Seuil

  • Ici Nouv.

    Il y a vingt ans paraissait Fragiles, livre à deux mains né du désir de Philippe de poser des mots sur des images que Martine avait conçues avec juste un titre : le courage, l'amitié, la peur... Il eut le succès qu'on sait. Vingt ans ont passé et l'envie de créer un album à deux est revenue. Martine conçoit des images. Philippe écrit des textes à partir de celles-ci sans que Martine ne lui ait rien dit de ses intentions. C'est d'abord une histoire de regards. Le regard de Martine sur les choses de la vie. Le regard de Philippe sur les images de Martine. Peu à peu naissent un ton, une atmosphère. Et mystérieusement les images et les textes se répondent, s'enchaînent pour tisser la trame de l'album.

  • Programme officiel lfi l'avenir en commun 2022 Nouv.

    Plus qu'une liste de mesures, l'Avenir en commun porte une vision du monde cohérente pour le futur. Il s'articule autour de 5 grands enjeux qui couvrent l'intégralité des défis auxquels nous devons faire face : vivre libres et citoyens, s'adapter au système de la nature, unir pour bien vivre, humaniser les personnes et la société, et enfin, ordonner le monde.
    C'est un programme "prêt à l'emploi" : 14 chapitres y détaillent les propositions que Jean-Luc Mélenchon et son équipe mettront en oeuvre après l'élection présidentielle de 2022.

    De la refondation du peuple par l'Assemblée constituante au développement de l'économie de la mer, en passant par la garantie d'emploi, les propositions du candidat de l'Union populaire sont soutenues par une majorité de Français. Ce livre vise à convaincre cette majorité de Français de choisir le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon afin de construire une société d'entraide ayant pour but l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature.

  • A chacun son ciel. anthologie poetique. 1984-2019 Nouv.

    La poésie n'est pas synonyme de lenteur. C'est un raccourci linguistique par excellence. Les poèmes sont généralement courts ; ils constituent un accélérateur de particules qui permet de sauter beaucoup de choses et d'aller droit à l'essentiel. Le poète est un champion de la vitesse.

    La poésie a le prestige de toute activité secrète, inutile et incompréhensible. Si elle n'était pas aussi incompréhensible, elle n'aurait pas ce prestige. Et nous, poètes, ne voyagerions pas comme nous le faisons.

    Il y a une veine spéculative dans ma poésie, qui en accompagne une autre, plus vécue, souvent autobiographique. J'aspire à une poésie qui, sans perdre ses racines dans le quotidien, ne se limite pas à l'anecdote. À partir d'une expérience particulière, la poésie parvient à illuminer une zone profonde de l'esprit.

    Être poète ne m'intéresse pas le moins du monde. Ce qui m'importe, c'est écrire un livre de poèmes. On n'est poète que lorsqu'on écrit de la poésie. Ensuite on cesse de l'être. Être poète n'est jamais une profession.

  • Journal d'un dégonflé t.16 ; un coup de génie Nouv.

    Greg et le sport, ça fait deux !

    Alors après une journée d'olympiades désastreuses au collège, il envisage de mettre fin officiellement à sa carrière sportive. Pourtant, comme sa mère insiste, il accepte à contrecoeur de donner une dernière chance au basket. Et à sa grande surprise, Greg est pris... dans la pire équipe de la ville ! Greg et ses copains ont peu de chances de remporter le moindre match. Mais dans le sport, tout peut arriver. La balle est dans le camp de Greg. Saura-t-il s'en saisir et réaliser le coup parfait ?

  • Un monde en feu Nouv.

    Un monde en feu

    Emma Viskic

    Caleb n'a pas pu sauver cette femme qui lui a adressé un dernier message en langue des signes avant de mourir quasiment dans ses bras, après avoir été agressée en pleine rue. Pourquoi avait-elle son nom écrit sur un bout de papier ? Caleb va rapidement suivre une piste qui le conduit à nouveau dans sa ville natale, Resurrection Bay, tout près de Melbourne. La ville est en alerte rouge incendie et brûle déjà sous les tensions raciales qui ne cessent d'augmenter.

    Perdu sans sa partenaire Frankie qui l'a trahi, déchiré par son amour pour son ex-femme qui le tient à distance, Caleb sera prêt à tout pour rendre justice une fois encore, même seul.

    Emma Viskic, clarinettiste professionnelle et professeure de musique, est désormais une auteure australienne de renom. Resurrection Bay l'a propulsée en tête des ventes dans son pays puis en Angleterre après qu'il a remporté le Ned Kelly Award en 2016 ainsi que le Davitt Award dans trois catégories.

    Elle a étudié la langue des signes australienne (Auslan) pour concevoir son personnage principal, Caleb, que l'on retrouvera dans deux autres volumes.

    Traduit de l'anglais (Australie) par Charles Bonnot

  • Conte d'un nigoun Nouv.

    Un conte universel et poignant, un livre inédit du grand Elie Wiesel, une ode à l'autre et à la lumière.

    Ce texte posthume résonne comme la dernière parole d'un sage. Un conte écrit sous la forme d'un poème, simple et court, comme une adresse à un enfant, où l'auteur reprend la trame d'une histoire connue.

    La veille de la fête de Pourim, les nazis donnent vingt-quatre heures aux dirigeants du ghetto pour leur remettre dix Juifs, afin de venger la mort des dix fils de Haman, selon la légende du livre d'Esther commémorant la délivrance miraculeuse d'un massacre des Juifs de Perse. Si les dirigeants refusent, tous les habitants seront condamnés. Terrifiés, ils se rendent chez le rabbin du ghetto pour obtenir des conseils. Au cours de la nuit, celui-ci appelle les esprits des rabbins légendaires des siècles passés, mais aucun n'est en mesure de donner une réponse satisfaisante. Parmi les voix ancestrales, le Baal Shem Tov essaie d'intercéder auprès de Dieu en chantant un nigoun, une mélodie joyeuse et sans paroles qui a le pouvoir de briser les chaînes du mal. Le lendemain soir, tandis qu'aucun volontaire ne s'avance, les habitants du ghetto sont informés qu'ils seront tués dans l'heure. Au fil des minutes, le rabbin du ghetto enseigne à sa communauté réunie l'air que le Baal Shem Tov a chanté la nuit précédente. Alors les voix de ces hommes, femmes et enfants, s'élèvent vers les cieux.

    Elie Wiesel nous offre à travers ce livre posthume, magnifiquement illustré par Mark Podwal, une ode à la résistance par la joie et le courage.

    Une leçon d'humanisme pour combattre la nuit autour et en nous, un poème chantant les miracles accomplis dans l'allégresse, l'unisson avec et pour les victimes.

    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau

  • Un si sombre espoir - sur les collines du sud d'hebron Nouv.

    « Un jour, ce conflit trouvera sa résolution, mais la réalité quotidienne est pratiquement insupportable. Je ne pouvais plus la tolérer en restant assis à mon bureau. Je me sens responsable des atrocités commises, en mon nom, par la moitié israélienne de l'histoire. Laissons les Palestiniens prendre leurs responsabilités face à celles que l'on commet en leur nom. De notre côté, il y a l'entreprise, toujours en cours, des colonies installées sur une terre annexée. Et cette forme de violence, qui a fait des ravages dans tous les Territoires, s'accompagne d'une violence aussi inacceptable du coeur et de l'esprit : l'égoïsme borné et autosatisfait du nationalisme moderne. »
    L'auteur de ces lignes est historien, poète et écrivain, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem, membre de l'Académie des sciences.

    Au tournant du millénaire, peu après la deuxième intifada, David Shulman devient, avec ses amis palestiniens et israéliens l'un des fondateurs d'un mouvement menant des actions de solidarité au jour le jour, mouvement de protestation civile pour la paix qui s'inspire de la tradition de non-violence de Gandhi et Martin Luther King. Son nom : Ta'ayush, en arabe « coexistence », de ta'ayasha, « vivre ensemble ». Il n'est pas indifférent que ce mouvement ait choisi de se donner un nom arabe - plutôt
    qu'hébreu ou anglais.

    Se refusant à un optimisme lénifiant, le poète militant recommande « le désespoir comme point de départ ». De ce « sombre espoir » naît une lucidité qui prend la forme d'une inquiétude dynamique.

  • Conte d'un nigoun Nouv.

    Un conte universel et poignant, un livre inédit du grand Elie Wiesel, une ode à l'autre et à la lumière.

    Ce texte posthume résonne comme la dernière parole d'un sage. Un conte écrit sous la forme d'un poème, simple et court, comme une adresse à un enfant, où l'auteur reprend la trame d'une histoire connue.

    La veille de la fête de Pourim, les nazis donnent vingt-quatre heures aux dirigeants du ghetto pour leur remettre dix Juifs, afin de venger la mort des dix fils de Haman, selon la légende du livre d'Esther commémorant la délivrance miraculeuse d'un massacre des Juifs de Perse. Si les dirigeants refusent, tous les habitants seront condamnés. Terrifiés, ils se rendent chez le rabbin du ghetto pour obtenir des conseils. Au cours de la nuit, celui-ci appelle les esprits des rabbins légendaires des siècles passés, mais aucun n'est en mesure de donner une réponse satisfaisante. Parmi les voix ancestrales, le Baal Shem Tov essaie d'intercéder auprès de Dieu en chantant un nigoun, une mélodie joyeuse et sans paroles qui a le pouvoir de briser les chaînes du mal. Le lendemain soir, tandis qu'aucun volontaire ne s'avance, les habitants du ghetto sont informés qu'ils seront tués dans l'heure. Au fil des minutes, le rabbin du ghetto enseigne à sa communauté réunie l'air que le Baal Shem Tov a chanté la nuit précédente. Alors les voix de ces hommes, femmes et enfants, s'élèvent vers les cieux.

    Elie Wiesel nous offre à travers ce livre posthume, magnifiquement illustré par Mark Podwal, une ode à la résistance par la joie et le courage.

    Une leçon d'humanisme pour combattre la nuit autour et en nous, un poème chantant les miracles accomplis dans l'allégresse, l'unisson avec et pour les victimes.

    Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau

  • La banque providence. democratiser les banques centrales et la monnaie Nouv.

    Les banques centrales sont sous le feu des critiques : trop opaques, trop technocratiques, hyperpuissantes et coupées du peuple. Pourtant, il faut les penser comme un pilier de l'État-providence, leur rôle étant de nous protéger contre les aléas économiques. Dans les années à venir, elles seront une pièce maîtresse pour soutenir la transition écologique, amortir la dette publique et produire une monnaie électronique. Mais dans quel cadre, avec quelle légitimité ? Quelle forme prendra l'argent demain ? Questions cruciales, qui montrent à quel point la monnaie est une question politique. Les banques centrales doivent être un outil de la démocratie.

    Éric Monnet est directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'École d'économie de Paris. Son travail porte sur l'histoire des politiques monétaires et des systèmes financiers au xxe siècle.

  • Un si sombre espoir Nouv.

    « Un jour, ce conflit trouvera sa résolution, mais la réalité quotidienne est pratiquement insupportable. Je ne pouvais plus la tolérer en restant assis à mon bureau. Je me sens responsable des atrocités commises, en mon nom, par la moitié israélienne de l'histoire. Laissons les Palestiniens prendre leurs responsabilités face à celles que l'on commet en leur nom. De notre côté, il y a l'entreprise, toujours en cours, des colonies installées sur une terre annexée. Et cette forme de violence, qui a fait des ravages dans tous les Territoires, s'accompagne d'une violence aussi inacceptable du coeur et de l'esprit : l'égoïsme borné et autosatisfait du nationalisme moderne. »
    L'auteur de ces lignes est historien, poète et écrivain, professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem, membre de l'Académie des sciences.

    Au tournant du millénaire, peu après la deuxième intifada, David Shulman devient, avec ses amis palestiniens et israéliens l'un des fondateurs d'un mouvement menant des actions de solidarité au jour le jour, mouvement de protestation civile pour la paix qui s'inspire de la tradition de non-violence de Gandhi et Martin Luther King. Son nom : Ta'ayush, en arabe « coexistence », de ta'ayasha, « vivre ensemble ». Il n'est pas indifférent que ce mouvement ait choisi de se donner un nom arabe - plutôt
    qu'hébreu ou anglais.

    Se refusant à un optimisme lénifiant, le poète militant recommande « le désespoir comme point de départ ». De ce « sombre espoir » naît une lucidité qui prend la forme d'une inquiétude dynamique.

  • Eric Zemmour : une biographie Nouv.

  • L'école peut-elle sauver la démocratie ? Nouv.

    On a beaucoup parlé des perdants de la mondialisation ; il est temps de se pencher sur les vaincus de la compétition scolaire. C'est ce que font les deux sociologues François Dubet et Marie-Duru Bellat dans cet essai qui défend l'idée d'une trahison du système scolaire.
    Car si le populisme sonne à nos portes, si les passions tristes comme la haine et le ressentiment fleurissent, c'est aussi parce que l'école n'a pas tenu ses promesses. La massification scolaire qui s'ouvre au début des années 1960 a longtemps été associée à l'espoir d'égalité des chances et de progrès de l'esprit démocratique.
    Or les auteurs démontrent qu'aucun de ces engagements n'a été tenu : l'école a généré de nouvelles formes d'inégalités, plus subtiles. La hausse du niveau de diplômes n'a pas assuré à tous une meilleure insertion professionnelle, et l'ascenseur social donne au contraire le sentiment d'être en panne. Enfin, loin de faire progresser la confiance envers les institutions démocratiques, l'école nourrit chez les perdants de la compétition scolaire le ressentiment : ceux qui pensent que l'école les a méprisés et exclus finissent par rejeter les valeurs démocratiques qu'elle promeut. Le succès de l'autoritarisme, de la démagogie et de l'indifférence politique en témoignent.
    Bref, le long processus de massification scolaire n'a pas eu que des conséquences heureuses. L'identification des progrès de la scolarisation à ceux de la démocratie ne va plus de soi. Il faut donc changer profondément de point de vue sur l'école pour défendre la cohésion sociale et la démocratie.

  • Faute de preuves - enquete sur la justice face aux revelations #metoo Nouv.

    Depuis la vague #MeToo, les dossiers de violences sexuelles se multiplient. Dans les commissariats, à la barre, les victimes tentent de faire entendre leur parole. Mais la réponse policière et judiciaire n'est pas toujours à la hauteur. Les institutions sont mises en cause : de l'accueil défaillant au moment de la déclaration aux non-lieux trop souvent prononcés, on leur reproche leur inadaptation, voire leur indifférence. « La justice nous ignore, on ignore la justice », avait lancé Adèle Haenel au nom de toutes celles et ceux qui ne portent pas plainte de peur de s'engager dans un parcours du combattant. C'est cette formule qui a guidé Marine Turchi dans une enquête saisissante sur les raisons de la défiance.

    Forte du témoignage de près de quatre-vingts interlocuteurs, des magistrat·e·s, des avocat·e·s, des policier·e·s, mais aussi des femmes et des hommes de tous les milieux sociaux, protagonistes d'affaires médiatisées (Gérald Darmanin, Luc Besson, Roman Polanski...) ou pas, l'autrice pointe les obstacles que rencontrent ces dossiers et mesure, sur le terrain, l'impact des politiques affichées. Chemin faisant, elle contrecarre les arguments de ceux qui dénoncent opportunément un « tribunal médiatique » et crient à la « chasse à l'homme », mais montre aussi les limites de ce que peut la justice. Ainsi au fil de chapitres qui font alterner coulisses de l'enquête et récits poignants, c'est bien le système dans son entier qu'elle nous dévoile. Il appartient à toutes et à tous, ensuite, de le changer.

    Marine Turchi est journaliste au pôle « enquêtes » de Mediapart où elle suit notamment les affaires de violences sexuelles.

  • Nouvelle histoire du Moyen Âge Nouv.

    Autour de Florian Mazel, les meilleurs spécialistes de la période médiévale nous offrent une ambitieuse synthèse qui propose, à la lumière des recherches les plus récentes, et en cheminant au fil d'une soixantaine de textes et d'une centaine d'images, un nouveau récit du Moyen Âge européen.

    « Le Moyen Âge est une séquence de temps qui n'a pas d'âge, hors d'âge si l'on veut, et son altérité est profonde. Mais cette étrangeté, le dépaysement que l'on peut éprouver en ses allées, n'est ni sans charme ni sans intérêt. Le Moyen Âge représente en effet, par son altérité même, un extraordinaire lieu de vagabondage et un remarquable terrain d'exercice pour l'esprit critique, où réfléchir entre autres choses, à relative distance des passions contemporaines, aux relations entre public et privé, communauté et identité, hiérarchies et solidarités, rôle et statut, mémoire et histoire, violence et solidarité, droit et tradition, don et échange, imaginaire et identité, institution et pouvoir, croissance et environnement... Qui trouverait la chose inutile ? »

    Florian Mazel

    Florian Mazel est professeur à l'université de Rennes 2. Ses recherches sur l'aristocratie et l'Église l'ont imposé comme l'un des meilleurs historiens médiévistes français spécialistes de la société féodale. Il a publié en 2010 une magistrale synthèse Féodalités, 888-1180 (volume de « L'Histoire de France » dirigée par Joël Cornette aux éditions Belin) et en 2016 au Seuil L'Évêque et le territoire. L'invention médiévale de l'espace (Ve-XIIIe siècle). Il a par ailleurs participé, en tant que coordinateur, à L'Histoire mondiale de la France, dirigée par Patrick Boucheron (Seuil, 2017).

  • Le parlement des citoyens : la Convention citoyenne pour le climat Nouv.

    Pendant plus d'un an, la Convention citoyenne pour le climat a réuni 150 citoyens tirés au sort et représentatifs de notre société. L'enjeu était le suivant : comment réduire nos émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 %, dans un esprit de justice sociale ? Rares sont les livres à nous plonger au coeur d'une telle expérience. Or la compréhension de l'ingénierie démocratique est décisive, si l'on veut associer les citoyens à la décision publique et rénover la vie de la cité. Un grand livre de science politique, qui ouvre des voies radicalement nouvelles.

    Thierry Pech est directeur général de Terra Nova. De 2019 à 2021, il a présidé le comité de gouvernance de la Convention citoyenne pour le climat, aux côtés de Laurence Tubiana. Il est l'auteur de plusieurs essais, dont Le Temps des riches (Seuil, 2011) et Insoumissions (Seuil, 2017).

  • Pour chaque moment de la vie Nouv.

    Premier maître tibétain à être venu en Occident, premier à avoir transmis la méditation hors du cadre bouddhiste, Chgyam Trungpa (1939-1987) présente une approche de la vie, de la spiritualité, de l'amour qui ne ressemble à aucune autre et qui est profondément géniale. Il surprend par la puissance poétique qui l'habite et par l'intelligence qu'il a de notre situation historique, qui le conduisent à proposer des chemins nouveaux et déculpabilisants.

    Fabrice Midal, qui depuis vingt ans transmet son enseignement en France, propose ici un parcours dans cette oeuvre immense, afin de permettre à chacun de s'abreuver à cette source pure à même de nous combler.

    Nouvelle édition avec une préface inédite

  • Notre-dame-des-landes, apres la lutte Nouv.

    Avril 2018. À la suite de l'abandon du projet d'aéroport, la zad (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes est partiellement évacuée sur l'ordre du Premier ministre Édouard Philippe. Cet épisode ne remet pas en cause la victoire des militants, mais il déstabilise le collectif : quel avenir pour ce territoire emblématique des luttes environnementales ?

    Ce texte est le récit d'une enquête rigoureuse menée par Éléonore Duplay alors que les tensions étaient à leur paroxysme. Elle nous conduit au coeur de ce lieu hors norme, au plus près des acteurs, tant du côté de l'État - Nicolas Hulot, le ministre de l'Environnement, Nicole Klein, la préfète de Loire-Atlantique, les forces de l'ordre -, que du côté des habitants du bocage, plus divers qu'il n'y paraît : néopaysans et agriculteurs, étudiants et intellectuels, naturalistes, marginaux...

    L'autrice, qui couvre cette actualité depuis la première opération d'expulsion en 2012, en maîtrise finement les enjeux et les rapports de force entre les protagonistes. Elle nous donne ainsi accès à la réalité douloureuse des espoirs déçus et des déchirements qui accompagnent toute lutte, même victorieuse. L'occasion aussi de questionner en profondeur le monde que nous voulons bâtir pour demain.

    Éléonore Duplay est journaliste. Elle travaille à Nantes pour la télévision publique, où elle suit notamment les affaires judiciaires, les questions concernant le maintien de l'ordre, les mouvements sociaux et les sujets liés à l'environnement. Installée dans la région depuis 2011, elle a consacré plusieurs séries de reportages à Notre-Dame-des-Landes pour France 3 Pays de la Loire.

  • Sous les pavés, la terre : agricultures urbaines et résistances dans les métropoles Nouv.

    L'agriculture urbaine va-t-elle transformer les métropoles ? En essor depuis le début du xxie siècle, cette pratique connaît un regain d'intérêt qui s'inscrit dans la prise de conscience des ravages de l'agriculture conventionnelle et de l'urbanisation. D'autant que la pandémie de Covid-19 a questionné le mode de vie citadin, fondé sur l'inégalité sociale d'accès à la nature, l'artificialisation des sols et une dépendance considérable aux importations agricoles.

    Dans les friches des quartiers populaires, les jardins partagés des centres-villes et les potagers en lutte, l'agriculture urbaine permet ainsi de produire, de résister et d'habiter autrement. Issu d'une enquête au long cours dans le Grand Paris, à New York et à Détroit, ce livre porte sur les efforts collectifs d'associations et d'individus pour reprendre et cultiver la terre dans les métropoles. Au fil des récits recueillis et des parcelles arpentées, il restitue la pluralité des espaces et des pratiques socio-écologiques, et rend compte des alliances et des conflits qui se nouent autour du retour de l'agriculture dans les ruines du capitalisme urbain.

    Flaminia Paddeu, géographe, est maîtresse de conférences à l'université Sorbonne Paris Nord et chercheuse au laboratoire Pléïade. Ses recherches portent sur les enjeux socio-spatiaux et écologiques de l'agriculture urbaine, du glanage et de la cueillette dans les métropoles en France et aux États-Unis. Elle est membre fondatrice et directrice du comité scientifique de la revue Urbanités.

  • Petites cendres ou la capture Nouv.

    Une nuit, au bord de l'Océan, sous les Tropiques. Petites Cendres - travesti métis - vient d'être maltraité, dans son cabaret, par un client vulgaire. Il assiste à une altercation entre un jeune policier blanc et un vieux Noir, Grégoire, qui l'insulte. Un autre jeune policier, sur un magnifique cheval blanc, observe, avec attendrissement, des SDF mourants sur le trottoir et des fêtards qui sortent des clubs. Mark, un étudiant obèse né le jour du 11-Septembre, est persécuté par ses camarades et par des groupes néonazis, les Bandeaux rouges. Un couple élégant - une ancienne artiste et son mari médecin, obsédé par la pandémie du choléra chez les enfants - de passage, au loin. Dans les canaux qui s'avancent de la mer à l'intérieur de la ville, des requins attendent leurs proies...

    Ce roman a été acclamé par la critique québécoise comme le sommet de l'art de Marie-Claire Blais. Le Devoir célèbre « le lyrisme incantatoire et choral » de celle que Radio-Canada définit comme « notre Patti Smith québécoise » et en qui The New Yorker voit « l'un des plus remarquables et originaux auteurs de fiction ».

    Marie-Claire Blais, née en 1939, obtient dès 1966 le prix Médicis pour Une saison dans la vie d'Emmanuel (republié dans la collection « Signatures » de Points). Son oeuvre, couronnée de nombreux prix canadiens et américains, est traduite dans le monde entier. Les éditions du Seuil la publient depuis le premier livre de la saga Soifs. Elle vit à Key West en Floride.

  • Les nuits d'amour sont transparentes : pendant La Nuit des rois Nouv.

    Un homme n'est pas tout à fait un homme, ni une femme tout à fait une femme. Les sexes ne sont pas des camps, ni des rives opposées. Les sexes passent l'un au travers de l'autre dans une nuit où les corps échappent aux attributs censés répartir les forces, les symboles, les fonctions ou les rôles.

    Dans La Nuit des rois, Shakespeare célèbre la nuit carnavalesque des grands retournements. Toutes les évidences tombent. Surgissent d'autres vérités dont l'éclat trouble les miroirs. Hantise des puritains : que tout se réunisse, se mêle, se confonde, s'inverse. »


    Denis Podalydès


    Dans ce livre, Denis Podalydès mêle la vie intime au travail de l'acteur : moments de joie, de sérénité se trament avec la solitude, le vide, le trac, l'angoisse, et les instants de comédie... Il dit son admiration au metteur en scène Thomas Ostermeier. L'expérience des répétitions permet aux lecteurs de découvrir les coulisses d'un théâtre qui est la vie même.

  • La révolte : enquête sur les jeunes élites face au défi écologique Nouv.

    « Vous êtes l'élite de la nation » ; « vous construirez le monde de demain ». C'est ce que l'on répète chaque jour à ces étudiants des grandes écoles. Comme leurs aînés, ils n'ont aucune raison de se révolter, car une fois diplômés, leur avenir est assuré aux meilleures places. Et pourtant, nés autour des années 2000, grandis dans l'angoisse de l'urgence climatique, ils sont de plus de plus nombreux à se rebeller contre l'héritage catastrophique laissé par les générations précédentes.

    Pour cette « génération climat », l'année 2018 marque un tournant. Les 15-25 ans s'éveillent à la lutte écologiste : grèves scolaires, marches mondiales et actions de désobéissance civile à grande échelle se multiplient. Désormais, plutôt que de servir un capitalisme mortifère, ils refusent les places qui leur sont promises et partent en quête de modes de vie alternatifs. Tout en s'inventant de nouvelles vies professionnelles en accord avec leurs convictions, ils investissent les ZAD, construisent des cabanes et cultivent des potagers dans une joyeuse mais radicale remise en cause du « système » qui détruit la planète.

    Ce livre d'enquête et d'entretiens retrace la trajectoire de ces futures élites en colère qui, entre désertion et prise d'armes, ont changé leur vie pour mieux « construire le monde de demain ». On n'a pas fini de les entendre.

    Spécialiste de l'éducation, Marine Miller est journaliste au Monde.

  • Le pouvoir rhétorique : apprendre à convaincre et à décrypter les discours Nouv.

    La rhétorique est partout. Dans les discours politiques comme dans les spots publicitaires. Dans les réunions professionnelles comme dans les dîners de famille. Dans les entretiens d'embauche comme dans les rendez-vous galants. Pas un jour ne passe sans que nous ayons à défendre une idée, un projet, un produit ; et à nous protéger contre d'éventuelles fourberies. Que cela nous plaise ou non, convaincre est un pouvoir. À nous d'apprendre à le maîtriser.
    Et de savoir y résister.
    Car la rhétorique n'est ni innée, ni inexplicable. Elle repose sur une technique, obéit à des règles, mobilise des procédés, des stratagèmes, des outils. Dans ce traité accessible et concret, ponctué d'exemples et de cas pratiques, Clément Viktorovitch nous en révèle tous les secrets. Au fil des pages, il nous montre comment produire et décrypter les discours, mener les débats et les discussions, déjouer les manipulations.

    L'art de convaincre est un pouvoir trop grand pour ne pas être partagé !

    Clément Viktorovitch est docteur en science politique. Il enseigne la rhétorique et la négociation à Sciences Po depuis plus de dix ans. Il a dispensé ses cours à l'ESSEC, l'ENA, l'École de Guerre, l'Université Paris 13. Pédagogue passionné, soucieux de vulgarisation, il s'est fait connaître par ses chroniques dans les médias, où il analyse sans complaisance les discours politiques.

  • San Michele Nouv.

    San Michele

    Thierry Clermont

    Accompagné et guidé par la mystérieuse Flore, le narrateur flâne dans l'île-cimetière de Venise, quatre saisons durant. Fasciné par les ombres errantes de San Michele, les variations de lumière, la gamme des ocres, il évoque ici aussi bien les personnages illustres qui y reposent depuis deux siècles que les anonymes (princesses russes, jeunes ballerines, bambins, soldats, ambassadeurs, aviateurs...). L'occasion de retrouver Stravinsky et Diaghilev, Ezra Pound, Joseph Brodsky, le compositeur engagé Luigi Nono, D'Annunzio et sa muse, le peintre Zoran Muši¿, Aragon, qui faillit mourir à Venise, Wagner qui y rendit son dernier soupir. En arpentant ce parc fleuri dominé par les cyprès, en évoquant ses souvenirs personnels, le narrateur nous fait aussi découvrir des poètes oubliés ou suicidés, des musiciens, des épisodes peu connus de la vie de Casanova, de Chateaubriand ou de Henry James.
    Mais les morts demandent aussi leur part de vie... Le dialogue à travers les siècles va ainsi être dangereusement troublé par les délires et les hallucinations de Flore, jusqu'au drame annoncé.

  • Tianjin cosmopolis ; une autre histoire de la mondialisation Nouv.

    Des hommes du monde entier s'y aventurent pour faire fortune. L'audacieux vice-roi Li saisit l'occasion pour transformer le siège de son pouvoir en un laboratoire de la " modernité " urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : les sièges des concessions étrangères puis de la cité autochtone détruisent des quartiers entiers et, suite à la victoire inattendue des forces alliées, de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie, le Japon, l'Italie et l'Autriche-Hongrie fondent sur-le-champ le premier gouvernement international de l'époque contemporaine.
    En analysant ici tous les aspects d'une expérience politique unique, Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès l'origine, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.
    Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, Pierre Singaravélou a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire du fait colonial et de la mondialisation en Asie aux xixe et xxe siècles. Il dirige actuellement les Publications de la Sorbonne et le Centre d'histoire de l'Asie contemporaine.

empty