos chuchotements devaient rester entre nous. Comme si derrière la porte nos parents pouvaient nous entendre. Nous complotions. Rêvions de cette liberté qui nous gagnait. »
    Le temps est venu d'un bonheur simple, immédiat et sans mémoire. Il n'y a pas d'âge pour vivre intensément, aimer passionnément. Marianne et Margot, allègres septuagénaires, se lancent dans la construction d'un lieu à partager à plusieurs. Avec le chantier, les murs qui montent, le quotidien s'organise et soudain les journées s'animent. De nouvelles amitiés, des rencontres surprenantes et le coeur se remet à battre la chamade.
    Marie-Laure Hubert Nasser, de son écriture vive, nous dépeint avec tendresse et humour les aventures de ces femmes résolument séduisantes.

  • Qui sont-ils, ces êtres de plumes, de poils et d'écailles, ces corps étrangers que nous apercevons souvent furtivement?? Ils habitent avec nous cette terre et sans eux nous savons aujourd'hui que nous ne pourrions pas continuer à vivre. Qu'ils soient sauvages ou apprivoisés, exotiques ou familiers, ils sont faits du même tissu que nous, partagent le même souffle de vie.
    Chantal Detcherry se remémore ces nombreux moments où sa route a croisé celle d'un animal. Souvenirs d'enfance ou de voyages s'entrelacent dans ces récits où, du plus petit au plus grand, de l'insecte à l'éléphant, les animaux constituent le centre de la narration. Tour à tour poétiques ou touchantes, humoristiques ou mystérieuses, ces histoires nous incitent à ouvrir sans préjugés notre regard sur eux, à nous émerveiller de leur présence, à réfléchir à une place plus respectueuse et plus douce de l'homme à leurs côtés.

  • Indéniablement, La Dame regarde au loin. Cela se voit d'emblée dans le dessin de ses pupilles?; la noblesse de son port de tête?; la façon qu'elle a de se tenir ici, au plus près des humains, tout en étant ailleurs. Elle embrasse l'espace dans toute son étendue. Elle l'occupe comme un point de feu.
    La Dame de Brassempouy, ou Dame à la capuche, vient de cette période dite du Paléolithique supérieur (Gravettien, 29?000 à 22?000 BP - before present). Magnifique sculpture haute d'à peine 3,65 cm, elle a inspiré à Frédéric Sudupé un ensemble de réflexions.
    Comment une si petite figurine a-t-elle pu résister au temps pour parvenir jusqu'à nous?? Quels messages nous délivre-t-elle?? L'auteur nous propose de lever le voile...
    Préface de Catherine Schwab, conservateur en chef du Patrimoine du musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

  • Voici des chroniques écrites par des bourrins, coquins, pudiques ou extravertis, meilleurs potes et meilleurs adversaires.
    AVERTISSEMENT : CE LIVRE EST UNE ESCROQUERIE !
    J'aime autant lâcher le morceau tout de suite. On vous expliquera que dalle. Les gars, faut être lucides, dans le Rugby y'a rien à comprendre. Tout se fait à l'inverse de la logique de base. Donner le ballon en arrière pour avancer, faut quand même être un peu con pour inventer ça.

    « Pourquoi le rugby est-il une secte ? » ou « Comment s'embrasser après une générale ? », voilà des questions que vous ne vous poserez plus après avoir lu ce livre.
    Un condensé d'impressions à trois voix, une bouffée de nostalgie, un souffle de couillonnades, un zeste de larmes qu'on écrase à la va-vite, pour pas qu'on te voie faire le sentimental. Les auteurs ne sont pas des danseuses d'opéra, quoique si, un peu, en réalité. Voici des chroniques écrites par des bourrins, coquins, pudiques ou extravertis, meilleurs potes et meilleurs adversaires.
    Tous ceux (et celles) qui ont un jour enfilé un maillot retrouveront dans cette lecture des souvenirs de matchs ou de troisièmes mi-temps, des émotions, des coups de gueule aussi. Le monde de l'ovalie, quoi !

    Préface de Monsieur Rusigby

  • C'était décidé : elle serait détective !
    « Cette fille est perchée ! » C'est ce qu'a pensé Côme la première fois qu'il a rencontré Abeille. Juchée sur ses talons aiguilles, elle martèle le sol dans une danse effrénée entre le palais de justice où elle endosse la robe, et le bar PMU où il la retrouve parfois.
    Et puis une lettre. La demande bouleversante de Madeleine : « Je voudrais que tu recherches ma mère. »
    Sous le regard bienveillant de Côme, Abeille commence une drôle d'enquête qui la confronte peu à peu à une part perdue d'elle-même. La jeune femme chemine et lève le voile sur une face cachée de l'Histoire de l'Espagne des années 50.
    Surprenant, ce récit enjoué nous tient en haleine au rythme de ses pas. Ils se lestent au fil des pages alors que son amie Madeleine s'allège d'un fardeau. Côme temporise, les pieds sur terre.

    Stéphanie Locatelli vit aujourd'hui à Pons en Charente-Maritime. Un lieu choisi, entre ville et campagne, entre terre et mer.
    Elle a grandi avec les livres, très vite identifiés comme les compagnons essentiels sur le chemin d'une possible liberté.
    Avec un master d'Histoire contemporaine, un autre de documentariste, elle exerce le métier d'enseignante et s'attelle à transmettre à son tour à ses petits élèves le goût des mots, de la lecture, du cinéma, du spectacle...

  • « On est un groupe, mais si on veut devenir une équipe il faut qu'on partage les mêmes valeurs. »

    Simon, le coach, et Jérôme, le capitaine, nous content la construction d'une équipe de rugby, de la cour du collège Georges Braque dans le 13ème arrondissement de Paris aux pelouses du Championnat de France scolaire.
    Paul, Jimmy, Gilibert, Willy, Kosta, Samuel, Jojo, Mousse, Jérôme, Tristan, Max, Léo, Taka, Wesley, Quentin, Michel, Jules, Stephen, Jacquot, Tim, une bande de gamins - des voyous pensent certains - d'un établissement réputé difficile du sud de la capitale, apprend à se connaître et à se dépasser, individuellement et collectivement, en pressant un ballon ovale contre leur coeur.
    Récit initiatique, plongée dans le quotidien d'un collège parisien, hymne au rugby, manuel d'entraînement, ce livre est avant tout un magnifique guide pour la vie, dans lequel l'émotion et la passion transpirent à chaque page.

    Professeur agrégé d'EPS, Serge Collinet est un ancien rugbyman de première division. Créateur de la section sport-études rugby du collège Georges Braque à Paris, il a initié et formé de nombreux jeunes rugbymans dont certains sont devenus professionnels, internationaux, champions du monde U20.

  • La terre la plus pauvre et la plus inhospitalière n'empêchera pas les hélianthes de fleurir. Yoann et Liliane aussi s'élèveront pour mieux se tourner vers le soleil. Programmés pour pousser sans grandeur d'âme, ils bousculent les préjugés, saisissent ces instants où tout peut basculer. Il y a des rencontres qui transforment la vie et des vies qui méritent bien de changer.

    Le deuxième roman de Patrick Azzurra est le reflet d'une société où l'espoir peut transcender la destinée.

  • Né en Chine, académicien français, François Cheng poursuit, entre les cultures chinoise et française, une oeuvre de passeur.
    Traducteur, auteur d'essais sur la peinture et la spiritualité, romancier et peintre lui-même, poète avant tout, il met son écriture limpide au service d'une quête de la beauté et de la sagesse.
    Ses écrits sont richement nourris d'inspi­rations diverses. Imprégnés du mouvement du Tao et d'une méditation sur l'âme, ils traduisent un souci d'harmonie entre l'homme et le cosmos.

  • Que s'est-il vraiment passé à Gorgo al Monticano en 1920 ? Quels secrets leur arrière-grand-père leur a-t-il cachés ? Dans les années 80, adultes, Nunzio et Enzo veulent des réponses. Ils partent les chercher en Italie. Là où tout a commencé. Un voyage qui les marquera à jamais et qui bouleversera le cours de leur vie.

    "Dunac, Lot-et-Garonne, France, 1964. Il prend une motte de terre entre ses mains. Il l'effrite devant le visage des deux garçons. Ils ont dix ans. Ils regardent le vieil homme qui leur fait sentir l'odeur de la terre. [...] Il leur dit qu'il en a déjà perdu une, de terre. Il leur raconte toujours la même histoire, qu'ils connaissent par coeur maintenant. Qu'un matin, ils sont venus les expulser de sa terre. Qu'ils ont mis le feu aux granges. Qu'ils ont égorgé les chiens, coupé les arbres. Qu'ils ont brisé les meubles à coups de hache. Qu'ils ont jeté la vaisselle par les fenêtres. Qu'ils ont pissé sur les draps encore tièdes. Les deux garçons frissonnent."

  • Félix Arnaudin a treize ans lorsqu'une loi, soutenue par Napoléon III, ordonne la plantation massive de pins sur un million d'hectares désertiques jusque-là appelés à juste titre : Landes. Arnaudin refuse cette titanesque et irréversible transformation. Photo­graphe, écrivain, artiste complet, il produit une oeuvre incroyablement riche à partir d'un travail de collecte monumental. Il ne saura jamais qu'une grande reconnaissance posthume l'attendait.

    Depuis de nombreuses années, Marc Large est subjugué par cet homme secret. S'inspirant des écrits laissés par Félix Arnaudin, il nous propose avec beaucoup de poésie et d'émotion une biographie romancée de ce génie solitaire et incompris.

    Journaliste, dessinateur de presse (Sud Ouest, le Canard Enchaîné, Charlie Hebdo...), Marc Large est auteur de nombreux livres. Il a obtenu le trophée du meilleur dessin professionnel lors du 20?e Presse Citron de l'École Estienne. Il est aussi réalisateur de films et documentaires pour Marmitafilms.

  • Un vieil homme un peu vagabond et une jeune fille, oscillant entre délinquance et désespérance, se rencontrent une nuit au bord de la Garonne, sur le quai de la Daurade à Toulouse. De ce face à face nocturne naîtra une relation qui prendra toute sa force autour d'un bateau à construire, prélude à un étrange périple le long du fleuve. Voyage initiatique pour la jeune femme, vécu comme une échappatoire aux violences d'un quotidien banal ; rencontre inespérée et dernier voyage pour l'homme. Le regard porté sur l'autre, les craintes, les fuites ou l'attente se font écho dans un récit à deux voix qui témoigne de l'importance du partage.

  • Efcharisto

    Maïté Lafitte

    Laurent se souvient... Maintenant il sait dire Efcharisto, merci, à tous ceux qui l'ont aidé, porté jusqu'à la vérité. Mais pour y parvenir, ce fut un long voyage.
    La mer l'a rejeté, amnésique et mutilé, sur une plage grecque, il doit tout reconstruire. Pour cela, il a besoin des autres, puisant en eux l'énergie nécessaire pour sa seconde naissance. Son parcours est jalonné de belles rencontres, d'êtres « cassés » mais généreux, autant de tremplins qu'il abandonne égoïstement sur sa route. Patiemment, rageusement il se met à exister. Mais il lui faut aller plus loin, se tourner vers ce passé qui l'obsède. Chercher... chercher encore... suivre le fil d'Ariane qui le sortira peut-être du labyrinthe de l'oubli.
    Comment ne pas sombrer à nouveau devant ces portes qui s'entrouvrent ?
    Sera-t-il enfin délivré de ses démons et de ce chat noir aux yeux de lune qui hante ses cauchemars ?
    Quel est le prix à payer pour la vérité ?

  • Les rives d'un estuaire, une ville africaine, une île aride, une forêt nocturne, un quartier pluvieux, un jardin tropical, une maison délabrée : autant de lieux où se déroulent des incidents d'apparence anodine qui constitueront pourtant des rencontres décisives pour chacun des personnages des huit nouvelles réunies ici.
    Chantal Detcherry nous entraîne vers des contrées où le proche tout autant que le lointain sont sujets d'interrogation. Des surgissements, le plus souvent issus du monde naturel, semblent proposer des signes à déchiffrer. Entre séduction et menace, ils tissent un climat de tension et d'indéfinissable trouble. Un déséquilibre subtil vient miner le monde connu, introduire dans l'esprit du lecteur un fort sentiment d'inquiétante étrangeté.
    L'auteur nous invite à la suivre dans son monde empreint à la fois de magie et de délicatesse. Son écriture précise et poétique nous enveloppe le soir au crépuscule.

  • « Une digue de papier contre un océan de silence », voilà comment Sylvie Germain définit l'acte d'écriture.
    Nourrie par la pensée d'Emmanuel Levinas au cours de ses études en philosophie, cette écrivaine forgée par les rencontres et les voyages nous offre une oeuvre riche où métaphysique, poésie, imaginaire et réalité se mêlent pour donner au sujet une place centrale.
    Valeurs humaines, mémoire, spiritualité, violence du monde et barbarie humaine ponctuent ses récits où l'émotion intense révèle la vie comme une aventure spirituelle.

  • Deux enfants, deux soeurs. Un père aimant, épris de liberté, vivant l'instant présent et le faisant partager à ses filles. Une mère, dans la difficulté à être dans la vie, angoissée par l'avenir et les tâches quotidiennes à accomplir. La discorde des parents terrifie les fillettes et installe en elles un sentiment de peur et d'incertitude quant à l'existence même de leur famille. Pour se rassurer, elles s'accrochent l'une à l'autre.
    En grandissant, pourront-elles rester fidèles à leur promesse d'enfant ?

  • « Par superstition, je garde tout pour moi, de peur que mon projet ne se brise dans l'oeuf. La poisse, j'ai déjà donné. Pour l'instant, ce n'est qu'une ébauche qui plane sans envergure, mais elle peut se vanter d'avoir décollé. La nuit, avant de m'endormir, je pense au bonheur qu'elle pourrait engendrer. Depuis le temps que je cours après ! »

    Faut-il céder à la fatalité ou se battre pour réaliser ses rêves ?
    Daniel, Cécile et leurs deux enfants forment une famille fondée sur l'amour. Délocalisation et chômage changent radicalement le sens de leur vie. Ils quittent leur pavillon de banlieue pour un HLM sans étoiles, une descente en vrille où chacun tente de s'accrocher à une addiction ou à une passion. À chaque arbre, ses branches mortes, la sélection est tranchante et n'accorde pas de pitié, mais les rameaux les plus vigoureux accèdent à la prospérité.

  • Le destin ne s'accomplit jamais comme dans nos plus belles espérances. Il nous surprend, nous renverse parfois, nous bouleverse souvent.
    Nawel ne veut pas quitter sa maison et ses parents, même si elle sait que son avenir est compromis dans son pays en guerre. Luc ne peut imaginer rompre avec sa femme alors que leur vie conjugale s'est transformée en cauchemar, il garde l'espoir d'une famille unie, comme ses parents avant lui. Georgia se refuse à quitter son enfance et à prendre la route comme son père le lui a demandé. Et Mélanie rejette de toutes ses forces la célébrité, même pour permettre à l'homme de sa vie de réaliser son rêve.
    Faut-il croire qu'un chemin tout tracé guide nos pas, malgré nous ?

    *

    Qu'en pensent les lecteurs ?

    « C'est tellement fin, tellement humain, si juste et si bien écrit. On entre dans les personnages, on les vit. Je suis Nawel. Je suis Georgia. J'ai relu certaines pages 4, 5 fois juste pour le plaisir. Comme une caresse qui touche à tout, au plus profond de soi. De ses propres souvenirs aux résonances avec l'actualité. C'est d'une fluidité et d'une force remarquables. C'est vraiment très fort.
    J'y ai trouvé mille et un messages et surtout un immense plaisir. Des moments de bonheur, d'émotion, de tristesse, de révolte. C'est un livre de coeur et d'intelligence. De finesse et d'humanité. De vérité. » [Claire]

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