Presses de la Renaissance

  • Au lendemain de l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, Monseigneur Chauvet a relu Bernanos grâce aux conférences qu'il a données à la cathédrale. Un chemin spirituel fort utile aux croyants pour nourrir notre espérance et fortifier notre foi. Il nous propose ici une lecture spirituelle des trois grandes oeuvres de Georges Bernanos, un prophète pour notre temps.Au lendemain de l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, seul sur le parvis, j'imaginais à côté de moi Bernanos en train de nous dire : " Réveillez-vous ! "
    Depuis de nombreuses années, je me nourris de sa pensée. Que de conférences faites au centre Bernanos à Paris, à la paroisse Saint-François-Xavier et pendant cinq ans à Notre-Dame de Paris ! Désir de la transmission d'un ancien professeur de lettres ? Sans doute ! Mais l'oeuvre bernanosienne est aussi un chemin spirituel qui peut aider les pèlerins que nous sommes sur la voie de la sainteté. Bernanos, c'est aussi saint Jean-Marie Vianney, le fameux curé d'Ars et sainte Thérèse de Lisieux, des amis qui consolent et relèvent.
    Vous ne trouverez pas à travers ces pages une biographie : il en existe déjà ; en revanche, je vous propose une lecture spirituelle qui je l'espère, rejoindra mes lecteurs.
    " Si nous venons à bout de notre tâche, ceux pour qui nous sommes nés et qui ne sont pas encore, tireront de nos doutes leurs certitudes, car de cette tentation du désespoir qui forme la trame de nos vies, le temps fera jaillir une nouvelle source d'espérance. "
    Notre monde a besoin de retrouver cette vertu théologale ; la mission de l'Église n'est-elle pas de former des sentinelles de l'espérance comme aimait le dire saint Jean-Paul II ?
    En reprenant et développant ici mes conférences sur Bernanos, je souhaite que mon lecteur puisse relire ces oeuvres (
    Journal d'un curé de campagne,
    Sous le soleil de Satan,
    Dialogue des Carmélites) qui sont prophétiques.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Horatio Nelson, célèbre par sa mort légendaire à Trafalgar, et par la colonne qui porte son nom, fut l'égal de Napoléon dans le duel homérique qui opposa la France à l'Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. Mais quel est l'homme qui se cache derrière ces images de gloire ? En novembre 1770, un jeune garçon de douze ans, fils d'un modeste pasteur, embarque sur le Raisonnable, en qualité de midshipman. Tout frêle qu'il est, la dure vie à bord des navires de guerre de Sa Majesté britannique, le séduit. Très vite, ses prodigieuses qualités de marin sont remarquées : c'est le début d'une carrière, qui s'achève en apothéose lorsque, en octobre 1805, l'amiral Nelson monte sur le Victory et prend le commandement de la flotte anglaise. Mais Nelson n'est pas seulement un marin génial. C'est aussi un grand politique, étroitement mêlé aux destinées de l'effarant royaume de Naples, ballotté dans la tornade qui bouleverse l'Europe napoléonienne. Et c'est aussi - et peut-être surtout - un grand amoureux, que la rencontre avec la stupéfiante Emma Hamilton, va conduire au paroxysme de la passion, au scandale des aristocrates mais pour la joie du peuple d'Angleterre, qui a fait de son héros l'égal du roi. La mer, le pouvoir, l'amour : toute la vie de Nelson est là, aux prises avec ces forces bouillonnantes.

  • Intellectuelle, artiste peintre, progressiste, féministe, républicaine, révolutionnaire..., c'est beaucoup pour une seule femme, même au plus fort du siècle des Lumières. La vie de Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet, fut en effet. pleine de risques et de passions. Occultée pour la postérité par l'ombre de son célèbre mari, Sophie fut de celles dont on dit qu'elles ont connu un destin exceptionnel.
    Chanoinesse issue d'une famille d'aristocrates éclairés, Mlle de Grouchy est, dès l'adolescence, devenue athée par amour pour un oncle voltairien. Elle a vingt-deux ans lorsqu'elle épouse Condorcet.
    Non contente de s'engager dans le combat philosophique et politique, Sophie pratique avec brio l'art du portrait qu'elle a appris chez Mme Vigée-Lebrun. Ce talent lui sera d'un grand secours personnel et financier sous la Terreur, notamment lors de la clandestinité de Condorcet, lorsqu'elle se retrouvera seule pour élever sa fille.

  • Un jeune héros de vingt-quatre ans, idéaliste et chevaleresque : Aleck Paterson, fils d'un milliardaire américain. Une belle aventurière, condamnée pour un meurtre passionnel à cinq ans de prison, qu'elle purge au pénitencier de Santa-Cruz, au Mexique. Un sinistre individu : Montanez. Les bouges du Paris des années 30. La "high society" de New York et de Californie. Un escroc bolivien. Du chantage, de l'action, de l'amour... Tels sont quelques-uns des ingrédients de cette intrigue policière et sentimentale, qui n'a rien perdu de son charme. Au contraire, les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront des parfums "kitsch", qui ajoutent à son pouvoir de séduction. Publié en 1931, et tiré alors à 150 000 exemplaires, "L'archange aux pieds fourchus" est l'un des meilleurs romans de Maurice Dekobra, égal sinon supérieur au célèbre "La madone des Sleepings". Il ravira, bien sûr, les fidèles du genre, mais aussi les amateurs de "grands classiques" du roman populaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est à une lecture très originale de la Genèse que nous convie Alain Houziaux. Sur les origines de l'univers ou le mystère du mal, par exemple, il établit des ponts entre le récit biblique de la création du monde, et les plus récentes hypothèses astrophysiques. Il porte un regard nouveau sur la désobéissance d'Adam et Eve. Ne serait-ce pas une étape salutaire sur le chemin de l'accession à la liberté et à l'autonomie ? Il apporte des réponses décapantes et stimulantes aux questions que tout homme se pose : si Dieu est bon, pourquoi le mal, et pourquoi la mort ? Ce monde et notre vie ont-ils un sens ? Qu'est-ce qui dans l'homme résiste au projet de Dieu ?

  • Être ministre : un destin mais aussi un pouvoir. L'aventure se noue et se dénoue, mais l'histoire du ministre se lie à sa fonction, influe sur la façon dont il l'exerce. Bernard Chenot n'est pas un homme de parti, ni même un homme politique. Le Conseil d'État lui a donné une idée du service public, qu'il a développée dans ses conclusions de Commissaire du gouvernement, enseignée rue Saint-Guillaume, portée avec lui dans les cabinets ministériels, dans l'entreprise publique, dans les assemblées et jusqu'au gouvernement, de 1958 à 1962. Au cours d'expériences si diverses, dont il rapporte - non sans humour - quelques traits, l'auteur a vu se préciser et se vérifier sa conception de la démocratie. Celle-ci devrait conduire à instaurer un nouvel ordre de valeurs, qui ne soit pas commandé par des groupes de pression, ni même par des soucis électoraux, mais qui intéresse, directement et profondément, chacun d'entre nous. Les institutions de 1958 en donnaient la promesse. Nous ont-elles nourris d'illusions ? En reste-t-il une espérance ? Tel est le dernier mot du livre.

  • 1910 : une jeune fille de bonne famille, douée pour la musique et le dessin, monte à Paris s'inscrire aux Beaux-Arts. Trois ans plus tard, c'est la révélation des Ballets russes. Valentine Gross exécute des croquis de Nijinski, de la Pavlova, d'Isadora Duncan, qui la font connaître des milieux de l'art. Marcel Proust, Paul Morand, Gaston Gallimard, et surtout Jean Cocteau, deviennent ses amis. Musicienne, elle se lie à Igor Stravinski, vit une brève histoire d'amour avec Edgar Varèse, et rencontre Erik Satie, dont elle se considérera comme la fille spirituelle. Dès lors, débordant d'activité et d'enthousiasme, Valentine incarne cet « esprit nouveau » qui, après 1914, déferle sur le Paris d'après-guerre. En 1919, elle épouse Jean Hugo, arrière-petit-fils du poète. Courtisée, appréciée pour son talent et son intelligence, elle mène une vie mondaine et agitée au sein des avant-gardes de l'époque. Quelques années plus tard, elle succombe aux charmes du surréalisme et d'André Breton. Son mariage n'y résiste pas. Elle peint alors ses plus beaux tableaux mais, avec la mort des amis et des passions, s'annoncent des années plus sombres... Après le faste et la gloire, cette grande dame de l'art contemporain va connaître la « misère dorée ». Bientôt, ce sera la vieillesse digne et... un certain oubli. Ce destin de femme exceptionnel ressuscite une page flamboyante de l'histoire de l'art moderne.

  • À la fois cri d'amour et cri de haine, c'est toute la tragédie palestinienne que cette fresque puissante exprime, à travers l'histoire d'un commando de Fedayins, le commando de Jaffa, dans les années soixante-dix. Amour d'un peuple déraciné pour sa patrie perdue, cette Terre promise qu'il réinvente en rêve ; haine dans ses rapports avec le monde hostile qui l'entoure. Porteurs de grandes espérances, écorchés vifs, tendres et passionnés, mais aussi irascibles parce que frustrés du plus élémentaire des droits, ces combattants croyaient alors plus à la justice des hommes qu'à celle de Dieu. Jean Bertolino retrace leurs luttes, leurs vicissitudes, leurs idéaux, leurs chimères. Il montre comment, malgré eux, ils sont pris dans un tourbillon qu'ils ne peuvent contrôler, et avancent inexorablement vers l'absurde et le chaos. Un récit percutant, au souffle épique, qui permet de mieux comprendre le conflit le plus préoccupant du monde.

  • Les Mémoires du docteur Albert Haas nous apportent, sur la Résistance et sur les camps d'extermination nazis, un témoignage d'une exceptionnelle qualité humaine et historique. Juif français d'origine hongroise, Albert Haas est médecin militaire à la déclaration de guerre. Sa femme, Sonia, est belge et juive elle aussi. Ils attendent un enfant. Après la débâcle, le couple Haas est recruté par les Forces françaises libres du général de Gaulle. Ayant reçu, à Londres, une instruction spéciale en matière de sabotage et d'espionnage, ils sont parachutés en France, où ils mènent de nombreuses et dangereuses missions. Arrêtés, ils sont déportés. Lui à Dachau (d'où il s'évade), puis à Flossenburg, Laurahutte, Gusen. Elle, à Auschwitz. Subissant le sort terrible de tous les prisonniers, le docteur Haas ne devra sa survie qu'à son métier de médecin. Ce qu'il raconte sur les camps dépasse l'entendement. Les faits sont si forts, si épouvantables, qu'ils parlent d'eux-mêmes, sans fioritures. Avec - au terme de l'horreur absolue - comme un immense message d'espoir et de foi en l'humanité...

  • Un voyage passionnant au pays des ouvriers des cathédrales, du chantier originel du Moyen Age à celui d'aujourd'hui. Un an après le tragique incendie du 15 avril 2019, une immersion inédite au coeur même de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
    Spécialiste de l'histoire des compagnonnages et de l'univers cathédral, thèmes auxquels il a consacré plusieurs ouvrages de référence, François Icher nous offre ici un voyage original entre le Moyen-Age et le XXIe siècle avec Notre-Dame de Paris pour guide.Au fil des pages, le lecteur est invité à partager un regard croisé qui permet d'apprécier les invariants et les différences entre un chantier médiéval et celui qui se déroule actuellement auprès de Notre-Dame de Paris depuis le tragique incendie du 15 avril 2019.Toutes les étapes de la construction d'une cathédrale sont expliquées avec, en miroir, les enjeux d'un chantier moderne, si éloigné et pourtant si proche de ceux qui se déroulaient aux XIIe et XIIIe siècles.Du maître d'ouvrage au maître d'oeuvre, des premiers jours du chantier à son achèvement, les grandes pages du livre cathédral sont revisitées à l'aune d'une comparaison qui permet de mieux comprendre l'esprit des bâtisseurs, celui des compagnons des métiers de la pierre, du bois, du fer et du verre, sans oublier les nombreux acteurs d'un chantier cathédral qui reste encore à découvrir tant il englobe des domaines souvent ignorés du grand public.Du financement du chantier à son organisation dans l'espace et le temps, de la permanence de certains métiers traditionnels à l'apparition de nouveaux venus liés au numérique, François Icher nous dévoile ici la longue et belle histoire des bâtisseurs, leurs conditions de travail, leurs contributions respectives pour lever ou relever un monument en nul autre pareil.Un voyage passionnant au pays des ouvriers des cathédrales.

  • L'essentiel de la vie, du message, de l'héritage et des textes emblématiques de saint Jean-Paul II (1920-2005), l'un des papes les plus médiatiques, influents et vénérés du XXe siècle, canonisé par le pape François en 2014.Le premier pape polonais de l'histoire suscita un engouement médiatique au moins aussi important que celui du pape François. Sans cesse dans l'actualité, il défraya également la chronique géopolitique de la fin du XXe siècle pour sa lutte contre le communisme. Mais Jean-Paul II (1920-2005) fut aussi un mystique profond, un véritable intellectuel, polyglotte, curieux de tout, qui exerça une influence lumineuse sur des générations de catholiques. En France tout particulièrement, le pays qu'il aimait le plus - après la Pologne. Il a été canonisé par le pape François en 2014.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né en 1885, à Mont-lès-Neufchâteau, petit village lorrain proche de Domrémy, Alphonse Haensler a donc aujourd'hui quatre-vingt-treize ans. La chose est peu banale en soi : sa vie d'homme et de prêtre se confond avec l'histoire de notre siècle, la grande et la petite. Curé de campagne depuis 1912, il nous fait revivre l'enfance sévère d'un garçon que tout, autour de lui, son père militaire, son éducation rigide, son milieu modeste, son isolement, pousse vers le sacerdoce. Grâce à lui, on entre dans l'univers méconnu du petit et du grand Séminaire, tandis que la fièvre s'empare de la France divisée en deux camps. Déchirements de la séparation de l'Église et de l'État : les Francs-maçons contre la calotte... Vision manichéenne, à partir de laquelle l'histoire du curé de campagne se fige dans un itinéraire personnel entièrement tourné vers Dieu, y compris - et surtout - au milieu de la tourmente de la Grande Guerre. L'abbé Haensler témoigne d'un monde passé, qui appartient aujourd'hui aux livres d'Histoire ; mais sa vie quotidienne nous restitue, par le menu, un destin unique incarnant toute une époque et ses contradictions. Plus que tous les discours théoriques sur l'évolution de l'Église au XXe siècle, ce récit permet de comprendre les ressorts de la foi populaire : certitudes villageoises, miracles, présence du Diable et des Saints... Document sociologique, Curé de campagne est aussi un livre où les souvenirs touchants, chargés d'une émotion - souvent naïve mais issue d'une inaltérable bonté -, se mêlent à une quête de la vérité et du bonheur.

  • « 25 septembre. Je voudrais réussir à tenir ce journal avec régularité, et savoir y dire avec exactitude le comment et le pourquoi de cette grossesse et de cet enfant. Il me semble que c'est un devoir. L'année dernière, j'avais tenté d'expliquer à un ami peintre - la cinquantaine, père de famille - pourquoi je me donnais le droit (c'étaient ses mots) de prendre un tel risque, pourquoi je voulais un enfant (...). La discussion s'est achevée, chacun restant sur ses positions, sur la proposition d'un "rendez-vous dans vingt ans". Rendez-vous avec l'enfant, avec l'homme ou la femme qu'il serait, juge alors de la situation par moi créée, à ses dépens peut-être. Ce gosse de père célibataire, cet enfant sans mère, ce fils de pédé, s'il me demandait des comptes ? Au moins des explications, pour comprendre d'où il vient. (...) Ce que je pourrai dire ici, au long de cette grossesse, ce sera pour lui au moins un témoignage, un de ces documents qui vous donnent une identité, une légitimité. » Pierre Leenhardt. Et si l'homme se mettait à vivre, lui aussi, la grossesse ? La démarche de Pierre Leenhardt témoigne de la mentalité d'une époque, - la nôtre. Tous les pères, et surtout toutes les mères d'aujourd'hui, ne peuvent ignorer - au-delà du caractère choquant de ce récit - l'authenticité et la profondeur des questions qu'il soulève. Livre autobiographiques, à propos d'une expérience hors du commun, Le journal de grossesse d'un père célibataire est un document tout à fait exceptionnel.

  • À une époque qui ne laissait pourtant pas la part belle aux femmes, le destin d'Artemisia Gentileschi (1593-v. 1653) fut aussi brillant que dramatique. Fille d'Orazio Gentileschi, peintre caravagesque, elle est élevée parmi les excentricités d'atelier et les querelles d'école. Lorsque sa mère meurt, elle n'a que douze ans. Son père l'initie très tôt à la peinture. Il confie, à l'un de ses amis, Agostino Tassi, le soin de lui donner des cours de perspective. Ce dernier séduit et viole la jeune fille, qui n'a alors que dix-huit ans. Il en résultera un procès resté dans les annales : l'agresseur fut condamné à un an de prison mais, humiliée, soumise à la question, Artemisia fut, elle, marquée à vie. Les soupçons continueront de peser sur elle, et elle devra sans cesse se battre pour rétablir son honneur. Un mariage plus ou moins heureux, la naissance d'une fille, une carrière réussie, une célébrité internationale, tout cela ne fut pas de trop pour retrouver dignité et renommée. D'une oeuvre forte, réaliste et violente, cette femme-peintre hors du commun sut faire l'étendard de sa revanche.

  • Un siècle après sa canonisation, en 1920, le mystère
    de Jeanne d'Arc reste intact.
    Qui était cette jeune fi lle qui en quelques mois a
    changé le cours de l'histoire ? Comment cerner cette
    héroïne et cette sainte, cet être paradoxal dont nous
    savons presque tout, mais qui se dérobe sans cesse ?
    Dans cet essai, Pauline de Préval vise à analyser sa
    lumière, non pas telle qu'elle s'est diffusée à travers
    tel ou tel prisme partisan, mais telle que Jeanne d'Arc
    elle-même l'a reçue. En remontant à la source de son
    inspiration, elle nous mène à la rencontre d'un être de
    chair et de sang dont l'histoire nous éclaire plus que
    toutes les légendes dont on l'a entourée.

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • Né en 1754, à Saint-Pétersbourg, Paul était le fils de Catherine II et (officiellement) de Pierre III, qui fut chassé du trône par son épouse en 1762, avant d'être assassiné une semaine plus tard. Sans doute la vie scandaleuse de sa mère, le dédain haineux qu'elle lui manifesta, les humiliations qu'il subit, la mort tragique de son père théorique, contribuèrent-ils à faire du tsar Paul Ier, pour les historiens, une énigme psychologique. Une partie de ses sujets crut à la démence de leur souverain, sous l'influence des ragots et des calomnies forgés par les conjurés qui allaient l'assassiner, mais sous l'influence aussi des inconséquences du personnage. Paul Ier était intelligent, pieux, travailleur, imaginatif, cultivé et généreux. Mais il était impatient, nerveux, orgueilleux, imprévisible, coléreux, versatile et - héritage de sa jeunesse - sa méfiance devint quasiment maladive. Il prit systématiquement le contrepied de ce qu'avait fait sa mère, favorisa les serfs, rétablit les peines corporelles contre la noblesse, exigea des officiers et des fonctionnaires un service qu'ils avaient perdu l'habitude d'accomplir, s'attirant ainsi une hostilité qui explique sa fin. Animé d'abord d'une véritable phobie anti jacobine, il s'éprit ensuite de Bonaparte, au point de mener une politique antibritannique qui coûtera cher au pays. Ses foucades, ses oukazes, ses interventions dans la vie quotidienne des gens (vêtements, coiffure, horaires des repas), contribueront à nourrir une rumeur de folie soigneusement entretenue. Ce sont ses familiers qui, avec la complicité tacite de son fils Alexandre, formeront le complot qui aboutira à son étranglement dans la nuit du 23 au 24 mars 1801. Marina Grey s'est livrée à des recherches approfondies, pour nous donner un récit captivant des tribulations sur l'assassinat de cet étrange tsar.

  • Je veux raconter une histoire, aussi simplement, aussi clairement que possible, une histoire comme on n'en raconte plus guère aujourd'hui, et pas n'importe quelle histoire, mais celle de Jean-Louis Solier, dit "Sans Peur". Ce "Sans Peur" a été, pendant la Révolution et le Directoire, jusqu'aux premiers jours du Consulat, une sorte de Chouan au pays des Camisards, situation étrange, comme l'aurait été celle d'un Bleu luttant presque seul, avec quelques dizaines de compagnons, contre toute la Vendée. Je voudrais raconter ses aventures comme si je les connaissais pour avoir couru à ses trousses avec une compagnie de la 113e demi-brigade, un peloton de hussards, ou une section des grenadiers de Marseille. L'histoire souffle des quatre points cardinaux, comme souffle le vent. Mais elle va où elle veut. A-t-elle un sens ? C'est un grand débat, et je ne voudrais pas me hasarder à répondre à cette question. Ce dont je suis sûr, c'est qu'à certains moments, elle coule de façon irrésistible, et que nul ne peut alors s'opposer à son cours. C'est ce qui s'est passé pendant la Révolution française. C'est ce qui peut se passer demain... et malheur à celui qui n'est pas en accord avec son temps.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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