Delachaux

  • Si l'on vous dit que « nous sommes tous responsables de la crise écologique », ne le croyez pas, ce n'est pas vrai : c'est pour vous faire oublier que certains le sont infiniment plus que d'autres. Les vrais coupables existent, ce sont les puissants de ce monde, à la tête des multinationales de l'industrie et de la finance qui ruinent la nature et les hommes, possèdent des groupes de presse, financent des lobbies, ne paient pas leurs impôts et orientent les grandes décisions politiques. Qui ose nous faire croire que nous endosserions autant de responsabilités qu'eux dans ce désastre ? Qui a le toupet de prétendre que nous pourrions sauver la planète avec quelques écogestes dérisoires tandis qu'ils la ruinent à coups de milliards ? Ça suffit ! La destruction définitive de nos conditions de vie et de l'avenir de nos enfants par une poignée de criminels irresponsables mérite que nous arrêtions les amabilités. Face à la folie de ceux qui nous dirigent, nous avons le droit - et même le devoir - de nous mettre en colère. Nos émotions ne s'opposent pas à notre raison, notre courroux est sage et notre ire nécessaire. Nous exigeons des mesures d'urgence et nous réclamons justice.

    Bouleversé par la catastrophe écologique, Éric la Blanche est devenu journaliste de presse écrite, écrivain, auteur et scénariste (notamment de la série Bridget Kyoto avec Laure Noualhat) - avec un seul objectif : secouer le cocotier des questions environnementales. Dans cet essai vif et documenté, il analyse sans indulgence la situation de la planète, pose la question du partage des responsabilités, interroge avec humour notre rapport embarrassé à la colère et défend notre droit à l'exprimer. Colère ! est un coup de gueule à la fois drôle et brutal, tendre et revigorant.

    « Une grande enquête psycho-scientifico-politico-émotionnelle. J'ai eu mal au coeur, j'ai ri, et j'ai compris des trucs. Comme une sorte de rejeton d'Indignez-vous ! en plus marrant, en moins poli et en plus "vénère". »

    Pablo Servigne

  • LA JOIE DE VIVRE EST COMMUNICATIVE !
    Testez la ronronthérapie, câlinez un arbre, dialoguez avec un cheval, marchez pieds nus, regardez voler les mouches, jardinez en ville, prenez un bain de foin, vibrez avec les abeilles...
    Grâce à des expériences pratiques inédites ou éprouvées, mais toujours efficaces, ce livre nous propose de renouer avec notre équilibre naturel. Dans un constant dialogue entre la nature extérieure et notre nature intérieure, cet ouvrage positif et constructif nous mène doucement mais sûrement sur le chemin de la sérénité et du bien-être.

  • Sous forme d'Abécédaire, Allain Bougrain Dubourg nous raconte une vie de passion consacrée aux animaux.Tour à tour spectateur émerveillé de la nature et farouche acteur de sa protection, il s'est frayé un parcours hors du commun qui donne tout son sens à l'idée selon laquelle on ne protège bien que ce que l'on connaît bien. Du manchot en Antarctique, qui tente de lui voler son feutre, aux chiens en Normandie, dressés pour aider les handicapés, en passant par le bébé rhinocéros qu'il nourrit au biberon, chaque rencontre est source de compréhension, de compassion et d'émotion.De cette vie d'aventure ressort comme une philosophie animale qui nous rappelle que l'homme n'est qu'un animal parmi les autres.

  • Beaucoup de choses se sont passées depuis que, en 1965, Jean Dorst a publié son fameux Avant que nature meure, analyse vivante et prémonitoire de la crise d'érosion de la biodiversité aujourd'hui avérée. Et appel à l'action : pour que l'homme se réconcilie avec la nature. Toutes donnent raison à cette analyse documentée et réfléchie. Toutes ont besoin de la profondeur de ce récit, de son ampleur tant naturaliste qu'historique et géographique, pour être pleinement comprises.Certes, des avancées réelles ont été obtenues sur le plan des connaissances, de la prise de conscience, de la mobilisation et de l'action. Mais la biodiversité continue de se déchirer. Pourquoi ? Que faire ? D'abord, relire Avant que nature meure, qui a conservé toute son actualité, sa pertinence... et sa saveur. Ensuite, s'appuyer sur une synthèse de ce qui s'est passé depuis 1965, sur les développements en matière de connaissance et de protection de la biodiversité, et sur les obstacles qui persistent.Avec Pour que nature vive, Robert Barbault prolonge ce récit écologique, avec des rappels fréquents sur les clairvoyances étonnantes d'actualité. Il confirme la réalité de la crise d'extinction de la biodiversité et en précise l'ampleur et les modalités, à la lumière des faits. et des analyses de Jean Dorst. Il s'attache ensuite à souligner l'ample mobilisation qui s'est déployée depuis les années 1970, et ouvre la perspective - encore utopique mais qui s'enracine -, de cette réconciliation avec la nature, dans un esprit de solidarité écologique, sur la base d'une éthique de la biosphère.

  • La chasse

    Frédéric Denhez

    La chasse, est-ce...écolo ?criminel ?toujours à la mode ?utile pour la planète ?dangereux pour les promeneurs ?un loisir comme un autre ?Loin du débat parfois passionnel qui empêche tout dialogue, Frédéric denhez fait le point avec objectivité sur cette pratique. Ainsi, chacun - parmi les citoyens des villes et des campagnes - sera en mesure de démêler le vrai du faux et de se faire une opinion propre sur cette pratique.

  • « À quelques centaines de mètres d'un petit village des Alpes de Haute Provence de Châteauneuf Val Saint Donnat et de ses 500 habitants, un vieil homme a patiemment planté un arboretum de quelques centaines d'arbres, renouant dans sa retraite avec une très ancienne tradition familiale. Ces arbres croissent lentement dans un sol à la terre rare sur lequel affleurent les rochers des derniers contreforts des Alpes. Quand le temps et la fatigue le lui permettent, il parcourt ses terres où il a créé au début de ce siècle, sur les ruines d'un hameau, un ensemble de gîtes ruraux avec sa fille, cherchant patiemment des plantes ou des fleurs rares qui décorent ensuite son bureau. Une passion et des connaissances héritées de son père, Roger, qui l'initia très jeune à l'herborisation et à la découverte des plantes en voie de disparition au cours de leurs pérégrinations à travers les Alpes et les Pyrénées.Jean-Baptiste de Vilmorin fut, notamment, l'un des gestionnaires de la Société Vilmorin-Andrieux, Directeur de la Société nationale de protection de la nature, haut fonctionnaire du Ministère de l'environnement dès sa création et inventeur du Pavillon bleu destiné à récompenser les stations balnéaires respectant l'environnement et la nature. Une vie entièrement consacrée à la protection du cadre de vie et à la défense des espaces naturels. »Le dernier des Vilmorin n'est pas le seul à avoir connu une existence extraordinaire. Claude-Marie Vadrot nous relate la saga de cette famille qui depuis deux siècles a marqué tout aussi bien la politique, la littérature et l'Histoire que la botanique ou l'horticulture.

  • Où se cachent les babiroussas, ces cochons sauvages à tête de cerf ?où s'en est allé le baiji, ce petit dauphin blanc du fleuve Yangzi Jiang ?Le dugong est-il une vache marine ou une petite sirène ?Quel animal a-t-on découvert sous forme de brochettes prêtes à rôtir sur un étal d'un marché du Laos ?Qui est l'ornithorynque, cet animal poilu à bec de canard ?François Moutou, docteur vétérinaire, raconte ici des histoires fameuses d'animaux insolites ou plus communs, ou encore disparus puis mystérieusement réapparus, avec tout le sérieux du mammalogiste et aussi une pointe d'humour et de poésie. Chaque espèce - bien souvent originale - est illustrée avec talent par François Desbordes, l'un des plus grands peintres naturalistes contemporains.

  • Qu'est-ce que le bio ? Quelle est son histoire depuis les premiers agriculteurs ? Qui sont les pionniers de cette agriculture ? Comment se définit le bio par rapport à l'agriculture intensive ? Et par rapport à l'agriculture dite « raisonnée » ? Quelle est la situation du bio en France aujourd'hui ? D'où proviennent les produits bio consommés en France ? Où trouver les produits bio ? Le bio, combien ça coûte ? Le vin peut-il être bio ? Et la cosmétique bio, c'est quoi ? Comment jardiner bio ? Le bio peut-il nourrir le monde ? Le bio est-il plus cher ? Le bio est-il un business ? Le bio est-il meilleur pour la santé ?L'auteur répond à toutes ces questions et bien d'autres de manière claire et informée afin que chacun puisse s'y retrouver dans le flot d'informations et d'opinions qui circulent, comprendre les débats de société et de santé, choisir pour sa vie quotidienne. To bio or not too bio ? Question éminemment d'actualité !

  • Les écolosceptiques suivent une mode politique utilisée pour marquer la société : derrière l'expression " développement durable " se cache l'inertie et le refus d'agir, attitude parfaitement irresponsable à terme. Ils jouent l'avenir de la biodiversité, d'une vie supportable et même de la planète.Les écolosceptiques comme les climatosceptiques s'acharnent, utilisant les réseaux les plus puissants et maîtrisant parfaitement l'outil internet, à décrédibiliser les écologistes et à dénoncer leur " catastrophisme " auprès des ministres et des parlementaires.D'un ton résolument polémique, l'auteur pointe du doigt avec ironie ces conservateurs vêtus des oripeaux de la science, voire du capitalisme. Il dénonce les adversaires du principe de précaution environnemental, qui paralyserait, paraît-il, le progrès technique et scientifique. Il accuse enfin certains milieux économiques et grandes institutions d'utiliser leurs appuis pour relayer leurs arguments fallacieux.

  • Comment le corps, dans ses composantes biologiques, et le fonctionnement proprement psychique, contribuent-ils à l'émergence et au développement du sens ? Comment ce dernier organise-t-il à son tour les grandes fonctions que sont le rêve, la mémoire, la perception, la représentation, la conscience, le langage ?

  • Depuis environ un quart de siècle, certains génomes de végétaux et animaux sont modifiés par transgénèse pour plusieurs raisons : amélioration de l'espèce (goût, valeur nutritive, conservation) et des rendements, limitation de l'emploi de pesticides, meilleure résistance aux maladies, etc. Mais la réalité est plus contrastée. On s'oppose en effet au sein des communautés scientifique, médiatique et politique sur la dangerosité des OGM.Où sont les OGM en France ? Et dans le monde ? Y a t-il des OGM dans mon assiette ? Comment les repérer ? Pourquoi modifier le vivant ? Quels sont les risques ? Pour moi ? Pour l'environnement ? Pour tout le monde du vivant ? Pourquoi les OGM déclenchent-ils tant de bruits et de fureur ?Ce texte fait le point pour que l'homme, citoyen et consommateur, comprenne le pourquoi du comment des OGM et aborde le débat sans dramatiser à outrance pour une réflexion plus constructive.

  • 24 histoires extraordinaires illustrées par l'un des plus éminents peintres naturalistes.Pourquoi les coryllis se suspendent-ils tels de petits mouchoirs colorés dans la végétation ?Que peuvent bien faire les oiseaux jardiniers avec des papiers de bonbon et une tétine ?Le colibri d'Helen, à Cuba, doit-il se méfier de l'araignée ?

  • Les gaz de schiste, Eldorado ou Apocalypse ?Que sont les gaz dits "non conventionnels" ?Où les trouve-t-on ?Quels sont les risques de leur exploitation ?Combien d'emplois pourraient-ils créer en Europe ?Et en France, quelle est la situation ?Les gaz de schiste seront-ils un frein à la transition énergétique ?La révolution des gaz de schiste a secoué les Etats-Unis ; elle divise l'opinion publique dans le monde entier. Comment peser le pour et le contre ? Olivier Blond, pour la fondation GoddPlanet - qui prône une vision humaniste des questions environnementales et vise à mettre l'écologie au coeur des consciences - donne dans ce livre les outils pour y voir clair et pour forger sa propre opinion.

  • Il ne se passe pas un jour sans que l'on soit informé d'une pollution, de l'apparition d'une maladie ou d'un nouveau risque sanitaire : on craint pour sa santé lorsqu'on mange, lorsqu'on boit, et, même, lorsqu'on respire.Ce livre n'est pas une histoire de la médecine, des maladies ou des pollutions, mais il propose une histoire originale des multiples liens qui nous unissent à notre environnement. Il met en lumière les différentes conséquences des activités humaines sur le fonctionnement des écosystèmes, ces perturbations entraînant la diffusion de maladies. Par exemple, on découvre que des maladies introduites par l'homme l'affectent tout autant que la faune sauvage (peste bovine en Afrique de l'Est au XIXe siècle). Parfois, ce sont les tentatives maladroites de gestion d'une maladie (comme la rage en France) qui provoque une accélération de la diffusion de celle-ci. Enfin, les problèmes sanitaires de la faune sauvage jouent le rôle d'alerte qui nous avertit de l'impact réel d'une pollution comme les faucons pour le DDT.L'histoire des liens entre santé et environnement démontre que l'homme n'est pas un élément extérieur à la nature et que bon nombre de maladies environnementales résultent en définitive de ses choix et de ses activités. L'histoire des maladies touchant la nature sauvage, de plus en plus nombreuses, est le signe d'un dysfonctionnement social profond dont l'homme est souvent la première victime. La nature à l'épreuve de l'homme rend visible une histoire invisible et nous invite à nous interroger sur notre responsabilité.

  • Cet essai fait le constat que les hommes, au fil des générations, sont en proie à une amnésie concernant les choses de la nature. A force de détruire la biodiversité, nous sommes tout simplement en train d'oublier ce qu'elle était, il y a encore peu de temps. Et comme ce qui disparaît finit par être oublié... comment dès lors protéger cette nature que nous ne connaissons plus, comment éviter un effondrement des ressources naturelles ?L'éducation à l'environnement n'existe ni en famille (à travers les anciens) ni à l'école. Sans repères, sans référents, sans connaissance du passé, nous fonçons vers un avenir proche dont on sait désormais qu'il est extrêmement inquiétant.Alors, que peut-on faire ? A travers ce court essai, Philippe J. Dubois tente de montrer comment la lutte contre l'oubli et le travail de mémoire sont primordiaux à l'égard de notre biodiversité, sauvage et domestique, si nous ne voulons pas devenir un ermite perdu sur Terre dans quelques décennies. Cette évolution de la société vers une conscience écologique profonde est possible si nous nous en donnons individuellement et tous ensembles les moyens. L'auteur donne ici des pistes concrètes d'actions et livre une réflexion globale - politique, économique, sociale et philosophique - pour que l'évolution des consciences se fasse de manière raisonnée, et avant que ne surgissent les plus grands bouleversements.

  • Parallèlement aux théories et aux discours scientifiques concernant la maladie mentale, existent des discours profanes par lesquels s'exprime tout un univers d'opinions, d'intentions, de sentiments, mais aussi d'images et de symboles. Ce sont ces discours de sens commun qui sont analysés dans le livre de Marie-Noëlle Schurmans.
    L'auteur ne prétend pas en formuler une description exhaustive, mais tente de transmettre au lecteur, spécialiste ou non, une grille d'analyse qui lui permette d'interroger ses propres conceptions de la différence et de la « folie ».
    Cette étude très détaillée démontre l'existence, dans la structure des représentations sociales de la maladie mentale, de mécanismes de nature anthropologique, qui préexistent à la conceptualisation scientifique. Elle dévoile ensuite les conditions socio-historiques qui ont entraîné l'émergence du concept de maladie mentale dans le champ médical, sa légitimation progressive et son emprunt par le discours profane.
    Elle montre enfin comment ces dimensions s'insèrent dans les savoirs spécifiques d'ensembles sociaux distincts et met en lumière la coloration dont sont chargées, dans un groupe concret (les enseignants primaires), les représentations de la maladie mentale.

  • Le nucléaire, c'est bien ou c'est mal ?Qu'est-ce que la fission ? Qu'est-ce que la fusion ?Quelle est l'histoire de l'énergie nucléaire ? Qui utilise la technologie nucléaire dans le monde, dans quelles proportions et pour quoi faire ? Cette industrie est-elle incontournable ?Quels ont été les accidents majeurs ?Quels sont les risques réels du nucléaire civile et militaire pour la population ? peut-on arrêter le nucléaire ?Y a-t-il un véritable débat démocratique autour du nucléaire ?Ce texte fait le point de manière objective pour que l'homme, citoyen et consommateur, comprenne tous les enjeux actuels du nucléaire et aborde le débat sans dramatiser à outrance pour une réflexion constructive, ancrée dans le contexte économique, social et politique contemporain.

  • Face aux nombreuses idées reçues qui circulent au sujet des traitements antidépressifs et de la dépression elle-même, ce livre, écrit par deux spécialistes des soins psychiatriques actuels, apporte un éclairage clinique et scientifique sur les antidépresseurs, éclairage marqué par leur vision humaniste.

  • Dût sa discrétion en souffrir, on se doit de dire que Michel Menu est l'un de nos meilleurs psychopédagogues contemporains. Ses deux doctorats d'État (en Psychologie et Science politique) ne l'ont jamais empêché de conserver un contact constant avec les jeunes. Pour mieux connaître les apprentis, il a fait des stages aux mines de Saint-Étienne-Firminy et dans une école technique de Saint-Ouen. Il a vécu plus de 800 journées de camp avec des jeunes de divers milieux et, même lorsqu'il fut animateur national d'un grand mouvement de scoutisme, il tint à garder la responsabilité de l'unité qu'il avait fondée dans son quartier. Il a dirigé plus de 20 camps de formation. Sans cesse à l'écoute des éducateurs bénévoles qu'il y rencontrait, il a inventé, pour les aider, les Raiders, les Patrouilles libres, le Cadre vert, qui, dans les années 50, ont connu de grands succès. Depuis 1970, chaque été, il parcourt le désert avec des jeunes de 18 à 25 ans. Homme de science et de terrain, Michel Menu nous apporte, assurément, une expérience unique en son genre. Ses Mythes de la Jeunesse jettent un éclairage absolument inattendu, mais combien lumineux, sur les jeunes de ce temps. On les a trop assimilés ces jeunes avec leurs casseurs, leurs ratés ou leurs déviants. Il était temps qu'on nous en offre une autre image. Ce livre nous révèle certaines des aspirations de la Jeunesse actuelle qui trouveront un écho certain chez tous ceux que passionne l'avenir des adolescents. Après les Mythes de la Jeunesse, il est des dynamismes de « la vie en fleurs » qui ne pourront plus être passés sous silence.

  • Dans cet ouvrage qui constitue la suite de La Naissance de l'Intelligence et de La Construction du Réel, l'auteur analyse le passage de l'intelligence sensori-motrice à la pensée qui s'appuie sur des symboles et des signes, passage crucial pour l'évolution de la raison humaine. À partir d'observations longitudinales, Piaget retrace la genèse de la représentation, depuis l'imitation spontanée du nourrisson, jusqu'à l'imitation intériorisée et imagée du jeune enfant. Une analyse fonctionnelle des jeux et des rêves enfantins le conduit à élaborer une conception originale du symbolisme qui s'écarte sur certains points des théories traditionnelles et en particulier de celles des écoles psychanalytiques.

  • L'homme est violent par nature, comme tout être vivant. Car la violence est l'expression de la force expansive de la vie. Il suffit de voir les mauvaises herbes envahir si vite un jardin mal entretenu pour mesurer cette puissance explosive de la vie. Mais entretenir un jardin, c'est autant arracher les mauvaises herbes - donc leur faire violence - que cultiver les bonnes. Il y a donc une bonne violence et une mauvaise. Le malheur, c'est que ni la raison ni la conscience morale ne permettent de les départager. C'est la même violence qui paraît comme un acte héroïque et créateur aux uns, ou barbare et destructeur aux autres, suivant le camp auquel appartiennent les uns ou les autres. C'est la violence des autres qui nous paraît coupable, et la nôtre légitime, souvent même comme un devoir sacré. Si le problème de la violence est si complexe et difficile à résoudre, l'auteur pense qu'il peut être éclairé par celui de la puissance. Car il est dangereux pour l'homme d'être puissant : la puissance incite toujours à l'abus de pouvoir et à l'injustice, celle-ci provoque la révolte et la violence, qui, à son tour, confère la puissance. La violence coupable est celle qui vise à la puissance. Or notre civilisation occidentale moderne exalte par-dessus tout la puissance de l'homme, celle que lui confèrent la science et la technique, même la psychologie. Ce sont les sources de la sagesse qu'il faut retrouver.

  • Notre civilisation occidentale est masculine, toute ordonnée aux valeurs masculines : froide objectivité, raison, puissance, efficacité, rivalité. C'était le choix de la Renaissance. Il impliquait le refoulement des autres valeurs, irrationnelles, subjectives, sentiments, émotions, relation personnelle. En même temps, et cela n'est pas un hasard, c'était le rejet de la femme hors de la vie publique et de la culture, dans l'intimité du foyer. De là vient l'étonnant contraste entre le prodigieux essor des sciences et de la technologie et la dégradation de la qualité de la vie, qui est affaire subjective et affective. L'homme s'intéresse davantage aux choses et à la mécanique, la femme aux personnes. L'homme a construit un monde des choses, une machine perfectionnée, et la personne souffre, elle se sent manipulée elle-même comme une chose, pièce d'une machine impersonnelle. Qui pourra parer à ce malaise ? Peut-être la femme. Depuis un siècle elle lutte pour prendre sa place dans la civilisation. Mais, pour cela, elle a dû se glisser dans le moule de cette société masculine, s'y adapter. Elle a prouvé qu'elle en était capable. Mais si, maintenant, son influence propre s'affirmait, ne pourrait-elle pas guérir notre civilisation de son malaise en y apportant ce qui lui manque, le sens de la personne ? Telle est la question que se pose le Dr Tournier dans ce livre, et qu'il pose comme dans tous ses livres, non d'une façon théorique, mais concrète, au fil de ses propres expériences, dans sa vie personnelle, dans sa vie conjugale, et dans sa longue carrière de médecin de la personne où il a recueilli tant de confidences sur le malaise féminin.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les théories narratologiques de la focalisation ont été introduites dans tous les manuels d'analyse des textes littéraires. À la question qui parle ?, il est devenu courant d'ajouter qui perçoit (voit, sent, entend) ? et qui pense ?. Le présent ouvrage propose une mise en ordre théorique et pratique étayée par l'étude d'un grand nombre d'exemples littéraires variés. Cet essai porte sur l'effet de point de vue, terme préféré à celui, trop métaphorique, de focalisation. Se débarrassant du mythe d'un focalisateur externe objectif et impartial, il révise la tradition, héritée de Genette, qui pense les focalisations à partir du foyer (qui sait ? qui voit ?), et recherche les traces de la source du point de vue, dans ce qui est perçu et dans le détail des marques linguistiques. L'analyse des textes et la stylistique gagnent beaucoup au passage, la linguistique de l'énonciation, attentive aux traces du sujet dans le discours, et aux effets idéologiques des discours, également.

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