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  • Ce « naufrage littéraire » ? Une chance pour Jean-Bernard, qui compte bien en tirer le meilleur des partis ! Voilà près de trente-cinq ans qu'il s'ennuie à mourir, prisonnier d'un livre-monologue rébarbatif dont il est l'unique protagoniste. Alors, vous pensez : se voir offrir la possibilité de changer de vie, de sauter dans un roman de Dostoïevski ou dans une épopée à la Jules Verne pour en réécrire l'histoire, quelle aubaine ! Mais être un personnage en quête d'auteur se révèle un parcours semé d'embûches - à quelle oeuvre Jean-Bernard réussira-t-il finalement à lier son destin ?

  • Mais qui est Jeanne, cette jeune femme perdue au coeur de la forêt canadienne ? Comment en est-elle arrivée à braver ainsi les rigueurs implacables de l'hiver, quitte à se mettre en danger ? On se demande souvent jusqu'où l'on serait prêt à aller par amour... Jeanne, elle, n'en est plus là. Pour Lucas, elle a accepté de tout quitter, et même plus. Mais son rêve d'amour et d'aventure n'est-il pas en train de virer au cauchemar ?

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    Laurent Cruel

    Monsieur Solis mène une petite vie bien rangée. Chaque matin, il ouvre sa librairie, sort une chaise devant sa boutique et s'installe confortablement pour lire toute la journée. S'il choisit toujours ses lectures avec un soin tout particulier, ce jour-là, son instinct le pousse vers un livre inconnu dont il n'a jamais entendu parler. Lui qui dévore d'ordinaire ses livres d'une traite, il s'interrompt, cette fois-ci, à la page 34. Sans aucune raison apparente. Pourquoi ? Que peut bien contenir ce mystérieux ouvrage pour interrompre le vieux libraire ?

  • Quiconque possède un peu de bon sens sait que le rouge attire les taureaux, que les brugnons sont un croisement de la pêche et de la prune ou encore que les antibiotiques fatiguent. Et même si l'on ne sait pas très bien pourquoi, il semble préférable de dormir la tête au nord et d'éviter le voisinage nocturne des plantes vertes, consommatrices d'oxygène. Autant de lieux communs fondés - à tort ou à raison - sur des faits scientifiques, et autant d'occasions, pour l'auteur, d'allier l'analyse à l'humour pour démonter quelques idées reçues célèbres et confronter les certitudes scientifiques aux embarrassantes convictions de la sagesse populaire.

  • Le jour où elle s'est laissé convaincre par son petit-fils de lui créer une adresse Internet, jamais Brenda n'aurait soupçonné où cela la conduirait... Car au milieu des annonces publicitaires se glisse un beau matin un message énigmatique : elle aurait gagné le « voyage de ses rêves » ! À 72 ans ? Plaisanterie ? arnaque ? Une jeune femme lui confirme bientôt par téléphone qu'elle devra se tenir prête le jeudi suivant, et qu'un car passera la chercher... pour une destination mystérieuse. Faisant fi des multiples objections qui lui traversent l'esprit, Brenda joue le jeu. Elle ne sait pas encore qu'elle va aller à la rencontre de son passé.

  • Peut-on encore vivre l'aventure aujourd'hui, alors que le monde entier a été exploré ? Et comment justifier la prise de risque qu'elle nécessite dans une société où le principe de précaution et la recherche de la sécurité dominent ? Dans cette courte apologie de l'esprit d'aventure, « école de courage » qui « implique la recherche de l'imprévu, du risque, de l'inconnu », Gérard Chaliand le réaffirme haut et fort : oui, il faut jouer avec le feu. Un texte à méditer.

  • Depuis des années, Étienne Chabot, expert en robinetterie le jour, dévoile à la nuit tombée une tout autre personnalité et dirige d'une main de maître son « réseau ». Ce samedi soir, c'est Ahmed qu'il doit retrouver pour un échange, place du Châtelet, à minuit. Rompu à l'exercice, il utilise toutes les combines et astuces du « métier » pour que la mission se déroule parfaitement. Mais le lecteur ne s'attend sûrement pas à la chute qui se prépare... Car bientôt, le suspense va céder la place à l'humour !

  • Imaginez une société où la norme serait de pouvoir faire l'amour n'importe quand et à n'importe qui, sans que cela ne choque personne. Mieux : avec la bénédiction de sa femme ou de son mari, pour qui l'on continue néanmoins à éprouver des sentiments sincères... C'est à une plongée dans cet univers aussi surréaliste que débridé que nous invite l'auteur, dans un dialogue plein de verve et d'humour entre un homme et sa femme.

  • Au détour d'une rue, voici le comte Andrea Marcosini envoûté par une femme au regard de feu, la belle et énigmatique Marianna, mariée au compositeur de musique Gambara. Ce dernier, dont les oeuvres déconcertent ses contemporains, se présente comme un génie incompris. Intrigué par le personnage, Andrea oscille entre sa passion dévorante pour la jeune femme et sa compassion pour l'homme, à qui il souhaite venir en aide. Il signera pourtant leur perte à tous deux...

  • Alors que sa femme est partie en cure avec leur enfant malade, Homo accepte de participer à une tentative de réouverture d'anciennes mines d'or dans une vallée alpine reculée. Une forme de parenthèse, qu'il semble toutefois avoir recherchée, alors que sa vie semble à la croisée des chemins. Subjugué par la beauté du monde qui l'entoure comme par son altérité, Homo tombe bientôt amoureux de Grigia, une paysanne. Une passion tragique, même s'il ne le soupçonne pas encore.

  • Pas moins de soixante-dix livres de la librairie Les Mots doux et fous se sont vu privés de leur dernière page en quelques jours, victimes d'un « Arracheur » aussi énigmatique qu'efficace. Justin s'interroge : qui peut avoir intérêt à agir de la sorte ? un concurrent malveillant ? un fou ? à moins qu'il ne s'agisse d'une simple plaisanterie de potache ? Le voici sur ses gardes, prêt à soupçonner tout aussi bien un vénérable docteur à la retraite qu'un ami de longue date... Grâce à l'aide d'Adam, le jeune homme qui voudrait tant apprendre à lire sans se laisser submerger par ses émotions, le mystère sera bientôt levé... À la plus grande surprise de Justin !

  • Ce soir, une invitation attend Chentamarai. Un courrier du comité en charge de la journée commémorative organisée en l'honneur de son père, le poète Muttukumaran, à l'occasion de la sortie de ses oeuvres complètes. Ira-t-elle ? Perdue dans ses souvenirs, la jeune femme repense à l'histoire de ses parents : la belle et talentueuse Tiru, éditrice et professeur d'anglais à l'université, amoureuse d'un poète estimé, homme cultivé, mais ruiné par l'alcool. Au sein même de leur couple, deux visions diamétralement opposées de la femme et de son rôle dans la société indienne s'affrontent. Jusqu'au déchirement et à la cruauté. Une nouvelle percutante.

  • Elles s'appelaient Julie, Pépa, Laure, et bien sûr George Sand. Elles étaient françaises ou andalouses. Elles ont fait battre le coeur du poète, il les a immortalisées sous sa plume. Voici ici repris une quinzaine de poèmes de Musset, dédiés à des femmes. Souvent jugés trop légers par les pairs de l'artiste, ils témoignent pourtant d'une réelle volonté de comprendre l'autre, jusqu'à se fondre en lui - ou bien plutôt en elle.

  • Tête de mule... Quel autre qualificatif employer pour désigner Louise, vieille dame de 92 ans, qui régit son monde à la baguette depuis son 1,56 mètre ? Seulement voilà, son monde s'est bien rétréci, depuis que l'âge la cantonne dans son appartement du sixième étage. Heureusement qu'il y a Bernard, le facteur fidèle, qui ne manque jamais de lui apporter ses provisions en plus de son courrier. Mais ce matin, Bernard a une mauvaise nouvelle...

  • Göran Alexandersson ? Un homme sans histoire, apprécié de tous ceux qui le connaissent. Dès lors, son décès soudain à l'arrière d'un taxi doit résulter d'une mort naturelle. Un AVC sans doute. Voilà ce à quoi songe Kurt Wallander, quand les résultats de l'autopsie tombent et le laissent sans voix : il ne peut s'agir que d'un suicide... ou d'un meurtre. Et les indices sont bien minces pour tenter de découvrir qui pouvait avoir intérêt à faire disparaître Alexandersson. Alors ? S'avouer battu n'est sûrement pas dans les habitudes du célèbre commissaire, qui traquera la vérité sans relâche.

  • Qui mieux qu'un écrivain peut raconter une grande histoire d'amour ? Bien souvent, il exprime au plus juste les infinies nuances du sentiment, dans ses oeuvres mais aussi, de manière parfois spectaculaire, dans sa correspondance. Témoins ces billets intimes entre Victor Hugo et Juliette Drouet, sa maîtresse pendant cinquante ans. Des lettres écrites fidèlement à chaque anniversaire de leur rencontre, et qui conservent jusqu'au bout le souffle de la passion et la douceur de la tendresse.

  • Tomás Betriu, professeur d'université au savoir époustouflant, mène une vie bien réglée, sans grande fantaisie. Pas la moindre aspérité semble-t-il chez cet homme, qui suscite par là-même tout autant l'admiration qu'un léger ennui... ou un brin d'agacement. Jusqu'au jour où on le surprend légèrement ivre lors d'une soirée. Peu à peu, le voile se déchire, pour laisser apparaître un tout autre personnage. Ses collègues n'auront alors de cesse qu'ils puissent répondre à cette question : qui est vraiment le Docteur Betriu ?

  • Ce serait un leurre de croire que ce texte, parce qu'il est l'un des rares écrits de fiction que nous ait laissés Walter Benjamin, consiste seulement en une description brillante du carnaval niçois. Certes, le narrateur regarde passer le corso en ce jour de Mardi gras - mais pas en simple spectateur amusé, comme la foule qui suit les chars. Pour lui, cette manifestation publique est l'occasion de nouvelles réflexions sur l'art du divertissement, et les déguisements chatoyants se révèlent autant de symboles à décrypter...

  • C'est l'histoire d'une relation sans lendemain, assumée... ou presque. Car en confiant l'aventure qu'elle a eue avec un vendeur de kiwis à l'une de ses amies, la narratrice ne peut s'empêcher de chercher à y voir une « minuscule histoire d'amour ». Une façon de se dédouaner ? Car pourquoi cette passade, cette absence de sensibilité ? Pourquoi avoir fait croire qu'elle était une femme sans attaches ? Pas sûr qu'elle ait vraiment la réponse. Mais cette expérience lui aura au moins appris une chose : jouer avec les sentiments n'est pas sans conséquence...

  • Monsieur et madame de Faxelange chérissent depuis toujours leur fille unique et souhaitent tout naturellement la marier à un bon parti. Ils croient bientôt l'avoir découvert en la personne du baron de Franlo, un étranger présenté par une connaissance... Éblouis par les richesses de ce dernier, ils font peu de cas de l'amour sincère de monsieur de Goé, pourtant de leur parenté, et l'éconduisent. Leur fille accepte le mariage. Pour le meilleur ou pour le pire ?

  • Taraneh habite à Téhéran, où elle travaille dans une agence de voyages. Jeune femme sérieuse, fiancée au respectable mais bien peu joyeux monsieur Naghavi , elle rencontre l'amour en la personne de Morad, un jeune écrivain. Cet homme affable et gai n'a qu'un défaut : sa trop grande distraction. Mais est-ce une raison pour ne pas l'épouser ? Au fil des premières années de leur mariage, Taraneh va mûrir, et découvrir toutes les facettes que peut revêtir le sentiment amoureux. Joie, inquiétude, effort, tendresse, incompréhension. Un joli texte sur le couple, ses forces... et ses fragilités.

  • De la Corse à la Chine en passant par l'Europe de l'Est, ces cinq contes issus de différentes traditions du monde rassemblent des histoires d'amour émouvantes ou drôles, souvent pleines de sagesse. Des histoires qui renvoient toujours un tant soit peu à celles que nous vivons ou rêverions de vivre. Des mots du coeur tels qu'inlassablement nous aimerions en entendre.

  • L'avalanche a fondu sur lui en quelques instants. Entre effroi et fascination, François ne peut que se rendre à l'évidence : le voici englouti sous la neige, prisonnier à l'intérieur de la dameuse où il était venu chercher un peu de repos avant de reprendre le travail. Que faire en attendant les secours ? Combien de temps faudra-t-il à ceux-ci pour le localiser et intervenir ? Et qu'est-il advenu de ses amis, quittés quelques instants plus tôt ? Pour François, c'est un compte à rebours sans fin qui commence...

  • À quoi reconnaît-on un personnage incontournable ? À sa renommée ? Pas forcément. Preuve s'il en est Jean-Benoît de la Boissière, le chef du protocole de la Commission européenne. Toujours là pour arranger une rencontre inopinée. Toujours à l'écoute. Toujours au courant de tout. Avec une douce ironie, l'auteur brosse le portrait de cet héritier de bonne famille, européen convaincu, et imagine les coulisses des institutions bruxelloises. Et si tout cela faisait s'interroger un peu sur l'Europe ?

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