Sciences humaines & sociales

  • Pendant que la France vaincue était livrée à l'occupation, pendant que sa population souffrait de la faim, pendant que ses soldats demeuraient prisonniers des stalags et que ses ouvriers étaient déportés en Allemagne, environ 20 000 Français trouvaient pour la durée de guerre un refuge aux États-Unis. Comment vécurent ces émigrés ? Que firent-ils pour aider leurs frères captifs de l'hexagone ? Quel fut exactement leur rôle dans la préparation politique de l'après-guerre ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage s'efforce de répondre. Directeur de l'Agence Havas aux États-Unis, l'auteur connut tous les dessous des rapports franco-américains pendant cette période. Il espère que son témoignage éclairera les aspects les plus secrets d'une émigration dont la France, isolée du monde pendant cinq ans, n'a presque rien su.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'univers concentrationnaire est découvert par un jeune garçon que la guerre a surpris dans ses rêves. Dans son petit village de montagne, il aimait à se cacher dans une grotte où il n'aurait pas été étonné de voir surgir ses héros préférés, Zorro et Buffalo Bill. Ils semblent lui apparaître un jour sous les traits concrets de deux maquisards qu'il cache et c'est comme cela qu'il sera emprisonné et envoyé vers l'Est. Les épreuves auxquelles l'enfant échappe, grâce au "miracle" des bombardements alliés et de la Libération, ont fait de lui un homme. Entre deux scènes d'horreur, il a pressenti l'amour humain à la vue d'une belle dame SS. Après la guerre, il s'éprend d'une compagne de rencontre, mais il découvre qu'elle est allemande. Il n'a pas à lui signifier la rupture. C'est elle-même qui, dans une lettre qui termine le livre, renonce à lui, sa nationalité la rendant solidaire des crimes commis. L'Enfance, la Mort, l'Amour, on trouvera tout cela dans ce livre poignant, au style sobre et précis, d'une psychologie émouvante et sûre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Fidèle à sa mission, le FLB-ARB frappe ! » « Pour que les Bretons qui se battent le dos au mur soient entendus du gouvernement de Paris. » Or, l'État riposte par un grand procès ! Ouvriers, paysans, artisans, employés, travailleurs indépendants... membres du FLB sont traduits en octobre 1972 devant la Cour de Sûreté de l'État. Pour « infraction en relation avec une entreprise individuelle ou collective consistant à substituer une autorité illégale à l'autorité de l'État ». A la barre du tribunal, des Bretons venus de toute la Bretagne accusent « Les vrais coupables sont au gouvernement ! » Le pouvoir qui ne veut « ni héros ni martyrs » recule... Mais rien n'est résolu ! Le FLB va-t-il frapper de nouveau ? Le Breton de 1972 veut obtenir les conditions d'un épanouissement culturel, économique, social et politique. La seule solution pour une Bretagne vivante et prospère est dans la reconnaissance des minorités ethniques de l'Hexagone afin qu'elles puissent participer à l'élaboration d'une Europe humaine. Dans ses précédents ouvrages (Complots pour une république bretonne, La Révolution bretonne permanente, Au village des condamnés à mort), Ronan Caerléon a étudié l'histoire du mouvement autonomiste breton et les différents aspects de l'actuelle « contestation » bretonne. Il était donc particulièrement qualifié pour évoquer aujourd'hui le grand procès où, pour la première fois, les combattants de la cause bretonne ont pu développer leurs arguments devant la Justice française. Des arguments qui sont aussi ceux de Ronan Caerléon dans son oeuvre et dans son action militante.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Jean Pierre-Bloch est élu député socialiste en 1936. En 1940, il est fait prisonnier le 24 juin (son régiment s'est battu jusqu'à ce jour). Il s'évade, entre dans la Résistance. Arrêté, condamné, il s'évade à nouveau et rejoint Londres. Il admire en de Gaulle le chef de la Résistance et le champion de la République. Il le défendra longtemps avant d'admettre que ces années de 40 à 44, si elles furent le temps de l'héroïsme, furent aussi hélas ! le temps des méprises. Méprise, la confiance en un mouvement qui pratique un antiparlementarisme violent. Méprise, la création du groupe parlementaire puis de l'Assemblée consultative : de Gaulle n'a pas changé, mais il a besoin d'un appui contre Giraud. Méprise encore d'avoir cru Giraud un fasciste dangereux et sous-estimé l'ambition de de Gaulle. Officier servant au B.C.R.A., puis commissaire-adjoint à l'Intérieur (le commissaire était Emmanuel d'Astier). Pierre-Bloch a suivi les avatars de la France combattante. Il a vu Pierre Brossolette séduit par le gaullisme, mais inquiet du mépris de son chef envers les hommes. Il a vu Félix Gouin prévoir la Ve République. Par ses fonctions, il a pu observer de près le développement du gaullisme, son fonctionnement interne, et son attitude envers l'extérieur : rapprochement avec l'URSS pour faire pièce aux Anglo-Saxons (et ralliement de Maurice Tehorez), manoeuvre à l'égard du mouvement "Wallonie libre" (en attendant le Québec libre). En août 44, Pierre-Bloch est à Toulouse. Il salue les maquisards. A ce moment de Gaulle est à Paris, et à l'Hôtel de Ville refuse de crier "Vive la République". Le temps des méprises, ce sont ces quatre années de souffrance et de courage, confisquées par un seul homme.

  • Le malheur de Louis XVI fut d'accéder au trône à une époque où il était impossible de l'occuper sans faire exactement l'inverse de ce que réclamaient les Français, tant il est vrai que ce que le peuple demande est rarement ce qu'il veut. Les Français étaient grisés du mot de « liberté », mais chaque liberté réelle que Louis XVI leur accordait cessait de leur plaire dès qu'ils en jouissaient et le joug, dont ils avaient tout loisir de se plaindre, leur devenait d'autant plus intolérable qu'il s'allégeait. Sous ses prédécesseurs, remarquait Soulavie, un de ses sujets tardivement repentis, le monarque était l'objet du culte des Français ; sous Louis XVI, les Français devinrent l'objet du culte du monarque. Ainsi l'amour, en changeant de camp, avait-il préludé au divorce entre le roi et la nation. Livre de justice et de réparation, écrivit Bernard Faÿ lorsque, voilà plus de vingt ans, il me dédicaça un exemplaire de Louis XVI ou la fin d'un monde que les Éditions de la Table Ronde ont l'excellente idée de rééditer. La modestie de Bernard Faÿ l'empêchait : d'ajouter : « le meilleur livre sur Louis XVI ». Il m'appartient de le dire aujourd'hui.

  • Hier - Pour la première fois, nous voyons apparaître au grand jour la trame secrète qui, à travers les sociétés secrètes, âme des grands « Ordres » chevaleresques et monastiques, fait la véritable Histoire de toujours. Pour la première fois, les enseignements de l'École ésotérique des antiques « Mystères » d'Égypte, de l'Inde, de Chaldée, d'Eleusis ou de Bibracte sont rendus publics ou du moins placés dans une lumière qui les rapproche du coeur des Hommes de bonne volonté. Aujourd'hui - Mais le présent s'anime aussi dans ce livre. Il est peut-être même parlé de vous dans ce livre, si vous êtes l'un des militants, ou même un simple « supporter », de ces « Forces vives » qui font la vie, essayant d'apporter un peu de justice, d'ordre et de fraternité entre tant d'intérêts, d'idéologies et de partis, prêcheurs de méfiance et de haine plus souvent que de compréhension et de coopération entre les hommes, Cet ouvrage est en effet, en partie, le fruit de la prise de conscience d'un certain nombre d'associations et d'individualités, toutes citées dans les chapitres consacrés à l'actualité, inquiètes de leur dispersion et préoccupées de porter remède à cette submersion des valeurs et à ce mépris de l'Homme et de la Qualité, qui caractérise notre siècle et ses sociétés d'insectes. Demain - Féconde aussi pour l'avenir, l'oeuvre de A. Gautier-Walter modifie totalement le champ visuel des sciences particulières, à la lumière toute nouvelle d'une science totale, science de l'unité, où la Politique, la Physique, l'Astronomie, l'Économie et la « Psychologie des profondeurs » s'intègrent en la synthèse d'une Équation d'Unité par la méthode de l'Homologie. Cela aboutit à une sorte d'Humanisme révolutionnaire dont l'audace va très au-delà des solutions proposées par les doctrines politiques qui se disputent aujourd'hui l'empire du monde, par la pensée et par l'action.

  • La sexualité est le nerf de la guerre que nous livrent les fabricants de bonheur de la société de consommation. Sexualité sournoise, sexualité seconde, sexualité maquillée en érotisme. Sexualité partout. Autant aller au bout de l'imaginaire sexuel. C'est le propos d'Alban Ceray et il sait de quoi il parle puisqu'il fut ainsi qualifié : « la star du porno ». Acteur de films X, animateur de clubs libres-échangistes, cet homme de quarante-huit ans a éprouvé le besoin de réfléchir sur son étrange destin : sexe-symbole. Il le fait avec autant de pudeur que de détermination, en sorte que ce document, à certains égards effrayant, constitue la psychanalyse de notre société. Alban tend un miroir à tous ceux qui peut-être le méprisent : je suis le fruit de vos fantasmes et rien d'autre. Vous et moi, deux faces de la même médaille. Osons ce paradoxe : dans un univers de tricheurs, Alban est peut-être un honnête homme. En tout cas, il nous déniaise. Son livre va agir à la manière d'un électrochoc.

  • La banlieue est décriée, dénigrée, injustement traitée. Elle serait le purgatoire de la France contemporaine, le lieu par excellence d'où pourrait naître une explosion sociale. Et, pourtant, la banlieue, par la diversité de sa population, est infiniment plus vitale que Paris. Jean de Boishue, élu de la banlieue parisienne, a décidé de la réhabiliter en montrant qu'elle constituait l'espoir de la France de demain. À travers une série de portraits vifs, drôles, mordants et parfois pathétiques, il raconte l'histoire et l'évolution de la banlieue du XIXe siècle jusqu'à nos jours et dénonce les incohérences des politiques urbaines. Son livre est en quelque sorte une épopée de la banlieue, le contraire d'un traité ennuyeux de sociologie. Chaque banlieusard s'y reconnaîtra.

  • Jusqu'à présent, sur la Hongrie, nous connaissions des « reportages ». Mais à ce procès qui s'ouvre devant l'histoire (et non devant l'O.N.U.) ceux qui ont pris, à une place souvent humble, une part directe au soulèvement populaire d'octobre, viennent enfin déposer. Qui étaient-ils ? Qui sont-ils ? Ceux qu'une propagande un peu trop grossière n'a pas réussi tout de même à faire passer pour des nantis ou des ploutocrates américains. Ce livre nous le dit pour la première fois. Les unes après les autres ces voix calmes et graves déposent. « J'étais là ; j'ai vu ceci ; j'ai fait cela. » Nicolas Baudy a composé ce dossier (comprenant neuf témoignages directs et l'analyse de 350 réponses à une enquête auprès des révolutionnaires exilés) avec patience et entêtement, sans que jamais son attachement passionné à la cause de la liberté l'ait entraîné à oublier le respect qu'il porte à la pure et simple objectivité. JEUNESSE D'OCTOBRE, c'est, si l'on veut, le Livre Blanc de la Révolution Hongroise. On aura du mal à faire taire ces voix.

  • Pendant des années, le général de Gaulle a tenu la « Une » des journaux du monde entier, et puis brutalement, le silence. Le 28 avril 1969, Charles de Gaulle quittait volontairement le pouvoir. A la Boisserie, il vivait, invisible, sa grande retraite. Le public n'a connu de ses dix-huit derniers mois que ce que de Gaulle avait bien voulu faire connaître ; les quatre rencontres avec d'anciens ministres et, bien sûr, ses deux voyages en Irlande et en Espagne. A part ces exceptions, tout de ces dix-huit mois reste ignoré... Mourir à Colombey n'est pas un roman, mais une enquête minutieuse qui révèle enfin ce qu'ont été ces longs mois d'exil volontaire à Colombey-les-Deux-Églises. De Gaulle, en dix-huit mois, a été mémorialiste, mais aussi il a vécu comme jamais auparavant ; incognito, il a parcouru les routes de France, pique-niquant dans les bois, cueillant des champignons. Il s'est rendu à Paris, a retrouvé sa famille qu'il avait un peu délaissée quand il était au pouvoir. Il a revu ses anciennes servantes, et d'un dentiste de Chaumont, il s'est fait un ami... Avec Mourir à Colombey, vous suivez pas à pas Charles de Gaulle, au cours de ses dix-huit derniers mois.

  • Fajardie est un homme de gauche fidèle à son idéal. Il avait vingt ans en mai 68, il partage la désespérance de ceux qui ont vingt ans aujourd'hui et les invite à renouer avec l'espoir qui a ensoleillé sa jeunesse. Espoir d'une vie libre, heureuse et fraternelle. Sa Chronique d'une liquidation politique est l'autopsie lucide et violente d'une dérive, la révolte romantique d'un pur, un miroir qui indisposera autant les notables que les résignés car elle n'épargne absolument personne. C'est le blues émouvant d'un coeur blessé.

  • "La Terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres" a dit Saint-Exupéry. Mais il a fallu ouvrir, page à page, le livre de la Terre. Cela a demandé quarante siècles. Et il reste encore des feuillets inconnus. La curiosité ni l'audace ne suffisaient pas pour parcourir le monde et en percer les mystères : il fallut, bien souvent, de l'heroïsme. Matelots de Magellan mourant de faim et de soif dans les solitudes de l'Océan Pacifique. Hudson ligoté par ses compagnons révoltés et abandonné sur un canot à la dérive dans les glaces. La Pérouse faisant naufrage sur les rochers de Vanikoro, hantés d'anthropophages. Livingstone mourant à genoux dans une dernière prière au bord de la Molilamo en crue. Scott parvenant épuisé au Pôle Sud pour y trouver, flottant au vent, le drapeau norvégien qu'Amundsen y avait planté un mois plus tôt... L'histoire de la découverte de la Terre est une longue suite de drames. Mais ce n'est pas seulement avec leurs pieds, leurs mains et leur sang que les héros de l'aventure ont laissé la trace de leurs épreuves. Eux, ou leurs camarades, ont conté les extraordinaires péripéties de leurs déboires et de leurs chances, de leurs échecs et de leurs victoires, avec la simplicité directe des hommes d'action. Ils ont ainsi laissé le plus passionnant, le plus varié, le plus étourdissant des romans d'aventures - mais un roman vécu d'aventures véridiques. L'historien doit renoncer à écrire après coup une histoire qui serait détachée en voulant rester objective. Le commentateur doit s'effacer. Ceux qui sont tombés tragiquement dans leur entreprise, morts d'épuisement ou de faim, écrasés dans la débâcle des glaces polaires, dévorés par les fièvres tropicales, assassinés par les sauvages ou par des compagnons infidèles, et ceux qui sont revenus vainqueurs après leur conquête, pour achever en bourgeois paisibles une vie singulièrement passionnante et passionnée, ont raconté ce qu'ils ont fait. C'est à eux que ce livre laisse la parole.

  • Après le silence auquel le contraignait le Parti communiste pendant les dernières années où il y adhéra, après son éviction brutale et sans appel de ce parti, il n'est plus de semaine où l'actualité politique nationale ou internationale ne ramène le nom de Pierre Hervé. La Révolution et les Fétiches, Lettre à Sartre et maintenant Dieu et César sont-ils communistes ? sont écrits dans la marge même de ces événements, de ces coups de théâtre, de ces retournements décisifs qui depuis un an ébranlent l'Europe de l'Est et ont leur prolongement jusqu'en Occident. Le nouveau livre d'Hervé ne se contente pas d'accusations, de mises en garde ou de mises en demeure. Il cherche aussi à ouvrir des perspectives pour tous ceux qui viennent de suivre, qui sont tentés de suivre ou qui suivront demain le même itinéraire politique pour la libération de la conscience et de la raison humaine asservies par les dogmes et les « fétichismes ».

  • L'Évangile est le sujet sur lequel les écrivains tant religieux que laïcs et même incroyants, ont le plus exercé leur science. leur mystique et leur talent. Faire preuve d'originalité paraît comme une gageure. Et cependant, s'écartant des voies traditionnelles, Henry Panneel s'est inspiré d'une formule dont l'inédit vient curieusement animer l'intérêt. Il a en effet imaginé de nous faire décrire les principaux épisodes de la Vie du Christ par des témoins oculaires extrêmement éclectiques. Cette innovation confère à chaque chapitre un caractère bien particulier en raison de l'esprit, de la qualité ou de la fonction du témoin présumé. Une vie intense se manifeste ainsi dans chacun des tableaux que l'ambiance précise du décor, le pittoresque des descriptions, le souci du détail piquant, colorent d'une vibrante touche d'actualité. Rédigé dans un style alerte, brillant et concis, dont le ton entrecoupé parfois de savoureuses pointes d'humour, s'exhausse crescendo du suave lyrisme de la Nativité au pathétique de la Passion, ce livre captive et bouleverse par son côté profondément réaliste et « vécu » en même temps que les brèves réflexions des interprètes éclairent et édifient.

  • Charles le Grand n'est pas l'empereur à la barbe fleurie. Derrière les poétiques inventions de « La Chanson de Roland » apparaît le visage d'un grand administrateur, d'un politique habile, d'un amoureux infatigable. De l'homme aussi qui, au tournant du IXe siècle, a su réaliser, sans aucune idée préconçue, la première esquisse de l'Europe. L'exemple de cette étonnante figure montre qu'il n'est d'abîme si profond d'où la volonté d'un homme de génie ne puisse faire surgir le bonheur des peuples, mais qu'elle demeure impuissante si elle n'a pas pris toutes les précautions pour assurer définitivement leur avenir.

  • Par Meneurs d'Hommes, il faut entendre ici les grandes figures de l'Histoire de l'Antiquité à nos jours qui, par leurs actes, leur pensée, leur exemple, leur autorité, ont réussi à communiquer leur foi et leur ardeur à des collectivités, qui ont subjugué les foules et exalté les peuples, soit pour servir leurs ambitions personnelles, soit pour défendre les causes qui leur semblaient les plus justes ou les plus nobles. Comment ces personnages historiques ont-ils exercé leur ascendant sur leurs contemporains ? Quels éléments ont favorisé leur vocation d'hommes d'action ? Quelles furent les conséquences de la mission qu'ils ont cru devoir accomplir ? Telles sont quelques-unes des principales questions auxquelles les auteurs publiés dans cette collection répondent en présentant à la fois le portrait d'une destinée et le tableau d'une épopée.

  • Né de la mer et pour la mer, embarqué dès son enfance (au début de ce XVIe siècle qui répond si passionnément à l'appel du large) pour la grande aventure du Brésil, tour à tour mousse, matelot, lieutenant et capitaine, Jacques Cartier rêve, pendant vingt ans, de trouver, par la route de Terre-Neuve, le Passage vers les Indes et le fabuleux Cathay... et il découvre le Canada. S'il fut « le plus admirable marin de l'Histoire » depuis Ulysse, il fut également cet homme exemplaire qui, méprisant la brutalité et condamnant les persécutions, instaura la fraternisation avec les indigènes.

  • L'exemple de la Révolution russe et les théories de Lénine ont fait de cet ancien aide-bibliothécaire de l'Université de Pékin un lutteur acharné et un prodigieux homme d'action. Devenu, après un quart de siècle de guerre révolutionnaire, le maître absolu d'un empire de six cents millions d'habitants, Mao Tsé-toung n'en poursuit pas moins le combat tant à l'intérieur de son pays où il s'efforce d'édifier un ordre nouveau, qu'à l'extérieur où il participe aux côtés de l'U.R.S.S. à la propagation de l'idéal communiste. De la « longue marche » au « grand bond en avant », il n'a pas cessé d'être le protagoniste de l'une des plus impressionnantes épopées des temps modernes.

  • Fin 1959, dans ses conférences à l'École Supérieure de Guerre, Michel Garder, parlant de l'avenir du régime soviétique, concluait que celui-ci allait inévitablement connaître une crise grave aux environs de 1962. Ce qu'il appelait alors « le tournant de 1962 » devait, selon lui, déclencher un processus en chaîne, mettant en danger non seulement le règne de Nikita Khrouchtchev, mais encore, à plus ou moins longue échéance, le régime lui-même. Jusqu'ici les faits ont donné raison à l'auteur. C'est en effet en novembre 1962 (répercussions de l'affaire de Cuba... réforme des structures administratives de l'U.R.S.S... aggravation du différend sino-soviétique, etc.) que l'on peut situer le point de départ de la crise qui devait aboutir à la chute de Khrouchtchev. Pour Michel Garder, ce dernier événement marque le début de « l'agonie du régime communiste en Russie ». Son diagnostic est formel : le mal est incurable... la fin ne saurait tarder ! S'il a fallu, selon l'auteur, onze ans aux héritiers de Staline pour ébranler définitivement l'extraordinaire édifice de la « théocratie lénino-marxiste », les successeurs de Khrouchtchev sont voués à parachever l'oeuvre « d'autodestruction » en beaucoup moins de temps. C'est aux environs de 1970 qu'il croit pouvoir situer la « révolution inévitable » d'où surgira la Russie de demain.

  • À notre époque, il est grand temps de détruire les préjugés haineux qui accablent l'univers clandestin des « Amours en marge ». L'hypocrisie d'une société enfermée dans son confort moral est cause de la souffrance d'êtres qui, la plupart du temps, ne sont pas responsables de leur anomalie. Se penchant sur de nombreux cas authentiques, l'auteur étudie l'homosexualité, tant chez l'homme que chez la femme, avec une lucidité et une honnêteté qui, loin de bafouer ces "maudits", leur laissent au contraire entrevoir la possibilité d'une réintégration sociale. Que peut faire la médecine ? Que peut faire la société ? L'auteur répond qu'entre Lesbos et Arcadie doit en tout cas passer la voie de la compréhension et de la charité.

  • Le Grand Combat du XV de France, roman de pack et d'épée dédié à Lucien Mias et à ses conquérants, ne racontait pas seulement ce qui s'est passé entre Springboks et Français en Afrique du Sud en 1958. C'était aussi, première chronique du rugby en librairie, le livre de l'amitié, du courage, de l'espérance jamais découragée et d'une fierté qui montait très haut. Dix ans exactement ont passé : dix ans de rugby, de victoires et de défaites, avec ses héros disparus et ses amis perdus. "Les grandes équipes ne meurent jamais", aime répéter Denis Lalanne qui le tient de Wilson Whineray, le plus grand des capitaines néo-zélandais. Après La Mêlée Fantastique, La Peau des Springboks et, écrit en collaboration avec Henri Garcia, Quinze Coqs en colère, voici Ce bleu des maillots et des guerres qui dit ce qui s'est passé entre All Blacks et Français en Nouvelle-Zélande en 1968. Et bien d'autres choses encore car, si les grandes équipes ne meurent jamais, c'est évidemment qu'il leur arrive de renaître.

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