Points

  • Paris, Nouv.

    Paris, « capitales » des XIXe siècles

    Cet ouvrage explore la ville de Paris dans toutes ses dimensions, politiques et sociales, quotidiennes et culturelles, symboliques ou imaginaires. Il s'agit de comprendre comment coexistent, mais plus souvent se heurtent plusieurs mondes et plusieurs époques sur un territoire toujours trop contraint malgré ses élargissements. Grâce aux images et aux témoignages du temps largement cités ou reproduits, on y saisit comment Parisiens et Parisiennes, natifs et nouveaux venus, classes dominantes et classes dominées, classes moyennes et citoyens mobilisés rêvent ou réalisent plusieurs formes urbaines, toujours décalées face aux besoins et aux urgences du temps. Tout prend une nouvelle ampleur dans cette capitale des révolutions et des ruptures, des modes et des cultures d'avant-garde, à la fois archaïque et moderne, toujours inquiète et inquiétante par sa masse humaine et ses tensions récurrentes. De l'invasion de 1814 au conflit de 1914, Paris se reconfigure sans cesse, fascine et fait peur jusqu'à l'autodestruction de 1871, suivie des renaissances flamboyantes de fragiles belles époques.

    Christophe Charle

    Professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment dirigé La Vie intellectuelle en France (avec Laurent Jeanpierre, Seuil, 2016 ; « Points Histoire », 2018, 3 vol.).

  • De l'amour Nouv.

    De l'amour

    Stendhal

    "Janvier 2021, sur un large mur parisien, s'affichait ce slogan manifeste, "l'amour est déclaré". Je me demande si ce n'est pas ce qu'il s'est passé, au début du XIXe siècle."

    Geneviève Fraisse


    En 1822, pour se remettre d'un amour déçu, Stendhal ausculte les tours et détours de l'amour : après la passion des débuts qu'il nomme « cristallisation » viennent inévitablement les douleurs. Et pourtant l'amour reste, encore et toujours, un horizon de bonheur, cette « idée neuve » que déclare Saint-Just en pleine Révolution française.

    À l'aune de la pensée féministe qu'elle a portée, la philosophe GENEVIÈVE FRAISSE entreprend une relecture politique de l'ouvrage. On découvrira ainsi des chemins possibles pour des sentiments plus démocratiques.

  • Lettres persanes Nouv.

    "La littérature permet de s'évader non seulement de sa maison ou de son pays, mais aussi de son époque, de sa condition sociale, et même de son âge ou de son sexe."

    Alain Supiot


    En 1721, Montesquieu dresse avec son roman épistolaire Lettres persanes le portrait critique de son époque. Sous couvert d'un regard étranger factice, il manifeste d'ores et déjà l'esprit des lois qui l'occupe tant quelques années plus tard.


    Juriste, ALAIN SUPIOT prolonge le geste tourbillonnant des correspondances en envoyant quelques lettres au philosophe. En portant un regard implacable sur notre présent, il met au jour les chaînes secrètes qui nous relient à ce magistral exercice d'anthropologie inversée.

  • Le continent des tenebres Nouv.

    Le continent des ténèbres

    Mark Mazower s'emploie à démythifier l'idée trop agréable, et qui n'est pas sans danger, selon laquelle l'Europe est le continent par excellence de la démocratie, des valeurs de paix et de coopération, d'une diplomatie transparente et multilatérale. Dans l'histoire du xxe siècle européen, il met en lumière la fragilité de l'adhésion des populations européennes et de leurs leaders à la démocratie, tant dans l'entre-deux-guerres que pendant la guerre froide et après. Il nous rappelle nombre d'horreurs propres à l'Europe que nous nous plaisons souvent à oublier. Et il nous offre une histoire qui saisit le continent dans son entier, puisant ses exemples tant en Hongrie ou au Danemark qu'en Allemagne ou en France, et déployant devant nous les grands événements politiques et l'évolution des sociétés depuis la fin de la Première Guerre mondiale.

    Mark Mazower

    Historien, professeur à l'université Columbia à New York, il a publié, entre autres, Dans la Grèce d'Hitler (1941-1944) (Les Belles Lettres, 2002 ; rééd. « Tempus », 2012).

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Rachel Bouyssou

  • Trois contes Nouv.

    Trois contes

    Collectif

    "Rarement, lorsqu'on évoque les Trois contes, il nous vient en tête que le pays de Flaubert est un empire colonial."

    Aurélia Michel

    Dernière publication achevée de Flaubert, ces trois courts récits sont comme des précipités de toute l'oeuvre de l'auteur : de la campagne normande du xixe siècle vécue à travers la vie de la domestique Félicité à l'Antiquité de la reine Hérodias, en passant par le Moyen Âge de saint Julien l'Hospitalier, les destins de ces figures exemplaires offrent un vertigineux voyage dans le temps et dans l'espace.


    L'historienne AURÉLIA MICHEL en propose une lecture décapante. L'un des auteurs phares de la modernité littéraire européenne devient ainsi le subtil observateur de l'invasion des imaginaires par l'ordre racial ; il en rend lisible aussi les ravages. Longtemps considérés comme l'aboutissement d'une trajectoire créatrice, les Trois contes deviennent ainsi un document incontournable pour reconstruire nos visions du monde.

  • Paris Nouv.

    Paris

    Collectif

    "Obscurantisme religieux, radicalités anarchistes, tentations terroristes, arrogance capitaliste, désespérance sociale, corruption médiatique : tout ce qui se bouscule dans Paris nous parle encore."

    Edwy Plenel


    Après sa fresque des Rougon-Macquart, Émile Zola commence sa trilogie des Trois villes, dont le trop méconnu Paris constitue le dernier volume. Publié en pleine affaire Dreyfus, ce roman a pour protagonistes la foi et ses croyances, l'idéal et ses perditions, la modernité et ses corruptions. Il propose ainsi une passionnante chronique sociale d'un régime républicain en crise.
    Cette nouvelle édition offre à EDWY PLENEL, journaliste et cofondateur de Mediapart, l'occasion de rappeler, en suivant le chemin de vérité emprunté par Zola lui-même, combien la République est et doit rester un champ de batailles.

  • « Le deuxième été après la mort de sa femme, Peter Boyce décida de louer la petite maison au bout de Cod Cove Road. » Boyle pensait pouvoir se réinventer. Il lui faudra d'abord tenter de faire la paix avec sa fille. Mais pourquoi propose-t-il à une jeune femme rencontrée par hasard de l'héberger chez lui ?

    La nuit de l'élection de Bill Clinton, Jimmy Green sort d'un bar parisien et prend une sérieuse raclée. Il a « la sensation d'être ivre plutôt que blessé ».

    À Dublin, Paris, New York ou dans le Michigan, des Américains et des Irlandais sur le second versant de leur vie se penchent sur leur passé. Comme Jonathan Bell, Ricky Grace et les autres, tous sont confrontés à une forme de solitude, de dépaysement ou simplement de rupture. Richard Ford les observe. Non sans ans une certaine ironie, il décrit leurs doutes et leur inconfort, met en scène leurs désarrois et recueille leurs confidences.

  • Essais

    Dans la forme qui nous est devenue familière, une théorie du pacte social associe le droit naturel, le contrat et la souveraineté : des individus par nature libres et égaux instituent par contrat un Etat souverain auquel ils sont de ce fait tenus d'obéir. Ce serait, nous dit-on, la thèse commune à tout le droit naturel moderne du Droit de la guerre et de la paix de Grotius (1625) au Contrat social de Rousseau (1762). Ce livre montre que le droit naturel, la souveraineté et l'usage politique du contrat ont des histoires distinctes jusqu'au milieu du XVIIe siècle et que leur combinaison - un véritable coup de force théorique réalisé par Hobbes - demeure jusqu'à Rousseau problématique.

  • Elles sont six mais elles auraient pu être cent : Beryl Markham, Adrienne Bolland, Hélène Boucher, Maryse Hilsz, Bessy Coleman, Maryse Bastié. Six noms d'aviatrices exceptionnelles parmi une centaine qui, entre les deux guerres mondiales, occupèrent une place de premier plan dans ce que l'on appela plus tard « l'époque héroïque de l'aviation » - une époque correspondant en même temps, et ce n'est pas un hasard, aux années folles et aux premiers mouvements d'émancipation des femmes.

    En ce temps-là, le monde entier connaissait leurs noms au même titre que ceux de Mermoz de Blériot ou de Saint-Exupéry. Elles étaient leurs égales, dans l'adversité comme dans le succès, battant des records du monde de distance ou d'altitude sur des appareils de toile et de bois aux moteurs incertains, survolant des contrées inconnues, faisant vibrer les coeurs des millions de gens qui suivaient leurs exploits dans les journaux. Elles faisaient progresser l'aviation moderne et eurent leur part dans ce qui allait devenir l'aéropostale et les premiers vols commerciaux. Nombre de ces femmes mourraient jeunes dans des accidents, des meetings aériens, ou disparaissaient mystérieusement au-dessus des océans. Mais rien ne les arrêtait et elles menaient leur vie privée sur le même rythme débridé, dévorant la vie et tout ce que l'existence pouvait offrir.

    Les six aviatrices qu'a choisi Katell Faria sont emblématiques de cette époque où le danger était présent à chaque seconde, la mort une éventualité constante, la précarité des entreprises humaines une évidence, et l'échec comme la victoire toujours tributaires du hasard et du destin. C'était la grande aventure des airs, comme on ne la reverra plus jamais ensuite.

  • « Fumi : Les fumis sont les bougies que les groupes de supporters allument chaque fois que c'est leur anniversaire, mais ils comptent mal, parce qu'il y en a toujours beaucoup plus que d'années d'existence. »

    Journaliste à L'Équipe, spécialiste des stades et amoureux du ballon rond, Vincent Duluc nous ouvre le monde du football à travers le vocabulaire qui en fait la sève. Il commente sur un ton léger et malicieux les savoureuses expressions qui y circulent, de Zone mixte à Bien en place, avec toute la pertinence du fin connaisseur et du passionné.

    Vincent Duluc est journaliste sportif spécialisé dans le football. Auteur de nombreux ouvrages, il intervient régulièrement dans des émissions de débats télévisés.

    /> « Le football a de la chance d'avoir Vincent Duluc. Le foot a beau être un sport universel, il est possible de l'honorer avec pour armes la finesse, l'intelligence, la créativité. C'est ce que faisait naguère sur les terrains le joueur espagnol Andrés Iniesta. Vincent Duluc est l'Iniesta de la plume. »

  • quand la puce et la baleine bleue se rencontrent
    dans l'encyclopédie
    elles ont la même taille
    quand les couleurs disparaissent
    des étendards nationaux
    la terre se met à flotter

    Avec le lyrisme, l'humour et la finesse qui caractérisent son oeuvre, Sjón convoque ici la nature sauvage de l'Islande, la trivialité des corps, l'absurdité de la réalité, ou encore l'univers fantastique des rêves. Jouant avec virtuosité sur la forme et l'espace, il nous plonge dans une étrangeté poétique tout aussi belle qu'inquiétante.

    Traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson et Séverine Daucourt

  • Aborder la politique par le cinéma. Ne pas seulement se divertir mais s'impliquer. Ne pas rester spectateur d'une histoire étrangère mais devenir acteur de son propre destin. Chercher dans l'obscurité des salles de projection les lumières d'un imaginaire commun. Le jour de 1969 où Z, le film de Costa-Gavras, est sorti en salles, la politique comme imaginaire démocratique a fait irruption dans le cinéma, la politique comme lieu de partage.

    E. P.

    Edwy Plenel est journaliste, directeur et cofondateur de Mediapart. Il est notamment l'auteur du Droit de savoir et de Dire non, disponibles en Points.

  • Pompier + Romance + Action


    Je suis sapeur-pompier.
    J'ai l'habitude de mener des hommes et diriger les opérations.
    Pas de tomber amoureux au premier regard.

    Avec elle, c'est coup de foudre et départ de feu !

    Elle me veut juste dans son lit.
    Je la veux dans ma vie.
    J'ai une nuit pour lui faire changer d'avis.


    NOVELLA
    Spin-off indépendant de La Love Compagnie
    Si vous l'avez lu, vous allez adorer Adoptez un Pompier.
    Si vous ne l'avez pas encore lu, vous allez l'adorer aussi ;)

  • FRAGMENTS
    « La vraie vie est absente. » Mot d'ordre politique, cette phrase de Rimbaud a été citée, chantée, taguée, reproduite et traduite dans toutes les langues.
    Pour approcher Rimbaud, auteur complexe et parfois sibyllin, ce petit livre se propose de réunir les « fragments » essentiels de l'oeuvre - formules, aphorismes ou « phrases ».
    Rimbaud lui-même semble avoir consenti à cette lecture fragmentaire. Il évoque ses « fraguemants » en prose et Verlaine mentionne également sa « série de superbes fragments ».
    Grâce à ces « jeux de cartes », Rimbaud devient plus accessible, plus « pop », sans perdre en complexité. On se met à le lire comme les Fables de La Fontaine, succession de textes sans ordre, ou dans le désordre, comme les Pensées de Pascal.
    Ce Rimbaud « liquide » et « fluide » gagne en éclat. Le plus grand poète français retrouve sa liberté grâce à cette lecture en morceaux.

    LE « RAINBOW »
    Dissimulé au revers de ce petit livre, le « Rainbow » est un dictionnaire homo-érotique hardi. Ce lexique inédit contient « quelques ressources dangereuses ». Véritable « enfer » - au sens où on employait le terme dans les réserves, interdites au public, de la Bibliothèque nationale -, il réunit de nombreux mots et codes « homosexuels » qui figurent dans l'oeuvre de Rimbaud.
    Un tel glossaire, jugé obscène, eût été interdit par les Académies il y a quelques décennies ; trop incorrect, il serait encore sanctionné par l'Université aujourd'hui, si on laissait les « assis » et les « bureaux » seuls juges de la littérature. Longtemps, ce Rimbaud-là a été mis à l'index. Il est grand temps de le libérer.
    Rimbaud nous avait prévenu en dissimulant son beau secret : « J'ai seul la clef de cette parade sauvage. » Un code décrypté ici pour la première fois.

  • la nuit je regarde ton cou

    et je veux le serrer

    comme tu voulais m'étrangler

    par terre dans la cuisine

    Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

    C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

    Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

    Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli

  • Longtemps laissé en sommeil, le concept de sororité a refait surface avec le mouvement #Metoo : être soeurs, c'est être, ensemble, plus fortes. Envisagée comme outil de pouvoir féminin, la sororité nous invite à repenser ce que signifie être une femme aujourd'hui, à questionner les rapports de domination et à imaginer le monde de demain. Sous forme de récits, fictions, textes réflexifs, poèmes et chansons, ce collectif, dirigé par la romancière Chloé Delaume, appelle à une solidarité qui ne nie pas les différences mais embrasse la diversité. Car c'est grâce à la sororité, véritable parole en acte, que la révolution féministe adviendra.

    Sous la direction de : Chloé Delaume
    Avec les textes de : Juliette Armanet, Lauren Bastide, Iris Brey, Estelle-Sarah Bulle, Rébecca Chaillon, Jeanne Cherhal, Alice Coffin, Camille Froidevaux-Metterie, Kiyémis, Lola Lafon, Fatima Ouassak, Ovidie, Lydie Salvayre
    et Maboula Soumahoro

  • « Envers l'accord du participe passé, notre société mêle révérence résignée, enseignement par routine, usage incompris, désinvolture mal assumée. Croyants, mais peu pratiquants, nous célébrons une énigme. Comment en est-on arrivé là ? C'est ce que nous allons voir. »

    Le linguiste Bernard Cerquiglini nous plonge dans l'histoire de l'accord du participe passé ; elle tient du roman. Il montre que ce fragment de syntaxe est, depuis des siècles, une question primordiale de la grammaire française, une source de controverses, l'emblème de la norme.

    Une lecture passionnante qui, déconstruisant le mythe d'une prétendue difficulté insurmontable, donne les clés de cet accord et du plaisir qu'on peut y prendre.

    Universitaire, linguiste, membre de l'Oulipo, Bernard Cerquiglini a exercé diverses fonctions au ministère de l'Éducation nationale, au ministère de la Culture et en Francophonie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la langue, dont Le Ministre est enceinte ou La grande querelle de la féminisation des noms, disponible en Points « Le Goût des mots ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En quoi le Réel de Lacan permet-il de mieux cerner la spécificité de la pulsion freudienne, par essence morcelée et inapte à se satisfaire ? Le sexuel reste réfractaire au langage, à la parole du sujet, bien que, pourtant, il le conditionne et le divise, à son insu. À le définir comme impossible, donc Réel, Lacan effectue là son apport propre - et le plus original - à la théorie freudienne. C'est l'un des versants de la lecture rigoureuse que Claude Conté donne, dans cet ouvrage, de moments décisifs de l'oeuvre de Lacan, interrogeant aussi bien l'angoisse, la fonction phallique, le narcissisme, le clivage du sujet, que le transfert et le devenir analyste.

  • En quoi le Réel de Lacan permet-il de mieux cerner la spécificité de la pulsion freudienne, par essence morcelée et inapte à se satisfaire ? Le sexuel reste réfractaire au langage, à la parole du sujet, bien que, pourtant, il le conditionne et le divise, à son insu. À le définir comme impossible, donc Réel, Lacan effectue là son apport propre - et le plus original - à la théorie freudienne. C'est l'un des versants de la lecture rigoureuse que Claude Conté donne, dans cet ouvrage, de moments décisifs de l'oeuvre de Lacan, interrogeant aussi bien l'angoisse, la fonction phallique, le narcissisme, le clivage du sujet, que le transfert et le devenir analyste.

  • La voix pleine de sourires et pleine de larmes
    Sincère comme ce père noir qui repart en pleurs d'un parloir
    J'ai eu la chance quelque part d'avoir été sauvé par l'art oratoire

    Ce volume se compose des textes de l'album L'Hiver peul mais aussi de nombreux poèmes inédits de Souleymane Diamanka. L'auteur jongle avec les mots, les fait « métisser ». Sa poésie prêche l'oralité, apparie avec finesse ses cultures peule et européenne, parce qu'il est fier d'être « habitant de nulle part et originaire de partout », dépositaire d'un chant intemporel, d'un appel à l'Amour, à la Tolérance et à la connaissance de l'Autre.

  • et un matin le verbe perdit les échos de la création

    s'éparpillant dans des dédales de sable et de végétaux déchus

    et un matin la parole se confondit avec le fracas des ténèbres

    ce fut silence qui parla si fort

    Sont réunis ici, pour la première fois, un ensemble de textes poétiques de Louis-Philippe Dalembert, publiés entre 1989 et 2010. L'Histoire, la Révolution haïtienne, le vagabondage, l'enfance, la mort en dessinent la toile de fond. Lire Louis-Philippe Dalembert, c'est tendre l'oreille au bruit du monde et être en phase avec la Parole. Le poète nous en traduit l'essence dans un style tour à tour lyrique, alerte et concis.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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