Que sais-je ?

  • Les méthodes quantitatives Nouv.

    Que seraient la sociologie et, plus généralement, les sciences sociales sans l'outil statistique ? Au principe de nombreuses disciplines, les méthodes quantitatives ne vont pourtant pas de soi et méritent d'être expliquées. Comment concevoir une enquête par questionnaire ? Est-elle objective ? Comment exploiter les données obtenues ? Parce que produire et lire des indicateurs statistiques implique d'exercer son sens critique, les méthodes quantitatives ne se limitent pas seulement à une production de chiffres : le discours qui permet d'en restituer les résultats est aussi une sorte d'exercice littéraire. Exercice périlleux, qui n'est pas sans conduire parfois à des interprétations abusives. L'objectif de cet ouvrage est de présenter toutes les étapes du processus de quantification (construction du questionnaire, exécution sur le terrain, panorama des techniques quantitatives, valorisation et réception des résultats) et d'en fournir des illustrations.

  • L'affaire dreyfus Nouv.

    L'affaire dreyfus

    Pierre Miquel

    L'affaire Dreyfus a fini depuis longtemps de diviser le pays, les salons et jusqu'aux familles. L'innocence du capitaine Dreyfus ne souffre pas discussion. En revanche, l'Affaire elle-même, par son ampleur et ses conséquences, est devenue un objet d'histoire plus que jamais vivant. De l'accusation d'espionnage à la réhabilitation de Dreyfus, c'est cette histoire que Pierre Miquel raconte, décrivant, à travers elle, l'antisémitisme de la France de la fin du XIXe siècle, le pouvoir de la presse, la naissance de la figure de l'intellectuel et le triomphe (tardif) de l'opinion sur les forces traditionnelles que sont le Parlement, le gouvernement, la justice et l'armée.

  • Histoire de l'Union Soviétique de Lénine à Staline (1917-1953) Nouv.

    Octobre 1917 : dans le tumulte de la Grande Guerre, le coup d'État bolchevique apparaît comme un épisode parmi d'autres. Mars 1953 : la mort de Staline fait la Une des journaux du monde entier. Entre-temps, l'URSS est devenue la seconde puissance mondiale. Le modèle soviétique se pose en concurrent de la démocratie libérale. Il inquiète les uns et fascine des millions d'autres, qui ne connaissent de l'URSS que les images embellies filtrant de ce lointain pays. De la révolution d'Octobre à la mort de Staline en passant par la NEP, le pacte germano-soviétique et la constitution d'un bloc soviétique, Nicolas Werth retrace les premières décennies de l'URSS et pose le problème de la continuité et des ruptures entre la théorie léniniste et la pratique stalinienne.

  • Histoire de l'alimentation Nouv.

    À l'heure de la désertification de vastes zones agricoles de la planète, de la remise en cause des élevages intensifs et de la transition biologique de l'agriculture, mais aussi à l'heure où le « repas gastronomique des Français » est classé patrimoine mondial et où les arts de la table ont envahi écrans et librairies, faut-il manger pour vivre ou vivre pour manger ? Dans cette histoire de l'alimentation, qu'ils ont pris le parti de ne pas traiter comme un continuum linéaire, Gilles Fumey et Jean-Pierre Williot montrent à quel point les systèmes de production - issus de symboliques et de techniques en constante évolution - sont en passe de connaître une véritable révolution. Matières premières, industrie agroalimentaire, mais aussi consommation à domicile et hors du foyer, enjeux politiques du repas : ils brossent un panorama mondial et thématique, sur fond de crise écologique et de famines récurrentes. L'abondance, de fait, est encore très loin d'être la chose du monde la mieux partagée...

  • Aristote de A à Z Nouv.

    Aristote de A à Z

    Daniel Larose

    Disciple de Platon, précepteur d'Alexandre le Grand, Aristote intimide. Il est de ces penseurs qui nous rappellent que nous ne sommes que des « nains sur les épaules de géants ». Physique, métaphysique, biologie, zoologie, éthique, logique, rhétorique, politique, poétique... À croire qu'aucun domaine du savoir ne lui est resté étranger. De fait, à ses yeux, la philosophie est la connaissance des connaissances. Difficile donc de prendre pied dans cette oeuvre foisonnante qui est pourtant une référence obligée pour quiconque veut s'initier à la philosophie ou mettre à l'épreuve sa pensée. Pour s'y retrouver, Daniel Larose a retenu dans cet abécédaire une centaine de mots caractéristiques du vocabulaire aristotélicien, suivis de l'explication qu'en propose Aristote lui-même dans ses traités. Une bonne manière d'explorer une pensée qui choquera parfois notre sensibilité contemporaine, mais qui ne cessera de stimuler notre réflexion. Acte, cause finale, catégories, forme, matière, puissance, substance, syllogisme... « À la lettre » : une collection pour revisiter ses classiques « dans le texte »

  • Le service public hospitalier Nouv.

    Mise en place dans les années 1970, la notion de service public hospitalier tend à créer une complémentarité non seulement entre établissements publics de santé, mais aussi entre secteur public d'hospitalisation et établissements privés. Elle répond à la double exigence économique et sociale d'un service de santé aux coûts maîtrisés et à la qualité des soins assurée. Les récentes réformes structurelles de l'hôpital accentuent ces évolutions : le service public devra de plus en plus fédérer ses moyens, les structurer et les hiérarchiser au sein de pôles sanitaires cohérents et mis en réseau au niveau national, pour permettre une desserte optimale des populations à l'échelle locale.

  • Histoire de Paris Nouv.

    Histoire de Paris

    Yvan Combeau

    Du site néolithique aux vingt arrondissements actuels, des fondations de Lutèce à la nouvelle BnF en passant par la construction de Notre-Dame, l'histoire de Paris a toujours été un peu plus que celle de la capitale de la France. Comme le démontre Yvan Combeau dans cet ouvrage, Paris pèse en effet d'un poids particulier, politique, économique et culturel, dans l'édification et l'activité du pays. Au coeur d'une agglomération de plus de dix millions d'habitants, elle connaît un très large rayonnement international.

  • Le siècle d'Auguste Nouv.

    Comment passe-t-on en quelques années de la guerre civile à la certitude de vivre un siècle d'or ? Voilà la question brûlante que pose le siècle d'Auguste, qui vit la République romaine se transformer en empire et produire ses plus fameux chefs-d'oeuvre. « Siècle d'or » ? En vérité, notre époque ne croit plus guère aux dénominations de ce genre. Et pourtant : ceux qui l'ont vécu n'ont-ils pas voulu à la fois restaurer le passé, refonder l'avenir et jouir du présent ? Restaurer le passé : le siècle d'Auguste est le moment d'un retour aux traditions antiques, à une histoire ancienne magnifiée, mais aussi celui de la « restitution » d'une république transformée. Préparer l'avenir : une administration est alors fondée, destinée à durer des siècles, pour accompagner ce que tout le monde perçoit comme un renouveau cosmique. Jouir du présent : les Romains veulent oublier les guerres civiles, Horace appelle à boire et Ovide à aimer. Flaubert écrivait : « Les dieux n'étant plus, et le Christ n'étant pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc-Aurèle, un moment unique où l'homme seul a été. » Le siècle d'Auguste est au coeur de ce moment unique dans l'histoire.

  • Au cours du développement, comme tout au long de la vie, langage, sentiments et pensée sont profondément solidaires. C'est pourquoi, face à un enfant qui parle mal, on ne peut manquer d'être inquiet.En exposant les mécanismes de l'acquisition du langage, les signes révélateurs de troubles, les théories existantes ainsi que les grands axes thérapeutiques autour desquels semble s'établir un relatif consensus, cet ouvrage est un premier outil à l'adresse de tous ceux qui font face à des enfants au langage ou à la communication troublés.

  • Selon le philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945), être historien, c'est d'abord apprendre à lire. À lire une langue, à déchiffrer un monde, à cartographier un univers mental : celui des hommes et des femmes du passé. Donc, contrairement aux idées reçues, l'histoire n'est pas qu'une affaire de dates, elle est aussi affaire de mots.
    Johann Chapoutot en a sélectionné 100 pour sensibiliser le grand public à une discipline au coeur du débat d'idées contemporain, et qui s'est construite comme une science, avec son épistémologie (l'historiographie), mais une science bien littéraire, dont l'objet n'est rien de moins que le temps !
    Voici le petit livre d'un historien chevronné qui, en amoureux du gai savoir, vous fera entrer dans l'histoire...

  • L'adolescence

    Michèle Emmanuelli

    Transition entre l'enfance et l'âge adulte, l'adolescence met en jeu des processus complexes qui relèvent autant de la physiologie que de la psychologie et qui ont été observés par les psychanalystes mais aussi par les anthropologues ou encore les historiens. L'accès à la sexualité génitale qu'implique la puberté doit être psychiquement élaboré par l'individu, sous le regard de la société qui cherche toujours à encadrer ce passage. Cette période de transformation est déterminante pour l'individu dans ses rapports à lui-même comme aux autres. C'est une période riche et délicate, qui peut entraîner des troubles particuliers devant être pris en charge selon des modalités propres. En confrontant les points de vue, Michèle Emmanuelli appréhende dans toutes ses dimensions l'étape décisive qui marque l'engagement dans la vie adulte.

  • Nous sommes aujourd'hui accoutumés à voir l'État soumis au contrôle juridictionnel, au point que nous oublions que l'existence même d'un droit administratif relève, en quelque sorte, du miracle. En effet, n'est-il pas étonnant que l'État accepte de se considérer comme lié par le droit ? L'histoire nous apprend que la conquête de l'État par le droit est relativement récente et n'est pas encore universellement achevée. Cet ouvrage se propose de clarifier la réalité du droit administratif, c'est-à-dire l'ensemble des règles définissant les droits et obligations de l'administration. Il permet par là même de se familiariser avec un droit qui n'est pas, et ne peut être, un droit comme les autres, étant par nature plus proche de la sphère politique que juridique.

  • L'EMDR

    Jacques Roques

    En découvrant l'EMDR (sigle pour eye movement desensitization and reprocessing, « désensibilisation et reprogrammation par mouvement des yeux »), Francine Shapiro a permis de traiter des traumatismes psychiques handicapants et jusque-là difficilement curables par les moyens médicamenteux ou psychothérapeutiques traditionnels. Associée aux thérapies cognitives et comportementales, cette psychothérapie repose sur la stimulation sensorielle, et notamment sur les mouvements oculaires. Aujourd'hui unanimement reconnue et recommandée, l'EMDR soigne les syndromes post-traumatiques dont souffrent les victimes de violences particulièrement éprouvantes. En se fondant sur des exemples concrets, Jacques Roques fait le point sur les origines, les méthodes et les protocoles de l'EMDR, et dégage quelques hypothèses théoriques pour en comprendre les soubassements neurobiologiques, qui restent largement méconnus.

  • Accablé par les ennuis qui n'en finissent pas de s'accumuler - qu'a-t-il fait pour mériter cela ? C'est tout de même « bien cher payé » ! -, l'homme qui va pour composer le code de l'immeuble où l'attend son psychanalyste se trompe de chiffres et tape ceux de sa carte bancaire... D'« acte manqué » à « visage », ces 100 mots de la psychanalyse sont moins un mini-dictionnaire qu'une façon d'évoquer à la fois la théorie et la pratique psychanalytiques, les deux indissociablement mêlées. Les notions-clés (ça, moi, surmoi, castration, complexe d'OEdipe, transfert...) côtoient les figures de la souffrance psychique (addiction, anorexie, dépression, paranoïa, phobies, suicide...) et quelques notions plus incidentes sur lesquelles la psychanalyse apporte un éclairage original (crise d'adolescence, honte, indifférence, mensonge, tendresse...).

  • L'intelligence

    Olivier Houdé

    Qu'est-ce que l'intelligence ? Jadis, le psychologue Alfred Binet en a proposé une mesure à l'origine du QI, souvent décrié. Par la suite, Jean Piaget en a exploré les stades chez l'enfant, où il voyait s'opérer la genèse de la logique. Or, Daniel Kahneman a remis en cause cette vision trop rationnelle en démontrant que nos décisions sont le plus souvent dominées par des automatismes intuitifs, très (trop ?) rapides, fondés sur des biais cognitifs. D'où nos illogismes et, parfois, notre adhésion déraisonnable aux infox (fake news).
    Pour lever ce paradoxe, Olivier Houdé propose ici une théorie de l'intelligence, tant humaine qu'artificielle, qui fait la part belle à l'inhibition créatrice et aux émotions telles que le doute, le regret et la curiosité. Une inhibition subtile qui est la clé de l'intelligence, celle qu'on éduque ou celle que l'on code...

  • Au commencement, le droit est dit - dicté - par les dieux, ou par Dieu. Nul ne peut s'écarter du Texte : rien ne peut le changer, toute discussion est impossible. Il n'y a pas de place pour une histoire. Celle-ci ne devient possible que lorsque le droit se fait, au moins en partie, humain et qu'il s'inscrit dans le temps des hommes. C'est ce qui advient, pour la première fois sans doute, en Grèce et à Rome. Rome lègue un droit déjà très riche et qui n'a cessé de s'enrichir depuis, selon des modalités diverses. En retraçant l'histoire du droit, Jean-Marie Carbasse nous invite à comprendre l'historicité de nos normes juridiques.

  • Ni précis d'histoire littéraire ni abrégé biographique, ce petit livre est un lexique qui invite à visiter l'imaginaire poétique de Paul Verlaine (1844-1896) à travers ses motifs et ses formes. Or ce poète est déroutant par sa trompeuse simplicité : son oeuvre illustre la poésie là où elle paraît la plus immédiate, mais où elle s'avère aussi la plus insaisissable. Ses lecteurs les plus curieux vont de surprise en désarroi. Le plus souvent, ils l'ont découvert en récitant sur les bancs du collège ses vers les plus fameux : « Les sanglots longs/ Des violons/ De l'automne/ Blessent mon coeur/ D'une langueur/ Monotone »... L'image s'est installée d'un tendre auteur mélancolique et musicien. Mais la voilà bientôt compliquée et troublée par d'autres : un parnassien appliqué, un décadent persifleur, un provocateur libidineux, un catholique repenti, un élégiaque tout à la fois violent et bonhomme, ou, pour reprendre la juste formule de Paul Valéry, « un primitif organisé ». Sous la plume de Verlaine, les formes, comme les tonalités, changent. Nul avant lui n'avait poussé aussi loin, avec un toucher si délicat et si inquiétant, l'expression des émotions les plus fugitives...

  • En France, chacun passe en moyenne quinze ans à l'école. L'école est devenue un énorme système, une part essentielle de notre société. En retraçant son histoire, on peut observer que, si les contenus de l'enseignement sont issus d'une longue tradition remontant à la Grèce antique, les institutions et la forme de cet enseignement ont subi, à partir du XVIe siècle, des transformations radicales liées aux évolutions politiques, sociales et économiques. Cet ouvrage fait la synthèse de l'histoire de l'éducation en France au travers d'interrogations thématiques qui mettent en perspective les relations des pouvoirs institutionnels, des acteurs (maîtres et élèves) et de la demande sociale (familles, monde du travail) autour de la question scolaire.

  • Les startups sont de plus en plus présentes dans notre quotidien : lorsque nous prenons un rendez-vous chez le médecin avec Doctolib, faisons du covoiturage avec BlaBlaCar ou achetons des produits de bricolage sur ManoMano... Rappelons aussi que Google et Facebook ont été un jour, pas si lointain, des startups ! Leur poids économique croissant et les innovations qu'elles développent les placent au coeur des préoccupations des politiques, d'autant qu'elles font rêver les jeunes diplômés. Si certains y voient un effet de mode ou une nouvelle bulle, Philippe Englebert les prend au sérieux et fait la lumière sur ces jeunes sociétés innovantes, l'écosystème dans lequel elles évoluent et les raisons qui motivent les gouvernements à mener des politiques de soutien. Derrière les anglicismes du monde de la « tech », c'est une nouvelle révolution technologique qui est en cours !

  • Février 1917. L'empire de Nicolas II s'enlise dans la guerre. Les failles de l'économie russe, dont la modernisation est restée inachevée, apparaissent au grand jour. Entre l'autocratie des Romanov et une société en pleine mutation, le fossé se creuse. Quelques jours suffiront pour renverser le tsar. Sa chute ouvre la voie à une expérience démocratique unique dans l'histoire multiséculaire de la Russie, une expérience qui durera moins de huit mois : en octobre 1917, les bolcheviks, conduits par Lénine, prennent le palais d'Hiver... Ce sont ces événements de l'année 1917 que raconte avec passion Nicolas Werth. Dépassant le clivage entre les interprétations soviétique et libérale, il s'attache à analyser non pas une seule révolution politique, mais une multiplicité de révolutions sociales et nationales.

  • La France a la chance de disposer d'un réseau de musées exceptionnel. Mais qu'entend-on par « musée » ? Quoi de commun entre le Louvre, marque internationale qui s'exporte à Abou Dhabi, le MuCEM inauguré en 2013 à Marseille, le musée de la Nacre et de la Tabletterie à Méru et les plus de 1 200 autres lieux ayant le label « musée de France » ? Marie-Christine Labourdette présente ce qui, au-delà de cet éclectisme, « fait » le musée d'aujourd'hui : ses collections au statut juridique protecteur, présentées suivant un discours scientifique dans un bâtiment adapté à leur conservation et à leur valorisation et, enfin, mises à disposition d'un public grâce à des politiques de médiation. Elle montre comment, à l'aube du XXIe siècle, les musées connaissent un succès qui ne se dément pas et sont devenus de véritables ambassadeurs du dynamisme culturel d'un pays, de son rayonnement et de son attractivité.

  • Des Frères musulmans à l'EIIL, des Ouïghours indépendantistes de Chine aux islamistes d'Indonésie, mais aussi de France, d'Angleterre et des États-Unis, l'onde de choc islamiste fait parler d'elle dans le monde entier. Et si le terrorisme djihâdiste est au centre de toutes les préoccupations, l'islamisme ne saurait s'y réduire : depuis 2011, des groupes islamistes ont pris la direction d'États de manière démocratique (en Turquie, en Tunisie, au Maroc, brièvement en Égypte). En somme, qu'il soit politique, terroriste ou missionnaire, l'islamisme grandit, mais l'idée d'une internationale islamiste est bien une illusion. Prendre en compte cette pluralité est indispensable à la compréhension de ce phénomène. Anne-Clémentine Larroque explicite les origines et fondements des doctrines islamistes sunnites comme chiites et donne les bases nécessaires à toute réflexion sur le sujet. Elle nous montre surtout combien appréhender les islamismes d'aujourd'hui exige une étude géographiquement et politiquement ancrée de chaque mouvance.

  • Les besoins de communication entre personnes qui ne parlent pas la même langue n'ont jamais été aussi grands. C'est le cas, par exemple, avec les progrès de l'Union européenne et l'ouverture des frontières à l'est du continent, avec les échanges touristiques et commerciaux ou les migrations de population. Le recours à une langue commune est loin de faire l'unanimité. Alors, parce qu'il est difficile d'apprendre une langue étrangère, il semble nécessaire et naturel de se demander comment en améliorer l'enseignement. La didactique est l'ensemble des méthodes, hypothèses et principes, qui permettent à l'enseignant d'optimiser les processus d'apprentissage de la langue étrangère. Pierre Martinez en dresse l'état des lieux dans ce volume.

  • Quelles consciences ont ou devraient avoir scientifiques et citoyens des fondements et des méthodes légitimant les « connaissances valables » que les uns et les autres produisent, interprètent et transforment en permanence ? Peut-on continuer à « faire comme si » existait dans l'empyrée des académies quelque gardien discret qui veille sur la qualité scientifique des connaissances, en se référant à une certaine sagesse que l'on pourrait dès lors ignorer ? Depuis près d'un demi-siècle, l'approche constructiviste de l'épistémologie a permis des réflexions et des explorations qui ont profondément renouvelé cette discipline et dont Jean-Louis Le Moigne rend compte dans cet ouvrage.

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