Presses de Sciences Po

  • Histoire politique du XIXe siècle Nouv.

    Organisé en 12 chapitres comme 12 leçons particulières, cet ouvrage fait le récit de la transformation politique et sociale dans l'Europe du XIXe siècle, entre la fin des guerres napoléoniennes et « l'ère des masses » qui se dessine à l'aube du XXe siècle.

    Cette histoire n'est ni homogène (tensions et conflits la divisent, l'imaginaire de ses frontières et de ses limites y est multiple), ni isolée ou autocentrée (l'expansion européenne est replacée dans le contexte de la « mondialisation » du XIXe siècle et de ses interactions avec l'Amérique, l'Afrique et l'Asie). Elle est nourrie par les apports récents de la recherche (histoire transnationale, histoire impériale, histoire globale, entre autres) et enrichie par de nombreuse rubriques.
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    Nicolas Delalande est professeur en histoire contemporaine au Centre d'histoire de Sciences Po. En 2016, il est l'un des quatre coordinateurs de Histoire mondiale de la France dirigé par Patrick Boucheron. Il est notamment l'auteur de La Lutte et l'entraide. L'Âge des solidarités ouvrières (Seuil, 2019).

    Normalien et agrégé en histoire, Blaise Truong-Loï est doctorant en histoire.

  • La bibliothèque idéale de la Revue française de science politique Nouv.

    Depuis son premier numéro en 1951, la Revue française de science politique recense et analyse les textes fondateurs et novateurs de la discipline parus en France et à l'étranger. La sélection publiée ici se veut une introduction aux grands travaux de la science politique depuis l'après-guerre. Les soixante-dix recensions d'ouvrages retenues par la rédaction de la Revue française de science politique à l'occasion de son 70e anniversaire forment ainsi une « bibliothèque idéale », à laquelle se référer tout en s'aidant du recul historique et critique.

    Yves Deloye, professeur de science politique, dirige la Revue française de science politique. Il a coordonné cette bibliothèque idéale.

  • Radicales et fluides : les mobilisations contemporaines Nouv.

    Depuis les mouvements d'occupation des places jusqu'aux Gilets jaunes et aux marches pour le climat, les mobilisations contre les injustices ont changé de visage. Les formes d'engagements pour la justice sociale et écologique, contre le racisme, le sexisme et pour l'antispécisme se sont spécialisées et morcelées. Que nous disent les actrices et acteurs de leurs mobilisations ?



    Réjane Sénac a interrogé 124 responsables associatifs ou de collectifs. À partir de cette enquête, elle dresse un portrait unique des mobilisations contemporaines qui se caractérisent par deux traits principaux : leur radicalité, par les remises en cause qu'elles portent, et leur fluidité, par le refus de l'enfermement dans un cadre fixe et définitif.

    Directrice de recherche CNRS au CEVIPOF, Réjane Sénac enseigne à Sciences Po où elle est membre du comité de pilotage du programme de recherche et d'enseignement des savoirs sur le genre - PRESAGE. Elle est notamment l'auteur de L'égalité sans condition. Osons nous imaginer et être semblables, (Rue de l'échiquier, 2019) et de Les non-frères au pays de l'égalité, (Presses de Sciences Po, 2017).

  • Aux bons soins du capitalisme - le coaching en entreprise Nouv.

    Conseils de « psys » adressés aux managers et aux dirigeants, formations au « management bienveillant », chief happiness officers, offres de méditation pour conjurer le stress au travail, toute une panoplie de discours et de pratiques se sont multipliées ces dernières années pour promouvoir le développement personnel et le bien-être au travail, dans la perspective de la performance de l'entreprise. Une nouvelle figure et une nouvelle activité professionnelle emblématique de cette orientation se sont installées dans le monde de l'entreprise depuis plus d'une vingtaine d'années en France : les coachs et le coaching. À travers elles, sont promues une optimisation de soi et une hygiène psychique au travail en phase avec les mutations contemporaines du capitalisme.

    Sociologue, Scarlett Salman est maîtresse de conférence à l'université Paris est-Marne-la-vallée.

  • Apparue dans les années 1960 aux États-Unis, la diplomatie publique s'est beaucoup développée depuis. Son but est d'augmenter l'attractivité et l'influence géopolitique des États grâce à un soft power volontariste. Sont ainsi construites, à l'attention des sociétés, des récits portés par des médias (Russia today ou France 24), des tweets, des instituts culturels, les échanges d'étudiants, etc.
    Première publication consacrée à l'étude la diplomatie publique comme levier de la puissance étatique, cet ouvrage donne à comprendre ces différents usages à travers des chapitres dédiés aux aspects transversaux de la diplomatie publique, des focus consacrés à l'examen d'exemples précis mais aussi une abondante cartographie et infographie en quadrichromie.

    Spécialiste des relations internationales, Christian Lequesne est professeur à Sciences Po. Il est notamment l'auteur d'une Ethnographie du Quai d'Orsay (Editions du CNRS, 2017).
    Avec les contributions de : Maxime Audinet - Sylvain Beck - Pierre Buhler - Rhys Crilley - Alice Ekman - Béatrice Garapon - Auriane Guilbaud - Christian Lequesne - Ilan Manor - Tristan Mattelart - Benjamin Oudet - Stéphane Paquin - Virginie Troit - Earl Wang.

  • Comment comprendre que certains problèmes comme la pollution des sols ou l'apparition de cancers professionnels restent durablement invisibles ? Pourquoi les décideurs publics ne les prennent-ils pas en charge avant qu'un énorme scandale ne rende incontournable d'y apporter des réponses politiques ?

    Le sociologue Emmanuel Henry, s'appuyant sur plusieurs affaires, montre que les lobbyistes de l'industrie déploient de véritables stratégies pour extraire du débat public les sujets qui seraient les plus préjudiciables à leur activité. Il s'agit de produire de façon consciente et systématique de l'ignorance.

    Emmanuel Henry est professeur à l'Université Paris-Dauphine, chercheur à l'IRISSO.

  • Traduction d'un ouvrage paru en 2018 chez Harvard University Press, le livre de Herrick Chapman propose une relecture de la reconstruction française après 1944. Il raconte ce qu'il appelle la « longue reconstruction », pendant laquelle les élites gouvernementales, les partis, les groupes de pression et les mouvements de citoyens de base n'ont pas su réduire la tension entre démocratie et « technocratie » au fil d'une période dont il montre qu'elle s'étend jusqu'à 1962. Seul pays d'Europe à réaliser sa reconstruction tout en menant deux grandes guerres coloniales, en Indochine puis en Algérie, la France affronta des défis spécifiques pour financer sa reconstruction, proclamer une nouvelle ère de paix et démêler sa "modernisation" du processus de décolonisation.

    Herrick Chapman est un historien américain spécialiste de l'histoire française et professeur à l'Université de New-York.

  • La financiarisation de l'économie est une des lignes de force de la transformation du capitalisme. Elle passe par un changement des règles du jeu : suppression des règles qui empêchent la logique financière de s'exprimer pleinement, établissement de normes professionnelles qui ancrent cette logique financière dans la pratique quotidienne.

    La directive Solvabilité II, adossées aux développements les plus radicaux des mathématiques financières, incarne ce double mouvement. Appliquée depuis 2016, cette réforme du secteur assurantiel ne sépare plus la gestion des risques de l'optimisation de son activité. Alors que cette confusion est à l'origine de la crise de 2008, comment comprendre qu'elle ne soit pas mise en cause ? Une enquête sur le capitalisme contemporain.

    Sociologue et directeur de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations (CSO), Pierre François dirige l'école doctorale de Sciences Po. Ses travaux portent notamment sur la sociologie des entreprises et de leurs dirigeants.

  • La réforme des retraites portée par le gouvernement Philippe ne vise pas tant à créer un système universel - tout le monde est déjà couvert par un régime obligatoire depuis 1971 - qu'à en unifier les règles. Mais en quel sens et pour quoi faire ?

    Bruno Palier rappelle qu'il existe plusieurs systèmes de retraite, qu'ils ont une histoire et que le choix d'un modèle est aussi politique : il implique des arbitrages importants en matière de redistribution entre les générations, entre les hommes et les femmes, entre les groupes sociaux. Il donne ainsi à entendre les non-dits de ces arbitrages et à comprendre l'importance des choix de la mise en oeuvre effective d'un régime par points.

    Directeur de recherche du CNRS à Sciences Po (CEE), Bruno Palier est directeur du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP). Il travaille sur les réformes des systèmes de protection sociale en France et dans le monde.

  • Début 2008, les prix agricoles mondiaux s'envolent. Des « émeutes de la faim » éclatent dans soixante pays à travers le monde. Paradoxalement, la production agricole mondiale est alors particulièrement élevée. Le défaut d'anticipation des gouvernements nationaux comme des organisations internationales se fait jour : la sécurité alimentaire ne peut plus être envisagée uniquement comme un problème agricole et de développement. De plus, la traditionnelle vision productiviste de la lutte contre la faim se confronte aux enjeux sanitaires et environnementaux. Pour nourrir neuf milliards de personnes en 2050, le meilleur levier ne serait-il pas de mieux répartir ?

    Cet ouvrage dresse un panorama éclairant de la nouvelle gouvernance de la faim.

    Antoine Bernard de Raymond est sociologue, chargé de rechercher INRA.
    Maîtresse de conférences en sociologie, Delphine Thivet est directrice adjointe du Centre Émile Durkheim.

    avec les contributions de : Arlène Alpha, Pierre-Marie Aubert, Nicolas Bricas, Matthieu Brun, Vincent Cardon, Priscilla Claeys, François Collart Dutilleul, Jessica Duncan, Eve Fouilleux, Nadia Lambek, Florence Pinton, Yannick Sencébé, Sina Schlimmer, Gilles Tétart.

  • On observe, aujourd'hui plus encore qu'hier, un processus de concentration de l'activité économique, tandis que les ménages, soucieux de leur cadre de vie, ne sont pas tous attirés par les zones les plus denses. La mobilité des travailleurs n'est donc pas toujours corrélée aux processus de relocalisation des emplois. Inversement, les entreprises ne sont pas toujours à même de répondre aux nouvelles formes d'habitat et de mobilité en ajustant leurs stratégies de localisation. Ce double décalage nourrit des situations de chômage chronique. Cet ouvrage, qui s'appuie sur une recension des travaux récents de recherche en économie en France comme à l'étranger, analyse cette géographie de l'emploi en France et présente des solutions ciblées dépasser ces contradictions.

    Thomas Delemotte est doctorant affilié au CREST (École Polytechnique & Ensae) et à l'Institut des Politiques Publiques.Ancien directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST), Francis Kramarz est professeur à l'École polytechnique.Benoït Schmutz est professeur associé à l'École Polytechnique.

  • Plus connu sous le nom de COMECON, son acronyme anglais, le Conseil d'aide économique mutuelle (CAEM) a été fondé en janvier 1949 par l'URSS et ses partenaires des démocraties populaires. L'histoire de cette organisation internationale, dissoute en 1991, soulève un paradoxe : malgré l'échec de sa vocation première - permettre la coopération économique au sein du bloc de l'Est - elle a connu une remarquable stabilité politique.La recherche historique menée par Simon Godard en s'appuyant sur de riches archives méconnues, permet de dépasser ce paradoxe en montrant le rôle véritable de cette institution dans l'univers de l'internationalisme. À travers elle, il renouvelle la connaissance du bloc soviétique dans le contexte de la guerre froide.

    Simon Godard est maître de conférences à Sciences Po Grenoble.

  • Comment l'interdiction de la fracturation hydraulique a-t-elle pu s'imposer en France en quelques mois? Le gouvernement, l'administration publique et ses experts, de puissants lobbies semblaient pourtant s'accorder sur l'intérêt économique de cette exploitation quand le grand public ignorait jusqu'à l'existence des gaz de schiste.
    S'appuyant sur une vaste enquête, ce livre donne à voir la politique en train de se faire. Il rappelle qu'une politique publique n'est pas écrite d'avance : elle est le produit de luttes entre divers acteurs qui mettent l'État sous pression. Menées tantôt dans les arènes discrètes de l'administration ou des lobbies, tantôt dans l'espace médiatique et public, ces batailles du sens permettent de comprendre comment se construisent les politiques publiques.

    Philippe Zittoun est chercheur HDR en science politique à l'Université de Lyon. Ses recherches portent sur le processus de fabrique des politiques publiques.
    Sébastien Chailleux est enseignant-chercheur au Laboratoire Passages (UMR5319) à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

  • Des attentats islamistes que notre pays subit depuis 2012 aux manifestations à dimension émeutière actuelles, nous sommes saturés d'images de violence. La France du XXIe siècle semble s'éloigner de la « civilisation des moeurs » amorcées au XVIe siècle avec la construction de l'État selon la thèse classique de Norbert Élias. La violence politique fait couler beaucoup d'encre, mais sa matérialité est rarement étudiée. C'est ce que propose cet ouvrage, qui effectue un recensement inédit des actes de violence politique en France de 1986 à aujourd'hui. Ce regard à la fois froidement statistique et historique permet d'objectiver la réalité de faits qui font souvent la une d'une actualité anxiogène. S'en dégagent plusieurs évolutions remarquables tranchant avec les représentations communes.

    /> Isabelle Sommier, professeure de sociologie politique à l'Université Paris-1-Panthéon-Sorbonne et chercheure au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP) dirige cet ouvrage en collaboration avec Xavier Crettier, professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain et François Audigier est professeur en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine.

  • « Sympathiques » ou « khmers verts », « idéalistes » ou « arrivistes », les militants écologistes ont une image très contrastée auprès des commentateurs de la vie politique comme de la population française. Le principal parti vert hexagonal, Europe écologie les verts (EELV), passe pour une organisation divisée, « coupeuse de têtes » et cacophonique. Contrairement à d'autres militants, leurs moeurs et pratiques quotidiennes sont aussi exposés à la critique que leurs positions politiques, environnementales et sociales.Écrite à hauteur d'adhérent, cette enquête revient sur trente ans d'un parti qui entend faire de la politique autrement. Elle interroge les implications d'un engagement chez les Verts, de la prise de carte à la formation de semi-professionnels de la politique.

    /> Vanessa Jérôme est politiste, docteure associée au CESSP/Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste du parti écologiste français, ses recherches portent sur l'engagement militant, la socialisation politique, le métier politique et les violences sexistes et sexuelles en politique.

  • Face à la critique du système représentatif, la démocratie délibérative est de plus en plus fréquemment invoquée. Cet ouvrage revient, grâce aux contributions d'une quinzaine de spécialistes français et internationaux, sur les manières multiples de penser la démocratie délibérative mais aussi ses limites.

    Loïc Blondiaux est professeur de science politique à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, EHESS-Paris-1-CNRS).

    Bernard Manin est philosophe, directeur d'études à l'EHESS et professeur de science politique à New York University.

  • Certains mondes sociaux font rarement parler d'eux. Celui des jeunes femmes de la campagne, cette partie de la jeunesse qui « ne pose pas problème » a priori, est l'un d'eux.Pour faire entendre la voix de celles qui ont grandi et qui vivent en milieu rural, Yaëlle Amsellem-Mainguy a sillonné des territoires ruraux très divers. Originaires de milieux populaires, les jeunes femmes qu'elle a rencontrées et dont elle restitue le quotidien et les aspirations occupent souvent des emplois au bas de l'échelle, quand bien même leur formation leur permettrait de prétendre à « mieux ».

    Yaëlle Amsellem-Mainguy est sociologue, chargée d'études et de recherche à l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (INJEP) et membre du Centre d'études et de recherches sur les liens sociaux (CERLIS).

  • Quel est l'impact de la mondialisation sur l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat ? Alors que la pandémie de Covid-19 a vu la critique de la mondialisation s'exacerber, que savent les économistes à ce sujet ?

    En proposant une instruction à charge et à décharge de l'économie mondialisée sur le plan social, Lionel Fontagné analyse les deux faces de la mondialisation incarnées par le caddie et la feuille de paie. Ensemble ils déterminent, in fine, s'il y a gain ou perte de pouvoir d'achat.

    Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne et chaire associée à l'École d'économie de Paris, membre du Cercle des économistes, Lionel Fontagné a dirigé le Centre d'études prospectives et d'informations internationale.

  • Assurer la représentation de l'État à l'étranger, protéger ses ressortissants, collecter de l'information, promouvoir les intérêts nationaux, négocier... les missions de la diplomatie se sont enrichies et complexifiées depuis le xixe siècle et les acteurs qui l'incarnent se sont diversifiés.

    Mêlant histoire sociale, culturelle et politique, Laurence Badel retrace les évolutions des pratiques diplomatiques des pays de l'Europe et relate la lente construction d'une diplomatie européenne.

    Laurence Badel est professeure d'histoire à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

  • Si la crise de 2008 a généré un contexte budgétaire, financier et monétaire plus contraint, l'après-2008 a été l'occasion d'une politisation croissante des enjeux budgétaires et financiers notamment au niveau européen. La continuité a souvent prévalu au niveau national sur les politiques financières, mais aussi de défense, environnementales, de santé, etc. Partout, pourtant, l'emprise des acteurs financiers sur des questions budgétaires a demeuré.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Patrick Hassenteufel est professeur de science politique à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • Comment juge-t-on les adolescents ? Arthur Vuattoux a mené l'enquête auprès de deux tribunaux, dans plus de 300 dossiers d'affaires. Son verdict est sans appel : les normes de genre orientent profondément la façon dont la justice appréhende les conduites déviantes à cet âge. Ce traitement différencié dépasse le sexe, il concerne la race, l'âge, la classe sociale. Il tourne à la discrimination institutionnelle systématique pour une catégorie d'adolescente : les « jeunes filles roumaines ».

    Arthur Vuattoux est maître de conférences Université Sorbonne-Paris-Nord.

  • La République est trop souvent en France réduite à un slogan - "Vive la République!", prononcé comme allant de soi. Ceux qui l'invoquent le font toujours au nom des menaces qui pèsent sur elle, nous conjurant de les rejoindre pour la défendre. Mais que s'agit-il de défendre ? Sommes-nous au clair sur ce qu'elle représente, comme héritage à préserver, comme promesse à honorer ?Dans ce bref et alerte essai, Jean Picq nous invite à découvrir les sources originelles de l'idée de république. En pointant ces moments clés où se cristallisent des représentations politiques et s'affirment des principes de vie commune, il relate la singularité d'une histoire, la nôtre, par rapport à celle de nos voisins.

    Ancien président de la troisième chambre de la Cour des Comptes et professeur associé à l'Institut d'études politiques de Paris, Jean Picq est notamment l'auteur de Politique et religion. Relire l'histoire, éclairer le présent (Presses de Sciences Po, 2016).

  • « Chercheur embarqué », Frédéric Mérand a pu faire une immersion au sein du cabinet du commissaire européen Moscovici entre l'été 2015 et l'automne 2019. Passant deux mois par an au Berlaymont , il a suivi l'évolution de chaque dossier (crise du Grexit, surveillance budgétaire, taxe sur les GAFA, etc.) presque en temps réel. De la cantine aux rencontres internationales, il a observé le commissaire et son cabinet. Il a recueilli au quotidien, leurs stratégies et leurs espoirs mais aussi leurs étonnements, leurs craintes et leurs déceptions. L'objectif, scientifique, n'était pas de savoir si la politique menée fut bonne ou mauvaise, mais de comprendre et de raconter comment elle s'est faite dans les pratiques.
    Un voyage unique dans les arcanes de la politique européenne.

    Professeur de science politique à l'Université de Montréal, Frédéric Mérand y dirige le Centre d'études et de recherches internationales (CÉRIUM).

  • Pascal Perrineau, professeur des universités, politiste, a notamment dirigé le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) entre 1991 et 2013. Ces confrères, collègues et disciples soulignent l'importance de son apport à la discipline et aux sciences humaines et sociales au travers des contributions de cet ouvrage.

    Collectif

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