VLB éditeur

  • Anan - Tome 2 Nouv.

    Anan - Tome 2

    Lili Boisvert

    Au prix de terribles sacriices, l'expédition menée par la capitaine Chaolih est inalement parvenue dans la capitale de l'Ouranie. Le prince Byrns doit y épouser la reine Làépar, qui se révèle plus cruelle encore que ne le voulait la rumeur, mais également, grossièrement incompétente. Alors même que la rébellion dans son royaume redouble d'ardeur, sa cour n'est qu'un nid d'intrigues et de débauche. L'envahisseur Inar en proite pour continuer de mettre le Continent à feu et à sang.

    La prêtresse Drissayonne est étourdie par ses nouveaux pouvoirs et les cajoleries des courtisanes ouranes. Le brave soldat Tarin se prend à rêver de gloire quand Midora, elle, songe à quitter l'armée. Keyo, resté dans la fôret de ses ancêtres, cherche à retrouver son clan et, peut-être, son père. Quant à Chaolih, elle doit faire face aux conséquences de ses décisions, mais aussi à un adversaire qu'elle n'avait jamais affronté auparavant : le doute.

    Dans ce deuxième tome de la trilogie fantasy de Lili Boisvert, les personnages révèlent leurs failles alors même que les enjeux sont plus graves que jamais.

  • Anan T.1 Nouv.

    Anan T.1

    Lili Boisvert

    "Le Continent est dominé depuis toujours par le royaume d'Anan, État matriarcal aux armées invaincues qui s'appuie sur un système politique sophistiqué et le pouvoir de ses prêtresses pour assurer sa prospérité.

    Mais voilà qu'un pays longtemps tenu pour négligeable devient soudainement agressif ; qu'une marchande cynique place ses pions dans la capitale pour renverser l'ordre établi ; et que la souveraine d'un royaume rival exige, en échange d'une alliance militaire devenue indispensable, d'épouser le fils de la reine d'Anan. C'est à Chaolih, capitaine frondeuse au passé trouble, qu'est confié le commandement de l'équipage ­clandestin qui doit mener le prince à sa future - et ­terrifiante - épouse. Leur périple traversera une vaste forêt occupée par un peuple mystérieux que l'on dit cannibale..."

  • Red light v 01 adieu, mignonne Nouv.

    "Montréal, début des années 1920. Depuis son retour des tranchées, Eugène Duchamp, opiomane taciturne et infirme de guerre, vit reclus avec sa femme Pei-Shan dans un appartement miteux du quartier chinois. Quand une jeune prostituée frappe à sa porte pour le supplier de retrouver le bébé qui lui a été enlevé, l'ancien policier accepte de l'aider malgré ses réticences. Duchamp a beau répéter qu'il n'est pas détective privé, il sait qu'il est le seul à pouvoir élucider cette affaire dont les autorités se désintéressent. Son enquête prendra des dimensions insoupçonnées et le mènera des quais mal famés du port aux demeures patriciennes sur les hauteurs du mont Royal.

    Dans ce roman noir, premier tome d'une trilogie fort documentée, l'auteure explore le Red Light interlope de la p
    rohibition, où des personnages bigarrés venaient oublier les horreurs de la guerre en se noyant dans le vice. Entre chaque page, on peut humer les effluves capiteux de l'alcool de "

  • L art de defendre ses opinions explique a tout le monde Nouv.

    "Avoir des opinions ne suffit pas. Il faut aussi savoir les défendre. Devant les autres, et parfois pour soi-même, à l'heure de faire des choix, de prendre des décisions. L'art de défendre ses opinions, qu'on appelle la rhétorique, concerne presque toutes les facettes de l'existence. Il s'impose comme un exercice essentiel sans lequel on se condamne à n'avoir rien à dire ou à dire n'importe quoi. Défendre ses opinions est un véritable devoir de citoyen, d'humain dirais-je même, dont on ne se prive qu'au prix de sa propre insignifiance. Rendre raison de ses convictions et accepter de les confronter avec le point de vue des autres constituent en effet une marque de notre humanité.
    Ce petit livre ne vise à rien d'autre qu'à fournir aux honnêtes citoyens les outils de base leur permettant de défendre simplement, avec intelligence et efficacité, leur opinion sur divers sujets. Pour ne plus être obligé de taire ses idées ou de les ressasser sans effet par incapacité à les défendre."

  • « Il ne l'aurait probablement jamais avoué, mais il avait hâte de prouver sa valeur à la belle Roxy. Il s'entendait déjà lui lancer : Je l'ai trouvé, ton crotté! Certes, il avait claqué de l'argent qu'il devait à d'autres. Passé proche de se faire tabasser.Mais Georges Kirouac, détective privé, était un homme sur qui on pouvait compter. »Entre deux joints, Georges Kirouac ne fait pas grandchose, à part se morfondre sur son sort et, parfois, se mettre dans le trouble. En cet été 1976, il accepte tout de même d'enquêter pour le compte de Roxy, serveuse au bar exotique qui lui sert de quartier général. Il part alors à la recherche d'un certain film de fesses qui éveille toutes les convoitises - notamment celles du crime organisé. Pour ne rien arranger, voilà que son ancien partenaire, le lieutenant-détective Raoul Gariépy, ramène un vieux dossier sur la table : Simon St-Amour, ancien felquiste et artisan de tous leurs malheurs,serait de retour au pays. Marie-Eve Bourassa déplace dans les années Québec Love les codes du roman noir, qu'elle maîtrise comme personne.

  • " C'est Vital. Ça a l'air qu'il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l'a dit dans sa radio. Tu veux qu'on t'en raconte, des histoires de marins ? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p'tite ! " Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d'une femme qui, jadis, avait viré le coeur des hommes à l'envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s'estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d'un double scotch.

  • Coco

    Charbonneau-Demers A

    "Dans son « racoin du monde », un garçon de douze ans est repéré par Marie-Thérèse Lambert, actrice tordue et malheureuse qui décide de le prendre sous son aile. Des années durant, elle lui apprendra à se délecter de son propre malheur et, surtout, à susciter la pitié des autres - comme le faisait son alter ego, l'infâme Kamelia Kaze, du temps où elle se suicidait sur les scènes de New York.

    Coco est un roman d'apprentissage déjanté
    et minimaliste dont l'humour caustique se fait tour à tour jubilatoire et inquiétant.

    Extrait: Une femme se tient debout, dos à moi, au centre d'un cercle d'enfants couchés par terre, les yeux fermés. On entend tout. Les gouttes qui tombent de mes cheveux et la respiration de chacun d'eux, étalés sur le plancher comme des paires de poumons. Je risque de leur faire peur en m'approchant. Ou peut-être qu'ils vont m'ignorer jusqu'à la fin ? On n'arrive pas en retard à un cours de théâtre, j'imagine : tout y a l'air si sacré."

  • Daddy

    Charbonneau-Demers A

    "C'est l'histoire d'un jeune homme, ancien acteur devenu écrivain, qui soigne une vilaine chlamydia dans son appartement à Montréal, durant les premières semaines de la pandémie. Avant son confinement, il vivait avec « Daddy », son amant de vingt ans plus âgé que lui, banquier au pénis énorme qui n'aime pas les livres, une aventure torride. Le problème, c'est que Daddy lui a dit « mon amour », puis une autre fois, « je t'aime » ; il s'est excusé après, mais il a récidivé. Ça gâche tout, non ?

    On retrouve dans ce roman L, K et M, les amies fidèles du narrateur, et le souvenir vivant d'une mère morte, et un père qui est son plus grand fan. Et aussi, l'affreux roman de Nabokov, l'ombre de Nelly Arcan, la femme à la cravate de Modigliani, et Marie Kondo."

  • Lejla

    Maya Ombasic

    Laure quitte son mari, son fils et Montréal pour aller rechercher à Trieste des inédits de grands auteurs. Dans cette ville qui la fascine depuis l'enfance, elle rencontre un homme avec qui elle noue une relation passionnée, et tourmentée, qui la révèle à elle-même corps et âme, et lui fait adopter à nouveau son véritable prénom, qu'elle avait voulu oublier avec les traumatismes de la guerre, du deuil et de l'exil.Son épanouissement charnel déclenche en elle une quête mystique qui la mène de Trieste à Istanbul, d'Istanbul à Beyrouth, de Beyrouth à Sarajevo.

  • Tout est ori

    Paul Serge Forest

    Il s'est assis là où se rendaient les vagues pour observer la danse singulière des particules. Elles avaient un comportement plus animal que minéral. Il était facile de leur prêter une volonté : déplier le plus loin possible, en longues traînées, leur chatoiement bizarre. Saisi par le phénomène, Goyette n'a pas reculé. Le fleuve lui est rentré dans les souliers, dans les pantalons, dans la raie. C'était froid, et de plus en plus magnifique.Grâce à leur énorme usine, les Lelarge contrôlent le marché des fruits de mer sur la Côte-Nord quand survient, sur la plage de Baie-Trinité, un visiteur à l'élégance suspecte, lié à un mystérieux conglomérat japonais. Pour Frédéric Goyette, fonctionnaire dépressif, amateur d'aquavit et de jazz inécoutable, c'est le début de l'enquête. Quant à Laurie Lelarge, cadette rebelle de sa famille, l'homme en vient vite à exercer sur elle un attrait confus, mais irrépressible. Elle ignore encore que Mori Ishikawa est l'auteur d'une invention qui est promise à changer le cours de l'histoire...

  • Les murailles

    Soucy Erika

    La poète s'envole vers La Romaine, où elle se fera passer pour une commis de bureau alors qu'elle travaillera à un nouveau recueil. Armée de son carnet et de questions trop longtemps laissées sans réponse, elle fait irruption dans ce monde rude et impénétrable, espérant enfin comprendre les raisons qui ont poussé tous les hommes de sa famille, et surtout son père, à délaisser leur foyer au profit de la vie de chantier.

    C'est une pente abrupte, encore sur le bedrock. Pour mononc', c'est un monde de possibles. Comme toile de fond, il y a de la pierre, des arbres pis encore de la pierre.
    ? La grosse crisse de montagne qui empêche d'avancer, watche-la ben : on va la faire sauter.

  • Paris, 1939. Le destin d'Emily Ann Saxby, une riche Américaine, bascule quand elle fait la rencontre d'un révolutionnaire traqué par les nazis. Alors que la guerre incendie l'Europe, Cécile Maltais, jeune Canadienne française, est recrutée par les services secrets britanniques. Des décennies plus tard, une romancière accepte d'écrire la biographie d'une espionne, tandis qu'un pasteur récemment libéré de prison reçoit les confidences douloureuses d'une paroissienne centenaire. Entre ces personnages, l'histoire a tissé des liens puissants et mystérieux, qui les unissent dans leur commune humanité. Dans ce grand thriller historique, Mylène Gilbert-Dumas met en lumière l'héroïsme des jeunes femmes d'exception qui ont combattu la barbarie nazie dans un épisode méconnude la Deuxième Guerre mondiale. Comme toujours, la force et la vérité de ses personnages vont droit au coeur.

  • Rebatir le camp du oui

    Collectif

    La relance du Parti Québécois et du mouvement indépendantiste dans son ensemble est au coeur du livre de Paul St-Pierre Plamondon. Le candidat à la course à la chefferie du PQ y relate son expérience de l'engagement sur le terrain, fait état de ses observations sur le parti, et donne une lecture convaincante des facteurs qui, selon lui, ramèneront inexorablement la cause de l'indépendance du Québec à l'avant-scène dans les prochaines années. Il propose un plan de match pour préparer le camp du OUI, repérant les enjeux qui devront animer l'action du parti de René Lévesque sur le chemin de son nouveau rendez-vous avec l'histoire.

  • Journees de ministre

    Heurtel David

    L'idée de devenir un jour ministre ne venait sans doute pas à l'esprit du petit garçon de six ans qui regardait les débats de l'Assemblée nationale à la télévision entre deux dessins animés, mais ce n'est pas d'hier que la politique fascine David Heurtel ! À l'époque du premier référendum, admirateur tourmenté de Lévesque et de Trudeau, il collectionnait en cachette les macarons du OUI, tandis que, fidèle au choix d'un grand-père qu'il adorait, il arborait ceux du NON. Jeune libéral amèrement déçu par l'échec de l'accord du lac Meech, il deviendra souverainiste. C'est bien des années plus tard que, révolté par la charte des valeurs portée par le PQ, il a fini par faire le saut en politique aux côtés des libéraux. Il est élu député, puis nommé ministre par Philippe Couillard.En montrant, parfois heure par heure, le quotidien échevelé d'un ministre, le livre expose les rouages de la politique, une machine grippée, usante, obsédée par le rythme médiatique, et qui perd trop souvent de vue sa véritable mission : servir le peuple. Ministre de l'Environnement puis de l'Immigration, David Heurtel a traversé son lot de crises, fait autant de gaffes que de bons coups. Son témoignage candide, drôle, et sincèrement engagé offre une vision inédite du véritable fonctionnement d'un gouvernement.

  • "Les Abdelnour ont passé près de quinze ans au Québec avant que le père ne les force à rentrer au pays natal, le Liban. Après quelques mois d'émerveillement devant le paysage lumineux de la côte, il leur faut bien s'installer dans leur nouvelle vie, apprendre les codes culturels, s'inventer un avenir. Pour la jeune Ikram, profondément attachée à l'indépendance et à la liberté dont elle jouissait en Amérique, l'épreuve est particulièrement ardue. Dans la chaleur entêtante et sous le regard oppressant des hommes, comment rester fidèle à ses ambitions ? Comment exercer son métier de comédienne dans un monde ou « actrice » est synonyme de « putain » ? Au Grand Soleil, comment s'épanouir sans se brûler ?
    Dans ce roman sensible et sensuel, Abla Farhoud donne la parole à des personnages intenses et fait revivre autour d'eux le Liban des années soixante.
    C'est mon père qui prend la parole. Les mots sortent difficilement de sa bouche, comme s'il n'avait jamais parlé de sa vie. « Tu sais, ma fille, nous sommes au Liban... Nous espérions que... » Je le laisse se dépêtrer, je sais ce qu'il va me dire. Je les regarde et j'attends. « Tu le sais, ma fille, au Liban... une fille de bonne famille ne joue pas au théâtre. »"

  • Dans le jargon de la pornographie, le cumshot, c'est le plan final qui met en scène la jouissance - exclusive - de l'acteur masculin. Lili Boisvert y voit l'illustration parfaite du principe dominant de la rencontre hétérosexuelle, lequel nous dit que le désir est un élan qui doit toujours partir de l'homme pour aller vers la femme. Quand on le remet en cause, on nous répond que c'est la « nature humaine », ou on nous ressort de vieilles théories psychologiques et biologisantes cent fois contredites par les faits.

    Aujourd'hui, l'éducation, la fiction, la mode et tout un ensemble de mythes et de clichés sexuels continuent de défavoriser clairement l'expression, et la satisfaction, du désir féminin. Ce système nous aliène tous, et pour le changer, il faudrait commencer par le regarder en face. C'est ce que fait Lili Boisvert dans un essai frondeur, curieux, documenté et plein d'humour. Références pop et études scientifiques à l'appui, elle esquisse rien de moins que les contours de ce que pourrait être la vraie libération sexuelle.

  • Francis

    Alexandre Michaud

    Antoine Lavoie habite dans une petite ville glauque et pauvre avec samère, dépressive chronique, et son père, chômeur habituel. Il passe son temps àlire et rêve de devenir écrivain. Mais pour écrire quoi ? Il n'a rien àraconter, et ça se voit : à la poly, c'est comme s'il était transparent...Mais voilà que Francis Pigeon, la terreur du voisinage, lui fait uneproposition inespérée : il va lui faire vivre de quoi remplir son livre.

  • En octobre 1970, Robert Comeau était un tout jeune professeur d'histoire. Engagé pour l'indépendance du Québec et la cause ouvrière, il avait intégré la cellule Information Viger du Front delibération du Québec, y assurant entre autres la rédaction et la distribution des communiqués du groupe clandestin. Durant ces quelques semaines tumultueuses, il a été filé, mis sur écoute, et finalement trahi par des indicateurs infiltrés.Ayant pris très vite ses distances avec l'action directe et renoncé à la violence, Comeau ne cherche aujourd'hui ni à se justifier ni à se peindre en héros, mais bien à établir - et souvent à rétablir - la vérité historique d'un moment dont il a été un acteur et un témoin. Dans ce livre, il raconte le cheminement personnel et intellectuel qui l'a mené, avec d'autres jeunes militants et militantes, à rejoindre les rangs du FLQ. Il expose avec clarté le déroulement des événements et montre les nombreux abus perpétrés par les autorités policières, notamment la création de fausses cellules felquistes après la dissolution du mouvement. Il relate également les suites judiciaires et humaines de la crise, et se penche sur la question cruciale de l'inscription d'Octobre dans la mémoire collective.

  • Mes parents suivaient la méthode du calendrier. Alors, ce qui devait ne pas arriver arriva. C'est-à-dire moi.Tourville, années 1950. Les locomotives ne sont pas encore passées au diesel et le CN est le principal employeur de ce village de la région des Appalaches, dépôt de charbon et de bois d'oeuvre. Depuis toujours, l'Église règne sans partage sur les âmes comme sur la politique : rien ne doit mourir et rien ne doit changer... Mais voilà que la télévision entre dans les foyers et, avec elle, une constellation de nouvelles vedettes dont la plus lumineuse, aux yeux du jeune Daniel Boisvert, est sans conteste Janette Bertrand. Le petit garçon ira jusqu'à confier à son idole la tragédie qui a bouleversé sa famille.À travers le regard d'un enfant de neuf ans, Rendez-vous à Tourville dépeint avec un humour à la fois tendre et ironique tout un chapitre de l'histoire culturelle et sociale du Québec.

  • La navrure

    Gagnon Jean-Daniel

    Éclairé par la fiction romanesque, ce que j'ai vécu là-bas [...] a été plus accessible à ma conscience, moins terrifiant. Ma mémoire apitoyée en a fait une aventure paradoxale.Un homme s'éveille dans un hôpital perdu du Bélize en pleine tempête tropicale. Désorienté et fiévreux, il découvre, horrifié, qu'il ne peut plus parler, ni marcher. Pris de violentes convulsions, il délire, plongeant etreplongeant sans cesse dans les souvenirs de ses frasques, de ses amours, deson enfance. Quand il en émerge, c'est pour observer autour de lui un universqui n'a plus de sens.La navrure n'est pas une ode lénifiante à la résilience humaine : le narrateur est en colère, amer, révolté. Mais son regard sur le monde et sur lui-même est aussi empreint d'un humour délicieusement corrosif.

  • Les cachettes

    Guy Lalancette

    La fois où je n'ai pas été morte dans la neige en plein jour, c'est la fois où j'ai été le plus loin pour me trouver parce que je n'avais jamais été autant perdue, je pense. Je ne sais pas comment en parler mais jesais ce que ça fait, c'est comme trop de lumière et je ne vois plus rien. Je ne peux pas en parler chez moi, ils ne comprendraient pas.La petite Claude Kérouac, onze ans, a disparu, mais il faut 48 heures à ses proches pour s'en apercevoir. Quand la police est enfin appelée, les agents découvrent une famille chaotique et désunie. Chez les Kérouac, la vérité vous file sans cesse entre les doigts. Claude, depuis le lieu où elle s'est cachée, se confie à une psychologue antipathique. Tour à tour candide et trop lucide pour son âge, parfois cruelle, elle livre sa version d'un sombre roman familial.

  • Notre mère venait de mourir. Dans un carnet qu'elle avait laissé traîner, ma soeur m'a dit avoir trouvé des petits traits au crayon qui comptaient les jours écoulés depuis mon départ. Ma mère en avait tracé 185. Imaginer cette femme à l'esprit si anticonformiste- elle était allée, enfant, jusqu'à refuser qu'on lui bande les pieds -, traçant ces petites lignes, jour après jour, m'a bouleversée.  

    Dénoncée par ses étudiants pour ses idées « bourgeoises », emprisonnée et torturée par les autorités maoïstes, Zhimei Zhang parvient à quitter la Chine en 1985 pour finalement s'établir à Montréal. La vie dans une société libre est à la fois enivrante et déstabilisante : nouvelles amitiés, nouvelles langues, chocs culturels cocasses ou troublants... Dans ce recueil de réminiscences ponctué de poèmes délicats, la grande dame décrit sa transformation en « Québécoise pure soie », revient sur les moments marquants de sa jeunesse et raconte comment, en 2017, elle a revisité l'un des épisodes les plus douloureux de sa vie en retournant en Chine pour faire la paix avec ceux qui l'avaient trahie.

  • Rue des Pignons, Fanfreluche, Deux Femmes en or, Grande Ourse, 19-2... des générations de spectateurs ont pu apprécier au petit et au grand écran le talent de Louise Turcot. Mais la comédienne est avant tout une femme de théâtre. Depuis sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, en 1965, elle s'est illustrée dans un nombre ébouriffant de rôles et dans tous les registres, de Corneille à Tennessee Williams, d'Arthur Miller à Marivaux. 

    Formation, auditions, vie de tournée, rapport aux textes et aux personnages, recherche de l'équilibre entre carrière et vie familiale, adaptation au passage du temps: Louise Turcot explore toutes les facettes de son métier d'actrice. Drôles, sincères et clairvoyantes, ses lettres disent sans fard la vérité d'un « foutu métier » dont elle est restée aussi éperdument amoureuse qu'à ses premiers pas sur les planches. Elle est également romancière et auteure de livres pour la jeunesse.

  • Les offrandes

    Carmain Louis

    Maude a quitté la Côte-Nord pour le Mexique à dix-huit ans. Après des études en criminologie, elle est devenue détective privée, spécialisée dans les affaires de disparition d'animaux domestiques. Quand son ex-belle-mère l'invite dans un restaurant chic, elle présume qu'on aura kidnappé son épagneul tibétain, mais la vérité est bien plus noire. Deux jeunes femmes de ménage ont été retrouvées pendues dans la cour d'un immeuble de luxe.

    Voilà comment s'amorce l'implacable mécanique d'un « roman noir initiatique », plongée dans le Mexico des bas-fonds et de la haute, des artistes et des crapules, des monstres et des merveilles.

empty