Philippe Rey

  • Comment renouer avec le sauvage ? Nouv.

    La crise du Covid rappelle durement les problèmes sanitaires que peut causer l'abolition des frontières entre humains et monde sauvage. Mais, au-delà de la pandémie, c'est à un bouleversement de la biosphère que nous assistons, avec ce que le naturaliste Bruno David appelle la sixième extinction de masse de la vie.

    Du constat des périls en cours aux initiatives pour protéger et sauvegarder le vivant, ce nouveau volume des
    1ndispensables rassemble les textes que nous avons consacrés au monde sauvage. Plus que jamais, à l'heure de la COP26 et des rapports alarmants du GIEC, le combat pour la protection de la faune et de la flore ne se fait pas contre l'homme, mais bien pour lui. Il y va de notre humanité.

  • Mille conseils d'un vieux hibou pour réussir sa vie Nouv.

    Les précieux conseils d'un compagnon de route, bilan d'une vie passée au service des autres

    Au long de mes cinquante-six ans de sacerdoce, j'en ai vu passer des sourires et des pleurs, des doutes et des affirmations, des appels à l'aide et des chants de joie ! J'ai croisé le chemin de nombreux blessés de la vie : des jeunes abandonnés à eux-mêmes, des vieux isolés, des malades, des couples fragiles. Et je n'oublie pas que, dans chacun de leurs regards, j'ai puisé de la force et de l'amour.

    Ce livre, je l'ai pensé pour toi qui cherches à réussir ta vie, je l'ai voulu complet et riche de conseils, pour qu'à chaque instant tu puisses bénéficier de l'expérience du vieux hibou que je suis. Pas un jour sans qu'on me demande quoi faire dans des situations variées. À ces frères et sœurs en recherche, j'explique comment faire face, pardonner, vivre sa foi, aider quelqu'un dans le besoin, agir en solidarité...

    Chacun mérite ton attention, y compris – et surtout – toi-même ! Apprends à t'aimer, et alors tu trouveras la bonté et la douceur. Ouvre-toi aux merveilles de la nature, aux mystères de l'au-delà ; apprends le langage de tes mômes et savoure le temps présent.

    Que mes mots t'aident à te trouver, et qu'ils te soient messages d'espoir, de tolérance, de partage et d'amour.

    Guy Gilbert

  • à quoi tu penses ? Nouv.

    Un livre amusant, profond et poétique sur les rapports complexes entre les humains et les animaux

    Ma chatte Artdéco m'observe de son regard si pénétrant.

    J'ai toujours eu une envie folle de savoir ce qui se passait dans ces têtes hirsutes, couvertes de plumes, de poils, de cuir, d'écailles... derrière ces yeux étonnés, parfois inquiets...

    Une idée m'a traversé l'esprit, je vais donner ma langue au chat.

    On a coutume de dire, à propos des animaux : " Il ne leur manque que la parole. " Je vais la leur donner, la parole, et organiser un micro-trottoir zoologique pour découvrir leurs joies, leurs peines, leurs émotions et leurs sentiments.

    J'ai déjà réussi à faire parler une vache, la Noiraude, et un oiseau, Antivol.

    Alors, pourquoi pas les autres animaux ?

    J.-L. F.

    Dans ce livre inattendu et surprenant, Jean-Louis Fournier interroge les animaux. Leurs réponses n'épargnent pas l'espèce humaine. Un pauvre crocodile pleure en pensant à sa mère et " à tous les gros salauds qui se promènent avec sur eux des morceaux de sa peau, un portefeuille dans la poche ". La chatte Artdéco philosophe : " L'homme n'est-il pas capable de tuer terre et mer ? " L'huître reproche aux hommes de lui mettre du citron dans les yeux. Quant à l'hirondelle, elle raille les gros : " Avez-vous déjà vu des oiseaux obèses ? " La biche admire la patience et le talent des photographes animaliers, prend la pose et au moment du clic se sauve, car elle est taquine !

    Le résultat est surprenant, souvent poétique, d'une touchante justesse.

    Il faut dire que sous la vigilance quotidienne de sa chatte Artdéco, Jean-Louis Fournier n'a pas droit à l'erreur !

    Une odyssée instructive chez nos amis pas si bêtes que cela !

  • La nuit. le sommeil. la mort. les étoiles. Nouv.

    Un grand roman de Joyce Carol Oates sur la destruction d'une famille par la violence du racisme de la société américaine

    Octobre 2010. John Earle McLaren – " Whitey " – a soixante-sept ans. Homme blanc et puissant, père d'une famille de cinq enfants, il est connu comme l'ancien maire respecté de la petite ville de Hammond, dans l'État de New York. Alors quand il aperçoit un matin sur le bord de la chaussée un individu à la peau foncée brutalisé par des officiers de police, il fait de son intervention un devoir moral. Il tente de ramener les policiers à la raison, mais des coups de Taser l'envoient au sol, de violentes impulsions électriques auxquelles il ne survivra pas. Selon la version officielle, Whitey est décédé dans un accident de la route, des suites d'une crise cardiaque.

    Que peut-il rester à une famille quand son seul point de ralliement était ce père aujourd'hui subitement enterré ? Il y a d'abord Jessalyn, qui a toujours vécu dans l'ombre de son mari. Désormais veuve, cette femme douce, éteinte, ne semble pas trouver en elle-même la force nécessaire pour tenir ensemble le foyer. Il lui faudra se relever et se reconstruire en tant que femme avant que de redevenir mère. Viennent ensuite les cinq enfants, Thom, Beverly, Lorene, Sophia et Virgil, aussi différents les uns des autres que peuvent l'être les membres d'une même fratrie. Des adultes englués dans leur quotidien, préoccupés par leur vie de couple, pris dans leurs ambitions et leurs regrets, leurs secrets et leurs fautes.

    Oates a écrit un roman magistral sur la dislocation d'une famille. L'une des grandes réussites de ce texte réside dans le portrait des enfants, affrontant chacun à leur façon le deuil de leur père, figure tutélaire, mais aussi dans la force et la résilience dont ils font preuve, notamment lors de la découverte de la falsification de l'acte de décès.

    Et puis il y a surtout l'étonnante figure de Jessalyn, la veuve anéantie à qui tout le monde prédit un avenir sombre, d'une tristesse insurmontable, et qui surprendra toute sa famille dans une évolution aussi spectaculaire qu'imprévisible...

    Au-delà d'être un roman bouleversant de vérité sur le trauma psychologique d'une famille,
    La nuit. Le sommeil. La mort. Les étoiles aborde aussi le racisme des forces de police aux États-Unis et la lutte des classes. Joyce Carol Oates ose ainsi faire le portrait complexe d'une nation en pleine crise identitaire, et place le lecteur face aux contradictions de la société américaine.

  • Beaux jours Nouv.

    Descente en terres intimes et ravagées avec ces onze nouvelles oppressantes à souhait

    Dans
    Les beaux jours, un artiste peintre joue un jeu dangereux auprès de l'une de ses jeunes modèles, tandis qu'au fur et à mesure s'érode la frontière entre érotisme et abus. Dans
    Fleuve Bleu, des amants conviennent d'un pacte d'honnêteté pour remédier à leurs vies moroses de femme et d'homme mariés, oubliant que la vérité peut être plus impitoyable que n'importe quel mensonge. Dans
    Big Burnt, un couple est pris au milieu d'une violente tempête sur un bateau de fortune, après un étrange et charmant tête-à-tête sur une île déserte, cependant que l'homme esquisse un cruel projet.

    Dans chacune des huit autres nouvelles qui composent ce recueil, l'autrice met en scène des personnages en quête d'amour et de reconnaissance, destinés à méconnaître ceux qui leur sont les plus proches. Des drames de l'intime tapis dans l'ombre, qui n'attendent qu'une étincelle – ou une rencontre – pour se réveiller. Entre choix audacieux et intrigues en apparence ordinaires, Joyce Carol Oates manie une prose aiguisée et pose la seule question qui vaille : les liens que l'on noue, amoureux ou amicaux, sont-ils voués à se rompre tragiquement ?

  • L'homme qui avait raison : vie et destin de David Servan-Schreiber Nouv.

    La première biographie d'un homme attachant qui a révolutionné le rapport de millions de personnes à leur santé

    Né en 1961 à Paris, David Servan-Schreiber est éduqué par son père Jean-Jacques dans un but : changer le monde. Tandis que ses études de médecine aux États-Unis font de lui un brillant psychiatre et chercheur en neurosciences, on lui découvre, à tout juste trente ans, une tumeur très agressive au cerveau. Pris en charge rapidement, il rechute neuf ans plus tard. Alors directeur d'un centre de médecine alternative à Pittsburgh, il se plonge dans les recherches existantes pour déjouer les pronostics qui ne lui laissent que peu de temps à vivre. En s'appliquant à lui-même ses découvertes, il gagnera dix ans de plus. De cette expérience David tire deux livres :
    Guérir, puis
    Anticancer. En démontrant pour la première fois l'importance du mode de vie dans la lutte contre la dépression et le cancer, il donne aux malades la possibilité de devenir acteurs de leur guérison. Son immense succès international en fait la star des médias et la bête noire des médecins traditionnels. Mais en 2010, c'est le " Big one ", la récidive dont on ne guérit pas. Il meurt en juillet 2011 après avoir fêté ses cinquante ans et offert un dernier livre,
    On peut se dire au revoir plusieurs fois.

    Hélène Mathieu dresse l'émouvant portrait de cet homme au destin hors du commun : une famille française mythique, les Servan-Schreiber ; une personnalité attachante, ouverte sur le monde ; une vie sentimentale complexe ; un esprit visionnaire.

    Car, comme en témoigne le docteur Thierry Bouillet, cancérologue, dans une postface à cet ouvrage : " Beaucoup de chercheurs ont apporté leur pierre au changement de comportement face au cancer, David a posé le socle. "

  • Le piéton de Naples Nouv.

    Un parcours inoubliable au cœur de Naples par son meilleur connaisseur

    Depuis soixante-dix ans que Dominique Fernandez parcourt Naples, la ville rayonne d'une splendeur intacte. Instable, volcanique, exaspérante et pourtant follement attachante, que serait

    la cité sans ses discordances ? De ses déveines, elle tire un sang plus riche que celui que dispensent la prospérité et le bien-être.

    Dans ce texte passionné, Dominique Fernandez nous plonge au cœur du quotidien des Napolitains, qui semblent ne vivre pleinement que dans l'agitation extérieure, au milieu des ruelles inextricables. L'auteur peint le portrait fascinant des scugnizzi, ces garçons des rues qui résument sans doute à eux seuls l'âme des quartiers et qui ont inspiré tant d'écrivains et d'artistes ; il nous emmène découvrir les innombrables églises, palais, musées et trésors archéologiques, comme Paestum ou Oplonto. Et tandis que rien n'échappe à son œil curieux, il partage volontiers ses secrets d'initié en livrant les trésors abrités derrière les pierres, éparpillés dans la ville par Gemito, Caravage ou encore Luca Giordano. Et n'oublie rien des Champs Phlégréens ou des îles comme Capri.

  • Philip Roth, mon ami Nouv.

    Un portrait émouvant de Philip Roth par son plus proche ami, une méditation sur l'amitié et la perte

    En revenant sur vingt ans d'amitié avec Philip Roth, Benjamin Taylor fait le portrait sans fard de celui qui fut son complice, et restitue l'un des plus grands écrivains américains dans son humanité. Au cours de ces mémoires conçus comme autant d'instants de vie, le lecteur découvre l'intimité de deux hommes liés par une passion commune pour la littérature et par une loyauté totale l'un envers l'autre.

    Honnête, Benjamin Taylor témoigne d'un Philip Roth érudit, inflexible, à l'humour incisif et au charme sibyllin ravageur. Avec tact et poésie, l'auteur jette une lumière neuve sur son enfance, son attachement à Newark, la petite ville près de New York où il a grandi, son rapport à l'amour, les difficultés et les fragilités de sa vieillesse, la façon dont il envisageait son travail d'écriture, son œuvre et la place de la littérature dans le monde.

    Philip Roth a eu raison d'encourager Benjamin Taylor à écrire : il y apparaît dans son émouvante vérité.

  • 11 septembre 2001, vingt ans après, une analyse détaillée des faits, des causes et des conséquences

    Vingt ans après, le 11 septembre 2001 reste l'événement qui nous a brutalement fait entrer dans le xxie siècle, provoquant une rupture spectaculaire, et pour longtemps irréparable, dans l'ordre mondial. Le journaliste Sylvain Cypel, spécialiste des États-Unis et du Moyen-Orient, pose ici cette question lancinante : comment une cellule terroriste de quelques dizaines de personnes a pu encastrer deux Boeing dans l'épicentre du commerce international, provoquant les attentats les plus meurtriers de l'histoire ?

    Des signes avant-coureurs, bien visibles mais largement ignorés, jusqu'aux conséquences désastreuses pour le Moyen-Orient, voici le récit saisissant et méticuleux des rouages infernaux, pièce par pièce, qui ont permis l'émergence de Ben Laden ; qui ont entraîné aussi la guerre américaine contre l'" Axe du Mal ", l'invasion de l'Afghanistan, puis surtout de l'Irak, sur la base de motifs mensongers. Ce récit-fleuve s'articule dans sa temporalité : les causes (la formation d'Al-Qaïda et sa préparation), l'événement-hécatombe, et les conséquences (le fourvoiement américain).

    Cet ouvrage se poursuit sur les portraits détaillés d'Ahmed Chah Massoud, ministre de la Défense afghan assassiné par Al-Qaïda deux jours avant les attentats, Dick Cheney, vice-président de Bush et véritable architecte de la guerre préventive, et Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale lors du 11 septembre. Enfin, trois entretiens exclusifs viendront ponctuer la lecture dont celui de Francis Fukuyama, auteur de
    La Fin de l'histoire et le Dernier Homme, figure intellectuelle du néoconservatisme qui a influencé l'administration Bush.

  • Un ouvrage lumineux et profond, un kit de survie mentale en cette époque troublée

    Matt Haig a traversé vents et tempêtes, dépression et anxiété. Ce
    Livre du réconfort est son canot de sauvetage, la somme des pensées, musiques, citations, films et anecdotes qui lui ont permis de rejoindre la terre ferme. En faisant appel aux destins inspirants d'autres hommes et femmes, à la science, à l'histoire et à la philosophie, il signe bien plus qu'un ouvrage antidote : il offre une célébration de la vie et de ses imprévus, invite à se rappeler qu'on est toujours plus grand que la douleur éprouvée.

  • L'histoire d'une amitié entre un libraire et l'autrice, construite au fil des lectures. Un destin bouleversant

    " Raconter Jacques et témoigner de son destin singulier, si beau et si tragique à la fois, ce serait raconter au nom des libraires, pour eux et pour nous tous qui faisons ensemble société, quel libraire, essentiel parmi les essentiels, il demeure à jamais.

    Jacques Allano était libraire en Bretagne, à Saint-Brieuc. Faute de successeur, il était sorti de sa retraite, prise presque dix ans plus tôt, pour revenir en octobre 2019 à la tête de la librairie dont il était le cofondateur, Le Pain des rêves, et empêcher sa fermeture. Il en a été profondément heureux jusqu'au 16 mars 2020. Confronté à ses fragilités pendant le premier confinement, il s'est suicidé quelques jours après la réouverture de la librairie, le 16 mai 2020.

    Jacques était de la haute lignée des libraires. Un serviteur avant tout, humble et tenace, à la mémoire encyclopédique, au désordre savant parmi lequel seul un libraire peut se retrouver, et à l'amour inconditionnel des livres. Un homme qui, dans sa soixante-dixième année, avait repris du service dans cette librairie – sa vie, son œuvre. Et moi qui ne supportais pas l'idée que ce lieu fût déserté et réduit au triste état de dent creuse dans un centre-ville en souffrance, je l'avais accompagné, abandonnant mes rêves d'écriture.

    Devant les clients et les représentants, Jacques m'appelait sa collaboratrice, faisant sonner clairement chaque syllabe. Pour le taquiner, entre nous, je lui disais patron. Un jour, presque à la fin, en riant, lui qui n'avait pas d'enfant, et moi non plus, il se rendit compte que j'aurais pu être sa fille. J'avais travaillé à ses côtés jusqu'au 15 mai ; soucieuse, j'avais aussi veillé sur lui comme sur un fils. Puis je me suis retrouvée seule. Brutalement seule dans la librairie le samedi 16 mai à 10 heures. Le téléphone. Le silence. Jacques était mort.

    Dans un premier temps, l'idée de raconter Jacques me parut révoltante à différents égards. Comment écrire sans trahir sa pudeur ? Comment faire avec les trous, les lacunes, les mystères, les contradictions ? Comment faire avec mon chagrin ? Mais un dimanche de novembre, alors que chaque jour depuis sa mort je lui parlais intérieurement, comme au temps du Pain des rêves que nous avions partagé en frère et sœur de livres, je commençai à lui écrire. "

    Mérédith Le Dez

  • Le grand roman de Joyce Maynard : l'histoire bouleversante d'une famille sur cinq décennies

    Lorsque Eleanor, jeune artiste à succès, achète une maison dans la campagne du New Hampshire, elle cherche à oublier un passé difficile. Sa rencontre avec le séduisant Cam lui ouvre un nouvel univers, animé par la venue de trois enfants : la secrète Alison, l'optimiste Ursula et le doux Toby.

    Comblée, Eleanor vit l'accomplissement d'un rêve. Très tôt laissée à elle-même par des parents indifférents, elle semble prête à tous les sacrifices pour ses enfants. Cette vie au cœur de la nature, tissée de fantaisie et d'imagination, lui offre des joies inespérées. Et si entre Cam et Eleanor la passion n'est plus aussi vibrante, ils possèdent quelque chose de plus important : leur famille. Jusqu'au jour où survient un terrible accident...

    Dans ce roman bouleversant qui emporte le lecteur des années 1970 à nos jours, Joyce Maynard relie les évolutions de ses personnages à celles de la société américaine – libération sexuelle, avortement, émancipation des femmes jusqu'à l'émergence du mouvement MeToo... Chaque saison apporte ses moments de doute ou de colère, de pardon et de découverte de soi.

    Joyce Maynard explore avec acuité ce lieu d'apprentissage sans pareil qu'est une famille, et interroge : jusqu'où une femme peut-elle aller par amour des siens ? Eleanor y répond par son élan de vie. Son inlassable recherche du bonheur en fait une héroïne inoubliable, avec ses maladresses, sa vérité et sa générosité.

  • Un magistral roman d'apprentissage, une saisissante enquête sur les traces d'un mystérieux auteur menée par un jeune écrivain africain à Paris

    Prix Transfuge du meilleur roman de langue française

    En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 :
    Le Labyrinthe de l'inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de " Rimbaud nègre ", depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s'engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T. C. Elimane, où il affronte les grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l'Argentine, quelle vérité l'attend au centre de ce labyrinthe ?

    Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l'accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s'observent, discutent, boivent, font beaucoup l'amour, et s'interrogent sur la nécessité de la création à partir de l'exil. Il va surtout s'attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda...

    D'une perpétuelle inventivité,
    La plus secrète mémoire des hommes est un roman étourdissant, dominé par l'exigence du choix entre l'écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir intemporel.

  • Un appel à changer de regard sur nos vies et sur le monde

    " Le monde qui nous entoure semble bien triste aujourd'hui : la pandémie ne nous lâche pas, la détresse familiale, professionnelle et personnelle de nos concitoyens imprègne l'atmosphère, les pays pauvres sont en grande difficulté... Comment garder notre équilibre, retrouver la sérénité ?

    Dans ce livre je vous propose un parcours en prières afin d'arriver à nous émerveiller, malgré tout, de la beauté du monde. Depuis que je suis tout petit, la nature me fascine, je passerais des heures à admirer des champs de fleurs ou un paysage du haut d'une montagne. Chaque croyant donne à Dieu le titre de créateur du ciel et de la terre. Nous, chrétiens, nous émerveillons de la beauté du printemps, renaissance de la vie ; de l'été et les parfums d'une nature éclatante ; de l'automne, qui nous offre ses superbes couleurs ; et de l'hiver aride, qui masque et fige les végétaux. Les quatre saisons sont un enchantement.

    Faire la paix en nous, apprendre à contempler, se réconcilier avec soi-même et avec les autres, écouter ce que le silence veut nous dire, aller vers la sagesse, dialoguer sans cesse avec Dieu dans la louange pour tout ce qu'il nous offre : voilà le chemin que je vous recommande en ces temps troublés.

    La beauté sauve le monde. En prière dans la nature retrouvée, rude et splendide, les jeunes comme les anciens se sauvent et gagnent leur paradis, ici et maintenant. "

    Guy Gilbert

  • Un livre sur la force de la prière de guérison

    " De nombreux croyants m'écrivent pour me dire qu'ils sont dans les ténèbres. C'est dans ces moments qu'il faut prier le plus. Nous devons dire au Seigneur que nous souffrons et que nous Lui offrons notre maladie. C'est une prière superbe.

    Pour ma part, je n'ai jamais désespéré une minute, parce que Dieu est amour, Dieu est miséricorde, Dieu est bon, Dieu est tolérance, Dieu est respect, Dieu est partage. Et dans la mesure où j'essaye de vivre à fond l'amour, la tendresse humaine, la miséricorde, je m'élève vers Dieu. La souffrance, je ne la supporte pas, je la porte et je la sublime.

    Pour obtenir des guérisons, il y a la prière ; une attitude d'abandon et de confiance dans le Christ. Un théologien, le père Hugueux, disait : "Il faut croire pour guérir et guérir pour croire.' C'est un joli paradoxe.

    Aller de l'avant et aller vers les autres, c'est sans doute là que se situe le miracle de Dieu. Et surtout, trouver en soi des forces insoupçonnées qui redonnent vie et effacent le mal. "

    Guy Gilbert

  • Le deuxième volume d'une série mettant en scène un flic de Naples fragile et attachant, par un des chefs de file du polar italien.

    L'inspecteur Denis Carbone se remet tant bien que mal de sa dernière enquête à Pausilippe, le quartier chic de Naples, et de ses blessures lorsque, peu avant Noël, il est appelé sur une nouvelle scène de crime. En découvrant le cadavre martyrisé d'une fillette nigériane, abandonné au fond d'un ravin, il est loin d'imaginer que cette affaire va peu à peu le ramener à un passé douloureux qu'il croyait avoir effacé de sa mémoire. Poursuivi par de vieux ennemis et par ses propres démons, dont son goût immodéré pour le whisky, il arpente une Naples nocturne, spectrale, aux allures de labyrinthe, où drogue, crime et corruption des puissants se mêlent aux rites vaudous des migrants africains. Alors que les habitants sont occupés par les fêtes de fin d'année, Denis, de plus en plus mélancolique et solitaire, s'enfonce dans une enquête qui reflète étrangement la recherche intérieure qu'il se voit obligé d'entreprendre. Coups de théâtre et coups du sort se multiplient ainsi pour composer un roman noir au rythme haletant.

  • Une question sociétale et transversale d'actualité, analysée par des écrivains, politologues et chercheurs

    Le titre de ce nouveau volume des
    1ndispensables peut sembler provocant, tant la pandémie a surgi dans nos vies comme une effraction, balayant nos certitudes. Peut-on déjà tirer des enseignements, un an après le premier confinement ?

    Et si la Covid n'était pas la cause, mais le révélateur de problèmes préexistants ? C'est une piste soulevée par certaines analyses de cet ouvrage. La pandémie soulignerait les dérives de la mondialisation, de notre système de production et de consommation, et nous rappellerait la nécessité de structures jusqu'alors mises à mal, comme le rôle de l'État, les services publics ou l'importance de l'offre culturelle.

    À travers analyses et entretiens, cet ouvrage fait le tour des leçons politiques, économiques, sociales et culturelles que la Covid nous a dispensées. Qu'en sera-t-il demain de la démocratie, de la confiance dans la science et dans les sources d'autorité ?

    Les chiffres ne doivent pas nous faire oublier que la pandémie reste une tragédie humaine : c'est pourquoi des écrivains prennent aussi la plume, au travers de textes sensibles, pour questionner l'absolue nécessité du contact humain et nous réapprendre à vivre ensemble.

  • Je m'appelle Jim Carlos, je suis jardinier.

    J'ai disparu le 12 janvier 2021. Un de mes derniers chantiers s'est déroulé aux Prés Poleux, dans la propriété des Loubet : Arnaud et Laure. Lui est rédacteur en chef à la télévision, elle est professeure d'économie dans l'enseignement supérieur. Chez eux tout est aussi harmonieux, aussi faux qu'une photographie de magazine de décoration. Tout, même leurs cordiales invitations à partager des cafés ou des déjeuners au bord de leur piscine, vers laquelle je me dirigeais avec autant d'entrain que pour descendre au bloc opératoire...

    Vous trouverez dans ce livre les deux cahiers que j'ai écrits lors de mon aventure chez ces gens. Mais aussi l'enquête menée par la juge Carole Tomasi après ma disparition.

    Lebowski est le nom de mon chien. Tout est sa faute. Ou bien tout le mérite lui en revient. C'est selon.

    Maintenant il est mort.

    Et moi, suis-je encore vivant ?

  • Un roman captivant sur la liberté d'entreprendre et d'aimer

    Amsterdam, 1892. Lydia n'espère rien lorsqu'elle se plonge dans les affaires de son père tout juste décédé. Mais la découverte d'un carnet la laisse songeuse : au fil des pages, elle comprend qu'il projetait la création d'une fabrique de fromage moderne, actionnée à la vapeur. Contre toute attente, elle se promet de réaliser ce projet un peu fou. L'époque interdisant à une femme seule de mener une telle entreprise, Lydia trouve de l'aide auprès d'un fermier de la région, Huib. À eux deux, et malgré leurs origines sociales différentes, ils comptent bien construire la plus grande fabrique de fromage de la région, et peut-être trouver en chemin plus que le succès...

    Anvers, 1914. Nora, fille unique de Lydia, a trouvé refuge en Belgique, dans les bras de son jeune époux. Un départ précipité qui prend toutes les apparences d'une fuite, tandis qu'elle cherche du réconfort loin des siens. Réussira-t-elle à assouvir cette nouvelle soif de liberté, alors que la Première Guerre mondiale frappe aux portes de son pays d'adoption ?

    Simone van der Vlugt nous tient en haleine avec cette histoire émouvante, pleine de péripéties – celle de deux femmes courageuses décidées à accomplir leurs rêves.

  • Pendant le confinement du printemps 2020, alors que l'Italie n'arrive plus à compter ses morts, une photo fait le tour du monde : le pape François, de son balcon, bénit la place Saint-Pierre entièrement vide. Les cérémonies de Pâques ont été annulées, les chrétiens souffrent de ne plus pouvoir se retrouver ni prier ensemble, mais le pontife est toujours là pour incarner le message de

    l'Église.

    François ressent la nécessité d'éclairer cette période d'obscurité, d'aider les gens à retrouver un sentiment religieux qui semble perdu avec la pandémie, de leur redonner un élan d'espoir et de solidarité, de foi et de courage. Profondément attentif aux dynamiques contemporaines, il se montre très critique à l'égard des gouvernements populistes : privilégier l'économie face à la Covid-19 s'apparenterait à un génocide. Ses discours quotidiens ne cessent de rappeler les trois grandes menaces qui pèsent sur le monde actuel : l'iniquité, le nouvel esclavage subi par les plus démunis et la ruine de la nature.

    Dans ce livre passionnant, rigoureusement documenté, Marco Politi décrit les bouleversements à l'oeuvre dans l'Église, et montre pourquoi le pape François, tandis que la pandémie continue de faire des ravages, est le seul dirigeant au monde capable de prendre le recul nécessaire pour penser la société de demain et favoriser sa renaissance.

  • Considéré comme l'un des penseurs importants de notre époque, Souleymane Bachir Diagne retrace dans cet ouvrage son parcours de jeune Sénégalais élevé dans la tradition d'un islam soufi et lettré, devenu philosophe et aujourd'hui professeur à l'université de Columbia. Une vie entre Saint-Louis-du-Sénégal, Ziguinchor, Dakar, Paris, Chicago, New York, lieux qui ont formé cet homme de trois continents, le rendant sensible aux richesses de chacune des cultures propres aux pays qui l'ont accueilli.

    Souleymane Bachir Diagne – maintenant spécialiste de domaines aussi différents que la philosophie dans le monde islamique, l'histoire de la logique algébrique ou encore les philosophies africaines – présente les êtres qui ont été décisifs dans la construction de sa trajectoire intellectuelle. Il revient sur ses rencontres avec Louis Althusser et Jacques Derrida, ses maîtres rue d'Ulm, Jean-Toussaint Desanti, Léopold Sédar Senghor, Paulin Hountondji, Ngugi wa Thiong'o et d'autres qui l'ont fortementinfluencé. Le " fagot de mémoire " de cet homme qui vit entre différentes langues et cultures, chantre d'un universel de traduction, partisan d'un islam des Lumières, nous propose ici une stimulante réflexion sur notre monde qui offre tant de passerelles.

  • Septembre 2018. Paul, assistant-qualité, vide l'usine bretonne. Cinquante ans d'histoire partent à la benne. À Plaintel, on a fabriqué des masques à perte de vue : des masques de protection, des masques respiratoires, des sexys et des becs de canard. Alors que la fermeture semble inéluctable, c'est la vie entière de Paul qui tangue : ses enfants ayant quitté le nid, son épouse s'absente le soir pour rejoindre de nouveaux amis.

    Quand Paul découvre sur Facebook un appel à se rassembler sur les ronds-points, il se lance dans l'aventure, prêt à faire corps avec ces gens qui souffrent, comme lui, depuis trop longtemps. Sur la départementale, il y a un monde fou, ça klaxonne, ambiance bon enfant. Paul retrouve son copain syndicaliste Dédé et croise Zozo le zingueur, une Fée et une Duchesse, des hommes et des femmes hauts en couleur, décidés à reprendre leur destin en main. Au point de donner à Paul la force de se battre pour la réouverture de son usine.

    Dans ce premier roman, Étienne Longueville raconte de manière épique l'histoire de l'usine de Plaintel, de ses ouvriers confrontés à une fermeture. Paul et ses amis tentent de survivre, côtoient les Gilets jaunes, traversent le confinement du printemps 2020, moment propice aux initiatives surprenantes... Car ces figures attachantes, pleines d'humour, révélatrices d'une France qui galère mais ne rend pas les armes, sont surtout des " braves ", enfin prêts à exercer leur pouvoir.

  • Après avoir passé plusieurs années dans un institut psychiatrique, un jeune adulte met à exécution, pour s'évader, un plan des plus ambitieux. Car c'est long, cinq ans attaché à une table avec pour seule compagnie l'écho de sa propre voix. Son isolement l'en a convaincu : sa mère, qu'il n'a presque pas connue, a dû être horrifiée en apprenant ses méfaits, lui qui a pourtant été reconnu criminellement non responsable. C'est pour la retrouver enfin qu'il s'enfuit.

    Commence alors la délirante cavale de cet écorché de la vie qui, pour échapper aux forces de police et intimider les badauds, va se faire tatouer une cible rouge au milieu du front, adopter un chihuahua, et trouver refuge dans la rue aux côtés des marginalisés. Jusqu'au jour où ses errances le mènent à Maple, une prostituée qui lui chavire le coeur. À scruter son visage, n'y verrait-il pas un peu de lui-même ?

    Dans une langue truculente, inventive et audacieuse, David Goudreault met en scène un enfant perdu, en lutte avec lui-même et contre une société qui isole au lieu de soigner et d'accompagner.

  • Que dire d'un être sans mémoire, sinon qu'il est absent au monde ? La mémoire nourrit nos sens, elle éclaire notre passé, nous donne un présent et un avenir. En nous rappelant qu'elle est d'abord une attitude avant d'être une faculté, Jean-Pierre Guéno nous interroge sur notre lien au monde et à ceux qui nous entourent. Car, même sans mémoire, nous existons dans celle des autres.

    À l'heure où tout concourt au bien-être personnel, il semble que nous nous complaisions dans une célébration permanente du moi. L'amnésie nous a comme frappés ; la distanciation sociale et les gestes barrières imposés actuellement n'auront fait qu'acter un isolement déjà initié au siècle dernier.

    Dans cet ouvrage passionnant, Jean-Pierre Guéno en appelle à une nouvelle solidarité. D'" Absence " à " Zoom ", les 178 entrées de cet
    Éloge sentimental de la mémoire et du lien sont autant d'arguments pour que les temps actuels soient propices à une autre manière de vivre ensemble, où nous serions libérés de nos égoïsmes croissants et de nos oublis volontaires. Plutôt que de s'abandonner à la nostalgie, il est temps d'agir et de s'éveiller aux beautés simples de la nature et de la société en ce qu'elles disent de nos ancêtres et de nos coutumes, en ce qu'elles sont également synonymes de renouveau.

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