Rue de l'échiquier

  • En 1845, Samuel Long, jeune esclave noir, réussit à s'enfuir de la plantation de son maître, en Virginie. Après avoir emprunté, le « chemin de fer clandestin » - maillage de personnes qui, depuis les États du Sud, aidaient les esclaves en fuite à rejoindre le Canada -, il arrive au lac Walden et se lie avec le cercle des philosophes transcendantalistes, dont Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson. À leurs côtés, il va tenter d'apprivoiser sa nouvelle condition d'homme libre. Mais cette rencontre est également la confrontation de deux mondes : celui de Samuel Long, synonyme de souffrance et de révolte, et celui des intellectuels blancs qui, bien qu'abolitionnistes, se retrouvent néanmoins confrontés à leurs propres privilèges et contradictions.Dans ce récit puissant, Norman Lock examine des enjeux qui continuent de diviser les États-Unis et l'ensemble des sociétés occidentales : le racisme, les inégalités de destins, le droit à la liberté. Il montre aussi, de manière plus suggestive, comment le naturalisme de Thoreau est inséparable de son engagement abolitionniste, faisant de lui un précurseur de l'écologie décoloniale.

    Norman Lock est un auteur américain reconnu, qui a déjà publié plusieurs romans, nouvelles et poésies.Un Fugitif à Walden s'inscrit dans le cycle « Romans américains » qui regroupe sept titres, tous salués par la critique américaine. Chacune des histoires est indépendante et met en scène, sous un éclairage nouveau, une ou plusieurs figures majeures de la littérature américaine, comme les philosophes transcendantalistes,Emily Dickinson ou encore Mark Twain.

  • Les livres dits de « développement personnel » inondent les librairies et s'ajoutent aux magazines, aux conférences qui nous invitent à acquérir un « surplus d'être » pour devenir un meilleur individu. Mais derrière ces discours sucrés et inoffensifs, se cache une idéologie politique : la forme de bien-être promise constitue trop souvent une exploitation de soi par soi...En nous donnant une fausse image du travail - considéré comme un lieu sans conflits ni violence intrinsèque - et de nous-mêmes - notre volonté serait sans limites et notre bonheur ne dépendrait que de nous -, le développement personnel conduit à un modèle de société fondé sur la performance permanente et sur un délitement des liens. C'est cette vaste supercherie que dénonce ici Thierry Jobard, preuves à l'appui...

    Né en 1973, Thierry Jobard est responsable du rayon Sciences humaines d'une grande librairie à Strasbourg, ce qui le met dans une position particulièrement privilégiée pour observer la croissance vertigineuse des livres consacrés au développement personnel

  • La crise du Covid révèle la difficile intégration de nos organisations sociales, économiques et politiques au sein de la toile du vivant planétaire, preuve de la crise de notre relation au vivant.En quoi le biomimétisme peut-il nous aider à faire face à cette crise ? La vision biomimétique vise à rendre compatibles les flux des activités économiques avec ceux du vivant, en s'assurant de la compatibilité de les matériaux et processus mobilisés par l'économie avec les capacités biologiques de la biosphère.Emmanuel Delannoy cherchera à éclairer les limites de la transition écologique actuelle, ainsi que les perspectives ouvertes par une conception régénératrice et réparatrice de l'économie. Puis il présentera les valeurs et les principes d'actions pour une éthique du biomimétisme.

    /> Parmi les pionniers du biomimétisme en France, Emmanuel Delannoy explore, depuis plus de vingt ans, les zones de friction et les convergences possibles entre économie et biodiversité. Depuis 2018, il est associé fondateur de Pikaia, où il oeuvre à favoriser la métamorphose des entreprises vers des modèles résilients, régénératifs et inspirés par le vivant. Il est déjà l'auteur de deux ouvrages publiés par Wildproject : L'économie expliquée aux humains (2011) et Permaéconomie (2016).

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    Journaliste indépendant, Olivier Razemon travaille notamment pour Le Monde. Au cours de ses déplacements, en France comme ailleurs, il observe l'histoire et la géographie des lieux, ainsi que l'évolution de la société, des modes de vie, et des manières de se déplacer, qu'il chronique sur son blog « L'interconnexion n'est plus assurée » (transports.blog.lemonde.fr).
    Aux éditions Rue de l'échiquier, il a notamment publié Comment la France a tué ses villes (2016) et Le Pouvoir de la pédale (2014).

  • Afin de justifier leur braquage sans précédent des comptes publics, les nouveaux philanthropes arguent qu'après avoir été les meilleurs pour faire fortune, ils seront les meilleurs pour faire le bien. La crise de la Covid est, de ce point de vue, paroxystique : les milliardaires s'enrichissent pendant que le reste de l'humanité sombre dans la grande pauvreté et certains cachent cette intolérable réalité chiffrée, en offrant aux hôpitaux quelques masques, bidons de gels, voire quelques piécettes...Démontrant comment la France copie le pire du système américain avec des donateurs et des entreprises supposément mécènes applaudis par des politiques complices, Vincent Edin tacle sévèrement celles et ceux qui prétendent exercer un rôle d'intérêt général tout en se soustrayant à l'impôt.

    Journaliste, collaborateur régulier du magazine Usbek & Rica, Vincent Edin enseigne la rhétorique politique. Il est également l'auteur de plusieurs essais et du manuel Se lancer dans la collecte de fonds (Juris Éditions, 2012). Car avant de critiquer la philanthropie, il l'a côtoyé de près, notamment en travaillant aux rencontres organisées par Admical, association rassemblant les entreprises mécènes. Il est le directeur de la collection « Les Incisives ».

  • Un botaniste vieillissant, de renommée internationale, se retire dans sa maison de famille dans la campagne allemande pour écrire un ultime ouvrage visant à critiquer les méthodes de la botanique moderne. À mesure qu'il avance dans la rédaction, et alors que sa force physique décline, son visage progressivement envahi par une mousse verte et mystérieuse, il réalise que son travail scientifique l'a en réalité tenu à l'écart de la nature, de sa vitalité et de son essence fondamentale.

    Klaus Modick nous plonge dans les pensées d'un homme qui réexamine sa vie et accède à une compréhension nouvelle, et plus profonde, de l'amour, de la mort et du monde naturel. Il explore nos besoins de transcendance et de connexion au monde, et livre un testament émouvant de notre relation intime à la nature.

    Né en 1951 à Oldenbourg (Allemagne), Klaus Modick est un auteur et traducteur primé, qui a publié une douzaine d'ouvrages de romans, nouvelles, poésies et essais. Il a enseigné dans plusieurs universités aux États-Unis, au Japon et en Allemagne. Mousse est son premier roman. Dès sa parution en Allemagne, il a été considéré comme une oeuvre majeure d'écofiction.

  • Jean-Marc Gancille expose un tableau sans concession de la relation que l'être humain a nouée avec le monde animal, fondée sur la domination et l'exploitation. Commerce d'animaux sauvages, domestication, expériences menées sur des animaux, captivité forcée, chasse et pêche... C'est cette liste des formes qu'adopte l'anthropocentrisme qu'établit l'auteur dans une première partie.Mais il n'en reste pas là : il démontre ensuite à quel point ce carnage est une tragédie pour l'espèce humaine puisqu'elle provoque la destruction des écosystèmes, nie la sensibilité des animaux (désormais avérée scientifiquement) et se révèle être une supercherie de l'industrie agro-alimentaire. Enfin, il dessine un plan d'action pour en finir avec l'anthropocentrisme et propose des méthodes pour mener cette lutte.

    Jean-Marc Gancille est le co-fondateur de Darwin à Bordeaux, le plus grand tiers-lieu français dédié aux initiatives locales de transition. Convaincu de l'urgence d'accélérer la résilience des territoires, il poursuit son engagement écologique et social dans « La Suite du Monde » afin d'expérimenter concrètement des projets d'autonomie inspirés du communalisme. Installé à La Réunion, il se consacre désormais à la protection de la faune sauvage dans différentes régions du monde.

  • En 2027, dans une République Dominicaine ravagée par des désastres écologiques, Acilde, adolescente de classe pauvre, tente de survivre et d'acquérir la Rainbow Bright, drogue qui lui permettrait de devenir un homme sans intervention chirurgicale.En 2001, Argenis, artiste en perdition, rejoint une résidence à Sosùa, plage destinée à devenir un sanctuaire marin.Par un concours de circonstances, Acilde et Argenis se retrouvent en contact avec leurs vies antérieures, à deux époques-clés de l'histoire des Caraïbes. Parviendront-ils à empêcher les catastrophes qui ont détruit leur pays ?Rita Indiana nous livre un grand roman politique, décolonial et écologique, qui interroge la responsabilité du capitalisme dans le désastre écologique, et la dualité entre individualisme et bien commun.

    Rita Indiana vit à Saint-Domingue. Elle est considérée aujourd'hui comme l'une des autrices les plus talentueuses de la littérature caribéenne contemporaine. Avec Les Tentacules elle a obtenu en 2017 le prix de l'Association des écrivains caribéens, premier livre de langue espagnole à être ainsi récompensée. Elle est également musicienne et produit avec son groupe Rita Indiana y los Misterios un merengue aussi hybridé et vitaminé que sa langue.

  • Pratiquer une activité sportive, c'est se faire du bien, à l'esprit comme au corps. C'est bon pour le coeur, pour les jambes, mais c'est aussi un moyen de faire groupe, de faire équipe, d'oeuvrer ensemble. C'est peut-être même le plus court chemin pour faire nation et se respecter entre nations. Le sport est un langage mondial. Chacun s'y retrouve. Le sport, c'est indubitablement le partage, c'est évidemment l'ouverture. Le sport, c'est l'antiracisme, l'égalitarisme, la communion. Fondateur d'une association qui utilise la pratique sportive comme levier d'éducation et de changement social, David Blough a entendu mille et une variantes de ces inspirations morales. Il en a eu assez des détournements, des exagérations, des dissimulations que cachent ces envolées lyriques. En détaillant les différentes vertus qu'on attribue au sport, il démontre que sa pratique est trop souvent prise pour couvrir un manque de politique publique, pour redorer le blason de régimes peu recommandables, pour produire du grand spectacle au profit de multinationales dont l'éthique est le cadet des soucis. Bref, du Sport washing.

    David Blough travaille dans le secteur humanitaire et l'économie sociale et solidaire depuis le début des années 2000. Après plusieurs expériences à l'étranger et en France, il occupe depuis 2013 la fonction de directeur général de PLAY International, une ONG pionnière en matière d'innovation sociale par le sport qui développe des programmes dans plus de vingt pays et auprès de 850 000 bénéficiaires. Il partage régulièrement son expérience à l'occasion de conférences.

  • Rien n'est plus grave que le moment que nous vivons. Nous sommes embarqués dans un processus de destruction du monde naturel qui ne pourra aboutir qu'à notre propre perte.

    Face à cette urgence, à cette nécessité d'en parler, nous avons entamé un tour de France des « penseurs » de l'effondrement. Nous sommes allés recueillir leurs sentiments personnels et saisir comment, intimement, ils vivent avec cela, en abordant avec eux différents axes de réflexion : la famille, le déni, la santé, les peurs, les deuil, les préparations, etc.

    Notre idée est de montrer ainsi la multiplicité des approches de l'effondrement. Leurs pensées, de la plus radicale à la plus prudente, feront écho aux sentiments des lecteurs et leur ouvriront des pistes pour changer le regard ou se sentir moins seul.

    Pierrot Pantel est inspecteur de l'environnement à l'Office Français de la Biodiversité sur Ajaccio.

    Manon Commaret est psychologue spécialisée en neuropsychologie.

  • Dans un contexte de surconsommation des ressources et d'explosion de la quantité de déchets, le recyclage apparaît comme la panacée face à l'hérésie de la mise en décharge ou de l'incinération. Mais il est aussi un leurre. Nous pourrions continuer à consommer "comme si de rien n'était", en faisant juste l'effort de trier. Alors, comment en sommes-nous arrivés là ? Eh bien, sans doute parce que le recyclage constitue d'abord et avant tout une activité industrielle rentable ! Des entreprises ont bâti leur empire sur le jetable et prospèrent grâce à un modèle de distribution fondé sur l'emballage recyclable.Observatrice privilégiée de la gestion des déchets en tant que directrice de Zero Waste France, Flore Berlingen décrypte les mythes et promesses de cette économie faussement circulaire.

    Diplômée de Sciences Po Paris, Flore Berlingen est, depuis 2013, directrice de l'association Zero Waste France, qui oeuvre en faveur d'une société zéro déchet, zéro gaspillage. Elle a également cofondé le mouvement OuiShare. Aux éditions Rue de l'échquier, elle a déjà publié Le Scénario Zero Waste 2.0 (2017) et Territoires Zero Waste (2019).

  • Suite au Brexit et aux incertitudes qu'il suscite, la place de la City est actuellement remise en cause : de nombreuses entreprises et institutions ont déjà annoncé qu'elles allaient quitter Londres pour une autre ville européenne.Dans ce contexte, Paris a les cartes en main pour devenir un acteur incontournable de la finance verte. En effet, les Français sont à la pointe de l'expertise et de la mobilisation dans le domaine de la finance climatique, et plus largement de l'investissement responsable. La capitale française est déjà leader sur le marché mondial des obligations vertes et des initiatives pour développer une économie bas carbone. Les accords de Paris ont également montré la capacité de la France à convaincre les États, ainsi que le monde économique et financier, à se mobiliser et à coopérer face à l'urgence climatique. Dans l'élan de la COP21, les pouvoirs publics ont d'ailleurs organisé le « One Planet Summit » fin 2017.Pour Philippe Zaouati, Paris doit désormais atteindre certains objectifs :- Verdir la finance : comment réactiver les dizaines d'engagements et de coalitions lancés lors des accords de Paris ?- Mobiliser ses parties prenantes : quels sont les éléments objectifs qui font de Paris une alternative crédible à la City ? Comment la finance peut-elle contribuer à son rayonnement ?- Dessiner la finance de demain : comment définir la place financière idéale du XXIe siècle ? Comment transformer Paris selon ce modèle ? Version anglaise

  • Sauriez-vous dire où se trouve la prison la plus proche de chez vous ? Combien de personnes y sont enfermées ? Si ce sont des hommes, des femmes ou des enfants ? Est-ce que leur temps de détention se compte en semaines ou en années ? La prison est un endroit dont on parle peu et que l'on connaît très mal, un espace où la plupart d'entre nous ne pénètreront jamais.Quand on critique l'emprisonnement systématique, on se voit souvent rétorquer : « Que proposez-vous de mieux ? » Sylvain Lhuissier fait avec cet ouvrage la preuve qu'une autre punition est possible.Car l'objectif ici n'est pas de désigner un coupable, mais de comprendre pourquoi rien ne change gouvernement après gouvernement ; d'identifier comment chaque acteur, d'un bout à l'autre de la chaîne, participe à maintenir le système en place ; mais surtout de questionner comment nous tous, citoyens, représentons à la fois une part de la responsabilité et un levier possible du changement.Sylvain Lhuissier propose de vider les prisons au lieu d'en construire de nouvelles, de réaménager les peines plutôt que de repeindre des chambres vétustes. On sait depuis longtemps que la prison est une solution inefficace contre le crime, mais quand elle s'applique en grande partie à des milliers de personnes qui n'entrent pas dans la catégorie des criminels, ne faut-il pas revoir collectivement notre copie ?

    En 2012, étudiant à l'Ecole Centrale de Paris, Sylvain Lhuissier croise la route du GENEPI, association étudiante où il fait du soutien scolaire à la maison d'arrêt de Fresnes. En 2014, il co-fonde l'association Chantiers-Passerelles pour développer les alternatives à la prison et changer le regard des citoyens sur la justice et la peine. En 2018, il participe à la création, au sein du Ministère de la Justice, de l'Agence du travail d'intérêt général et de l'insertion professionnelle.

  • L'urgence écologique interpelle à la fois la société de consommation et la démocratie libérale. Les responsables politiques, y compris les libéraux, expliquent désormais qu'ils doivent « reprendre la main sur l'économie » et « changer de logiciel ». Or ils ne pourront y parvenir que s'ils disposent de leur propre cadre de pensée, affranchi des notions de PIB, de croissance et de pouvoir d'achat.C'est ce cadre conceptuel que Jean Haëntjens nous propose avec « l'économie des satisfactions ». Comment fonctionne cette économie ? Quelles sont ses lois ? Comment pourrait-elle renouveler la réflexion politique et économique ?Au-delà de son apport théorique, cet essai propose aussi une méthode politique pour faire advenir une société compatible avec les limites de la planète.
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    Économiste et urbaniste, Jean Haëntjens est un spécialiste de la prospective appliquée aux stratégies politiques. Il a publié plusieurs essais sur les politiques locales et notamment : Comment les géants du numérique veulent gouverner nos villes (Rue de l'échiquier, 2018) ou Éco-urbanisme (Écosociété, 2015). Il est collaborateur régulier des revues Urbanisme et Futuribles et conseiller scientifique de Futuribles International.

  • Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu'il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d'un ours abattu vient chambouler son quotidien : s'agit-il d'un acte isolé ou d'un braconnage organisé ? L'affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts. Alors que la police ouvre une enquête, Rice décide de faire équipe avec Sara Birkeland, une scientifique qui a occupé le poste de garde forestier avant lui. Ensemble, ils mettent au point un plan pour piéger les coupables. Un plan qui risque bien d'exposer le passé de Rice.

    James McLaughlin a grandi en Virginie et vit désormais en Utah. Photographe passionné de nature, il est également l'auteur de plusieurs essais. Dans la gueule de l'ours est son premier roman. Il a été unanimement salué par la critique américaine (The New York Times, The Washington Post, USA Today ou Entertainment Weekly, etc.).

  • Qui ne sait ce qu'est la jalousie, pour en avoir éprouvé au moins une fois, dans sa vie, le sentiment ? Nous avons tous été aux prises avec cette impression angoissante d'être abandonné, ou privé de quelque chose qui nous revenait de droit - du moins le croyions-nous.
    Mais sommes-nous pour autant capables de définir la jalousie ? Ne faut-il pas commencer par la distinguer de l'envie ? Et si la jalousie semble trouver sa forme privilégiée dans l'amour, pouvons-nous pour autant en conclure que l'amour est nécessairement jaloux ? En explorant les notions de désir, de possession, d'estime de soi, en s'interrogeant sur ce qui se cache derrière la jalousie, ce livre propose une forme d'initiation à la psychanalyse. Avec à l'appui de nombreux exemples littéraires et cinématographiques : de Guy de Maupassant à Marcel Proust, de Georges Simenon à Simone de Beauvoir, de Luis Buñuel à Jean-Luc Godard.

    Professeur agrégé de philosophie et docteur ès Lettres, Philippe Fontaine est maître de conférences à l'université de Rouen. Spécialiste de phénoménologie et d'esthétique, il a publié de nombreux ouvrages portant sur des questions de philosophie générale.

  • De l'Odyssée à Taken, d'Andromaque au Comte de Monte-Cristo, de La Bête humaine à Un justicier dans la ville, nombreux sont les récits dont les héros font payer à l'offenseur le prix de son offense, et font justice eux-mêmes, selon l'implacable loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent. Peut-on pour autant parler de justice ? La violence meurtrière de la vengeance sévit surtout au cinéma, au théâtre ou dans les romans ; mais combien de fois n'avons-nous pas supprimé, en pensée ou en paroles, ceux qui nous ont fait du mal ? Le plus souvent, nos vengeances sont anodines ou restent symboliques, or toute vengeance n'est-elle pas excessive par nature ? Ressentiment, rancune, hostilité, colère, fureur ? Les passions qui animent le vengeur sont généralement condamnées par les philosophes ; pourtant, elles nous apprennent quelque chose sur nous-même. Que se cache-t-il alors derrière le désir de SE VENGER ?

    Agrégée de philosophie, Marie-France Hazebroucq a passé toute sa carrière à enseigner en terminale et en classes préparatoires. Spécialiste de l'oeuvre de Platon sur laquelle elle a rédigé sa thèse, elle publie régulièrement des traductions et des commentaires de dialogues platoniciens.

  • On dit « tomber amoureux » comme « tomber enceinte », ou « tomber dans l'alcool ». « Tomber », il faut donc l'entendre au sens fort - faire une chute ; mais l'expression revêt aussi un sens plus souterrain qui indique un devenir. Car si l'amour se manifeste parfois de façon soudaine sous la forme du coup de foudre, tout amour n'est-il pas bouleversant en ce qu'il nous fait devenir autre ? Porté par un désir d'union ou de durée, l'amour est cette puissance qui nous déséquilibre et nous fait envisager le monde sous un angle nouveau. Faudrait-il alors se méfier de ce changement ? Charles Fourier moquait les « beaux parleurs », les « orateurs fleuris » qui, pour parler d'amour, « trempent leur plume dans l'arc-en-ciel et poudrent leurs écrits avec la poussière des ailes du papillon ». De Spinoza à Titanic, de Thérèse d'Avila à L'Empire des sens, de Peau d'âne à Schopenhauer, nous tenterons de comprendre cette passion.

    Agrégée de philosophie, Sabrina Cerqueira enseigne la philosophie en classe de terminale. Elle a rédigé plusieurs ouvrages méthodologiques sur l'épreuve de philosophie du baccalauréat et a collaboré au titre Perdre son temps, dans la collection « Philo ado ».

  • Nous rêvons la nuit, nous rêvons aussi le jour - quand nous sommes dans la lune ; nous rêvons de transformer le monde, de devenir les héros de nos livres ou de nos films préférés. Nos rêves nocturnes nous inquiètent parfois et nous nous demandons s'ils ont un sens ; nos rêveries cheminent selon d'étranges associations d'idées. Même si nous avons plaisir à les raconter, nos désirs, nos projets peuvent sembler absurdes et irréalistes. Faut-il arrêter de RÊVER ? Ou nos rêves nous apportent-ils espoir, bonheur et réconfort ? Un monde sans rêves serait-il encore un monde humain ? Des stoïciens à Freud, de Descartes à Diderot, de Spinoza à Nietzsche, de nombreux philosophes ont interprété les rêves et étudié ce qu'ils peuvent nous apprendre sur nous-même. L'homme est souvent défini comme un animal raisonnable, un animal rieur ou un animal politique, ne pourrait-on pas aussi le définir comme un animal qui rêve ?

    Agrégée de philosophie, Barbara de Negroni enseigne la philosophie en classes de terminale et d'hypokhâgne. Spécialiste du XVIIIe siècle, elle a édité des oeuvres de Rousseau et de Diderot et elle est l'auteur d'études sur la censure des livres et la tolérance religieuse.

  • « Je ne monterai pas dans cet avion, j'ai trop peur » ; « J'ai peur de ne pas y arriver » ; « Je lui ai fait tellement peur qu'il ne reviendra pas »... Les situations dans lesquelles on éprouve de la peur se déclinent à l'infini, et il existe aussi d'innombrables façons de dire qu'on a peur : j'ai la frousse, la trouille, les chocottes, je suis vert de peur et j'ai une peur bleue... auxquelles s'ajoutent de multiples nuances : je suis angoissé, je m'inquiète, je m'affole... On a peur tous les jours, de tout et de n'importe quoi : des chiens, de souffrir ou de faire souffrir, de la bombe atomique, des autres... On fait peur aussi. Certaines peurs sont individuelles, d'autres sont universelles ; on a peur tout seul et on a peur en groupe... Bien qu'elle soit inhérente à la condition humaine, l'émotion de la peur est toujours vécue de façon négative, comme quelque chose dont a honte et que l'on voudrait cacher. Pourtant, la peur est avant tout un signal d'alarme et permet souvent de ne pas se jeter tête baissée dans le danger. Alors n'a-t-on pas malgré tout, raison d'avoir peur ? Voire même, dans certaines situations, besoin d'avoir peur ? Tour à tour frein ou moteur à l'action, la peur a peut-être beaucoup plus à dire sur elle-même qu'on ne croit !

    Après un cursus universitaire franco-italien, titulaire d'un doctorat en philosophie, Stéphanie Vermot-Petit-Outhenin a enseigné pendant quelque temps l'italien aux étrangers dans le Latium, dans le cadre d'un projet de médiation culturelle. Elle partage son temps entre l'Italie et la France, les traductions et l'écriture.

  • Voler

    Sabrina Cerqueira

    Robin des Bois, Arsène Lupin, Jean Valjean, la bande à Bonnot, Jean Genet... Il y a les voleurs réels et les voleurs mythiques, les dandys du vol et les voleurs pauvres... Héros, esthètes, nécessiteux ou justiciers, tous semblent faire l'objet à la fois d'une peur et d'une fascination populaire. Le plus souvent, le vol suscite l'indignation - ce dont témoigne la sévérité des sanctions pénales qui leur sont réservées. Mais alors, comment expliquer l'intérêt que suscitent les voleurs, et à quoi font-ils écho en nous ? En nous appuyant sur les grandes légendes du vol qui apparaissent au cinéma et dans la littérature policière, ce sont finalement toutes les ambiguïtés de notre rapport à la propriété que nous serons amenés à explorer. Communisme, libéralisme, anarchisme : si chaque courant de pensée politique se définit par un rapport différent à la propriété, c'est par le traitement que chacun réserve au vol que nous tenterons de comprendre pourquoi voler peut nous apparaître en même temps comme un héroïsme et comme une menace.

    Agrégée de philosophie, Sabrina Cerqueira enseigne la philosophie en classe de terminale. Elle a rédigé plusieurs ouvrages méthodologiques sur l'épreuve de philosophie du baccalauréat et a collaboré au titre Perdre son temps, dans la collection « Philo ado ».

  • Dans ce pamphlet, Arthur de Grave développe une critique drôle et vive du gouvernement actuel, qui considère le pays telle une entreprise jeune, dynamique et ambitieuse. Il expose les grosses ficelles de ce projet politique qui se prend très au sérieux et cherche à savoir quelle est la réalité de la start-up nation, au-delà des tweets et tribunes enthousiastes dont elle fait l'objet.

    Membre du collectif OuiShare, Arthur de Grave a cofondé Stroïka, agence de propagande anti-bullshit. Il anime également la web TV « Turfu Express » et le podcast « Futur Antérieur » sur le monde de demain.

  • Dans cet essai, Vandana Shiva se confronte au pouvoir des multinationales et des ultrariches.
    Elle dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique linéaire du club des milliardaires - Gates, Buffet, Zuckerberg et autres empereurs modernes - et leur contrôle total sur la finance, l'alimentation, l'énergie, l'information, la santé et même les relations.
    Se fondant sur des faits peu connus et explosifs, elle analyse, en particulier, comment la soi-disant « philanthropie » est le moyen pour ces milliardaires de contourner les structures démocratiques, d'empêcher la diversité et d'imposer des idées totalitaires. Elle revendique au contraire droit à vivre, penser, respirer et manger librement, pour que l'humanité ne soit plus au service des 1 % les plus riches.

    Vandana Shiva est une militante féministe et écologiste indienne de premier plan, qui a notamment reçu le Prix Nobel alternatif en 1993 pour son engagement. Elle dirige actuellement la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles.
    1 % est le premier essai de sa main traduit et publié en français depuis vingt ans.

  • « Il est encore temps d'éviter le pire » ; « Demain il sera trop tard » ; « Tout peut changer »... CE LIVRE EST POUR CELLES ET CEUX QUE CES PHRASES NE CONVAINQUENT PLUS. Ce livre est pour celles et ceux qui savent que la planète nous survivra quoi qu'il advienne et que l'humanité ne sera pas sauvée à coups de voeux pieux, de petits pas « qui vont dans le bon sens » et de petits gestes
    bien intentionnés au quotidien. Jean-Marc Gancille porte un regard sans concession sur notre situation. Face à l'impasse écologique, il invite à changer de stratégie, à exercer une légitime défense contre le système et à abandonner l'espoir pour le courage afin de sauver ce qui peut encore l'être. Selon l'auteur, l'heure est venue de ne plus se mentir et de reprendre collectivement notre destinée en main. Ne serait-ce que pour l'honneur.

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