Dunod

  • Le travail social découvre le droit : celui des personnes et des usagers, mais aussi le droit pénal et civil du fait que des travailleurs sociaux sont amenés à rendre compte devant les tribunaux de leurs pratiques professionnelles et de la qualité de leurs prestations. Ce n'est pas sans provoquer des inquiétudes légitimes. En quelque cent questions et réponses, les auteurs, qui sont depuis des années au coeur du travail social et juridique, apportent explications, conseils et éléments de réflexion pour favoriser la mesure de l'exigence qui pèse sur le travail social et éducatif. Le droit ne vient pas perturber les professions sociales, il contribue à structurer leur développement par le rappel essentiel de leurs finalités et des garanties que la société entend offrir à leurs bénéficiaires. Il ne s'agit pas nécessairement de rassurer mais d'affermir en appelant au sens des responsabilités qui a toujours été le moteur même de l'action sociale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La coût de la maladie peut être appréhendé sous un double aspect : celui des dépenses entraînées par le fonctionnement de l'appareil médical ; celui des pertes subies par le système productif du fait de la maladie. Toutefois, pour dépasser le stade du simple constat, il est nécessaire préalablement à toute tentative d'évaluation globale, de s'interroger sur trois questions fondamentales : que recouvre exactement le concept de maladie ? Quel coûts entraîne-t-elle et qui les supporte ? Et enfin ces coûts sont-ils imputables à la maladie elle-même, à son maintien, ou encore à un certain mode de vie et au niveau de développement économique, social et technique ? L'on doit par ailleurs se demander s'il s'agit d'un accaparement de ressources ne présentant que des aspects négatifs. En fait, c'est une analyse du système social économique dans sa totalité qui devient alors nécessaire. Une telle analyse est menée dans sa généralité dans ce premier ouvrage. Dans un second "Le Coût social du tabac", elle est appliquée à un certain nombre d'affectations relevant du tabagisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le mot publicité est séduisant, mais pour beaucoup il est imprécis. Qu'est-ce que la publicité ? Quels en sont les grands mécanismes ? Quels métiers recouvre-t-elle ? Ce livre répond à toutes ces questions et à bien d'autres : c'est un véritable petit traité.

  • Sans vraiment que le public et les responsables politiques et économiques s'en soient rendu compte, le tourisme et le loisir sont devenus, en France et dans le monde, un secteur qui occupe une place majeure dans le fonctionnement de notre économie et de notre société. C'est pourquoi, on passe très rapidement d'un ensemble disparate d'entreprises artisanales et de PME, à une véritable industrie de services tirée par quelques firmes puissantes confrontées à des enjeux mondiaux et développant des stratégies planétaires. Cet ouvrage décrit non seulement le cadre général et les évolutions de l'industrie française du tourisme et du loisir, mais aussi, à partir d'entretiens exclusifs avec ses principaux responsables sur les stratégies, les divers métiers qui la composent : la fabrication de voyages, l'exploitation, la distribution, l'immobilier de loisirs, les groupes multi-activités industriels et financiers, etc. Il intéressera les professionnels, les élus locaux, les enseignants et étudiants, et aussi les responsables socio-économiques et financiers soucieux de mieux appréhender les perspectives à moyen terme d'un secteur devenu essentiel.

  • "Communauté d'hommes et de femmes au travail", "Gisement d'emplois", "Cadre de vie", l'entreprise a suscité un grand nombre de recherches en psychologie économique dont Paul ALBOU présente ici les principaux acquis. Les conséquences des changements qui, depuis 1968 et plus encore ces dix dernières années, ont bouleversé le paysage social et radicalement modifié les conditions de la production, sont décrites et analysées : oles différents aspects de l'entreprise moderne, les attitudes à l'égard du travail, la relation "travail-travailleur", oles problèmes de groupe, l'entreprise comme système social, la société postindustrielle, oles communications dans l'entreprise, ole climat social et les critères "absentéisme" et "rotation", la productivité, ole commandement, la sélection, la formation, ont ainsi été profondément modifiés. Aux "Problèmes humains de l'entreprise", qu'on recensait il y a vingt ans, il convient d'apporter des éléments de solution qui tiennent compte de l'évolution économique et sociale et des progrès de la recherche. Le présent ouvrage qui relève de la Psychologie économique s'y efforce et entend contribuer, tant sur le plan universitaire que sur le plan professionnel, à la connaissance et à l'amélioration de la condition de L'Homme au travail.

  • L'adoption en France, aujourd'hui, connaît un douloureux paradoxe : d'un côté de nombreux couples en quête d'enfant, de l'autre des enfants seuls, promis à une enfance en institution. Des enfants dont personne ne veut parce qu'ils sont gravement handicapés ou séropositifs. Pourtant des familles sont prêtes à accueillir ces enfants et cet ouvrage retrace leurs espoirs, leurs recherches, leur parcours. Adopter un enfant malade ou handicapé demande plus qu'une grande générosité. C'est un acte mûrement réfléchi qui suppose une information, une préparation et un accompagnement spécifique. Fondé sur une enquête auprès des services de l'Aide sociale à l'enfance et complété par de nombreux entretiens avec des associations privées et des familles adoptantes, ce livre apporte : - l'expérience vécue par ceux qui accueillent ces enfants hors du commun ; - des informations sur les réponses institutionnelles de l'administration et sur l'action des associations privées ; - des données de base sur les difficultés de comportement les plus courantes avec quelques recommandations simples sur les réponses à apporter. Guide pour tous ceux qui ont été confrontés à la problématique de l'adoption, ce livre est avant tout un message d'espoir ; il constitue un extraordinaire reportage sur l'amour familial au quotidien. Marieke Aucante et Pierre Verdier l'affirment : aucun enfant n'est réellement « inadoptable ».

  • Notre droit reconnaît des droits aux enfants dans la vie quotidienne mais aussi devant la justice, notamment à l'occasion des conflits (divorce ou séparation des parents, droit d'hébergement, etc.). L'enfant peut déposer plainte à la police ou saisir un juge. Il peut demander à être entendu seul, et même accepter ou refuser d'être entendu par le juge aux affaires familiales. Qui va assumer le coût de l'avocat de l'enfant ? L'enfant victime de violences devra-t-il répéter mille fois la même chose ? Quelles nouvelles techniques d'audition utilisent les policiers et les gendarmes ? L'enfant peut-il demander la nationalité française ou une carte nationale d'identité ? Signer un contrat ? Choisir sa religion ? Consulter seul un médecin ? Les élèves peuvent-ils s'exprimer collectivement dans les établissements scolaires ? Doivent-ils obtenir l'accord du chef d'établissement pour publier un journal lycéen ? Leur responsabilités pénales ou civiles sera-t-elle engagée par leurs écrits ? Qu'en est-il des conseils d'établissement dans les institutions sanitaires et sociales ? Les conseils municipaux de jeunes sont-ils des gadgets ? Un enfant peut-il adhérer librement à une association ? Ce livre fournit les réponses à ces questions. Et à 187 autres.

  • Cet ouvrage présente aux chercheurs et aux praticiens un tableau détaillé des stratégies disponibles d'action auprès des parents (visites à domicile en PMI, interventions éducatives à domicile auprès de parents maltraitants, soutien aux parents d'enfants handicapés etc.) Les auteurs ont recensé, analysé et classifié, un nombre impressionnant de pratiques innovatrices - conduites surtout en France et en Amérique du Nord - et proposent une typologie qui permet au lecteur de situer ces pratiques dans leur contexte d'origine et d'analyser précisément ses propres modalités d'intervention auprès des parents. Dès sa première parution, les professionnels ont salué cet ouvrage qui comble un vide important dans le champ de l'éducation familiale et parentale. Ce livre interpelle tous ceux et celles que la situation, trop souvent difficile des enfants et de leurs familles, préoccupe. Il répond à nombre de questions que se posent aujourd'hui responsables et intervenants en protection de l'enfance et en éducation spécialisée, tant sur les plans théoriques, pratiques qu'éthiques.

  • Beaucoup s'interrogent sur la place du "travail social" et préconisent d'investir de nouveaux territoires d'intervention. À l'opposé, le parti pris des auteurs de ce livre est de privilégier le thème de la place des personnes, bénéficiaires, usagers, clients de l'action sociale. Cet ouvrage associe chercheurs de l'université et professionnels du secteur sanitaire et social pour construire une réflexion sur de nouveaux modes d'accompagnement innovants de la personne en difficulté, à promouvoir dans le cadre des nouvelles politiques sociales. Une première partie expose les éléments du débat actuel au sein du secteur des associations d'action sociale : centrer tout dispositif d'intervention sur la personne ; dépasser une simple réponse gestionnaire des appareils de prise en charge pour s'interroger sur le type de société qu'ils contribuent à construire. La seconde partie, conçue autour des enjeux de direction des cadres du secteur social et médico-social, montre que la construction de pratiques d'intervention centrées sur la personne peut réellement structurer de nouvelles conceptions de l'accompagnement. Le champ associatif, acteur majeur du secteur sanitaire et social, trouve ici une défense et une illustration de sa fonction citoyenne au service de la capacité des individus à être les moteurs du mouvement social.

  • En organisant les premiers États généraux des éducateurs les 2 et 3 avril 1992 à Toulouse, Lien social a été à l'origine du plus grand rassemblement de la profession. Cet ouvrage collectif a pour ambition non seulement d'être le reflet de cet événement, mais aussi de le prolonger par une série de contributions nouvelles, offrant ainsi une radiographie exhaustive d'une profession charnière en complète transformation. Quel que soit son lieu d'intervention, l'éducateur est toujours confronté à ce qu'il est convenu d'appeler "les incasables, les hors normes, les exclus, les marginaux". Ce livre dresse donc, dans un premier temps, un état des lieux de cette fonction au carrefour du pédagogique, du thérapeutique et de l'éducatif. Il définit les éducateurs comme des professionnels de la relation. Il montre également l'importance de la formation, condition essentielle d'un professionnalisation réussie. Les mutations des professions sociales font enfin l'objet d'analyses approfondies de Christian Bachmann, Jean-Noël Chopart et Jacques Ion.

  • En gérontologie comme dans l'ensemble du champ social, l'accent est mis désormais sur la prise en compte de la parole de la personne aidée. Cette ambition est généreuse mais sa mise en oeuvre est difficile tant est grande la tentation d'institutionnaliser cette parole à travers des entretiens, des grilles et des questionnaires pour aboutir à un savoir en extériorité sur la vieillesse. C'est donc volontairement que les auteurs ont remplacé le terme très catégoriel de « personne âgée » par celui de « vieux ». La vieillesse demande à être comprise autant qu'expliquée et ne peut se dire qu'à la première personne, exprimant ainsi une histoire individuelle et toujours singulière. Approcher le vieillissement à travers la parole des vieux c'est se placer au plus près de leur vécu et permettre une meilleure prise en compte de la personne par le professionnel. C'est l'objectif de ce livre qui offre à la fois une méthodologie de restitution des paroles et une typologie s'appuyant sur un corpus écrit et oral varié : textes d'auteurs âgés, revues d'organisation de retraités, courrier des lecteurs mais aussi recueil de paroles énoncées au sein d'établissements d'accueil ou dans le cadre de services à domicile. Entendre la parole des vieux devient alors un défi de première importance pour tous les professionnels du secteur gérontologique et du domaine social et médico-social désireux de faire évoluer leurs pratiques en plaçant les personnes aidées au centre du dispositif d'accueil et de soins.

  • L'insertion est une catégorie récente de l'action publique. Elle s'est construite progressivement, d'abord en réponse au grave problème de chômage que subissaient les jeunes générations, puis elle s'est étendue aux adultes chômeurs de longue durée et enfin, avec le RMI, aux personnes privées de ressources. L'ouvrage de Chantai Guérin-Plantin retrace cette double genèse de l'insertion. Il recense les événements principaux et les changements conceptuels qui ont rendu possible la construction de politiques, d'actions, et la formation de professionnels de l'insertion. Il montre comment cette notion a "contaminé" de nombreux secteurs de la vie sociale au cours des années quatre-vingt. On voit alors que l'insertion n'est pas une création originale mais un rassemblement d'actions différentes : innovations pédagogiques pour lutter contre l'échec scolaire, formes nouvelles de prévention spécialisée, développement local et création d'une économie orientée "autrement", suivi social et assistance aux personnes dépourvues de ressources, lutte contre le chômage de longue durée... L'insertion est le mot unique proposé et accepté pour désigner ces actions différentes. Il les a constituées en une mission impérieuse, mais vague, que les problèmes du temps ont assigné aux acteurs sociaux chargés de trouver une place à ceux qui n'en auraient pas. Un ouvrage passionnant qui invite tous les professionnels de l'action sociale à réfléchir autrement leur pratique.

  • La délégation de pouvoir n'est pas ce que l'on croit ni ce que l'on dit d'elle dans les organisations. Elle est en fait rarement vécue car souvent confondue avec façonnage ou sous-traitance. Il est temps pourtant, à l'heure où l'entreprise a plus que jamais besoin de compter sur sa ressource humaine, de donner un sens à la délégation de pouvoir et de lui permettre d'avoir sa vraie place dans les organisations. Ceci conduit inévitablement à traiter du pouvoir, de son essence, de la nécessité de son existence dans les entreprises, mais aussi de sa concentration excessive. Annick Renaud-Coulon étudie les implications et l'influence bénéfique de cet acte de management tant sur l'entreprise que sur ses acteurs. Elle apporte d'autre part une méthodologie de tout ce qui concourt à une bonne délégation de pouvoir : description de missions, détermination d'objectifs, évaluation des performances, le tout étayé de cas pratiques. On ne dira jamais assez que la responsabilisation des acteurs est l'une des conditions du développement harmonieux de l'entreprise. La délégation de pouvoir y contribue pour une grande part. A chaque cadre dirigeant de saisir le « sens » de sa responsabilité en ce domaine... et d'agir.

  • Les "cas d'école" réunis ici mettent à la Une des réussites exemplaires, dissèquent l'idée, la stratégie et parfois le coup de chance qui ont permis le succès. Des lois simples et efficaces se dégagent de la multiplicité des expériences. Comment apporter au consommateur un produit, un service, une commodité, une "praticité", une qualité, une fiabilité, une innovation... Bref, tout ce qui fait, dans nos industries, le contenu et la force incontournable de nos marques. C'est aussi le prétexte pour les PDG habitués à phosphorer sur demain de se retourner sur leur parcours. Interviewé pour expliquer la vie commerciale d'un produit, le patron replonge dans sa propre histoire. Comme l'artiste esquissant un portrait en deux coups de crayon, le voilà qui restitue le contexte, revoit les concurrents - d'hier et d'aujourd'hui -, commente toutes les étapes du développement. A chaque enquête, à chaque produit ou service son propre scénario, avec acteurs et changements de décors. "Cet ouvrage apportera aux lecteurs intéressés à la vie de l'entreprise une méthode originale, un vrai souffle et une mine d'expériences à méditer." (Antoine Riboud)

  • Le moment est venu pour les entreprises de repenser leur pratique de la communication, et particulièrement de la communication interne. L'accélération du changement rend obsolète la recherche de l'admiration ou de la soumission des salariés. Les défis de compétitivité auxquels les entreprises sont confrontées sont tels qu'elles doivent désormais s'appuyer sur toute l'intelligence et la capacité créatrice de leur personnel. Cela à un moment où, par la force des choses, la sécurité de l'emploi et les avantages acquis sont remis en cause. Le seul objectif pertinent aujourd'hui est de favoriser l'investissement volontaire des hommes dans leur travail. La communication peut y contribuer utilement, à condition de s'ordonner autour de trois axes majeurs : offrir aux salariés une visibilité suffisante sur leur société et son environnement, leur ouvrir les espaces nécessaires de liberté et de responsabilité, conforter à leurs yeux la légitimité de l'entreprise. Après avoir posé le problème, cet ouvrage explore les voies et les moyens de cette "nouvelle" communication, puis les illustre par quatre exemples : l'audit et l'élaboration d'une politique de communication, l'accueil des nouveaux, la visite d'usine et la communication de crise.

  • Guérir en psychanalyse... Une série de recettes ? Faire ceci ; éviter cela ? Bien sûr, la psychanalyse est une technique : éthymologiquement un art. Art de l'interprétation, travail sur les résistances... Ce n'est pas, toutefois, à travers l'évocation courte des gestes « réducteurs » du traitement que la question est ici posée. Elle l'est sur le fond, dans sa vérité qu'il faut bien dire tragique. Car les moyens et les fins de la psychanalyse ne sont pas hédonistes : rencontre du négatif dans l'inconscient, possession-dépossédante du transfert, ambiguïté du soupçon et du devenir dans une cure qui a affaire au Logos et à l'Ananke dans l'au-delà du principe du plaisir, voilà qui ne saurait étayer le désir d'un « lâche soulagement » du symptôme ! Connaître/Guérir sont alors au coeur d'un paradoxe, si ce n'est d'une contradiction, qu'il faut, cependant, ex-hausser... La psychanalyse, donc, n'est pas une partie de plaisir ! Qu'est-ce à dire si, à suivre l'auteur, il faut encore récuser la vulgate, dans ses versions mythique ou « signifiante », et si la science du passé psycho-sexuel ne peut en rien se projeter en science de l'avenir, mais doit se heurter à l'asymétrie du destin du sujet et de l'aléatoire de l'inter-humain ? Travail, labeur du traitement sont réfléchis dans cet ouvrage dans le déploiement de leurs implications et selon les scansions de « l'être-autrement » et de « l'autrement-être ». Il y a ici volonté délibérée de mise en perspective métapsychologique de phénomènes donnés dans une expérience inouïe que les psychanalystes, curateurs après Freud, doivent « supporter »... Que l'auteur choisisse, à l'occasion, le style du rhapsode pour nous communiquer quelque chose de ces abîmes de l'exercice psychanalytique ne saurait donc surprendre : paraphrase prosaïque, faux semblants des rationalisations dogmatiques ne sauraient être de mise. Il s'agit de promouvoir une méditation déconstructive de toute « onto-phénoménologie » de l'inconscient. Avec la libre associativité de l'Esprit, nous découvrons alors la véritable essence et l'intimité d'un freudisme au vif de sa pratique.

  • Sur une période de cinq ans, deux analystes ont enregistré des consultations de pédiatrie dans un service hospitalier de pointe. Du matériel ainsi recueilli, ce livre présente cinq observations dont la plupart s'échelonnent sur une longue durée, l'enfant et sa famille venant consulter régulièrement la même équipe de médecins spécialisés dans le traitement des maladies héréditaires. Les analystes présentes aux consultations n'y intervenaient pas, leur rôle se limitant à la stricte observation et à l'enregistrement. Le travail d'analyse a donc été pour l'essentiel un travail d'analyse de textes par des lectures à deux, répétées. Au fil de la lecture de ces textes enregistrés et retranscrits, ont surgi d'autres trames, non manifestes à la première écoute. Ainsi est apparu au-delà du dialogue conscient un ordre d'échanges subjectifs entre la mère, l'enfant et le médecin. Là, réside tout l'intérêt de cet ouvrage : il permet de démontrer combien la collaboration médecin/psychanalyste peut être féconde. Dans l'écart croissant entre le savoir médical et l'être souffrant, la psychanalyse peut contribuer à ce que le patient ne soit plus seulement considéré comme objet de soin, mais aussi comme une personne.

  • L'Égypte a toujours attiré les étrangers. Conquérants jadis, touristes aujourd'hui. Les Juifs ne furent ni l'un ni l'autre, et pourtant, dans l'Antiquité, ils vécurent sur les bords du Nil. Joseph et ses frères, Moïse sauvé des eaux, l'exode des Hébreux vers la Terre Promise, les garnisaires judéens de la Première Cataracte, les communautés juives qui prospéraient à Alexandrie et dans le pays à l'époque gréco-romaine, c'est toute une fresque passionnante que déroule ici, jusqu'à la tragédie finale et au bain de sang de 115-117 de n.è., Joseph Mélèze Modrzejewski. Historien, juriste et papyrologue, il était le plus qualifié pour donner dans la Collection des Néréides cet ouvrage sur LES JUIFS D'EGYPTE, DE RAMSES II À HADRIEN. La petite histoire se révèle dans les papyrus dont il fournit de savoureuses traductions. La grande histoire du Proche-Orient encadre les aventures de cette population judéo-hellénique à laquelle les Chrétiens doivent la Bible des Septante. La réflexion s'élargit aux drames de notre temps, aux horreurs d'hier, aux rencontres et aux incompréhensions de toujours.

  • Comparée à celle nos voisins, la politique familiale française passe pour être des plus explicites. Depuis les années vingt, en s'adressant à toutes les familles, parfois sans conditions de ressources, elle se distingue en effet des politiques de protection sociale. Son âge d'or court de la fin des années trente aux années soixante-dix. Aujourd'hui, cette orientation est remise en cause ; le consensus politique s'affaiblit, le débat progresse sur l'efficacité et le bien-fondé de cette solidarité familiale trop horizontale. Pourquoi, dans notre pays, la politique familiale a-t-elle pris un tel cours ? Quelle place attribuer à notre passion nataliste ? D'où viennent les mouvements familiaux et nos institutions spécialisées ? Quels rapports entre les allocations familiales et le salariat ? Sur les chemins de la solidarité, comment articuler l'aide familiale, les services, les équipements et toute l'horlogerie des prestations ? Quelles contraintes pèsent sur l'expérience familiale des hommes, des femmes, des parents ? Pourquoi les nouvelles procréations font-elles peur ? Qu'est-ce qui fait famille aujourd'hui ? Qu'est-ce qui fera famille demain ? Pour aborder ces questions, sous l'égide du Cedias, de l'Unaf et avec l'appui du Groupe d'analyse des politiques publiques, un séminaire d'experts s'est réuni au cours de l'automne 1998. Puis un colloque a rassemblé chercheurs et acteurs du champ familial, en avril 1999. Le présent ouvrage est issu de ces différentes contributions. Il en reprend le titre : Les Implicites de la politique familiale, c'est-à-dire les impensés, les voiles, les questions entrouvertes, les enjeux et arbitrages de l'action publique.

  • À un moment de l'histoire où nombreux sont ceux qui s'interrogent sur le bien fondé de la réduction du temps de travail, Le Syndrome de Chronos montre les ravages d'un conflit qui oppose le temps des hommes et le temps des machines, et pose un diagnostic critique sur notre consommation du temps. Les auteurs analysent de façon précise les déséquilibres engendrés par les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) : zapping mental, déstructuration des espaces de travail, pression du temps réel, sollicitations permanentes, confusion entre temps privé et temps professionnel, etc. Ces phénomènes amplifient les perturbations du monde du travail, déjà désemparé par la pression productiviste et les restructurations permanentes. Les nouveaux temps modernes sont à l'origine d'une médicalisation croissante de la vie active, conséquence du stress et des « télénévroses ». Un mal travailler et un mal vivre qui coûtent très cher à la collectivité et aux entreprises. Fondé sur trois ans de recherches documentaires et d'entretiens, cet ouvrage propose des recommandations aux pouvoirs publics et aux entreprises pour faire face au syndrome de Chronos : réduction de l'intensité du travail contre l'allongement de la vie active, rénovation du rôle de la médecine du travail, et politique des revenus adaptée à la mutation actuelle de l'économie du travail et du capital. En définitive, Le Syndrome de Chronos plaide pour une écologie du temps, un temps qui, selon les auteurs, n'a pas de prix... comme la vie.

  • Au carrefour de plusieurs civilisations, enclave sur le continent de l'immense domaine celte, la Bretagne se trouve en profonde relation, dans son vécu historique et quotidien, avec une mythologie fondatrice de comportements, de conduites spécifiques, de hiérarchies secrètes et intimes : on pense à l'alcoolisme, dont la forme particulièrement vivace et « instituée » en pays breton renvoie à nombres de mythes celtes que l'auteur explore ici. Mais il y a la sorcellerie, le matriarcat et jusqu'à l'identité même du Breton, dans son individualité, qui ressortissent d'une analyse plus respectueuse des origines mêmes de tout un peuple. Ce qui justifiait amplement que l'ethnopsychiatrie soit conviée, de façon exemplaire, à recenser la spécificité de l'inconscient breton pour mieux en faire émerger la dimension universelle, profondément sensible et attachante.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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