Téraèdre

  • Le capital ethnique : contribution à une infra-politique des dominés Nouv.

    Par-delà les discriminations ethniques que documente la recherche scientifique, cet ouvrage fait le pari de proposer le concept de capital ethnique à la discussion de la communauté scientifique. Comment le définir ? En quoi se distingue-t-il ou se combine-t-il des formes de capitaux définis par Bourdieu ? En quoi est-il heuristique ? Peut-on le tester sur des terrains empiriques ? Est-il même possible de le décliner théoriquement ? Peut-on le mobiliser dans plusieurs cadres théoriques ? Le concept de capital ethnique que nous avons formalisé n'est pas une déclinaison des capitaux définis par Pierre Bourdieu. Il ne se réduit pas à une ressource iinvestie dans des pratiques sociales et des interactions sociales. En tant que capital biographique, il participe à un habitus de résistance/solidarité.

  • L'activité de Jean Rouch est inlassable et multiple. Or, tout cela est immergé dans la complexité des sciences humaines et de leur croisement avec des techniques liées à des arts. Il a marqué son époque en inventant des dispositifs qui ont notamment changé en profondeur l'ethnocentrisme occidental et participé au décloisonnement de certaines expressions artistiques. Jean Rouch. Passeur d'images, passeur de mondes est un ouvrage collectif autant dédié au présent de l'oeuvre rouchienne qu'à sa postérité et à ses échos, nombreux, dans le champ de la création contemporaine où elle a fait naître des pensées, des techniques et des gestes renouvelés.

  • La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. À l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.

  • En France, au contraire de l'Allemagne, le centenaire de la Première Guerre mondiale a donné lieu à de nombreuses manifestations. Cette période a également favorisé des rencontres internationales de jeunes européens. Ces rencontres étaient motivées par la question essentielle de la transmission du souvenir et de la mémoire de la Grande Guerre chez des jeunes adultes. En regard, un projet de recherche a réuni des chercheurs allemands et français, afin d'observer et d'analyser les pratiques et modalités de la transmission d'un objet historique au sein de jeunes générations.

  • Cet ouvrage est destiné aux chercheurs, formateurs et décideurs engagés dans le portage et la structuration de dispositifs de formation et qui souhaitent intégrer les approches narratives dans les dispositifs et pratiques d'accompagnement mis en oeuvre dans le domaine de la formation par alternance. Il résulte d'une recherche-action-formation conduite avec les formateurs, ingénieurs de formation et équipes de direction du Campus des Métiers et de l'Artisanat d'Indre-et-Loire.

  • Réfléchir aux conditions biographiques en lien avec les expériences du sujet, comme nous y invite ce numéro, fait suite au Colloque international « La recherche biographie en situations et en dialogues. Enjeux et perspectives », qui s'est tenu les 16, 17 & 18 octobre 2019 à la Maison des Sciences de l'homme Paris Nord. Si la « condition biographique » désigne une configuration du rapport de l'individu à la société dans laquelle la biographie, en tant que processus de construction de l'existence individuelle, assure un rôle central dans la reproduction/production de la société, cette définition générique recouvre des expériences plurielles dont il faut saisir la variabilité en même temps que l'intersectionnalité.

  • L'idée de cet ouvrage est née durant la première vague pandémique du printemps 2020, à partir d'une question posée dans le cadre de la Saison culturelle du Tiers-lieu « Dans le ventre de la baleine » : « A quoi sert (encore) l'art en temps de crise sanitaire ? ». Artistes, chercheurs et acteurs culturels de France et de Suisse ont répondu présent pour réfléchir à cette interrogation existentielle, que ce soit par une analyse, un témoignage ou encore avec des images. L'objectifs était de mettre en perspective la place et la fonction de l'art dans la société et pour chacun de nous, plus particulièrement durant cette période marquée, entre autres, par l'incertitude et l'insécurité.

  • Qui suis-je et comment me définir ? Cette question constitue le point de départ de cet ouvrage qui a pour ambition de mettre en lumière les enjeux de la reconversion professionnelle sur la construction du sujet, dans le contexte de la modernité avancée. Issu d'une recherche menée à partir de l'étude de six parcours de reconversion, ce livre s'inscrit dans la perspective anthropologique et herméneutique de la recherche biographique en éducation, et s'intéresse aux modalités de subjectivation du parcours de reconversion professionnelle tout en interrogeant les liens entre narration et processus de biographisation.

  • Le travail d'un chercheur s'inscrit dans un champ de connaissances qui a ses conventions, ses règles, ses références obligées. Les voies de la recherche doivent obéir à des canons, suivre des codes, émettre des signaux attendus et répertoriés. Mais il est d'autres voies, plus buissonnières ou plus souterraines, qui irriguent le travail du chercheur. Ces voies, souvent il les trouve dans quelque affinité avec des manières de faire et d'être où il éprouve le sentiment d'une plus grande congruence à soi-même.

  • Les notions de « médium » et de « médialité » apportent un renouvellement très fécond dans la manière de penser les médiations du rapport à soi. En montrant le rôle déterminant du médium, de son matériau et de ses formes spécifiques dans le façonnage du rapport à soi, elles amènent à reconnaître que le sujet se constitue dans des pratiques qui sont ce par quoi et ce dans quoi une subjectivité se constitue. Par ailleurs, la notion de « pratiques automédiales » permet d'englober toutes les formes d'expression et de langage : parlées et écrites, photographiques, visuelles, sonores, graphiques, plastiques, numériques, corporelles et gestuelles, scéniques, etc.

  • Faisant suite à "J'ai rien à raconter". Une éducation narrative pour apprendre à s'orienter, cet ouvrage vise à mettre en évidence les interactions entre parcours singulier de l'élève et récits collectifs et s'attache à rendre visibles à travers les dits et récits des élèves les processus d'appropriation de la forme scolaire. Sans remettre en cause certaines déterminations sociales, il s'agit de donner à comprendre les modalités de leur dépassement, en particulier en permettant aux élèves d'accéder à un statut d'auteur.

  • La modification de l'humain par son activité technicienne suscite à la fois craintes et espoirs. Elle déstabilise certains repères anthropologiques profonds comme la frontière entre le soi et le non-soi. Depuis quelques années, les innovations techniques et technologiques sont donc l'objet de nombreuses réflexions. Derrière la diversité des registres de discours, on repère le constat homogène d'une perte de contrôle. En effet, la technologie, en permettant d'agir sans connaitre les ressorts de l'action, fonctionne par essence sur l'impensé. Cet ouvrage analyse la technologie non pas comme un support ou un médium mais comme un rapport particulier à l'action : expérimental et instrumental.

  • Issu des échanges et de la réflexion d'un groupe d'analyse de pratiques professionnelles, cet ouvrage met en avant la question éthique dans les pratiques d'accompagnement s'appuyant sur des approches biographiques. S'attachant à développer une praxis de l'accompagnement visant à promouvoir la puissance d'agir des personnes accompagnées, les auteur.e.s relatent et problématisent la manière dont chacune et chacun dans son domaine d'intervention est amené.e à rencontrer la préoccupation de la dimension éthique de sa propre action, du respect et de la dignité de l'Autre dans la reconnaissance de sa personne et de ses capacités, et se trouve confronté.e aux contraintes, visées et règlements institutionnels.

  • Dans le contexte actuel des mutations économiques, techniques et sociales, le travail a profondément changé et, avec lui, les besoins de formation et d'apprentissage. Le présent numéro du Sujet dans la Cité vise à identifier, en s'appuyant sur les mutations à l'oeuvre, comment des adultes apprennent et se développent aussi bien en situation de travail qu'en situation de formation lorsqu'ils s'orientent en cours de trajectoire dans des pratiques nouvelles impliquant à la fois l'acquisition de compétences spécifiques et l'abandon de certains comportements antérieurs.

  • "Ce livre raconte l'histoire d'une lignée familiale issue d'un milieu modeste qui s'est retrouvée, au fil de sa traversée du temps et des lieux, confrontée à différents versants de son identité. Cette histoire m'a été transmise durant mon enfance par mes aïeuls et mes parents et j'ai voulu en faire le récit."

  • A partir des années 1990, les récits de personnes atteintes du cancer se multiplient. Pourquoi mettre en récit et rendre publique une expérience intime comme celle du cancer ? A qui s'adressent ces récits ? Quel est le rôle du cancer en tant que déclencheur de l'écriture et en tant que matière de la narration ? Quelles métaphores sont mobilisées pour raconter l'expérience du cancer et à quels besoin des personnes malades répondent-elles ? Afin de répondre à ces questions, cet ouvrage s'appuie sur les récits à la première personne de six écrivains italiens atteints de cette maladie.

  • Vingt ans après les faits, dans le cahier rouge et noir, la narratrice écrit son journal, celui de l'enquête qu'elle mène auprès de ses frères et soeurs et à partir des pièces du procès. Dans le cahier bleu, elle fait vivre l'adolescente de seize ans avant et juste après le viol. Elle écrit la traversée de l'événement comme une tentative d'apprivoiser quelque chose qui ne peut jamais l'être. "L'écriture, un cri muet qui me protège".

  • Deux hommes sont liés d'amitié. Ils ont atteint l'âge et la disponibilité de la retraite. Séparés, ils s'écrivent. Ils sont différents autant qu'on peut l'être, au plan du caractère mais plus encore des grandes options fondamentales philosophiques et religieuses. Hors des champs souvent fréquentés de la vie familiale, du voyage, de l'art, leurs lettres alimentent une discussion parfois rude et sans pitié. Jacques défend et illustre des positions vigoureuses en faveur de la rationalité, contre l'affirmation de la foi que Pierre professe. Sont mobilisées les amples ressources de l'actualité, des oeuvres, de grands témoins, des rencontres. S'écrivant, les deux amis trouvent le lieu de leur commun désaccord.

  • La revue Le sujet dans la Cité se donne pour objet d'explorer les processus d'institution mutuelle des individus et des sociétés, en interrogeant la manière dont les constructions individuelles prennent effet dans des environnements historiques, culturels, sociaux, économiques, politiques, et dont les espaces collectifs sont agis, signifiés, transformés par les acteurs individuels.

  • L'achèvement des études associé à l'obtention d'un diplôme représente désormais une injonction normative qui s'impose en tant que modèle social aux consciences et stigmatise ceux qui décrochent. Cet ouvrage aborde la question du raccrochage scolaire des jeunes étiquetés "décrocheurs" auxquels on propose un retour aux études dans une structure éducative conçue pour eux. Enseignante puis chercheure au sein de l'une d'entre elles, le micro-lycée de Senart, l'auteure interroge leur proposition éducative à partir de l'expérience des jeunes qui y reprennent "volontairement" une scolarité.

  • Comment se manifeste le pouvoir d'agir des habitants sur un territoire ? Comment les pratiques professionnelles peuvent-elles contribuer au développement de ce pouvoir d'agir ? Ces deux questions constituent le fil rouge de cet ouvrage qui s'appuie sur des processus de recherche-action engagés avec des professionnels des centres sociaux et socioculturels et d'autres structures du champ de l'intervention sociale. Guidés par l'envie de partager la richesse de ces expériences collectives dans leurs interrogations théoriques et pratiques, les textes qui composent l'ouvrage alternent reflexions conceptuelles et récits d'expériences, dans une écriture à la fois rigoureuse, vivante et impliquée.

  • Cet ouvrage questionne les moyens de dispenser un enseignement et de proposer un accompagnement des élèves qui fassent se rencontrer "vivre" et "s'instruire". Pour cela, il donne à lire mais aussi à éprouver la parole d'élèves en situation de difficulté sur leur expérience scolaire, éclairant ainsi l'intensité du travail qu'ils fournissent pour s'approprier la forme scolaire. Il invite à entendre et à comprendre cette expérience afin de penser les pratiques et les enjeux d'"une éducation narrative pour apprendre à s'orienter" : construire des compétences à se dire, se repérer se projeter pour construire un rapport plus épanouissant à l'école et au savoir.

  • En 2017 sortait le titre Fan et gender studies : la rencontre, un premier volume qui travaillait, autour de thématiques comme les séries ou la musique, les imbrications, parfois directes, entre études de genre et études de fans. Ce second volume poursuit les réflexions autour des minorités de genre et de sexualité, des stéréotypes de genre ou de l'engagement des fans dans les mouvements sociaux féministes ou queer. Nous nous déplaçons vers de nouveaux supports : les jeux vidéo, le cinéma, la littérature et la bande dessinée. Ce second volume est enfin l'occasion pour nous de proposer une réflexion sur la place des fan studies dans les études culturelles.

  • Issu du colloque « Éthique de l'Accompagnement et Agir Coopératif », organisé à l'université de Tours en mai 2016, cet ouvrage propose à un ensemble de praticiens de l'accompagnement, issus de champs professionnels et d'espaces géographiques divers, de mettre en perspective les critères qui, dans le quotidien de l'exercice professionnel, sous-tendent une éthique de l'accompagnement. Chaque contributeur donne à voir la réalité la plus concrète des dispositifs conçus et mis en oeuvre, avant d'en analyser les sources, les conditions, les effets. Les textes rassemblés dans cet ouvrage permettent ainsi, en partant de la réalité du terrain, d'interroger les dispositifs et pratiques d'accompagnement dans les domaines de la santé, du travail social et de la formation d'adultes.

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