Romans & Nouvelles

  • Curieux titre en vérité pour un livre consacré à de difficiles ascensions dans les Alpes, le Vercors, le Sahara...
    Cet ouvrage nous raconte comment un garçon de 14 ans, chaussé d'une simple paire de brodequins de chantier, découvre la montagne et devient en quelques années l'un de nos meilleurs alpinistes. Il nous dit comment, peu à peu, cette passion devient raison de vivre... Au-delà du simple récit de quelques aventures, aussi exaltantes ou douloureuses soient-elles, voici l'histoire d'une vie qui commence à 14 ans, âge ou la folie de la montagne empoigna un jour Jean-Marie Choffat pour ne plus jamais le lâcher. Comme la montagne envoûta l'auteur, il nous envoûte à son tour, nous dévoilant quels liens prodigieux, quels rapports étranges et merveilleux se tissent entre un homme fou de liberté et un univers d'absolu. Ainsi, de nos jours, quelques êtres sont encore capables de tout sacrifier, de tout risquer, y compris leur vie, pour découvrir la vérité de l'homme face à la nature, face à la beauté, face à eux-mêmes...
    Les brodequins du soleil est le premier livre de Jean-Marie Choffat. Ecrit à 27 ans, cette oeuvre de jeunesse relate les treize premières années de montagne de l'auteur. Ces brodequins du soleil que nous chaussons à sa suite, nous entraînent sur ses traces dans un style puissant et irrésistible, vers le monde où il rêve, où il aime, où il vit.
    Découvrez le témoignage haletant d'un homme dévoré par la passion de la montagne dés l'âge de 14 ans !
    EXTRAIT
    Je suis montagnard. Sans sécurité de l'emploi, sans fortune, sans tous les éléments traditionnels qui font la vie courante et le confort de chacun. C'est difficile, c'est merveilleux. C'est en tout cas mon choix et ma volonté. Ça n'est pas la chance qui m'a permis de vivre à ma guise. Choffat dernier de la classe, Choffat apprenti brouillon, Choffat ouvrier sans goût, une nullité ? Pas tout à fait. Il suffisait d'une rencontre. J'ai eu la chance immense de faire cette rencontre. Sachant ce qu'elle pouvait m'apporter, j'ai eu la sagesse de la prolonger et de ne pas trahir ce qu'elle a enfanté. J'effectue en compagnie de clients beaucoup de courses magnifiques, difficiles, humaines. Mes rapports avec eux sont peut-être démodés, témoins oubliés d'un temps où la montagne ne vendait pas ses sommets au plus offrant, parce que simplement les hommes ne l'avaient pas encore prostituée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1956 à Belfort, Jean-Marie Choffat découvre la montagne et l'alpinisme à l'âge de 14 ans. En 40 années de montagne, il a réalisé plus de 1200 ascensions et de nombreuses premières, tant en France qu'à l'étranger. Ancien vice-président du G.H.M et membre de l'Alpine Club, il est l'auteur d'une dizaine de livres dont beaucoup ont étés primés.

  • Katia décide de rompre avec son petit copain. Cette rupture tourne au drame en se soldant par une tentative d'assassinat et une vie dans le noir...
    Pour chasser le souvenir d'une récente déception amoureuse, Katia, jeune infirmière bruxelloise, s'ouvre aux aventures sans lendemain et se lie avec Damien, un gardien de sécurité au comportement protecteur et débonnaire. Mais Damien veut hâter les choses, fonder une famille et pour garder sa liberté, Katia se voit forcée de rompre. Un matin, en rentrant d'une nuit de virée, elle le trouve devant la porte de son appartement. Il veut converser avec elle, comprendre son refus de poursuivre leur relation. Confiante, elle accueille chez elle celui qui, dans quelques heures, plongera son regard pétillant de vie dans le noir absolu.
    Katia s'engage alors dans un chemin de vie tourmenté où les périodes de dépression le disputent à sa formidable soif de vivre. Celle-ci finit par l'emporter, et l'obstination de Katia à vaincre son handicap l'amène à se lancer des défis qui laissent rêveur. Son histoire en dit long sur la patience et la ténacité souvent méconnues de ceux qui vivent chaque jour les affres de la cécité.
    Ce roman bouleversant mènera le lecteur à suivre la vie d'une jeune femme plongée brutalement et définitivement dans les ténèbres !

  • Une mystérieuse lettre, dont l'expéditeur est mort 40 ans plus tôt, échoue dans la boîte aux lettres de Pierre...
    C'est pour lui l'occasion de replonger dans son passé, d'évoquer son enfance pendant les frileuses années 50-60 et l'éblouissante histoire d'amour clandestine qu'il vécut avec Frédéric lorsqu'il était étudiant. Avec l'aide de Kate, une jeune Australienne qu'il héberge, il essaiera de résoudre l'énigme de ce déroutant message : qui a a pu le déposer chez lui ? Quelles sont les véritables circonstances de la mort de celui qu'il a tant aimé ? Outre les réflexions sur la vie, la mort, le droit à la différence, l'intégrisme religieux, le récit qui mêle émotion et rebondissements tient le lecteur en haleine jusqu'à la résolution finale pleine de surprises.
    Une enquête haletante qui évoque aussi des questions de société essentielles.
    EXTRAIT
    Bon, voilà, j'y suis devant ce maudit cahier que je viens d'acheter à Auchan, moi qui pourtant aime écrire, je me retrouve comme un imbécile devant cette première page blanche. Dieu sait que j'ai souvent essayé de repousser ce pensum, mais c'est une nécessité contre laquelle je renonce à présent de lutter. Elle s'est emparée de tout mon être et a balayé toutes les résistances que j'essayais de lui opposer. L'événement inexplicable et totalement incongru qui est venu perturber une vie dans laquelle j'avais cru pouvoir censurer définitivement le passé, vie que j'avais eu l'illusion de rendre sans aspérités, sans surprises, avec de petits bonheurs, disons plutôt de petits plaisirs sans conséquences et, pour le pire, quelques petites contrariétés sans gravité, en est la cause troublante.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Issu d'une famille d'enseignants, Jean-Luc Emmanuel Chassard est né en 1948 à Nancy où se déroule toute son enfance. Il poursuivra ses études secondaires et universitaires dans la capitale lorraine, avant d'exercer en tant que professeur de lettres classiques dans plusieurs établissements du sud de la France. À présent il se consacre à ses passions, la musique, c'est un brillant flûtiste, et l'écriture. Il est aussi l'auteur d'un roman policier Meurtre au collège largement inspiré de son expérience d'enseignant.

  • Tels des ronds dans l´eau, les vies se touchent, s´interpénètrent, se fondent et se désunissent au gré des turbulences qui agitent l´onde de nos existences...
    La saga dépeinte avec talent par Marie-pierre Pruvot sur un scénario de Galia Salimo nous plonge dans les méandres des manipulations familiales dignes des grands auteurs Russes.
    Lorsqu´une différence est vraiment acceptée, ne disparaît-elle pas, tout simplement ?
    Marie-Pierre Pruvot est née en 1935 en Algérie. Elle s´installe à Paris à l´âge de 18 ans et devient une figure emblématique des nuits parisiennes sous le nom de scène de « Bambi ». Dans les années 60, Marie-Pierre reprend ses études, passe le bac en 1969 et devient professeur de Lettres modernes en 1974. Aujourd´hui à la retraite, elle est l´auteure de plusieurs ouvrages aux éditions Ex-Aequo : « J´inventais ma vie » en trois Tomes, « France, ce serait aussi un beau nom » et « Marie parce que c´est joli » (aux éditions Bonobo).
    Née à Marseille d´un père malgache et d´une mère italo-corse Galia est une fille des iles. Après de brèves études de droit à Aix en Provence elle « monte » à Paris où sa rencontre avec Jean-Marie Rivière va changer le cours de sa vie. L´alcazar, le Carrousel, le Palace puis le Queen (dont elle animera pendant 18 ans les fameuses soirées « Overkitsch » du Dimanche soir) ...le Paris qui brille et qui pétille décide d´en faire l´une de ses reines.
    Aujourd´hui, c´est dans l´ambiance glamour et sophistiquée d´une institution parisienne, ultime sanctuaire d´une nuit civilisée, le Mathi´s Bar que l´on peut la retrouver.

  • Deux femmes cheminent ensemble jusqu'aux rebords de la vie.
    Line est mandatée par le tribunal pour protéger les intérêts d'une vieille femme précaire. Celle-ci refuse la tyrannie de la longévité à tout prix : elle ne veut plus végéter dans un mouroir les yeux rivés au plafond. Les deux femmes s'opposent puis concluent tacitement un terrible pacte. Elles vont cheminer ensemble sur le rivage de l'Atlantique jusqu'aux rebords de la vie.
    Dans un texte profondément humaniste, Anne Bert propose une réflexion sur le délicat sujet du dénuement de la vieillesse et de la fin de vie. La mort est aujourd'hui devenue plus taboue que le sexe. Mais la longévité a souvent un prix : celui de la pauvreté, de la solitude et de la misère. En évitant l'écueil du pathos, avec tendresse et même humour, ce roman bienvenu dérange et bouscule. (Ce texte est une 2ème édition, initialement paru sous le titre Épilogue aux éditions Edicool en format numérique, nominé pour le Prix du livre numérique 2013).
    A travers ce roman, découvrez une réflexion humaniste sur le dénuement de la vieille et de la fin de la vie.
    EXTRAIT
    Marguerite était douce et rugueuse comme une pierre ponce. Patiente, si patiente à s'user, longuement, interminablement... ne laissant filtrer que de microscopiques poussières témoins de son existence.
    Line allait à elle comme on va au rebord, à l'extrémité d'un équilibre, d'un corps, d'une existence. Voilà ce qu'était Marguerite : une vie en suspens. Une minuscule vie insignifiante de rien du tout qu'habitait le genre humain.
    Line ne savait pourquoi cette vieille femme plutôt que les autres - pourtant plus déglingués - retenait toute son attention. Peut-être parce que le corps et l'esprit étaient épargnés et que seules la misère, la solitude et la pauvreté l'avaient laissée sur le bas-côté. Sans doute aussi parce Marguerite était une femme en latence, tramant derrière ses petits yeux parcheminés quelque chose qui lui échappait. Certainement parce que Marguerite était vieille et lourde de tant d'années.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne Bert publie des romans et des nouvelles depuis 2009. Elle s'intéresse particulièrement à ce qui se passe derrière les écrans opaques de la bienséance. Après avoir écrit plusieurs livres érotiques, elle entend poursuivre l'exploration de ses thèmes de prédilection, l'intime, l'impermanence des choses et l'hypocrisie de la convenance. Elle tient le blog Impermanence et chronique également sur le webzine « le Salon Littéraire ».

  • Fécamp est mis sous cloche et coupé du reste du monde par une brume inquiétante...
    Une brume inquiétante envahit la côte d'albâtre. Fécamp et ses environs se retrouvent brutalement coupés du monde extérieur, comme mis sous cloche durant des jours, des semaines et des mois. La municipalité ne sait plus comment endiguer l'exode et la violence d'une population affamée. L'armée intervient mais ne peut empêcher les révoltes, les pillages et même les assassinats de notables.
    Jean-Mary, artiste peintre local, décide de fuir vers la Seine. En chemin il croisera des personnages surprenants puis une femme mystérieuse qui le ramènera au port.
    La brume obsédante semble vouloir nettoyer cette portion de terre, lessiver l'âme de ses habitants confrontés aux grands choix. Est-ce leur part d'ombre qui se cache au milieu des gouttelettes assassines ?
    A travers ce roman, découvrez comment les gouttelettes d'une brume obsédante fait ressortir la part d'ombre des habitants de Fécamp.
    EXTRAIT
    Il arriva à vive allure. À quelques mètres de la plage de galets, je pouvais maintenant me rendre compte qu'il ne s'agissait ni d'une vague géante ni d'un quelconque cyclone à l'horizontale. Haut d'une centaine de mètres, comme les falaises de craie, entonnoir géant ouvrant l'accès au port, il ressemblait à un mur obscur chargé de gouttelettes d'eau. Ce brouillard monstrueux s'approchait, oppressant, il touchait maintenant les escaliers de la digue. Je compris soudain mon erreur de ne pas avoir suivi le troupeau. Non seulement il me serait impossible de prendre la moindre photographie, mais ce nuage gigantesque qui s'apprêtait à recouvrir la ville me rendait soudain aveugle sous l'épaisseur de ses membres cotonneux qui me bandaient les yeux et enveloppaient mon corps de sa housse adipeuse et glaciale. M'agrippant à la statue de pierre, je me laissai dévorer par ce monstre humide et d'un coup, ne vis plus à un mètre de mes pieds. Je ne percevais absolument rien sinon le socle granitique et déformé de ma chère sculpture. Nous étions seuls sur la digue promenade, seuls dans le silence d'une nuit artificielle, engloutis à attendre la conclusion de ce cauchemar d'une fin d'après-midi estivale pas tout à fait comme les autres.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Rottier est depuis l'adolescence un passionné de l'écrit. D'abord travailleur social, son dernier métier sera d'occuper les fonctions de directeur des services municipaux de la ville de Fécamp sur le littoral normand.
    Après toutes ces années au service d'une population attachante, il gardera en mémoire bon nombre de témoignages et d'anecdotes qui nourriront son imaginaire. En retraite depuis 2015, il se consacre presque exclusivement à l'écriture et poursuit sa dissection des êtres d'une plume acérée et tendre. Dans ses livres, les paysages marins contribuent pour beaucoup à l'étrangeté des situations et à la complexité des relations humaines, comme si les marées et les tempêtes successives se chargeaient d'organiser la vie de ses personnages.

  • L'aube du diable Nouv.

    L'aube du diable

    Arnaud Zuck

    Un récit glaçant qui décrit les évènements qu'une paroisse a connus en 1956.
    1956. L'Église catholique découvre, révulsée, le crime de sang hors norme commis par l'un des siens, jeune curé d'une trentaine d'années. Revivez de l'intérieur ce drame humain authentique et bouleversant, enfin romancé !
    Jeune prêtre charismatique au charme inimitable, l'abbé Henri Breger, est vénéré par ses fidèles. Avec son style moderne, il réveille, dans une presque idylle, la vie de la paroisse encore meurtrie par les récentes blessures de la guerre achevée une décennie auparavant. Mais... dans l'ombre de son dévouement, entre les prônes et les confessions, le rock'n'roll et les fêtes du village, le père Henri partage avec ses paroissiennes éperdues bien d'autres plaisirs.
    Pris à son propre piège, l'abbé va s'acharner à étouffer un secret qui le dévore, susceptible de le conduire à sa perte... Il s'apprête à commettre l'horreur insoutenable, proche de le mener à l'échafaud.
    L'Aube du diable ravive, dans ses moindres détails, un souvenir déchirant qui continue de glacer le sang, 65 ans après. On assiste, impuissant, à la dérive de la raison jusqu'à l'éclosion du mal...
    Plongez-vous dans ce roman, à cheval entre la fiction et le fait divers et comprenez enfin ce qu'il s'est réellement passé en 1956.

  • à la frontière

    Cendrine Bertani

    Suivez le guide. Je vous invite à parcourir les contrées américaines.
    Oh, ce n'est pas un voyage classique. Nous allons sortir des sentiers battus, explorer les bas-fonds, aborder des sujets épineux. L'Amérique veut nous montrer des sites majeurs, reflet de sa réussite. Votre guide, lui, aborde tous les thèmes. Je vous présente d'autres paysages. Des lieux de crime. Des scènes où des attentats ont été commis. Ne vous méprenez pas. Vous ne risquez rien. Vous êtes prévenus.
    Si vous vouliez contempler les chutes du Niagara, ou le Grand Canyon, il faut changer de file. Mon collègue propose ce style de circuit, moins aventureux. Vous êtes restés ? C'est que vous avez bon goût. Enfin, vous avez le goût du risque, j'entends. Je vous souhaite d'échapper aux cinglés dont le cerveau est lessivé par les drogues, aux machos qui ont reçu une éducation ultra-nationaliste, aux prédateurs qui ne sont pas tous des bêtes, et même aux esprits vengeurs.
    Cette société corrompue par nos déviances et notre volonté de maîtriser le monde, c'est évidemment la nôtre. Celle de demain, si nous ne réagissons pas maintenant. Alors ouvrez les yeux. Tenez à distance les alligators, ne prenez personne en auto-stop, ne laissez pas vos enfants chercher dans les substances illicites un paradis artificiel. Défendez vos valeurs, et non vos intérêts. Sinon les spectres de vos ancêtres reviendront vous hanter.
    Rassurez-vous. J'ai de l'humour. On va se marrer.
    Partez pour un voyage atypique qui montre, à travers de courts textes, les côtés les plus sombres de l'Amérique d'aujourd'hui.
    EXTRAIT
    Elle était partie sur un coup de tête. Au sens propre, comme au sens figuré. Son nez endolori s'était arrêté de saigner, mais une croûte brunâtre venait souiller sa lèvre supérieure, et elle n'avait pas pris le temps de se nettoyer le visage. Elle n'avait songé qu'à une seule chose : mettre le plus de distance possible entre son mari et elle.
    Quand la dispute avait éclaté, Théo était déjà attaché dans la voiture, occupé à jouer à Mario sur sa DS. Une chance. D'abord parce qu'il n'avait pas tout entendu. Ensuite parce qu'elle avait pu bondir dans la Nissan et démarrer sur les chapeaux de roue.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Cendrine Bertani est née en 1978. Elle est enseignante de lettres classiques et romancière. Ses textes analysent la société actuelle, avec cynisme, dans des fictions où l'auteure s'interroge sur la place que nous accordons à l'éducation, à la culture, et à l'héritage du passé.

  • Le 4x4

    Mireille Maquoi

    Les retrouvailles de trois amies d'enfance se transforment en commando meurtrier...
    Mia, Rosine et Chloé se connaissent depuis l'école maternelle. A présent trentenaires, elles se retrouvent, à chaque changement de saison, pour une soirée riche en confidences. Cette année, elles font toutes trois l'expérience d'une relation déstabilisante, qu'elles se racontent au fil des rendez-vous. Mia craint pour l'équilibre de sa famille depuis l'arrivée surprise d'un premier enfant ignoré de son mari. Chloé vit une passion chaotique avec son patron libraire, marié à une femme dépressive, et Rosine, riche propriétaire, subit les caprices de son bel amant. Le rendez-vous de l'hiver a lieu dans un restaurant où les trois femmes font la connaissance de Célie, la serveuse. Cette rencontre cristallise leur révolte et leur désir de se venger des abuseurs. Elles se liguent en un commando meurtrier à bord d'un allié d'exception : le 4x4 de Rosine.
    Découvrez les récits de vie de trois femmes qui, blessées par des relations déstabilisantes, se liguent pour assouvir leur désir de vengeance.
    EXTRAIT
    Les jours suivants toutefois, son empressement s'attiédit. Et son humeur devint fantasque. Quand Rosine se hasardait à demander des nouvelles du cousin, la réplique était cinglante :
    - Tu crois qu'il n'a que ça à faire ? C'est facile, pour toi, de commander !
    Elle eut de plus en plus souvent les larmes aux yeux. Il envenimait leurs meilleurs moments de petites phrases assassines, ?achète donc des chaussures plus élégantes que ces savates, tu peux te le permettre, non ? Et puis, si tu pouvais t'habiller un peu plus sexy, franchement...? Des piques qu'elle mettait sur le compte de ses angoisses, l'acheteur du bar ne se décidait pas, et Stéphane devait encore compter sur elle pour aller de l'avant. Beaucoup profiteraient sans scrupules de cette chance, se disait-elle, mais lui, il est de ces hommes dont la fierté consiste à ne rien demander à personne, un destin contraire l'y force et il se venge sur moi quand son orgueil souffre trop. Elle s'expliquait ainsi chaque coup d'épingle, en espérant toujours que ce serait le dernier.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mireille Maquoi est docteur en philosophie et lettres. Elle a travaillé au Fonds National de la Recherche Scientifique puis enseigné dans une école de futurs officiers à Bruxelles et à l'Atelier de français qu'elle avait créé à Namur. Elle se consacre actuellement à l'écriture. Elle a publié trois romans et deux récits de vie.

  • Les héros se transforment parfois en bourreaux...
    « Dès que j'ai croisé Since, il ne m'a pas fait bonne impression. Il est grand et je déteste les grands. Surtout depuis que je sais que je ne grandirai plus. À quatorze ans, j'ai la taille d'un gosse de huit ans. Un truc héréditaire, incurable. Une maladie qui fait rire les autres et me bouffe l'existence. Une saloperie dont je me serais bien passé... »
    Souvent, tout commence par une rencontre. Belle ou mauvaise, nul ne le sait au prime abord. Mais ces premiers instants vont tisser la trame de ces faits divers noirs, surréalistes, voire même poétiques. Surprenant ? Je vous laisse juge. Mais pour cela, laissez-vous embarquer pour des voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image. Enfin, presque. Car derrière les masques se cachent bon nombre de fêlures, de doutes, d'envies qui font que ces héros se métamorphosent vite en bourreaux. Alors, tentés par l'aventure ? Vous n'en sortirez pas indemnes.
    Découvrez un ensemble de nouvelles qui sont autant de voyages brefs et intenses en compagnie de personnages à votre image : derrière les masques se cachent souvent des fêlures...
    EXTRAIT
    Le Snake 3 dansait à allure modérée. L'océan moutonnait dans sa livrée habituelle. Un mélange d'émeraude, de bleu anthracite et d'ivoire crémeux.
    Le soleil tapait déjà dur. Les hauts-fonds du Pratt approchaient.
    Mel Thorpe menait son embarcation avec assurance, guidé par les fanions qui se dandinaient sur les crêtes. Sous la lumière vive, les hommes n'avaient que faire de la beauté sauvage des éléments. Toute leur attention était centrée sur la besogne à accomplir.
    Tico Mendes repéra bientôt un premier casier aux couleurs de son patron. Une tête de mort sur un fond jaune.
    Thorpe l'aperçut à son tour. Le moteur décrut et le bateau vint se positionner face à la vague. À l'aide d'une gaffe, Mendes agrippa la perche au fanion et attira la bouée à lui. Puis il hissa le tout sur le pont et commença à remonter l'élingue. Lorsqu'il en eut dégagé une longueur suffisante, il l'enroula au palan et en actionna le moteur. La corde se tendit et fut bientôt aspirée sur un rythme plus soutenu. Parfois, une algue jaillissait des profondeurs. Tico la décrochait machinalement et la rejetait au loin sur la houle, comme s'il avait toujours effectué le job.
    Puis la masse sombre du casier creva la surface de l'eau. Tico joua avec les commandes du treuil et le déposa en douceur sur le pont.
    L'intérieur grouillait de crustacés. Il l'ouvrit et plongea la main au milieu des prises. Il écarta les araignées de mer qu'il rejeta à l'eau. Seuls les homards avaient de la valeur.
    De cette première nasse, il en sortit un de fort belle taille. Puis un deuxième. Au troisième, son coeur se souleva. Ces lambeaux de chair... Cette main... L'horreur le submergea tandis qu'il croisait le regard halluciné de Thorpe qui s'avançait vers lui, un croc à la main.
    Mendes se saisit de la gaffe, bien décidé à vendre chèrement sa peau...
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Patrick Morel vit dans la proche banlieue de Rouen. Romancier et nouvelliste reconnu, il livre ici une fresque du Nouveau Monde au travers de 13 nouvelles aussi noires qu'insolites. Ce recueil succède à son premier opus, Le coup de pied au cul dont la nouvelle a été adaptée sur les ondes de la R.T.B.F., il y a une vingtaine d'années.

  • Le monde selon Flambeau

    Claude Dantan

    Et si un radiateur racontait ce qu'il avait vu et entendu durant un siècle d'existence ?
    Nul ne saura pourquoi Flambeau, majestueux radiateur de fonte, est sorti de sa condition d'objet inerte pour emprunter la pensée des humains ! En un siècle d'existence à Paris, il aura accumulé de multiples vécus, des plus heureux aux plus terrifiants. D'abord éveillé aux sentiments par Momo Cavetoux, un aimable plombier qui l'installe et le met en eau, il partage la vie du jeune Joseph Poulait et de sa mère jusqu'à la fin de la guerre. À leur départ, l'appartement est transformé en cabinet de psychanalyste. Flambeau découvre alors Edmée Missoufle qui exerce devant lui et il passe plusieurs décennies à l'écoute des patients. Au décès de celle qui est devenue son mentor, il entre dans un état d'isolement et d'errance mentale. Dans le bureau abandonné puis saccagé par des marginaux, il affronte la violence et la destruction. Remis à neuf, devenu un quasi objet d'art, ce Penseur de fonte se penche avec sensibilité et humour sur ses cent années d'amours, de souffrances et de rêves : Flambeau nous dit tout sur l'enfance, le doute, le destin, le corps, la folie, le deuil, la solitude et la mort.
    Découvrez le témoignage étonnant d'un majestueux radiateur de fonte qui se penche avec sensibilité et humour sur ses cent années d'amours, de souffrances et de rêves.
    EXTRAIT
    C'est là que Missoufle apparut. Elle faisait mine de ne pas me voir, s'asseyait derrière son bureau, se contentant de répéter ses gestes habituels. A peine étais-je surpris de ne pas avoir entendu le bruit des clés, de ne pas l'avoir vu passer la porte et accrocher son vêtement au porte-manteau. Rien ni personne dans la pièce et d'un seul coup, elle était là, au milieu de ses objets familiers. A sa table, le dos à demi tourné, elle travaillait à son livre inachevé... Je guettais le moment où elle tendrait la main pour chercher les reliefs qu'elle aimait. Là, sur le haut de mes épaules, les petites courbures ciselées qu'elle suivait de son index. Mais juste sa présence silencieuse...
    Elle disparaissait aussi vite qu'elle était venue. Deux heures plus tard ou le lendemain, Edmée était là de nouveau. Combien de fois ai-je essayé, par la seule force de ma pensée, de la conserver sous mes yeux ! Je ne suis jamais parvenu à la moindre maîtrise de ses apparitions. Les premières fois que cela arriva, je ne sus pas que c'était le fruit de mon trouble. Les années passées auprès d'elle m'avaient tout appris sur les capacités de l'âme humaine à se forger des illusions, mais je savais Edmée trop rigoureuse pour singer sa présence auprès de moi.
    Alors je cessai de me poser des questions, j'acceptai simplement qu'elle soit là. J'avais bien eu dans le passé, des croquemitaines buvant goulument mon eau. Pourquoi pas l'irruption externe, de l'ectoplasme de mon Edmée ?
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Claude Dantan vit à Niort où il a travaillé comme psychologue clinicien dans des établissements d'accueil et de soins pour enfants. Son goût pour la créativité l'a conduit, entre autres, aux plaisirs de l'écriture. Le monde selon Flambeau est son premier roman.

  • La baie de Somme comme cadre de ce recueil de nouvelles surprenantes !
    Que feriez-vous si vous offriez par mégarde un billet de loterie gagnant à votre beau-frère ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez un mot d'amour sur la tombe de votre conjoint ?
    Au fil de ces nouvelles noires, Guillaume Lefebvre explore les déviations de la nature humaine, tel que le faisait La Bruyère en son temps. Mais cette fois, les protagonistes sont sadiques, acariâtres, manipulateurs, naïfs ou présomptueux. Ne dites pas que vous ne connaissez pas au moins une personne qui leur ressemble. Notre quotidien est la meilleure source d'inspiration.
    En lisant ce recueil, vous vous laisserez charmer par l'univers pittoresque de la baie de Somme. Les personnages peuvent, eux aussi, être attachants, mais attention à la dernière marche, la chute sera surprenante.
    Plongez-vous dans ce recueil de nouvelles noires au coeur de la baie de Somme et laissez-vous surprendre par la chute de chacune de ces histoires.
    EXTRAIT DE Les cabines de plage
    Cayeux sur mer, le 8 juillet à 16 h 22.
    Un goéland argenté profitait des courants d'air ascendants pour sillonner le cordon de galets sur toute sa longueur. Les ailes largement déployées, il planait plus qu'il ne volait. Ses yeux perçants scrutaient le sol à la recherche de nourriture. Soudain, un chien le prit en chasse en aboyant. Si bruyante fut-elle, cette attaque ne parut pas l'inquiéter, il conserva son allure majestueuse et se contenta d'incliner les ailes pour prendre un peu d'altitude. Un coup de bec aurait suffi pour arracher un oeil au roquet ; mais pour l'heure, il n'avait pas de temps à perdre en agressivité inutile : il avait faim.
    - Félix, reviens ici ! cria Adeline Poireau. Il est terrible ce chien, il ne peut pas voir un goéland sans lui courir après.
    Félix était un boxer anglais de petite taille. Son museau atrophié ne lui donnait pas une allure engageante, deux crocs fins comme des aiguilles lui remontaient les babines vers la truffe. La crainte qu'il inspirait tenait essentiellement de sa laideur et de son arrogance, car il n'avait jamais mordu autre chose que les biscuits de sa maitresse. Grand amateur de déjections canines, il explorait régulièrement la base des pylônes électriques du quartier, un espace qu'il considérait comme son territoire.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Natif de la Baie de Somme, Guillaume Lefebvre eut une enfance bercée par les récits de marins. Le soir, il lisait les aventures de Pierre Loti, de Jack London, de CS Forester ou d'autres auteurs qui avaient connu le vent du large. Leurs récits lui permettaient de supporter l'atmosphère restreinte de l'internat du lycée. Après un baccalauréat scientifique, il fit des études supérieures afin d'obtenir son brevet de capitaine de navire. Dès lors, il n'a cessé de parcourir les océans pour réaliser ses rêves, les terres lointaines, tant désirées, apparaissaient maintenant sur la ligne d'horizon. Les personnages rencontrés au cours des escales ou durant sa carrière furent une source d'inspiration inégalable, ce qui l'incita à prendre la plume.

  • Au temps du Siècle des Lumières, la Marquise du Plessy et le Vicomte de Soulac échange une correspondance sulfureuse !
    Nous sommes en 1780. Henriette de Brissac, Marquise du Plessy, est une aristocrate bordelaise veuve et libre-penseuse, qui mène avec le même allant ses affaires et sa vie sentimentale.
    Pratiquant le culte de Sapho, mais amoureuse du plaisir sous toutes ses expressions, elle apprécie tout autant la suave fragrance d'une belle nature féminine que la roideur jouissive d'un beau membre de ses amis lui rendant hommage dans toutes ses intimités !
    Elle partage avec son ami et amant Georges de Nairac, son goût pour le libertinage et pour celui d'un épicurisme raffiné. Vicomte de Soulac, célibataire, il est un indéfectible adorateur de la gent féminine, mais aussi un intriguant politique.
    En cette fin du siècle des Lumières, adeptes du bel esprit et des sciences, ils sont épris de liberté et pratiquent tous les jeux de l'amour avec passion.
    Hédonistes et complices, amoureux des beaux mots, ils se relatent toutes leurs aventures au travers d'une correspondance très intime, sensuelle, torride même et surtout sans limite dans le récit de leurs frasques libertines !
    Découvrez ce roman de charme ou les jeux de l'amour et les frasques libertines s'associent à l'Histoire...

  • Les fruits du mal

    Martine Julian

    • Ex-æquo
    • 9 Février 2021

    Trois crimes commis à Nîmes et alentour. Un policier dandy et amateur d'opéras en vancances. De multiples événements historiques à lier aux événements...
    Décidément, les vacances à Nîmes du commandant Sandoval de la Crim' ne se passent pas comme prévu. Lui, l'amateur de théâtre et d'opéras, qui pensait profiter des différents festivals dans la région, se retrouve vite plongé dans une enquête criminelle.
    Les boîtes à chaussures découvertes chez les deux premières victimes lui ouvrent de nombreuses pistes. Y-aurait-il un lien avec les violences commises par les Camelots du Roi en 1929, dans un petit village du Gard ? L'exil des Républicains espagnols en février 1939 ? Leur internement dans les camps d'Argelès et de Rivesaltes ? Une catastrophe ferroviaire en 1957 ? Une trahison chez les Gitans ?
    Mais un troisième meurtre va épaissir le mystère. Alors, adultères ? Naissances illégitimes ? Agissements d'un groupe de retraités ? Démence d'un jeune artiste ?
    La rigueur de toute l'équipe du SRPJ qui interroge, mobilise ses indics, consulte les Archives etc. ne suffira pas. Il faudra les fulgurances de Sandoval pour dénouer les fils de l'intrigue et parvenir à la vérité. Et La Walkyrie de Wagner n'y sera pas pour rien !
    Découvrez ce polar qui entre crimes, art et Histoire entrainera le lecteur dans les méandres de Nîmes !

  • Marie arrive au terme de sa vie et se confie sur son parcours : enfant adoptée, adulte à la fois heureuse et meurtrie, neurologue, retraitée amoureuse...
    Au terme de sa vie, Marie se confie à Camille dans le service de médecine palliative où elle vit ses derniers jours. Elle évoque tout d'abord son enfance marquée par la jalousie envers sa soeur quand elle apprend qu'elle a été adoptée contrairement à cette dernière. Par la suite, sa vie de femme adulte est jalonnée de moments de bonheur, mais aussi de doute, de douleur et d'incrédulité quand elle rencontre la trahison. Par ailleurs, sa vie professionnelle de médecin neurologue la conduit aux plus hautes responsabilités. Elle aime profondément ce métier mais y retrouve pourtant la jalousie et la bêtise qu'elle supporte très mal.
    À la retraite enfin, elle découvre une autre vie pour laquelle elle se passionne. Tandis qu'elle se reproche son refus de la vieillesse, un étrange phénomène la fait rajeunir. Quelle est cette affection qui provoque une tardive passion amoureuse ? L'aurait-elle provoquée par son désir de rester jeune ? Elle qui a toujours eu l'Évangile pour modèle et le souci de servir ses semblables, n'est-elle pas en train de perdre son âme et de payer le prix fort ?
    Ce roman aborde avec humanité les thèmes de l'adoption, de la maladie, de l'euthanasie, de la fidélité, de la mort, mais aussi de l'amour et de la séduction !

  • Le secret de Thangka

    Nicolas Gaube

    • Ex-æquo
    • 20 Février 2017

    L'homme-loup est à ses trousses...
    Il est peut-être le seul à pouvoir vous sauver la vie...
    Il s'est échappé de sa prison. Perdu au milieu de la garrigue, il court pour sa vie.
    Derrière lui, il laisse la fille, abandonnée aux mains de son geôlier.
    C'est elle qui l'a libéré, il lui doit la vie.
    Il a besoin d'aide pour la sauver. Viendra-t-elle de Jean-Pierre qui se sait condamné et déteste tous ceux qui s'approchent de lui ? Viendra-t-elle de Rémi qui a été jeté à la rue et semble plus désespéré que lui ?
    Il n'a pas de temps à perdre, l'homme-loup est à ses trousses. Il sait de quoi il est capable, il l'a vu tuer ses semblables tant de fois.
    Ce qu'il ne sait pas, c'est que, sans lui, la fille est condamnée.
    Il ne peut pas le savoir.
    Ce n'est qu'un chien.
    Plongez dans ce récit d'épouvante et frissonnez en découvrant son intrigue haletante !
    EXTRAIT
    Le hurlement de l'homme.
    Derrière lui.
    Des pas précipités.
    Une lampe torche projetant des filets d'ombres devant lui, autour de lui. L'impression d'être écrasé par les ténèbres.
    Tenir bon, courir, courir encore.
    Vivre enfin. Le monde bat en lui. Les odeurs émanent de toutes parts, buissons de thym, fourrures d'animaux sauvages, plumes et excréments laissés çà et là. L'horreur de retrouver les sens dont il était privé depuis si longtemps.
    Pas le temps de... penser.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Attention mes amis, voilà encore une nouvelle plume qui vaut largement le détour! Si vous êtes curieux et prêts à vous lancer sur de nouveaux terrains, ce roman mérite toute votre attention. L'histoire nous prend dans ses filets dès le début et les émotions ressenties durant cette lecture sont tellement nombreuses qu'il nous faut toujours absolument découvrir la suite, à tel point que je l'ai dévoré en une soirée... Quand je vous dis qu'il vaut le détour, ce n'est pas un mensonge... - Yumiko, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1977 à Cenon, Nicolas Gaube découvre à l'adolescence la littérature d'épouvante à travers les oeuvres de Stephen King et d'Edgar Allan Poe. Elles lui inspireront ses premiers textes, dont certains seront publiés dans différentes anthologies. Après l'obtention d'une maîtrise de biologie cellulaire et de géologie, il devient professeur de Sciences de la Vie et de la Terre. Le Secret de Thangka lui a permis d'allier ses deux passions, l'écriture et les dernières découvertes scientifiques.

  • Mémoires du temps, des lieux, des hommes, d'exil, multiples et imaginaires, métissées et revisitées.
    Estuaire. Confluences. Mémoire du temps, mémoire des lieux, mémoire des hommes, mémoire d'exil. La mémoire est le reflet de la vie et la vie n'est pas toujours droite ni telle qu'elle apparaît. Mémoires multiples et imaginaires. Mémoires métissées, mémoires revisitées nourries et charriées par les eaux mêlées - douces et salées - du Fleuve et de l'Océan : la Loire et l'Atlantique. Ecriture pointilliste en spirales et entrelacs qui évolue dans des univers différents, avec des variances, selon le thème et les personnages. Certains sont ancrés dans la réalité - voire le quotidien - d'autres sont imprégnés d'onirisme et/ou de fantastique, mais ils se rejoignent ou coexistent parfois dans un même texte. La frontière est ténue. Il y a, dans ces nouvelles, une pointe de romantisme, de réalisme, de poésie, d'humour et toujours de tendresse. A l'image de la vie.
    Découvrez un recueil de nouvelles qui montre que la mémoire est le reflet de la vie, et la vie n'est pas toujours droite ni telle qu'elle apparaît.
    EXTRAIT D'INVENTAIRE
    Au bout d'une allée, sous les charmilles d'un jardin, une petite fille aux cheveux courts, rubans écossais montés sur des barrettes de chaque côté de la raie au milieu, robe à smocks et manches ballons, sandales et socquettes blanches, petit sac rouge (je m'en souviens) avec une chaînette dorée en guise de bandoulière, une main sur le guidon de son premier tricycle. C'est l'été. Elle a trois ou quatre ans, elle cligne des yeux dans le soleil. Son regard ressemble à une tête d'épingle.
    Mon père sait planter les clous à la mode à la mode, ma mère sait planter les aiguilles à la mode à la mode et moi, je ne sais pas comment est le monde ailleurs ni même s'il existe. Je ne connais que le jardin devant la maison, et celui qui est derrière la maison de grand-mère et de grand-père.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ecrivain pluri-indisciplinaire, Thérèse André-Abdelaziz explore toutes les formes d'écriture, de la poésie à la dramaturgie en passant par les nouvelles, le roman et les faits de société. Elle a publié sept ouvrages dont Quelque part une île (1980) Ed. du Cerf, Je, femme d'immigré (1987) Ed. du Cerf, réédition (2004) La Part Commune, Je m'appelle Atlantique (2006) Ed. La Part Commune, ainsi que L'Estuaire (2011) et Moi, Julienne David, corsaire nantaise jamais soumise (2012) Ed. Ex Æquo.
    Elle est l'auteur également de sept pièces radiophoniques et neuf pièces théâtrales.

  • Mai 68 et photographie de la France à la fin d'un règne. 
    La Chanson du Bac prend la suite du roman Le Carrousel. Bambi poursuit son épopée et traverse les bouleversements que connaît la France. Mai 68 n'a été pour elle qu'un choc politique. Une prise de conscience la pousse à s'assigner d'autres objectifs pour l'accomplissement de sa vie. Alors que la Sorbonne est sens dessus dessous, Bambi ressent l'envie oppressante de reprendre ses études abandonnées. Elle s'engage dans une brève tournée et, sans oublier son rôle au Carrousel, elle consacre son temps libre à étudier. De retour à Paris, des déboires sentimentaux, des ennuis de santé, des expériences décevantes, tout semble se dresser comme des obstacles à ses efforts. Par quels moyens parviendra-t-elle à ses fins ?
    Marie-Pierre Pruvot propose une photographie d'une France à la fin d'un règne : menace de dévaluation du franc, annonce d'un référendum, bruits de chute du général de Gaulle... Témoin impuissant du tumulte de la vie, son personnage reste cloisonné dans la frivolité des spectacles. Très vite, le lecteur sent pointer la frustration puis le ressaisissement qui en découle et doit alimenter la « renaissance » de Bambi qu'on pensait déjà accomplie.
    Retrouvez Bambi, pour qui Mai 68 a été une prise de conscience qui la pousse à se fixer de nouveaux objectifs de vie : par quels moyens y parviendra-t-elle ?
    EXTRAIT
    J'entrais dans l'année du bac. L'expression me frappait d'étonnement et de plaisir. Je me lançais dans la préparation de l'examen. Quel enthousiasme ! Jamais aucun début d'année scolaire ne m'avait autant stimulée. J'éprouvais, mais au centuple, ce plaisir qu'on a au lycée dans les premiers jours de classe à feuilleter les nouveaux livres, à ranger les classeurs et les pochettes en attribuant une couleur particulière à chaque matière, à organiser son travail, quand tous les rêves de succès sont encore permis.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marie-Pierre Pruvot est née le 11 novembre 1935 en Algérie. Elle s'installe à Paris à l'âge de 18 ans et devient une figure emblématique des nuits parisiennes sous le nom de scène de « Bambi ». Encouragée par son amie Coccinelle ainsi que par la troupe des cabarets « Mme Arthur » et « Le Carrousel », Marie-Pierre Pruvot parcourt le monde et se produit dans divers spectacles. Dans les années 60, Marie-Pierre reprend ses études, passe le bac en 1969 et devient professeur de Lettres Modernes en 1974. Aujourd'hui à la retraite, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages : J'inventais ma vie, France, ce serait aussi un beau nom (aux éditions Ex-Aequo) et Marie parce que c'est joli (aux éditions Bonobo).

  • Il n'a pas choisi le bon endroit pour mourir. Par contre, pour vivre...
    Sa maîtresse vient de le quitter. Effondré, il a fui dans la nuit, quittant femme et enfants pour se retrouver seul au petit matin dans une clairière, un révolver à la main. Il a décidé d'en finir. Hélas, dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l'on veut, y compris lorsqu'on veut mettre fin à ses jours. Il n'a pas choisi le bon endroit pour mourir. Par contre, pour vivre...
    « Que la brume était belle ce jour-là. Quel écrin. Imaginez ce corps de femme, élancé, flanqué de formes généreuses et parfaites, élégantes, d'une démarche féline et sensuelle, vous brisant l'âme d'un seul regard, d'un seul sourire. Qu'auriez-vous fait ? Moi, je l'ai aimée. Intensément. »
    Plongez dans un roman qui livre l'histoire d'un homme dont le destin bascule le jour où il décide d'en finir avec la vie.
    EXTRAIT
    Son regard, son doux et si beau regard changea. La déesse de la brume devint l'espace d'un moment, une femme blessée. Elle me regarda droit dans les yeux, une expression de déception sur le visage et dit :
    - Mais qu'est-ce que je fais là??...
    Que cette phrase m'a fait mal. Comme j'ai eu mal, honte, de lui déplaire, de la blesser. Comme je m'en suis voulu. Je m'en veux toujours.
    Bien qu'un peu désemparé, j'ai quand même su trouver les mots pour l'apaiser, non par flagornerie, mais parce que je voulais qu'elle soit bien. Je n'ai jamais voulu que ça d'ailleurs. Qu'elle soit bien avec moi.
    J'étais si bien aussi à ses côtés. Oh, comme j'étais bien.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Patrice Woolley est auteur, mais aussi graphiste et scénariste. Il vit à Monaco.

  • Désirs toxiques

    Bernard Loesel

    À travers un voyage en Normandie, le lecteur plongera également dans les travers de la nature humaine !
    « Il n'y a sans doute rien de plus émouvant dans une vie d'homme que la découverte fortuite de la perversion à laquelle il est voué. »
    Thomas Bernhard
    Exhibitionnisme, fétichisme, candaulisme, travestisme, sadisme, voyeurisme, masochisme... Le présent recueil se veut une illustration de ces perversions éclectiques. Le chapelet des dépravations sexuelles qu'il égrène s'y déploie en un rosaire sulfureux qui offre au lecteur une variété de déviances des plus électrisantes.
    Tantôt légères et vénielles au regard de la morale courante, tantôt habitées d'une perversité ouvertement revendiquée, elles épousent à l'envi de façon réjouissante les fantasmes dont nous habillons nos rêves les plus secrets, ceux qui parent la vie quotidienne de ces séductions mensongères si nécessaires à son épanouissement.
    Laissez-vous porter par cette déferlante d'égarements enivrants où la petite mort côtoie parfois la grande, abandonnez-vous sans vergogne ni scrupules paralysants à ce tourbillon où la chair triomphe dans toute sa plénitude, pour le meilleur et souvent aussi, faut-il le dire, pour le pire...
    Dans ce recueil de nouvelles, coquineries, pulsions charnelles et moeurs insolites sont au rendez-vous !

  • Qui a assassiné Albert Brillot, et pourquoi ?
    Qu'est-ce qui a bien pu pousser Thomas Pérois à chambouler sa paisible retraite pour tenter d'élucider un crime commis dans son village alors qu'il n'avait qu'un an?? La chose fut jugée en son temps et l'accusé dûment acquitté faute de preuves. Restait cette question qui a obsédé Thomas et heurté son sens de la justice : qui a assassiné Albert Brillot et pourquoi?? Dans une gageure quelque peu insensée, il va s'efforcer d'y répondre. Sur le lieu de son enfance, là où il se sent chez lui, il retrouve l'emplacement du drame, rencontre d'anciens amis, échange des souvenirs, mais, dès qu'il tente d'évoquer « l'affaire », l'écart se creuse, on le tient pour un intrus. Entre ponce-pilatisme et vindicte ancestrale, s'instaure une conspiration du silence et une animosité décourageante... Mais Thomas possède en héritage l'art de se couler dans la mentalité des gens de sa race. Il saura en user pour fragmenter l'omerta. Sans haine et sans crainte, mais avec une coriace ténacité, il parviendra à infiltrer l'obscurité des consciences où vérités et mensonges se compactent depuis plus d'un demi-siècle.
    Découvrez l'enquête de Thomas Pérois, bien décidé à élucider un meurtre classé, malgré la conspiration du silence et l'animosité décourageante qui se sont installées dans son village natal.
    EXTRAIT
    Je venais de naître, lorsque Albert Brillot a été assassiné, le dimanche 11 décembre 1921, à 11 heures du soir. Il venait de s'engager dans le chemin de son village, l'Hermitière, sur la commune de Saint-Germain-de-Lalande.
    Personne ne parla plus ouvertement de ce drame après que Florent Jamin, le présumé coupable, fut acquitté par la cour d'assises de la Roche-sur-Yon du 27 juillet 1922.
    Des polémiques dissimulées et d'abominables rumeurs persistèrent cependant pendant les longues années qui suivirent, et alimentèrent des antagonismes définitifs.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Henry-Pierre Troussicot est né en 1943 à St Georges de Pointindoux, entre La Roche-sur-Yon et Les Sables-d'Olonne. Ce deuxième roman l'amène à une quête du bien fondé de la raison contre l'injustice. Il nous convie en ce terroir qui est une partie de lui-même et qu'il est si bien placé pour mettre en scène.

  • À l'occasion d'un procès pour meurtres, le destin de deux hommes et d'un pays resurgit...
    Dans le prétoire du tribunal du Cap en Afrique du Sud, Reuben le métis, fils de pêcheur, délinquant et dealer, répond du meurtre de deux vieillards : Zandile, icône de la lutte contre l'apartheid, et le grand-père de la narratrice, un ancien résistant français de la Seconde guerre mondiale. Tout en haut du phare de Cap Columbine, ces deux hommes ont passé les dernières semaines de leur vie, partageant souvenirs de leurs guerres et de leurs amours, dans une amitié aussi improbable et éphémère que profonde. Et puis le phare a explosé.
    Les murmures du Cap est l'histoire de deux vies croisées, de l'espérance humaine au-delà de la barbarie, et un hymne à l'amour absolu, dans le décor d'une société sud-africaine post-apartheid à la fois pleine d'espoir et couverte de blessures, refermées ou non.
    L'auteure nous invite à traverser l'histoire de l'Afrique du Sud, depuis la colonisation jusqu'à l'Apartheid.
    EXTRAIT
    Il aurait dû prendre le temps de comprendre que les raccourcis de l'histoire sont toujours dangereux, les haines encore profondes et que la quête incessante de Wicus pour la vérité est essentielle à la réconciliation de son peuple. Et puis surtout, accepter de m'écouter lui dire les flammes ravivées dans les yeux de Grand-père, son rire, la vie revenue en lui, pendant trois précieuses semaines
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Grâce à une construction narrative très habile, l'auteure réussit le tour de force de nous proposer dans un tout petit roman (148 pages) un tour d'horizon de quelques-uns des événements les plus marquants de l'histoire de l'Afrique du Sud et d'évoquer de facon très touchante une amitié tardive entre deux vieillards à quelques semaines de leur mort. - Frueka, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Soline Lippe de Thoisy vit au Botswana. Avide de voyages, de nature et de rencontres, elle y puise l'inspiration de ses romans. Elle a publié L'Île des Rois aux Éditions Tensing en 2014. Les murmures du Cap est son troisième roman.

  • Les soirs après l'école Nouv.

    Les soirs après l'école

    Mido

    Un recueil de petites histoires qui feront réfléchir vos enfants sur le vivre ensemble.
    Chaque soir, Alice part en promenade avec son gros chien. Sur le chemin qu'elle aime tant, elle réfléchit à sa journée, à ses soucis d'enfant et aux nombreuses questions qu'elle se pose sur le monde qui l'entoure. Près du petit pont, le vieux chêne conteur l'accueille de sa voix d'écorce. Il murmure une histoire : celle d'un écureuil têtu, d'un petit geai malaimé et... bien d'autres. Alice et son arbre emmèneront le lecteur dans un univers plein de poésie et de réflexions sur le vivre ensemble.
    Découvrez avec Alice les belles histoires du chêne conteur et laissez-vous emporter par votre imagination !

  • Les effacements

    Jean Francois Dietri

    • Ex-æquo
    • 6 Février 2020

    Recueil de nouvelles autour du thème de la perte, portées par des protagonistes solitaires partagés entre espoirt et désarroi.
    Berlin Est, une jeune femme décide de rechercher ses origines ; un livre de Stefan Zweig à demi calciné peut-il changer le cours des choses ; Madeleine, chausse du 37 et veut retrouver une amie d'enfance ; comment appeler des jumelles quand on n'arrive pas à les distinguer...
    « Les Effacements » parlent de disparition mais, comme dans toute rupture, de nouveaux départs, de possibles envisageables.
    L'écriture garde sa douce ironie, son humour distancié et sa tendresse pour les personnages. Elle ne juge jamais même si elle est sans concession. Les nouvelles de Jean-François Dietrich sont des funambules, sur le fil du rasoir, en équilibre entre la légèreté et le tragique, l'ironie et la tendresse, les finitudes et les renaissances.
    Le lecteur est invité à être témoin sans être voyeur, à construire sa propre opinion, en toute liberté.
    Loin de l'analyse psychologique, découvrez ces nouvelles très humaines.
    EXTRAIT
    Deux coups brefs. Pas de réponse. Elle vit la lumière au-dessus de la porte à travers la vitre. Elle appuya de nouveau et laissa cette fois son doigt, sans relâcher, durant plusieurs secondes. Une voix de femme enfin de l'autre côté de la porte :
    - Allez-vous-en. Je n'ouvrirai pas. La jeune femme appuya alors une nouvelle fois sur la sonnette.
    - Arrêtez, arrêtez, je n'ouvrirai pas. Je n'ai rien à dire. 
    La jeune femme respira fortement. Il faisait maintenant sombre sur le palier. Elle n'avait pas vu d'ombre passer derrière le judas de la porte de l'appartement. Elle ne savait pas si la femme de l'autre côté de la porte l'avait observée avant de parler. La jeune femme s'approcha tout contre la porte et dit :
    - Je vais continuer de sonner jusqu'à ce vous m'ouvriez ! Puis elle sonna.
    C'était une sonnette à tintement continu, peut-être était-elle constituée de ces deux demi-globes métalliques et d'un petit marteau vibrateur qui oscille de l'un à l'autre à vitesse frénétique. Ce n'était pas en tout cas une de ces sonnettes polies qui ne font que ding-dong, l'air de s'excuser de déranger. Cette sonnette disait qu'elle était bien présente, qu'il y avait du monde sur le palier. La sonnerie s'arrêta brutalement. La jeune femme appuya plus fort, mais aucun bruit ne se fit plus entendre. La jeune femme remarqua que la lumière au-dessus de la porte était éteinte. La femme dans l'appartement avait dû relever le disjoncteur. Elle devait être dans le couloir, dans le noir, à attendre. La jeune femme hésita à prendre un papier dans son sac, mais elle préféra cette fois parler à voix haute, bien fort. Elle savait que la femme l'écoutait.
    - Je reviendrai, vous m'ouvrirez, tôt ou tard.
    Puis elle descendit les deux étages.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Dietrich a débuté par l'écriture théâtrale. Ses pièces « L'impasse », « Le Cinquième Train », « Esquisses » ont été montées par la Compagnie du Verseau et « 5.905 inchs » par la compagnie Artemis. Il a ensuite découvert l'écriture de nouvelles notamment grâce à la Maison de l'Écriture. EN CORPS PRÉSENT est son premier recueil.

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