Religion & Esotérisme

  • A-t-on le droit de circoncire des enfants pour motifs religieux ? N'est-ce pas porter atteinte à leur intégrité physique ? Telle est la double question qui s'est élevée en Europe, puis dans le monde, en 2012 après le jugement rendu par le tribunal de grande instance de Cologne et la loi votée dans la foulée au Bundestag autorisant ladite circoncision.
    Or le débat sur la circoncision n'est pas nouveau, il court depuis des temps immémoriaux à petit bruit. Et le voici qui resurgit avec force, sous la bannière de la Charte des droits de l'homme européenne, et plus précisément des droits de l'enfant. Cet ouvrage, issu d'un colloque tenu en 2013 à l'Université catholique de Louvain, rassemble les points de vue les plus divers, les plus éclairés et les plus autorisés. Il aborde les aspects majeurs de la question, touchant les religions, les traditions, le droit et la santé publique.

  • Mohammed Abd-El-Jalil (1904-1979), issu d'une grande famille marocaine, avait reçu, selon la tradition, une formation religieuse sérieuse, comprenant la lecture du Coran, les traditions et les commentaires qui se rapportent aux différents versets des sourates. Il apprit ainsi ce qu'on appelle en Islam les Sciences de la Religion. [Après ses études en France, il] se convertit au christianisme et il fut baptisé, sur les instances de Louis Massignon, sous le double nom de Jean et de Mohammed, son prénom de chrétien et son prénom de musulman.
    Dans son petit livre [...], il montre l'importance que la Vierge Marie a dans la pensée et dans la piété musulmanes, d'une façon précise et brève, quoique bien documentée. Il insiste sur les faveurs extraordinaires dont Marie fut l'objet et qui sont purement et simplement dues à la toute-puissance divine.
    (Extraits de la « Préface » de Roger Arnaldez, 2005)

  • Pie VI

    Jean Flory

    Deux moments, toujours la France - celle, conquérante, triomphante, qui envahit un petit État et déporte un pape, et celle, vaincue, occupée, asservie, où l'ennemi pourchasse, déporte, tue.
    Deux hommes - le premier est Pie VI, trop âgé pour la cruelle randonnée que le Directoire lui réserve et qui mourra d'épuisement à Valence, en août 1799, après avoir traversé les Alpes en charrette au cours d'un printemps glacé. Le peuple s'émeut, mais l'ordre vient de Paris : on l'enterre civilement, à la sauvette.
    Le second, c'est un esprit, une foi active, c'est un coeur vibrant, formateur de la jeunesse, résistant, animateur de réseau, diffuseur des Cahiers du Témoignage chrétien, passeur des montagnes et des frontières, Jean Flory. Au plus noir de l'Occupation, l'archiprêtre de Montbéliard a saisi ce qui, dans le calvaire de Pie VI, résonnait avec le sort de la France en 1942. Il s'en est servi. Il en a fait un livre indigné.
    Les Éditions Feuilles reprennent l'ouvrage paru en 1943, assorti d'une introduction "?Sur Jean Flory?", de Florence Lautel-Ribstein et Max Ribstein, et d'un "?Dossier?" final d'Édouard Bouyé.

  • « On a fait plus d'une fois l'histoire des théories scientifiques sur la combustion. Je voudrais aborder ici l'histoire des théories religieuses qui se rattachent à ce même phénomène, ou, en termes plus explicites, exposer successivement le rôle que le feu a rempli - soit comme un véhicule, soit comme excitateur sur sentiment religieux - dans la théologie, dans le culte et dans la mythologie des différentes races. » Ainsi Eugène Goblet, comte d'Aviella (1846-1925), présente-t-il son Histoire religieuse du feu : la langue est d'époque, elle est très belle, la posture aussi : Eugène Goblet croit dur comme fer au progrès, mais ce libre penseur a le jugement ancré dans un fond solide : « Pour comprendre notre époque, il est indispensable de rattacher le présent au passé. » C'est pourquoi il nous a semblé si intéressant de publier à nouveau ce petit ouvrage d'un jeune grand professeur d'histoire à l'Université Libre de Bruxelles, paru en 1886, augmenté de l'inattendu Le Peigne liturgique de saint Loup.

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