Presses de la Renaissance (réédition numérique FeniXX)

  • Horatio Nelson, célèbre par sa mort légendaire à Trafalgar, et par la colonne qui porte son nom, fut l'égal de Napoléon dans le duel homérique qui opposa la France à l'Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. Mais quel est l'homme qui se cache derrière ces images de gloire ? En novembre 1770, un jeune garçon de douze ans, fils d'un modeste pasteur, embarque sur le Raisonnable, en qualité de midshipman. Tout frêle qu'il est, la dure vie à bord des navires de guerre de Sa Majesté britannique, le séduit. Très vite, ses prodigieuses qualités de marin sont remarquées : c'est le début d'une carrière, qui s'achève en apothéose lorsque, en octobre 1805, l'amiral Nelson monte sur le Victory et prend le commandement de la flotte anglaise. Mais Nelson n'est pas seulement un marin génial. C'est aussi un grand politique, étroitement mêlé aux destinées de l'effarant royaume de Naples, ballotté dans la tornade qui bouleverse l'Europe napoléonienne. Et c'est aussi - et peut-être surtout - un grand amoureux, que la rencontre avec la stupéfiante Emma Hamilton, va conduire au paroxysme de la passion, au scandale des aristocrates mais pour la joie du peuple d'Angleterre, qui a fait de son héros l'égal du roi. La mer, le pouvoir, l'amour : toute la vie de Nelson est là, aux prises avec ces forces bouillonnantes.

  • À la fois cri d'amour et cri de haine, c'est toute la tragédie palestinienne que cette fresque puissante exprime, à travers l'histoire d'un commando de Fedayins, le commando de Jaffa, dans les années soixante-dix. Amour d'un peuple déraciné pour sa patrie perdue, cette Terre promise qu'il réinvente en rêve ; haine dans ses rapports avec le monde hostile qui l'entoure. Porteurs de grandes espérances, écorchés vifs, tendres et passionnés, mais aussi irascibles parce que frustrés du plus élémentaire des droits, ces combattants croyaient alors plus à la justice des hommes qu'à celle de Dieu. Jean Bertolino retrace leurs luttes, leurs vicissitudes, leurs idéaux, leurs chimères. Il montre comment, malgré eux, ils sont pris dans un tourbillon qu'ils ne peuvent contrôler, et avancent inexorablement vers l'absurde et le chaos. Un récit percutant, au souffle épique, qui permet de mieux comprendre le conflit le plus préoccupant du monde.

  • 1910 : une jeune fille de bonne famille, douée pour la musique et le dessin, monte à Paris s'inscrire aux Beaux-Arts. Trois ans plus tard, c'est la révélation des Ballets russes. Valentine Gross exécute des croquis de Nijinski, de la Pavlova, d'Isadora Duncan, qui la font connaître des milieux de l'art. Marcel Proust, Paul Morand, Gaston Gallimard, et surtout Jean Cocteau, deviennent ses amis. Musicienne, elle se lie à Igor Stravinski, vit une brève histoire d'amour avec Edgar Varèse, et rencontre Erik Satie, dont elle se considérera comme la fille spirituelle. Dès lors, débordant d'activité et d'enthousiasme, Valentine incarne cet « esprit nouveau » qui, après 1914, déferle sur le Paris d'après-guerre. En 1919, elle épouse Jean Hugo, arrière-petit-fils du poète. Courtisée, appréciée pour son talent et son intelligence, elle mène une vie mondaine et agitée au sein des avant-gardes de l'époque. Quelques années plus tard, elle succombe aux charmes du surréalisme et d'André Breton. Son mariage n'y résiste pas. Elle peint alors ses plus beaux tableaux mais, avec la mort des amis et des passions, s'annoncent des années plus sombres... Après le faste et la gloire, cette grande dame de l'art contemporain va connaître la « misère dorée ». Bientôt, ce sera la vieillesse digne et... un certain oubli. Ce destin de femme exceptionnel ressuscite une page flamboyante de l'histoire de l'art moderne.

  • C'est à une lecture très originale de la Genèse que nous convie Alain Houziaux. Sur les origines de l'univers ou le mystère du mal, par exemple, il établit des ponts entre le récit biblique de la création du monde, et les plus récentes hypothèses astrophysiques. Il porte un regard nouveau sur la désobéissance d'Adam et Eve. Ne serait-ce pas une étape salutaire sur le chemin de l'accession à la liberté et à l'autonomie ? Il apporte des réponses décapantes et stimulantes aux questions que tout homme se pose : si Dieu est bon, pourquoi le mal, et pourquoi la mort ? Ce monde et notre vie ont-ils un sens ? Qu'est-ce qui dans l'homme résiste au projet de Dieu ?

  • Un jeune héros de vingt-quatre ans, idéaliste et chevaleresque : Aleck Paterson, fils d'un milliardaire américain. Une belle aventurière, condamnée pour un meurtre passionnel à cinq ans de prison, qu'elle purge au pénitencier de Santa-Cruz, au Mexique. Un sinistre individu : Montanez. Les bouges du Paris des années 30. La "high society" de New York et de Californie. Un escroc bolivien. Du chantage, de l'action, de l'amour... Tels sont quelques-uns des ingrédients de cette intrigue policière et sentimentale, qui n'a rien perdu de son charme. Au contraire, les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront des parfums "kitsch", qui ajoutent à son pouvoir de séduction. Publié en 1931, et tiré alors à 150 000 exemplaires, "L'archange aux pieds fourchus" est l'un des meilleurs romans de Maurice Dekobra, égal sinon supérieur au célèbre "La madone des Sleepings". Il ravira, bien sûr, les fidèles du genre, mais aussi les amateurs de "grands classiques" du roman populaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Intellectuelle, artiste peintre, progressiste, féministe, républicaine, révolutionnaire..., c'est beaucoup pour une seule femme, même au plus fort du siècle des Lumières. La vie de Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet, fut en effet. pleine de risques et de passions. Occultée pour la postérité par l'ombre de son célèbre mari, Sophie fut de celles dont on dit qu'elles ont connu un destin exceptionnel.
    Chanoinesse issue d'une famille d'aristocrates éclairés, Mlle de Grouchy est, dès l'adolescence, devenue athée par amour pour un oncle voltairien. Elle a vingt-deux ans lorsqu'elle épouse Condorcet.
    Non contente de s'engager dans le combat philosophique et politique, Sophie pratique avec brio l'art du portrait qu'elle a appris chez Mme Vigée-Lebrun. Ce talent lui sera d'un grand secours personnel et financier sous la Terreur, notamment lors de la clandestinité de Condorcet, lorsqu'elle se retrouvera seule pour élever sa fille.

  • Être ministre : un destin mais aussi un pouvoir. L'aventure se noue et se dénoue, mais l'histoire du ministre se lie à sa fonction, influe sur la façon dont il l'exerce. Bernard Chenot n'est pas un homme de parti, ni même un homme politique. Le Conseil d'État lui a donné une idée du service public, qu'il a développée dans ses conclusions de Commissaire du gouvernement, enseignée rue Saint-Guillaume, portée avec lui dans les cabinets ministériels, dans l'entreprise publique, dans les assemblées et jusqu'au gouvernement, de 1958 à 1962. Au cours d'expériences si diverses, dont il rapporte - non sans humour - quelques traits, l'auteur a vu se préciser et se vérifier sa conception de la démocratie. Celle-ci devrait conduire à instaurer un nouvel ordre de valeurs, qui ne soit pas commandé par des groupes de pression, ni même par des soucis électoraux, mais qui intéresse, directement et profondément, chacun d'entre nous. Les institutions de 1958 en donnaient la promesse. Nous ont-elles nourris d'illusions ? En reste-t-il une espérance ? Tel est le dernier mot du livre.

  • « 25 septembre. Je voudrais réussir à tenir ce journal avec régularité, et savoir y dire avec exactitude le comment et le pourquoi de cette grossesse et de cet enfant. Il me semble que c'est un devoir. L'année dernière, j'avais tenté d'expliquer à un ami peintre - la cinquantaine, père de famille - pourquoi je me donnais le droit (c'étaient ses mots) de prendre un tel risque, pourquoi je voulais un enfant (...). La discussion s'est achevée, chacun restant sur ses positions, sur la proposition d'un "rendez-vous dans vingt ans". Rendez-vous avec l'enfant, avec l'homme ou la femme qu'il serait, juge alors de la situation par moi créée, à ses dépens peut-être. Ce gosse de père célibataire, cet enfant sans mère, ce fils de pédé, s'il me demandait des comptes ? Au moins des explications, pour comprendre d'où il vient. (...) Ce que je pourrai dire ici, au long de cette grossesse, ce sera pour lui au moins un témoignage, un de ces documents qui vous donnent une identité, une légitimité. » Pierre Leenhardt. Et si l'homme se mettait à vivre, lui aussi, la grossesse ? La démarche de Pierre Leenhardt témoigne de la mentalité d'une époque, - la nôtre. Tous les pères, et surtout toutes les mères d'aujourd'hui, ne peuvent ignorer - au-delà du caractère choquant de ce récit - l'authenticité et la profondeur des questions qu'il soulève. Livre autobiographiques, à propos d'une expérience hors du commun, Le journal de grossesse d'un père célibataire est un document tout à fait exceptionnel.

  • Né en 1885, à Mont-lès-Neufchâteau, petit village lorrain proche de Domrémy, Alphonse Haensler a donc aujourd'hui quatre-vingt-treize ans. La chose est peu banale en soi : sa vie d'homme et de prêtre se confond avec l'histoire de notre siècle, la grande et la petite. Curé de campagne depuis 1912, il nous fait revivre l'enfance sévère d'un garçon que tout, autour de lui, son père militaire, son éducation rigide, son milieu modeste, son isolement, pousse vers le sacerdoce. Grâce à lui, on entre dans l'univers méconnu du petit et du grand Séminaire, tandis que la fièvre s'empare de la France divisée en deux camps. Déchirements de la séparation de l'Église et de l'État : les Francs-maçons contre la calotte... Vision manichéenne, à partir de laquelle l'histoire du curé de campagne se fige dans un itinéraire personnel entièrement tourné vers Dieu, y compris - et surtout - au milieu de la tourmente de la Grande Guerre. L'abbé Haensler témoigne d'un monde passé, qui appartient aujourd'hui aux livres d'Histoire ; mais sa vie quotidienne nous restitue, par le menu, un destin unique incarnant toute une époque et ses contradictions. Plus que tous les discours théoriques sur l'évolution de l'Église au XXe siècle, ce récit permet de comprendre les ressorts de la foi populaire : certitudes villageoises, miracles, présence du Diable et des Saints... Document sociologique, Curé de campagne est aussi un livre où les souvenirs touchants, chargés d'une émotion - souvent naïve mais issue d'une inaltérable bonté -, se mêlent à une quête de la vérité et du bonheur.

  • À une époque qui ne laissait pourtant pas la part belle aux femmes, le destin d'Artemisia Gentileschi (1593-v. 1653) fut aussi brillant que dramatique. Fille d'Orazio Gentileschi, peintre caravagesque, elle est élevée parmi les excentricités d'atelier et les querelles d'école. Lorsque sa mère meurt, elle n'a que douze ans. Son père l'initie très tôt à la peinture. Il confie, à l'un de ses amis, Agostino Tassi, le soin de lui donner des cours de perspective. Ce dernier séduit et viole la jeune fille, qui n'a alors que dix-huit ans. Il en résultera un procès resté dans les annales : l'agresseur fut condamné à un an de prison mais, humiliée, soumise à la question, Artemisia fut, elle, marquée à vie. Les soupçons continueront de peser sur elle, et elle devra sans cesse se battre pour rétablir son honneur. Un mariage plus ou moins heureux, la naissance d'une fille, une carrière réussie, une célébrité internationale, tout cela ne fut pas de trop pour retrouver dignité et renommée. D'une oeuvre forte, réaliste et violente, cette femme-peintre hors du commun sut faire l'étendard de sa revanche.

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • Je veux raconter une histoire, aussi simplement, aussi clairement que possible, une histoire comme on n'en raconte plus guère aujourd'hui, et pas n'importe quelle histoire, mais celle de Jean-Louis Solier, dit "Sans Peur". Ce "Sans Peur" a été, pendant la Révolution et le Directoire, jusqu'aux premiers jours du Consulat, une sorte de Chouan au pays des Camisards, situation étrange, comme l'aurait été celle d'un Bleu luttant presque seul, avec quelques dizaines de compagnons, contre toute la Vendée. Je voudrais raconter ses aventures comme si je les connaissais pour avoir couru à ses trousses avec une compagnie de la 113e demi-brigade, un peloton de hussards, ou une section des grenadiers de Marseille. L'histoire souffle des quatre points cardinaux, comme souffle le vent. Mais elle va où elle veut. A-t-elle un sens ? C'est un grand débat, et je ne voudrais pas me hasarder à répondre à cette question. Ce dont je suis sûr, c'est qu'à certains moments, elle coule de façon irrésistible, et que nul ne peut alors s'opposer à son cours. C'est ce qui s'est passé pendant la Révolution française. C'est ce qui peut se passer demain... et malheur à celui qui n'est pas en accord avec son temps.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né en 1754, à Saint-Pétersbourg, Paul était le fils de Catherine II et (officiellement) de Pierre III, qui fut chassé du trône par son épouse en 1762, avant d'être assassiné une semaine plus tard. Sans doute la vie scandaleuse de sa mère, le dédain haineux qu'elle lui manifesta, les humiliations qu'il subit, la mort tragique de son père théorique, contribuèrent-ils à faire du tsar Paul Ier, pour les historiens, une énigme psychologique. Une partie de ses sujets crut à la démence de leur souverain, sous l'influence des ragots et des calomnies forgés par les conjurés qui allaient l'assassiner, mais sous l'influence aussi des inconséquences du personnage. Paul Ier était intelligent, pieux, travailleur, imaginatif, cultivé et généreux. Mais il était impatient, nerveux, orgueilleux, imprévisible, coléreux, versatile et - héritage de sa jeunesse - sa méfiance devint quasiment maladive. Il prit systématiquement le contrepied de ce qu'avait fait sa mère, favorisa les serfs, rétablit les peines corporelles contre la noblesse, exigea des officiers et des fonctionnaires un service qu'ils avaient perdu l'habitude d'accomplir, s'attirant ainsi une hostilité qui explique sa fin. Animé d'abord d'une véritable phobie anti jacobine, il s'éprit ensuite de Bonaparte, au point de mener une politique antibritannique qui coûtera cher au pays. Ses foucades, ses oukazes, ses interventions dans la vie quotidienne des gens (vêtements, coiffure, horaires des repas), contribueront à nourrir une rumeur de folie soigneusement entretenue. Ce sont ses familiers qui, avec la complicité tacite de son fils Alexandre, formeront le complot qui aboutira à son étranglement dans la nuit du 23 au 24 mars 1801. Marina Grey s'est livrée à des recherches approfondies, pour nous donner un récit captivant des tribulations sur l'assassinat de cet étrange tsar.

  • Ce livre a été achevé pendant l'hiver 1956-1957. Depuis, les événements ont éclairé d'une lumière très vive la thèse - ou plutôt - le diagnostic de l'auteur. Les « princes qui nous gouvernent » sont à ce point attachés au système qui les fait ce qu'ils sont, qu'ils préfèrent l'abdication de la France au redressement qui serait le salut. Or, ce redressement, nécessaire à l'existence de la France et à la liberté des Français, est possible, mais il exige des « princes » un acte de courage. Quelle erreur commettent-ils en ne le comprenant pas ! Le régime ne résistera pas à certaines épreuves et, après avoir tout perdu, pour n'avoir pas osé s'attaquer au seul problème, celui de l'autorité politique, nos princes seront, eux-mêmes, des épaves perdues. Se ressaisiront-ils avant qu'il soit trop tard ?

  • Être ministre : un destin mais aussi un pouvoir. L'aventure se noue et se dénoue, mais l'histoire du ministre se lie à sa fonction, influe sur la façon dont il l'exerce. Bernard Chenot n'est pas un homme de parti, ni même un homme politique. Le Conseil d'État lui a donné une idée du service public, qu'il a développée dans ses conclusions de Commissaire du gouvernement, enseignée rue Saint-Guillaume, portée avec lui dans les cabinets ministériels, dans l'entreprise publique, dans les assemblées et jusqu'au gouvernement, de 1958 à 1962. Au cours d'expériences si diverses, dont il rapporte - non sans humour - quelques traits, l'auteur a vu se préciser et se vérifier sa conception de la démocratie. Celle-ci devrait conduire à instaurer un nouvel ordre de valeurs, qui ne soit pas commandé par des groupes de pression, ni même par des soucis électoraux, mais qui intéresse, directement et profondément, chacun d'entre nous. Les institutions de 1958 en donnaient la promesse. Nous ont-elles nourris d'illusions ? En reste-t-il une espérance ? Tel est le dernier mot du livre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ariane, photographe célèbre, évoque son tumultueux passé. Pendant près d'un demi-siècle, de 1945 à nos jours, passions politiques et amoureuses se sont mêlées pour elle, son mari Sébastien, architecte, et Xavier, le deuxième homme de sa vie. Tous trois, liés par un « pacte de liberté sans mensonge », voyagent bien au-delà des convenances admises par un monde qu'ils veulent changer. Sébastien croit le rebâtir, Ariane le recomposer et Xavier agir sur lui. Mise à rude épreuve, leur foi en l'action collective s'écroulera. Puisque le monde n'obéit pas aux rêves, le trio choisira la fidélité à ses propres lois. Vulnérables, Ariane, Sébastien et Xavier affronteront pourtant sans faillir les secousses qui menacent leur équilibre. Et cette exceptionnelle histoire d'amour et d'amitié durera jusqu'à la disparition de celui qui disait à Ariane : « Je voudrais que ma mort soit le premier chagrin que je te causerai ». Jamais Dominique Desanti n'a ainsi mêlé le réel et l'imaginaire, l'historique et le quotidien, le public et le privé. Une brillante re-création de notre monde, où le doute le dispute à la nécessité de croire.

  • Loin des analyses sociologiques et psychologiques sur le monde de la drogue, ce livre révèle, de manière crue - comme ils l'expriment entre eux -, ce que les jeunes ressentent face à la drogue, omniprésente dans leur vie. Qu'ils soient en cinquième ou en terminale, ils ont accepté de parler librement. Il est important d'écouter ce qu'ils ont à dire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De l'ancienne Rome à 1945, le modèle de l'autorité familiale régissant les relations parents-adolescents n'avait guère évolué. Le père régnait en maître sur la famille. Depuis un demi-siècle, les changements ont été radicaux... Ce sont ces transformations historiques, sociales et psychologiques que l'auteur analyse dans cet ouvrage passionnant. Comment et pourquoi au modèle autoritaire s'est substitué un modèle démocratique ? L'après-guerre, la croissance ou les crises qui lui succèdent consacrent une notion « révolutionnaire », celle d'adolescent. Aujourd'hui, il n'y a plus ni parents ni adolescents, mais des personnes à part entière, évolution qui apporte ses propres traumatismes ou conflits. Se référant à la fois aux meilleures sources et à un travail d'enquête personnel auprès de nombreuses familles, l'auteur nous donne à voir un véritable état des lieux de notre société sous l'angle original de la relation entre parents et adolescents.

  • A partir des enquêtes-reportages qu'elle a réalisées pour Marie-Claire, Catherine Rihoit a composé un ouvrage passionnant sur la vie des femmes d'aujourd'hui. Ces dernières années, les femmes ont beaucoup changé. Nous sommes à l'ère du "post-féminisme". "Nous regardons désormais le monde par nos propres yeux, dit Catherine Rihoit, et non plus à travers ceux de nos pères, de nos frères ou de nos maris. Et nous parlons notre propre langage, même si celui-ci est encore parfois hésitant, timide, pudique." L'auteur de La Favorite et de Triomphe de l'amour ajoute : "Les femmes dont les témoignages émaillent ce livre ont évidemment des noms et des identités d'emprunt. Pour parler librement, il faut être assurée que les voisins ne vous reconnaîtront pas. Car elles ne témoignent pas, comme les hommes le font si volontiers, sur la vie publique, mais sur la vie privée. La leur donc, par définition : le domaine du coeur." En effet, l'amour est au centre de ces récits. Selon leur âge et leur situation affective, les femmes racontent leurs flirts, leurs liaisons, leurs plaisirs et leurs désirs. De la recherche du premier amour au bilan de toute une vie... A cet égard, Regards de femmes est à la fois le roman de la femme moderne, avec ses multiples facettes, et un panorama en prise directe sur la vie affective des Françaises.

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