Sciences humaines & sociales

  • Il est temps de jeter les bases d'une autre politique, pour vivre en société plutôt qu'en socialisme et pour une réelle égalité des chances entre les Français. L'égalité est un thème ambigu. Traité sous sa forme idéologique par les animateurs du « socialisme à la française », il privilégie systématiquement le principe idéocratique d'État aux dépens du principe de liberté pratique de la personne. Dans les faits, en France comme ailleurs, l'expérience montre comment cette démarche erronée aboutit à des « inégalités nouveaux modèles » : comportements d'évasion, perte d'efficacité de l'État-providence, apparition de nouvelles classes dominantes et d'appropriations privées d'avantages publics, pression fiscale, affaiblissement économique. La France s'enfonce peu à peu dans un néo-conservatisme social. C'est pour la dégager de cette sombre perspective que Jean-Claude Colli montre ici à quel point et plus que jamais l'égalité est une idée neuve. Une idée qui, pour porter ses fruits, demande à vivre en liberté.

  • Depuis vingt-cinq ans, la politique pénale est en crise dans l'ensemble du monde occidental. La crise devient paroxystique en France : à une augmentation galopante de la criminalité répond mal un arsenal insuffisant de mesures inadéquates. La cause principale de l'échec réside dans l'incertitude sur les droits et les devoirs réciproques de l'État et de l'individu. Pénétré par les théories marxistes, notre droit, qui croit toujours plus ou moins à une culpabilité sociale dans la délinquance, ne punit plus que d'une façon trop clémente sans réussir à réinsérer socialement ceux qui en paraissent dignes. Après avoir présenté d'une façon claire le bilan des connaissances criminologiques actuelles tant en ce qui concerne les causes connues de la délinquance que les moyens possibles d'y remédier, le livre propose une orientation radicalement nouvelle de la politique anti-criminelle. Convaincue que le principal défaut du système actuel tient à un amalgame des différentes catégories de délinquants, l'auteur propose une distinction catégorique de trois types de traitements à appliquer aux trois types de délinquants : les paumés, les coupables, les antisociaux. Personne ne peut affirmer qu'il est en mesure de réduire le phénomène criminel. Ce n'est pas une raison suffisante pour ne pas essayer.

  • Pendant des années, le général de Gaulle a tenu la « Une » des journaux du monde entier, et puis brutalement, le silence. Le 28 avril 1969, Charles de Gaulle quittait volontairement le pouvoir. A la Boisserie, il vivait, invisible, sa grande retraite. Le public n'a connu de ses dix-huit derniers mois que ce que de Gaulle avait bien voulu faire connaître ; les quatre rencontres avec d'anciens ministres et, bien sûr, ses deux voyages en Irlande et en Espagne. A part ces exceptions, tout de ces dix-huit mois reste ignoré... Mourir à Colombey n'est pas un roman, mais une enquête minutieuse qui révèle enfin ce qu'ont été ces longs mois d'exil volontaire à Colombey-les-Deux-Églises. De Gaulle, en dix-huit mois, a été mémorialiste, mais aussi il a vécu comme jamais auparavant ; incognito, il a parcouru les routes de France, pique-niquant dans les bois, cueillant des champignons. Il s'est rendu à Paris, a retrouvé sa famille qu'il avait un peu délaissée quand il était au pouvoir. Il a revu ses anciennes servantes, et d'un dentiste de Chaumont, il s'est fait un ami... Avec Mourir à Colombey, vous suivez pas à pas Charles de Gaulle, au cours de ses dix-huit derniers mois.

  • L'exemple de la Révolution russe et les théories de Lénine ont fait de cet ancien aide-bibliothécaire de l'Université de Pékin un lutteur acharné et un prodigieux homme d'action. Devenu, après un quart de siècle de guerre révolutionnaire, le maître absolu d'un empire de six cents millions d'habitants, Mao Tsé-toung n'en poursuit pas moins le combat tant à l'intérieur de son pays où il s'efforce d'édifier un ordre nouveau, qu'à l'extérieur où il participe aux côtés de l'U.R.S.S. à la propagation de l'idéal communiste. De la « longue marche » au « grand bond en avant », il n'a pas cessé d'être le protagoniste de l'une des plus impressionnantes épopées des temps modernes.

  • Quelle est cette rébellion congolaise qui a provoqué un fabuleux imbroglio où se mêlent la politique, la diplomatie, la sorcellerie, tout cela planant sur une guerre horrible ? Pourquoi les massacres des blancs et des noirs ? Pourquoi les mercenaires ? Pourquoi Tshombé ? C'est tout le drame congolais que ces pages essaient d'expliquer. L'auteur, reporter du quotidien bruxellois La Libre Belgique, suit de près l'actualité congolaise depuis 1958. Il a interviewé les principaux acteurs du drame congolais, il a suivi Tshombé au Caire. et dans ses tournées à l'intérieur du Congo, et, en novembre 1964, il est monté sur Stanleyville avec la 5e brigade mécanisée de l'armée congolaise.

  • Ce livre constitue une synthèse survolant les siècles, de Ramsès II à Ferhat Abbas, replaçant ainsi dans leur perspective les événements du passé jusqu'à ceux de l'actualité la plus brûlante. Après avoir été façonnée par les Phéniciens, les Grecs, les Romains, la Méditerranée est devenue le berceau de la civilisation chrétienne. Ce n'est pas par hasard que le Christ est né sur ses rives, au carrefour des trois continents qui ont peuplé le reste de la planète. C'est en grande partie par la mer que l'Évangile s'est répandu. Au début du VIIe siècle, tous les États entourant la Méditerranée étaient chrétiens. A cet ensemble harmonieux, une civilisation extra-méditerranéenne, l'Islam, a porté un coup dont les conséquences ne sont pas épuisées. Successivement, les Arabes pendant sept siècles, les Turcs pendant cinq autres ont essayé de conquérir et de dominer les rives de la « mer Intérieure ». L'occident s'est trouvé en état de légitime défense. Aujourd'hui, l'expansion musulmane s'exprime par la voie des nationalismes arabes que nous-mêmes avons suscités. « L'Histoire de la Méditerranée » nous fait assister aux péripéties politiques et stratégiques de cette lutte dramatique, jusqu'aux ébranlements les plus récents du Proche Orient et du Maghreb.

  • Charles le Grand n'est pas l'empereur à la barbe fleurie. Derrière les poétiques inventions de « La Chanson de Roland » apparaît le visage d'un grand administrateur, d'un politique habile, d'un amoureux infatigable. De l'homme aussi qui, au tournant du IXe siècle, a su réaliser, sans aucune idée préconçue, la première esquisse de l'Europe. L'exemple de cette étonnante figure montre qu'il n'est d'abîme si profond d'où la volonté d'un homme de génie ne puisse faire surgir le bonheur des peuples, mais qu'elle demeure impuissante si elle n'a pas pris toutes les précautions pour assurer définitivement leur avenir.

  • Par Meneurs d'Hommes, il faut entendre ici les grandes figures de l'Histoire de l'Antiquité à nos jours qui, par leurs actes, leur pensée, leur exemple, leur autorité, ont réussi à communiquer leur foi et leur ardeur à des collectivités, qui ont subjugué les foules et exalté les peuples, soit pour servir leurs ambitions personnelles, soit pour défendre les causes qui leur semblaient les plus justes ou les plus nobles. Comment ces personnages historiques ont-ils exercé leur ascendant sur leurs contemporains ? Quels éléments ont favorisé leur vocation d'hommes d'action ? Quelles furent les conséquences de la mission qu'ils ont cru devoir accomplir ? Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles les auteurs publiés dans cette collection répondent en présentant à la fois le portrait d'une destinée et le tableau d'une épopée.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pendant que la France vaincue était livrée à l'occupation, pendant que sa population souffrait de la faim, pendant que ses soldats demeuraient prisonniers des stalags et que ses ouvriers étaient déportés en Allemagne, environ 20 000 Français trouvaient pour la durée de guerre un refuge aux États-Unis. Comment vécurent ces émigrés ? Que firent-ils pour aider leurs frères captifs de l'hexagone ? Quel fut exactement leur rôle dans la préparation politique de l'après-guerre ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage s'efforce de répondre. Directeur de l'Agence Havas aux États-Unis, l'auteur connut tous les dessous des rapports franco-américains pendant cette période. Il espère que son témoignage éclairera les aspects les plus secrets d'une émigration dont la France, isolée du monde pendant cinq ans, n'a presque rien su.

  • L'univers concentrationnaire est découvert par un jeune garçon que la guerre a surpris dans ses rêves. Dans son petit village de montagne, il aimait à se cacher dans une grotte où il n'aurait pas été étonné de voir surgir ses héros préférés, Zorro et Buffalo Bill. Ils semblent lui apparaître un jour sous les traits concrets de deux maquisards qu'il cache et c'est comme cela qu'il sera emprisonné et envoyé vers l'Est. Les épreuves auxquelles l'enfant échappe, grâce au "miracle" des bombardements alliés et de la Libération, ont fait de lui un homme. Entre deux scènes d'horreur, il a pressenti l'amour humain à la vue d'une belle dame SS. Après la guerre, il s'éprend d'une compagne de rencontre, mais il découvre qu'elle est allemande. Il n'a pas à lui signifier la rupture. C'est elle-même qui, dans une lettre qui termine le livre, renonce à lui, sa nationalité la rendant solidaire des crimes commis. L'Enfance, la Mort, l'Amour, on trouvera tout cela dans ce livre poignant, au style sobre et précis, d'une psychologie émouvante et sûre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Fidèle à sa mission, le FLB-ARB frappe ! » « Pour que les Bretons qui se battent le dos au mur soient entendus du gouvernement de Paris. » Or, l'État riposte par un grand procès ! Ouvriers, paysans, artisans, employés, travailleurs indépendants... membres du FLB sont traduits en octobre 1972 devant la Cour de Sûreté de l'État. Pour « infraction en relation avec une entreprise individuelle ou collective consistant à substituer une autorité illégale à l'autorité de l'État ». A la barre du tribunal, des Bretons venus de toute la Bretagne accusent « Les vrais coupables sont au gouvernement ! » Le pouvoir qui ne veut « ni héros ni martyrs » recule... Mais rien n'est résolu ! Le FLB va-t-il frapper de nouveau ? Le Breton de 1972 veut obtenir les conditions d'un épanouissement culturel, économique, social et politique. La seule solution pour une Bretagne vivante et prospère est dans la reconnaissance des minorités ethniques de l'Hexagone afin qu'elles puissent participer à l'élaboration d'une Europe humaine. Dans ses précédents ouvrages (Complots pour une république bretonne, La Révolution bretonne permanente, Au village des condamnés à mort), Ronan Caerléon a étudié l'histoire du mouvement autonomiste breton et les différents aspects de l'actuelle « contestation » bretonne. Il était donc particulièrement qualifié pour évoquer aujourd'hui le grand procès où, pour la première fois, les combattants de la cause bretonne ont pu développer leurs arguments devant la Justice française. Des arguments qui sont aussi ceux de Ronan Caerléon dans son oeuvre et dans son action militante.

  • Jean Pierre-Bloch est élu député socialiste en 1936. En 1940, il est fait prisonnier le 24 juin (son régiment s'est battu jusqu'à ce jour). Il s'évade, entre dans la Résistance. Arrêté, condamné, il s'évade à nouveau et rejoint Londres. Il admire en de Gaulle le chef de la Résistance et le champion de la République. Il le défendra longtemps avant d'admettre que ces années de 40 à 44, si elles furent le temps de l'héroïsme, furent aussi hélas ! le temps des méprises. Méprise, la confiance en un mouvement qui pratique un antiparlementarisme violent. Méprise, la création du groupe parlementaire puis de l'Assemblée consultative : de Gaulle n'a pas changé, mais il a besoin d'un appui contre Giraud. Méprise encore d'avoir cru Giraud un fasciste dangereux et sous-estimé l'ambition de de Gaulle. Officier servant au B.C.R.A., puis commissaire-adjoint à l'Intérieur (le commissaire était Emmanuel d'Astier). Pierre-Bloch a suivi les avatars de la France combattante. Il a vu Pierre Brossolette séduit par le gaullisme, mais inquiet du mépris de son chef envers les hommes. Il a vu Félix Gouin prévoir la Ve République. Par ses fonctions, il a pu observer de près le développement du gaullisme, son fonctionnement interne, et son attitude envers l'extérieur : rapprochement avec l'URSS pour faire pièce aux Anglo-Saxons (et ralliement de Maurice Tehorez), manoeuvre à l'égard du mouvement "Wallonie libre" (en attendant le Québec libre). En août 44, Pierre-Bloch est à Toulouse. Il salue les maquisards. A ce moment de Gaulle est à Paris, et à l'Hôtel de Ville refuse de crier "Vive la République". Le temps des méprises, ce sont ces quatre années de souffrance et de courage, confisquées par un seul homme.

  • Le malheur de Louis XVI fut d'accéder au trône à une époque où il était impossible de l'occuper sans faire exactement l'inverse de ce que réclamaient les Français, tant il est vrai que ce que le peuple demande est rarement ce qu'il veut. Les Français étaient grisés du mot de « liberté », mais chaque liberté réelle que Louis XVI leur accordait cessait de leur plaire dès qu'ils en jouissaient et le joug, dont ils avaient tout loisir de se plaindre, leur devenait d'autant plus intolérable qu'il s'allégeait. Sous ses prédécesseurs, remarquait Soulavie, un de ses sujets tardivement repentis, le monarque était l'objet du culte des Français ; sous Louis XVI, les Français devinrent l'objet du culte du monarque. Ainsi l'amour, en changeant de camp, avait-il préludé au divorce entre le roi et la nation. Livre de justice et de réparation, écrivit Bernard Faÿ lorsque, voilà plus de vingt ans, il me dédicaça un exemplaire de Louis XVI ou la fin d'un monde que les Éditions de la Table Ronde ont l'excellente idée de rééditer. La modestie de Bernard Faÿ l'empêchait : d'ajouter : « le meilleur livre sur Louis XVI ». Il m'appartient de le dire aujourd'hui.

  • Hier - Pour la première fois, nous voyons apparaître au grand jour la trame secrète qui, à travers les sociétés secrètes, âme des grands « Ordres » chevaleresques et monastiques, fait la véritable Histoire de toujours. Pour la première fois, les enseignements de l'École ésotérique des antiques « Mystères » d'Égypte, de l'Inde, de Chaldée, d'Eleusis ou de Bibracte sont rendus publics ou du moins placés dans une lumière qui les rapproche du coeur des Hommes de bonne volonté. Aujourd'hui - Mais le présent s'anime aussi dans ce livre. Il est peut-être même parlé de vous dans ce livre, si vous êtes l'un des militants, ou même un simple « supporter », de ces « Forces vives » qui font la vie, essayant d'apporter un peu de justice, d'ordre et de fraternité entre tant d'intérêts, d'idéologies et de partis, prêcheurs de méfiance et de haine plus souvent que de compréhension et de coopération entre les hommes, Cet ouvrage est en effet, en partie, le fruit de la prise de conscience d'un certain nombre d'associations et d'individualités, toutes citées dans les chapitres consacrés à l'actualité, inquiètes de leur dispersion et préoccupées de porter remède à cette submersion des valeurs et à ce mépris de l'Homme et de la Qualité, qui caractérise notre siècle et ses sociétés d'insectes. Demain - Féconde aussi pour l'avenir, l'oeuvre de A. Gautier-Walter modifie totalement le champ visuel des sciences particulières, à la lumière toute nouvelle d'une science totale, science de l'unité, où la Politique, la Physique, l'Astronomie, l'Économie et la « Psychologie des profondeurs » s'intègrent en la synthèse d'une Équation d'Unité par la méthode de l'Homologie. Cela aboutit à une sorte d'Humanisme révolutionnaire dont l'audace va très au-delà des solutions proposées par les doctrines politiques qui se disputent aujourd'hui l'empire du monde, par la pensée et par l'action.

  • Jusqu'à présent, sur la Hongrie, nous connaissions des « reportages ». Mais à ce procès qui s'ouvre devant l'histoire (et non devant l'O.N.U.) ceux qui ont pris, à une place souvent humble, une part directe au soulèvement populaire d'octobre, viennent enfin déposer. Qui étaient-ils ? Qui sont-ils ? Ceux qu'une propagande un peu trop grossière n'a pas réussi tout de même à faire passer pour des nantis ou des ploutocrates américains. Ce livre nous le dit pour la première fois. Les unes après les autres ces voix calmes et graves déposent. « J'étais là ; j'ai vu ceci ; j'ai fait cela. » Nicolas Baudy a composé ce dossier (comprenant neuf témoignages directs et l'analyse de 350 réponses à une enquête auprès des révolutionnaires exilés) avec patience et entêtement, sans que jamais son attachement passionné à la cause de la liberté l'ait entraîné à oublier le respect qu'il porte à la pure et simple objectivité. JEUNESSE D'OCTOBRE, c'est, si l'on veut, le Livre Blanc de la Révolution Hongroise. On aura du mal à faire taire ces voix.

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