Presses de l'ENSSIB

  • Que se passe-t-il dans une bibliothèque ? Peu de choses en apparence ? Et pourtant... Cet ouvrage offre une analyse fouillée et percutante de ce qui se joue dans la fréquentation des établissements qui mettent à disposition du public des collections de livres, de documents d'information. Plus précisément, l'ouvrage fournit des réponses aux questions posées régulièrement dans les études de publics : pourquoi les bibliothèques sont-elles investies selon une temporalité débordant les limites attendues du simple prélèvement documentaire ? Pourquoi ces établissements sont-ils devenus des sortes d'extension de la maison, du bureau, autant de « territoires du soi » pour reprendre le fameux concept d'Erving Goffman ? Dans cet essai, nourri de ses recherches pratiquées durant vingt ans dans les institutions culturelles, Joëlle Le Marec montre que la bibliothèque contemporaine apparaît très nettement comme un haut lieu d'articulation entre pratiques de savoirs, souci de soi, et milieu de vie.

  • Accueillir et diffuser les oeuvres de la création contemporaine numérique, sous toutes ses formes, permet de repenser la bibliothèque. Fablabs artistiques, jeux vidéo, festivals, hackathons et « malles à pixels »... les expériences exposées au fil du livre concernent tous les publics et toutes les bibliothèques. Comment faire du soutien à la création numérique un axe fort de son projet d'établissement ? Qui sont les artistes numériques ? Comment se former, découvrir les nouvelles formes de narration à l'oeuvre ? L'ouvrage apporte des réponses concrètes, et propose un panorama des acteurs, des lieux et des événements dédiés à l'art numérique.

  • L'histoire de l'édition ne se réduit pas à l'emprise des grands groupes et des logiques commerciales. La période récente a vu l'apparition de petites structures éditoriales qui revendiquent une position « critique » et qui, pour certaines, parviennent à s'inscrire dans la durée en dépit des difficultés économiques rencontrées. Sophie Noël a mené une enquête sur ces éditeurs « indépendants », à la tête de 33 maisons d'édition qui s'emploient à concilier les exigences de l'excellence intellectuelle et de la radicalité politique. Cette nouvelle édition est enrichie de deux index des noms propres (éditeurs, auteurs) et des maisons d'édition, collections, organismes et institutions publiques.

  • Cet ouvrage est le premier dictionnaire biographique consacré au monde des bibliothèques françaises. L'équipe scientifique réunie par Isabelle Antonutti a choisi 100 personnalités, femmes ou hommes, ayant exercé du milieu du XIXe à la fin du XXe siècle, à Paris ou en province. À travers elles, on retrouve toutes les évolutions du métier : pionniers de la lecture publique, bâtisseurs de l'université, savants du patrimoine, techniciens de la bibliothéconomie... Plus de 60 rédacteurs se sont associés à ce livre exceptionnel par son ambition comme par son projet : montrer qu'une bibliothèque est d'abord un projet social et humain.

  • Les changements politiques et socioculturels amènent au xixe siècle une demande croissante de lecture, qu'elle soit instructive ou récréative. Les bibliothèques dites « populaires » sont alors mises en place pour tenter de répondre à ces besoins. Trop laïques pour certains, trop cléricales pour d'autres, trop « populaires » enfin, leur histoire a fait l'objet d'un profond oubli pendant la longue première moitié du xxe siècle. Qui étaient les lecteurs de la France rurale, comment les publics cohabitaient-ils, pourquoi le service de prêt de livres s'est-il progressivement répandu, comment les autorités considéraient-elles ces nouvelles institutions... ? Pour la première fois, dans la continuité des travaux de Noë Richter puis du colloque, en 1984, porté par la Bibliothèque des Amis de l'Instruction du IIIe arrondissement de Paris, cette nouvelle étude scientifique rend compte de ce corpus méconnu des bibliothèques. À la fois analyse historique approfondie et investigations sociologiques sur les publics, à partir de l'examen des archives de plusieurs établissements français, cet ouvrage explore la naissance et le développement des bibliothèques dites populaires en Belgique et en Grande-Bretagne et présente une déclinaison de ce type d'établissement dans l'Argentine d'aujourd'hui. À l'heure des interrogations sur l'évolution du modèle des bibliothèques publiques, des questionnements sur leur rôle social, cet ouvrage, dirigé par Agnès Sandras, historienne et conservatrice des bibliothèques à la Bibliothèque nationale de France, rassemble les contributions d'auteurs de tous horizons (historiens, sociologues, personnels scientifiques des bibliothèques, doctorants et chercheurs confirmés...), en posant les jalons d'une recherche sur la généalogie de la lecture publique contemporaine.

  • Dominique Varry, professeur d'histoire du livre à l'Enssib, est l'auteur de nombreux travaux relatifs à la bibliographie matérielle. Les « varryations » choisies par Philippe Martin reprennent des études parues dans diverses revues, elles font la synthèse d'une vie de recherches consacrées à tous les acteurs du livre, institutionnels ou originaux, en pleine lumière ou tapis dans l'ombre pour des raisons économiques, personnelles ou juridiques. Imprimeurs et libraires, éditeurs et contrefacteurs, bibliographes, collectionneurs et bibliothécaires : le peuple de l'époque du « livre-roi » fourmille entre ces pages.

  • Cet ouvrage se propose de revenir sur les fermetures massives, depuis 2010, des bibliothèques publiques en Grande-Bretagne. Quelle a été la chronologie des plus de 300 fermetures de sites ? Comment en comprendre l'histoire et les logiques ? Pour la première fois accessible aux lecteurs français, une documentation spécialisée, traduite et éditorialisée, permet de comprendre les enjeux du débat sur la lecture publique dans un pays historiquement fer de lance pour son réseau de bibliothèques. Dirigé par Cécile Touitou, assistée de Karine Lespinasse, le livre réunit un collectif d'auteurs experts, français et britanniques.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité de plusieurs autres volumes de la collection afin de proposer aux bibliothécaires et documentalistes des clés pour aborder et gérer efficacement la documentation dématérialisée : une douzaine d'auteurs s'attachent à présenter les modalités de sélection, d'acquisition, de signalement, d'évaluation et de conservation propres à ces ressources en développant en filigrane un questionnement sur la fonction de la bibliothèque. Prenant appui aussi bien sur des bibliothèques de lecture publique que des universités, le plan s'organise autour de quatre parties pragmatiques et opératoires : connaître le contexte ; sélectionner et acquérir ; intégrer et sélectionner et, enfin, évaluer et conserver.

  • Comment mettre en place un parcours d'éducation artistique et culturelle (EAC) ? Qui sont les partenaires privilégiés pour les bibliothécaires ? Quelles sont les étapes clés pour faire vivre ces actions ? Des questions qui concernent autant la lecture publique que les bibliothèques universitaires. L'ouvrage fournit une synthèse du périmètre de l'EAC et de l'écosystème des acteurs concernés, en particulier les instances éducatives, de l'école à l'université. Les quatorze contributions réunies dans ce livre élargissent le regard que l'on porte sur la culture et offre un panorama varié d'expériences inspirantes.

  • Chaque bibliothèque raconte une histoire particulière, elle s'adresse à un ou des publics spécifiques, elle crée un univers de confiance que sa marque doit restituer sous la forme d'une dénomination, d'un slogan, d'un logo. Sa visibilité dans le paysage institutionnel et culturel, voire social, d'une ville, d'une région comme au plan national, s'avère dorénavant essentielle pour la bibliothèque. Dans ce livre, bibliothécaires, directeur de musée et spécialistes de l'identité visuelle apportent des points de vue riches et constructifs sur ces questions et proposent une méthodologie pour les institutions souhaitant travailler leur stratégie de marque.

  • Interdiction des téléphones portables à l'école, contrôle des plateformes en ligne pour lutter contre la désinformation - l'éducation aux médias se retrouve au centre des politiques publiques numériques. Depuis 2013, la loi de refondation de l'école a inscrit dans ses missions fondamentales une éducation aux médias et à l'information. Cet ouvrage présente le résultat de trois années de réflexion collective avec des chercheur.es explorant l'économie politique de la communication, la sémiotique, la sociologie des usages, la critique des industries culturelles et créatives et la sociologie du genre.

  • « Chasseur de fake », débats, Ateliers infox, Fabrique de l'info, apprentissages des compétences informationnelles, autant d'actions pilotées par les bibliothèques, universitaires comme de lecture publique. Comment comprendre les mécanismes de l'infox, distinguer science et croyance ? Quelle est la place de la bibliothèque dans la formation aux usagers, quels services mettre en place ? Un accent fort a été mis sur les partenariats et la mutualisation des compétences entre journalistes, enseignants, documentalistes et bibliothécaires. Un ouvrage collectif qui associe réflexion et retours d'expériences.

  • Les premiers socialistes « utopistes » ont souvent imaginé des sociétés idéales. Quelle place tenaient les bibliothèques dans leurs rêves ? Dans leurs débats ? Dans leur pratique ? Certains ont participé aux débats sur les droits d'auteur, d'autres se sont efforcés d'investir les bibliothèques populaires d'où une certaine philanthropie bourgeoise les écartait. La mise en application concrète des projets socialistes autour de la lecture (familistère de Guise, colonies icariennes aux États-Unis, etc.) est ici étudiée pour la première fois. Le collectif réuni par Nathalie Brémand aborde presque tous les courants de pensée sous l'angle de leur intense rapport à la lecture.

  • À l'exception d'oeuvres de prestige, au premier rang desquelles le public pense aux manuscrits, les objets textuels ne « naissent pas patrimoniaux », ils le deviennent. À partir de plusieurs exemples, littérature de jeunesse, bibliothèque bleue, écrits protestants, presse régionale, etc., les auteurs, universitaires et professionnels des bibliothèques, montrent comment le travail scientifique ou technique conduit à l'affirmation du caractère patrimonial des oeuvres, des collections, et même des établissements. Cet ouvrage invite aussi à réfléchir sur le sens des activités professionnelles, pour n'être pas dupe des pratiques lexicales et sociales qui sont au coeur du « patrimoine ».

  • Ce livre fait le pari de l'intelligence de la bande dessinée. Une intelligence profondément subversive. Intelligence cognitive, puisqu'elle sait fort bien se théoriser elle-même. L'analyste n'ayant plus, alors, qu'à se mettre modestement à son écoute. Première subversion. Intelligence sémiotique, ensuite, puisque tout est donné à voir à travers le dessin en bande dessinée (y compris son dispositif et même l'invisible) et que le décor et les corps jouent un rôle considérable dans la construction du récit. Deuxième subversion. Intelligence médiatique, enfin, puisque la bande ­dessinée transforme son lecteur en témoin et que ses formes sémiotiques s'inventent à travers différents supports qu'elle sait tout aussi bien mettre à son service, nouant alors histoire et théorie. Troisième subversion. La bande dessinée constitue ainsi une forme singulière d'intelligence narrative graphique et un appareil - notion proposée par Jean-Louis Déotte - profondément subversif. Pascal Robert est professeur des universités à l'Enssib où il anime le séminaire « La bande dessinée en questions ». Il a dirigé « Bande dessinée et numérique » (CNRS Éditions, 2016) et publié « De l'incommunication au miroir de la bande dessinée » (Presses universitaires Blaise Pascal, 2017).

  • Très fourni, avec plus de 600 billets denses et documentés, ce blog méritait de disposer de passeurs prêts à partager leurs parcours de lecture, depuis 10 ans, pour rendre visibles les éclats d'une pensée investie et engagée dans la défense des droits numériques des usagers. Ce sont 15 très fins connaisseurs du blog qui présentent « leur » S.I.Lex à travers une sélection de billets éditorialisés : une manière de faire circuler autrement les analyses de Lionel Maurel notamment dans le domaine des bibliothèques numériques, des modèles économiques et des biens communs.

  • En étudiant l'oeuvre du feuilletoniste Marie Aycard et sa propagation internationale, Jean-Luc Buard conduit une enquête qui explore les temps de plusieurs « médiasphères ». Celle tout d'abord de la presse quotidienne du milieu du XIXe siècle, ses réseaux, ses fortunes diverses et le difficile statut de l'auteur salarié. Celle de notre époque numérique ensuite, qui permet par une étude systématique des séries, de suivre le cours des textes à travers d'innombrables titres. Àpartir d'une thèse exhaustive (Paris XIII, 2015), l'auteur propose à la fois une méthode d'investigation dans un corpus actualisé et la vie brève d'un auteur qui est aussi un personnage.

  • LittéraTube, narrations connectées, réseaux sociaux littéraires, l'écriture évolue avec le Web et nos modes de lecture changent. Dans ce contexte, comment penser la bibliothèque d'aujourd'hui sans prendre en considération les formes les plus expérimentales de la création littéraire ? L'enjeu de ce livre collectif est d'accompagner les bibliothécaires dans leur réflexion sur les atouts et les limites des offres actuelles, de leur permettre de se repérer dans ces productions encore méconnues, afin de les valoriser et de les faire connaître à leurs publics. Un index d'auteur.es, d'éditeurs et d'outils de diffusion complètent ces analyses.

  • Document de référence fondamental pour le pilotage stratégique des bibliothèques, l'élaboration et la mise en oeuvre du projet d'établissement devient une étape incontournable pour les professionnels. Si chaque projet est unique, il repose toutefois sur une démarche et un questionnement que l'on retrouve dans toutes les bibliothèques, petites, grandes ou en réseau, qu'elles soient universitaires ou territoriales. Ce livre s'adresse à l'ensemble des professionnels s'engageant dans la mise en place d'un projet d'établissement, ou de son renouvellement, de la conception à la réalisation.

  • La question de la prescription est au coeur des préoccupations des acteurs culturels ayant pour but de toucher des publics. Les bibliothécaires, sur ce point, ont été des précurseurs. Une équipe pluridisciplinaire de vingt-cinq chercheurs analyse l'évolution des processus de la prescription culturelle, de l'imprimé au numérique. Qu'ils soient économiques, créatifs, identitaires ou éthiques, les enjeux de la prescription interrogent ses effets sur la culture en matière de contenus, de pratiques et de valeurs. De manière inédite, se donne à voir ce grand méconnu de la culture dite de masse : le public.

  • Ce livre retrace l'adoption progressive de l'album comme standard de publication de la bande dessinée en Belgique et en France dans la seconde moitié du XXe siècle. En se fondant sur un dépouillement approfondi des archives d'éditeurs et sur une connaissance intime des évolutions esthétiques de la bande dessinée, Sylvain Lesage étudie comment cette forme de publication affecte les manières de créer, de transmettre et de recevoir la bande dessinée. Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Lille, Sylvain Lesage mène des recherches à la croisée de l'histoire culturelle de la bande dessinée, d'une histoire sociale des mondes du livre, d'une poétique historique des supports et des formes visuelles de l'histoire. Ce livre retrace l'adoption progressive de l'album comme standard de publication de la bande dessinée en Belgique et en France dans la seconde moitié du XXe siècle. En se fondant sur un dépouillement approfondi des archives d'éditeurs et sur une connaissance intime des évolutions esthétiques de la bande dessinée, Sylvain Lesage étudie comment cette forme de publication affecte les manières de créer, de transmettre et de recevoir la bande dessinée. Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Lille, Sylvain Lesage mène des recherches à la croisée de l'histoire culturelle de la bande dessinée, d'une histoire sociale des mondes du livre, d'une poétique historique des supports et des formes visuelles de l'histoire.

  • Comment (ré)aménager les espaces des bibliothèques, des learning centres aux relais lecture ? Réinterroger les modèles, mais aussi les expériences innovantes, identifier les partenaires, et surtout questionner tous ensemble les pratiques des publics, fidèles ou pas : tel est l'enjeu de ce livre, fruit des expériences partagées d'un collectif de spécialistes de la question, pour mettre l'aménagement au service du public. Cet ouvrage permet de comprendre, maîtriser et organiser le déroulement du processus de (ré)aménagement et de connaitre le rôle et les responsabilités de chaque acteur du projet, pour « co-construire un projet qui s'appuie autant sur le management que sur l'aménagement. »

  • L'oeuvre de Robert Damien se construit autour de la notion d'autorité : autorité du livre, de la bibliothèque et de son classement ; du chef : cet ouvrage, issu d'une journée d'études organisée à la Bibliothèque nationale de France en 2014, s'ouvre en deux parties cohérentes à la pensée de Robert Damien : la première traite d'abord du « testament bibliothécaire », et la seconde se consacre ensuite au « principe autorité ».

  • Un grand nombre de sites web se présentent aujourd'hui comme des services de réseautage social dédiés au livre. Quels sont les publics qui les fréquentent, quels sont leurs usages ? Quels sont les acteurs engagés dans ce domaine d'activité, quels sont leurs stratégies et leurs modèles économiques ? Telle est l'ambition centrale de cet essai : appréhender la prescription littéraire dans le contexte historique, technique, social et économique qui marque son inscription dans l'industrie du livre à l'heure du web social.

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