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  • Cinquante-deux crises en septante-cinq ans. Moyenne de vie d'un gouvernement : dix-huit mois. Dans la dernière décennie, deux crises de plus d'un an. L'État Belgique est-il devenu ingouvernable ? Le régime des crises va-t-il déboucher sur une crise de régime ? En temps de crise, des consignes de prudence s'imposent au gouvernement et au Parlement. En fin de crise, des réformes de calendrier devraient aider à composer un gouvernement viable dans un délai raisonnable.

    Professeur émérite et ancien doyen de la Faculté de droit de l'Université catholique de Louvain, Francis Delpérée est membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Institut de France. Il préside l'Académie internationale de droit constitutionnel. Il est membre honoraire de la Chambre des représentants et du Sénat.

  • Le mythe de Prométhée fait partie de l'histoire de la pensée, de la littérature et des arts en Occident ; il continue à y exercer une influence plus ou moins grande, mais jamais négligeable. Son rôle et sa survie ont déjà fait l'objet de travaux importants, tel le livre remarquable de Raymond Trousson, Le Thème de Prométhée dans la littérature européenne, édité une première fois en 1969. Toutefois, on ne s'est pas encore interrogé sur les références qui se multiplient à partir des années 1960 à propos d'avancées technologiques, sans commune mesure avec celles du passé. Dans un tel contexte, Prométhée est régulièrement présenté comme leur promoteur, pour le meilleur et pour le pire, et suscite dès lors admiration confiante ou crainte pessimiste pour l'avenir. Il n'apparaît donc pas inutile de remonter aux sources grecques qui ont été le point de départ de notre connaissance du mythe et d'étudier, à travers une confrontation entre le passé et l'actualité récente, la part de l'héritage et de l'innovation créatrice qui se manifestent dans les enjeux auxquels Prométhée a été rattaché par les Grecs et par nous.
    Monique Mund-Dopchie est docteure en philologie classique et agrégée de l'enseignement supérieur. Aujourd'hui professeure émérite, elle a mené toute sa carrière à l'Université catholique de Louvain où elle a enseigné la littérature grecque et l'histoire de l'humanisme. Ses recherches portent sur la survie des auteurs grecs dans la culture occidentale, particulièrement à la Renaissance. Elle est membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique.

  • A l'heure de l'intelligence tant ambiante qu'artificielle, le numérique et ses multiples applications modifient profondément le fonctionnement de notre société, de nos entreprises, de nos administrations. Ils affectent nos comportements et influent sur nos relations sociales. Face à cette 'révolution', le Droit se trouve interpellé dans ses fondements traditionnels, dans ses concepts et dans son propre mode de raisonnement. Que peut-il et doit-il dire, face à l'autorégulation, que dictent les GAFAM, face aux 'Fake News', face au profilage, face à la réalité de l'homme augmenté? Son rôle n'est-il pas d'aider la société à retrouver la maîtrise de l'outil technologique au profit de valeurs éthiques et démocratiques? C'est le propos de cet ouvrage.

    Yves Poullet est professeur émérite et recteur honoraire de l'UNamur et professeur associé à l'UC Lille où il copréside le NADI (Namur Digital Institute) qui regroupe 150 chercheurs de diverses disciplines réunis autour du thème : « Numérique et Société ». Il est membre de l'académie royale de Belgique. Il a rejoint, depuis un an, la Chambre contentieuse de l'autorité belge de protection des données.


  • Pour pouvoir façonner la Belgique de demain, nous avons besoin d'une vision qui, sans être politiquement réalisable à court terme, n'en prétend pas moins décrire les contours d'un avenir désirable et soutenable. Pour ce petit bout de planète, il existe un destin possible bien plus enthousiasmant que la dystopie de la dislocation. A nous de le penser sans naïveté et de le réaliser sans faiblesse.



    Philippe Van Parijs est professeur invité aux Universités de Louvain et Leuven et Robert Schuman Fellow à l'Institut universitaire européen (Florence). Lauréat du Prix Francqui en 2001, il a enseigné à Harvard et Oxford et dirigé la Chaire Hoover d'éthique économique et sociale de l'Université de Louvain depuis sa création en 1991 jusqu'en 2016.

  • Les idées, les critiques, les fantasmes, espoirs et angoisses transhumanistes sont culturellement omniprésents. La notion centrale d'amélioration/augmentation des capacités humaines n'est pas neuve. Ce qui est nouveau et qui porte le transhumanisme est que de la médecine à la robotique, des biotechnologies aux sciences cognitives, des nanotechnosciences à l'astronautique, ces idées et fantasmes connaissent de plus en plus d'ébauches de concrétisation. Ce sont ces avancées technoscientifiques projetées comme à poursuivre indéfiniment dans l'avenir qui provoquent la réflexion philosophique, éthique, politique, et lui accordent du poids et du sérieux. Gilbert Hottois est professeur émérite de l'Université libre de Bruxelles. Il est Membre de l'Académie royale de Belgique ainsi que de l'Institut International de Philosophie. Professeur invité dans plusieurs universités d'Amérique du Nord et du Sud, d'Afrique et d'Europe, dont le Collège de France en 2003, il est l'auteur de plus de vingt livres et l'éditeur scientifique d'autant d'ouvrages collectifs, dont un dictionnaire et une encyclopédie de bioéthique.

  • Ce livre s'articule autour de l'idée que les oscillations neuronales du cerveau forment le fondement du mouvement et de la pensée. Il démontre que la majorité des fonctions cérébrales peut être pilotée à partir d'une gamme étendue d'oscillations pouvant produire des états mentaux différents allant de l'éveil au sommeil, au rêve, au passage de la sensation à l'action, à la réflexion, à l'émotion et à la créativité. Différentes expériences fondamentales en neuroscience sont revisitées afin d'illustrer le lien indissociable entre les oscillations neuronales, le mouvement et la pensée.


    Professeur ordinaire à l'ULB et professeur à l'UMons. Neurophysiologiste, auteur de plus de 200 articles. Il a contribué à la découverte de l'intégrateur oculomoteur et des oscillations pathologiques dans le cervelet. Il est expert en neurosciences spatiales et a dirigé des expériences chez les astronautes dans la Station Spatiale Internationale.

  • À l'heure où des tableaux dont l'auteur est une IA se vendent à des prix exorbitants, où des musiques dont l'auteur est une IA font des millions de « vues » sur YouTube et où des romans et des scenarii jaillissent d'une plume IA, il est temps de se poser la question : « L'Intelligence artificielle peut-elle engendrer des artistes authentiques ? » Si nous persistons à dénier aux logiciels IA la possibilité d'un vécu émotif, d'un « je ressens, donc je suis », d'une expérience à la première personne, d'un ancrage social, d'un projet plus intense que la vie, ce n'est sans doute pas demain que l'IA sera admise au rang d'artiste.


    Hugues Bersini est professeur d'informatique à l'Université libre de Bruxelles et directeur du laboratoire IRIDIA (Intelligence artificielle de cette même Université). Il est membre de l'Académie royale de Belgique.

  • L'hominisation, au regard de l'évolution darwinienne, comprend le développement anatomique et l'émergence de la conscience et de la créativité. Ses étapes essentielles portent sur des périodes qui ont vu l'éclosion de techniques qui, avec l'action de facteurs de l'environnement, ont influencé son évolution.
    La connaissance du code génétique a suscité la modification ciblée du génome. Cette transformation permet de créer des êtres porteurs d'attributs d'Homo sapiens et d'envisager l'évolution anthropique, objectif transhumaniste qui doit être subordonné à la conscience éthique de l'Humanité.

    Théophile Godfraind est Professeur émérite de Physiologie et de Pharmacologie de l'Université Catholique de Louvain et Editeur en Chef de Frontiers in Pharmacology. Il est Membre honoraire et Ancien Président de l'Académie royale de Médecine de Belgique, membre de l'Academia Europaea, de l'Académie Nationale de Médecine et de l'Académie Nationale de Pharmacie de France ainsi que Docteur Honoris causa de plusieurs Universités.

  • Les nouvelles technologies (internet, vidéo, dématérialisation,...) connaissent des développements accélérés qui vont amener les institutions culturelles à repenser en profondeur leurs activités. Le livre prend pour exemple le secteur du spectacle vivant et montre combien ces changements affectent tant la production que la diffusion des créations culturelles. Le succès de la diffusion des représentations du Metropolitan Opera dans un réseau mondial de cinémas en fournit un exemple flagrant. Ces bouleversements pourront parfois induire une redéfinition des critères de soutenabilité des projets culturels et imposeront en tout cas un réexamen de l'utilité des fonds investis, permettant l'émergence de nouvelles formes d'expression ou de nouveaux circuits de distribution.

    Après des études de droit et d'économie à l'Université libre de Bruxelles, Michel Hambersin mène de front une carrière bancaire internationale et de professeur de finance à l'ULB. Il poursuit en parallèle une activité de critique musical (sous le pseudonyme de Serge Martin), notamment au journal Le Soir. Membre de la Classe Technologie et Société depuis 2009, il consacre désormais ses recherches à l'économie de la culture.


  • Ni langage, ni outil, les mathématiques sont un discours logique dont les principes sont inventés par les mathématiciens qui en démontrent les conséquences après les avoir découvertes. Comme les êtres mathématiques sont des libres créations des mathématiciens, leur existence ne peut être constatée par l'expérience et doit être démontrée par une construction effective ou par une déduction logique. Les théories mathématiques sont aussi des créations inscrites dans un devenir, mais dont la vérité et la beauté demeurent. Cet ouvrage vise à illustrer les idées précédentes en explorant les liens entre les notions de diagonale et d'infini.



    Michel Willem a enseigné les mathématiques à l'Université catholique de Louvain de 1981 à 2018. Auteur de cent-vingt publications, il a été élu à la Classe des Sciences de l'Académie royale de Belgique en 2005.

  • Lorsque l'on examine la situation présente de la planète, les évolutions de ces dernières décennies et les tendances futures, il semble justifié d'utiliser l'expression de « Développement non durable ». Sous l'âge de l'Anthropocène le fonctionnement des sociétés modernes bouleverse les équilibres écologiques. Le changement climatique est en passe d'aggraver encore ces impacts, alors que son traitement demande des changements profonds dans l'économie. Enfin, les politiques menées sous l'égide du Développement durable révèlent leurs lacunes sur le long terme. Que sera l'avenir ?

    Ingénieur agronome, docteur en sciences (PhD), Philippe Bourdeau est directeur honoraire à la Commission européenne. Il est également professeur honoraire, président-fondateur de l'IGEAT (Institut de gestion de l'environnement et d'aménagement du territoire) à l'Université libre de Bruxelles. Il est membre émérite de la Classe Technologie et Société de l'Académie royale de Belgique.


    Ingénieur physicien, licencié en philosophie et docteur en sciences de l'environnement, Edwin Zaccai est professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est membre associé de la Classe Technologie et Société de l'Académie royale de Belgique.


    Ingénieur commercial, Roland Moreau, il a dirigé Greenpeace Belgique durant 4 ans et est depuis 2003 le directeur-général Environnement du SPF Santé Publique.


  • Marie-Thérèse. Une épouse amoureuse de son mari ! Une mère attentive et envahissante d'une famille nombreuse. Catholique et bigote sans ostentation. Offusquée par l'irréligion et l'hérésie. Soucieuse de défendre ses droits souverains face au Vatican. Admirative d'un héritier, Joseph II, qu'elle chérissait mais dont l'impétuosité l'inquiétait. L'influence de ce dernier fut beaucoup plus importante qu'on ne l'a généralement reconnu. Un hommage à cette grande dame : l'Académie lui doit son existence.



    Historien, chercheur FNRS et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique
    (2008-2017). Hervé Hasquin a été initié en Maçonnerie en janvier 1970.


  • La question de leurs origines a toujours fasciné les hommes, même si souvent les concepts mythologiques l'emportaient sur les explications scientifiques, qui se sont accumulées à la fin du XIXe siècle avec la découverte de l'homme fossile.


    D'autre part, les différences apparentes entre les hommes ont alimenté des réactions de rejet, et le concept erroné de « races humaines » suscite encore des débats passionnés et malsains.


    C'est à une synthèse sur toutes ces questions que vous invite cet ouvrage qui tente d'apporter un bref éclairage sur l'état du savoir actuel en anthropologie biologique, branche incontestable des sciences du vivant, et qui repose sur la génétique et la sélection darwinienne.


    Stéphane Louryan dirige le Laboratoire d'Anatomie, Biomécanique et Organogenèse de la Faculté de Médecine de l'Université libre de Bruxelles où il y enseigne l'anatomie humaine et l'embryologie. Il est membre de l'Académie royale de Médecine de Belgique et président de la Société royale d'Anthropologie et de Préhistoire. Il est également le conservateur du Musée d'Anatomie et Embryologie Louis Deroubaix de l'Université Libre de Bruxelles et a été rédacteur en chef de la Revue Médicale de Bruxelles.


  • Une réappropriation de la Constitution par les citoyens s'impose aujourd'hui plus que jamais. Notre Constitution n'est plus adaptée à la société qu'elle entend piloter, tant elle est ébranlée dans sa suprématie et souffre d'insuffisances. Dès lors, avant de mener une autre réforme de l'État, le moment n'est-il pas venu d'envisager une modernisation du texte constitutionnel ? Certes, la Constitution ne peut garantir seule la cohésion de la société, spécialement lorsque celle-ci est plurielle. Mais elle peut favoriser une citoyenneté démocratique et contribuer au renouvellement du contrat social entre l'État et les citoyens. Cette conviction est au coeur du présent ouvrage. Il entend démontrer l'urgence d'un profond débat constituant qui, en associant directement le peuple, viserait à réenchanter la Constitution.



    Marc Verdussen est professeur de droit constitutionnel à l'Université de Louvain (UCLouvain). Il y dirige le Centre de recherche sur l'État et la Constitution.


  • Le dopage est-il éthique ? Vous pensez probablement que se doper, ce n'est pas bien. Et si l'on vous demandait d'expliquer pourquoi, vous répondriez peut-être ceci : « Se doper, c'est tricher. » « Se doper, c'est contraire à l'équité sportive. » « Se doper, c'est mauvais pour la santé. » Vos réponses sont inspirées par le bon sens. Mais le bon sens est parfois trompeur ! En réalité, nous aurons l'occasion de découvrir ensemble que la santé et l'équité sportive sont des valeurs qui ne sont pas au coeur de la lutte antidopage contemporaine. L'argument de la santé et celui de l'équité ne sont que des prétextes mis en avant pour masquer une certaine philosophie du sport qui est à l'origine de la volonté d'interdire le dopage. L'antidopage, c'est d'abord, et avant tout, une quête morale qui trouve ses racines dans une philosophie naturaliste du sport.



    Médecin et philosophe, Jean-Noël Missa est directeur de recherches au FNRS, professeur à l'Université libre de Bruxelles et directeur du Centre de Recherches interdisciplinaires en Bioéthique (CRIB). Il est membre de l'Académie royale de Belgique.

  • Ce petit ouvrage relève le défi de raconter brièvement l'histoire de notre planète depuis sa formation il y a 4,57 milliards d'années jusqu'à nos jours. Pour une bonne compréhension des phénomènes géologiques impliqués, l'introduction fait le point sur les familles de roches et la mesure du temps. Il révèle également la façon dont a été calculé l'âge de la Terre et les grandes étapes du développement de la vie.
    Frédéric Boulvain est spécialiste des récifs dévoniens. Il est membre de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et professeur ordinaire à l'Université de Liège où il dirige le laboratoire de pétrologie sédimentaire et enseigne la géologie générale, la pétrologie sédimentaire et la géologie de la Wallonie.

  • La découverte en 1990 de réseaux clandestins en Europe occidentale enflamma les spéculations et les fantasmes. Le « Gladio belge », à l'image de son homologue italien, était-il impliqué dans les actes de banditisme sauvage des années 80 ? Était-il vraiment chargé d'organiser dans le plus grand secret le départ de Belgique du gouvernement vers des lieux sûrs en cas d'occupation ? Avait-il participé à la « stratégie de la tension » pour favoriser l'instauration d'un régime autoritaire ? Avait-il partie liée à l'extrême droite ? L'après Gladio a accouché d'une méfiance quasi pathologique à l'égard des méthodes de renseignement. Le souci du politiquement correct, la peur d'être taxé de racisme, de xénophobie ou d'islamophobie ont bridé les capacités d'analyse et d'anticipation de nos services jusqu'il y a peu. Historien, chercheur et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre de l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été élu Secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique à la fin de l'année 2007.

  • L'accroissement de la population mondiale et sa concentration dans les villes conduit à une occupation excessive du sol par les constructions. La petite ville de 30 000 habitants pouvait encore raisonnablement se concevoir jusqu'à maintenant en constructions de 4 à 5 niveaux, mais elle consomme trop de territoire naturel ou agricole. La plus grande ville monocentrique aggrave encore la situation avec le coût de ses réseaux de toutes natures qui croît hors de toute proportion. La ville polycentrique composée de petites villes, où la majorité des biens et des services est produite et consommée localement, permet de maîtriser le coût de ses réseaux. Pour en libérer le sol, il est cependant nécessaire de construire en hauteur. Les progrès techniques et scientifiques de ces dernières décennies permettent, dès à présent, d'envisager chez nous de très hautes constructions, au même coût global (réseaux compris) que nos constructions actuelles, pour autant qu'elles soient regroupées de manière ordonnée, reliés entre elles par des réseaux portés par des ponts à 40 ou 50 m au-dessus du sol, pour former des petites villes verticales. Une nouvelle architecture de tours reste à concevoir avec des rues verticales éclairées et ventilées naturellement, offrant des perspectives et ponctuées par des placettes aériennes. Cette architecture peut parfaitement satisfaire les besoins de l'âme et de l'esprit, ainsi que nos sens et nos besoins physiologiques.

  • L'économie de marché est-elle juste ? Le juriste n'entend pas la question de la même façon que l'économiste et le philosophe. C'est peut-être un paradoxe mais il n'y a pas de théorie proprement juridique de la Justice, comme il en existe au sens de la philosophie morale ou de la science économique. Le droit, quant à lui, assure par les moyens qui lui sont propres la réalisation du système, dans la mesure où celle-ci peut en dépendre et où ces moyens présentent, par conséquent, une pertinence. Il corrige d'autre part les excès dont le système est susceptible, la notion d'excès supposant que tous les « habitants » du système, ses acteurs et ceux que sa réalisation est susceptible d'affecter, n'ont pas le même intérêt à cette dernière. En agissant de la sorte, le droit, dans les deux cas, oeuvre à la pérennité du système. Tel est son objectif et son effet, jusqu'à ce que le système soit, le cas échéant renversé, parce que l'objectif recherché aura été manqué. Il s'agit pour le droit de prévenir non seulement cette conséquence extrême, mais aussi l'enclenchement de dynamiques susceptibles d'y aboutir. Xavier Dieux est avocat au Barreau de Bruxelles, professeur à l'Université libre de Bruxelles, ancien Doyen de la Faculté de droit, membre de l'Académie royale de Belgique et membre honoraire de la Commission bancaire et financière.

  • La science économique aime à se présenter comme la plus rigoureuse des sciences humaines. La clarté des prémisses, l'usage intensif des mathématiques, la rigueur déductive des raisonnements, l'ampleur des modélisations semblent la rapprocher des sciences de la nature. Pourtant, certains de ses axiomes de base sont proprement invraisemblables et excluent toute espèce de validation empirique. Comment expliquer, dès lors, sa légitimité et sa diffusion planétaire ? Comment expliquer la force probante du récit qu'elle nous raconte et l'omniprésence du raisonnement économique dans la prise de décision politique ? Le présent ouvrage explore une piste d'interprétation trop souvent négligée : celle de la performativité. Et si l'économie ne cherchait pas tant à se conformer aux réalités du monde qu'à conformer ces réalités à ses propres propositions ? Par quels processus les théories que nous formulons sur le comportement des êtres humains peuvent-elles engendrer des effets conformes à nos théories ? Comment passe-t-on, quelquefois sans même s'en apercevoir, de la description à la prescription ? Membre de l'Académie royale de Belgique, Alain Eraly est ingénieur en gestion, docteur en sciences sociales et docteur en économie appliquée. Il est actuellement professeur à l'Université libre de Bruxelles où il enseigne la sociologie et la gestion.

  • La Belgique démocratique et sécularisée est un État laïque, même si le mot n'appartient pas à son vocabulaire constitutionnel. Faut-il corriger cette carence ainsi que le suggèrent des laïques soucieux de redéfinir la place et le rôle de la religion dans la vie publique ? Mais cette superfluité n'est-elle pas contreproductive tant l'expression est polysémique et source de confusion ? N'y a-t-il pas d'autres urgences ?

  • Les fanatiques de tous bords ne peuvent supporter d'entendre parler de l'existence de Dieu comme d'un problème. La difficulté de discuter une telle question sereinement tient à ce qu'elle suscite des conflits de valeurs. Elle est loin d'être la seule dans ce cas : il en va de même, notamment, des soucis de vérité et de justice, de l'enseignement de la morale, comme des rapports que peuvent entretenir le droit et les révolutions. Docteur en droit et docteur en sciences sociales, Lucien François a enseigné la philosophie du droit et le droit du travail à l'Université de Liège. Parallèlement, il fut conseiller d'État puis juge à la Cour constitutionnelle. Son ouvrage principal est Le cap des Tempêtes, Essai de microscopie du droit (2e éd., préface de Pierre Mayer, Bruxelles-Paris, Bruylant-LGDJ, 2012).

  • Ce petit ouvrage se veut accessible à tout un chacun. Son objectif est de répondre à quelques questions que beaucoup d'entre nous se posent à propos des sondages que nous découvrons régulièrement dans les media. Comment prélever un échantillon dans une population ? Qu'est-ce qu'un « bon » échantillon ? Quelle doit être sa taille pour qu'un sondage soit fiable ? Quels sont les risques d'erreurs auxquels on est confronté au cours d'un sondage ?... Que nous disent-ils en réalité, ces sondages ?

    Jean-Jacques Droesbeke, né à Ixelles le 15 décembre 1942. Statisticien. Professeur émérite à l'Université libre de Bruxelles. Membre titulaire honoraire de l'Académie royale des Sciences d'Outre-Mer. Membre de comités de rédaction de revues.

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    Catherine Vermandele, née à Wilrijk le 21 décembre 1966. Statisticienne. Professeure à l'Université libre de Bruxelles. Directrice du Laboratoire de Méthodologie du Traitement des Données (LMTD). Rédactrice en chef de la revue Statistique et Enseignement.

  • L'histoire des juristes belges de droit international n'a jusqu'ici été l'objet d'aucune étude synthétique et l'intégration de l'histoire du droit international à la réflexion en sciences humaines en est encore à ses commencements. L'approche que propose ce livre, s'écartant des chemins classiques des points de vue purement juridique ou philosophique, est par conséquent pionnière. Cette réflexion, historique par sa méthode et ses enjeux, qui se veut ouvertement interdisciplinaire (histoire, droit, sociologie), appartient à l'histoire des relations internationales, dans la mesure où le rapport au droit international représente une des grandes données conditionnant la manière d'être au monde d'un pays.
    Cet ouvrage émet l'hypothèse que la Belgique neutre a constitué un laboratoire conceptuel, institutionnel et intellectuel sui generis d'un droit international public en voie d'institutionnalisation, de 1869 - année de fondation de la première revue scientifique du domaine - à 1914. Il est enfin à même de nous informer sur les caractéristiques de ce milieu professionnel, concerné au premier chef par l'acte inaugural de la guerre, sur ses pratiques, ses codes, ses réseaux internationaux, la position des juristes mais aussi, en négatif, de nous renseigner sur un aspect méconnu de l'image de la Belgique et de sa position dans la hiérarchie internationale, à savoir sa contribution au droit international.

    Vincent Genin est docteur en histoire contemporaine de l'ULiège, chercheur postdoctoral du FWO à la KU Leuven et élève à l'École Pratique des Hautes Études (Ve section, Paris). Spécialisé en histoire des relations internationales, il consacre une part de ses travaux à l'histoire des courants intellectuels du xxe siècle. Auteur de plus de cinquante publications, il a soutenu une thèse sur les juristes belges de droit international, distinguée par le Prix Jean-Baptiste Duroselle et, pour son livre Incarner le droit international (1914-1940) paru en 2018, il a reçu le Prix Daniel Strasser de l'Institut de France.

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