Gallimard (patrimoine numérisé)

  • Avec Frêle bruit, Michel Leiris clôt La Règle du jeu. Dans ce dernier tome, construit presque musicalement, se mêlent à des souvenirs proches ou lointains et à des idées soit anciennes, soit venues chemin faisant, des tentatives plus ou moins expresses d'arriver à des moments de transparence. Aspiration au merveilleux, volonté d'engagement social, désir d'universalisme, telles sont les couleurs qui semblent dominer dans le jeu de l'écrivain.

  • Ce recueil réunit des articles parus entre 1930 et 1940 dans des revues dont quelques-unes sont oubliées ou introuvables. Il s'organise autour d'un voyage fait en Grèce en 1932. L'accent n'est pas ici porté sur le langage comme dans Bâtons, chiffres et lettres, mais sur l'existence même de la littérature. En appendice, Errata revient sur la première de ces questions.

  • Parution : 06-02-1956
    Dans ce nouveau livre, Jean Rostand revient à l'un de ses genres favoris : l'histoire des grandes idées scientifiques. Il y retrace minutieusement l'évolution d'une idée fondamentale, celle d'atome vital, qui, nous venant de l'Antiquité, a dû subir bien des transformations avant de donner naissance à la notion moderne de gène. Cette étude nous introduit au coeur même de la biologie contemporaine puisque c'est, en grande partie, sur la question des gènes et des chromosomes que s'opposent vivement, et d'une façon qui paraît irréductible, la génétique orthodoxe des savants occidentaux et la génétique mitchourienne des savants soviétiques.
    On trouvera aussi dans cet ouvrage d'érudition et de critique, une histoire de l'idée de monstruosité, et des pages importantes sur les conceptions biologiques de quelques grands écrivains et philosophes : Descartes, Diderot, Helvétius, Montesquieu, Renan, Cournot.
    Historien scrupuleux et pénétrant, Jean Rostand apporte des points de vue nouveaux, rectifie des jugements sommaires, signale des précurseurs inconnus, propose des rapprochements inattendus entre le passé et le présent.

  • Dans ce nouveau livre, Jean Rostand a réuni d'importantes études, encore inédites, qui touchent aux problèmes généraux de la biologie et à certains de ses retentissements sur le plan philosophique ou simplement humain.
    Celle qui donne au volume son titre (Science fausse et fausses sciences) traite des manières diverses dont la vérité scientifique peut se trouver faussée par les «sorciers» de toute espèce, par les fanatiques de toute idéologie, et même, à leur insu, par les véritables savants, ainsi qu'il ressort de l'histoire fantastique des rayons N qui eût réjoui le grand Fontenelle.
    Non moins enrichissantes sont les autres études. Qu'il s'agisse des conséquences juridiques de la biologie (La Biologie et le Droit), des singulières expériences que la nature réalise dans l'espèce humaine (Les Singularités de l'Homme), des conditions organiques de l'inadaptation mentale (Biologie et Enfance inadaptée), de la valeur du cinéma comme instrument de découverte et de compréhension des phénomènes vitaux (Cinéma et Biologie), on retrouve en ces pages la lucidité et la probité intellectuelle de Jean Rostand.

  • Parution : 18-11-1958
    Comme L'atomisme en biologie, ce livre est presque entièrement composé d'études relatives à l'histoire de la connaissance. Certaines d'entre elles s'efforcent de suivre, au long des âges, l'évolution d'une grande idée ou d'une grande notion : hérédité des caractères acquis, parthénogenèse humaine, immortalité des tissus, tandis que d'autres visent à mettre en lumière tels aspects, plus ou moins méconnus, d'une oeuvre ou d'un homme : François Bacon, Réaumur, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire.
    L'intérêt philosophique de l'histoire des sciences n'est plus à démontrer. En nous instruisant sur la marche progressive de l'esprit d'investigation, en nous faisant prendre conscience de la difficulté et de la lenteur avec quoi s'établit, sur un sol toujours mouvant, une vérité toujours insuffisante, elle nous enseigne à la fois la continuité fertile de l'effort humain et l'imperfection essentielle de tout état du savoir, y compris celui où est parvenue notre époque.
    École de confiance et de doute, d'espérance légitime et de scepticisme raisonné, de fierté collective et d'humilité individuelle...

  • Jean Rostand continue à tirer de la biologie des enseignements propres à faire réfléchir utilement le philosophe, le psychologue et le moraliste. Il montre, en particulier, comment les dernières découvertes de laboratoire sont en voie de modifier profondément les grandes notions humaines, et notamment celles de personne, de procréation et de mort. Les mots : être, enfanter, mourir, n'ont plus aujourd'hui tout à fait le même sens qu'ils avaient hier. Ainsi, qu'on le veuille ou non, c'est bien un véritable et nouvel humanisme qui s'édifie sous nos yeux, dans la mesure où non seulement la biologie élargit et précise notre connaissance de l'homme, mais encore augmente les pouvoirs dont l'homme dispose à l'égard de sa propre nature.
    On trouvera aussi, dans Biologie et humanisme, d'importantes études historiques sur l'évolution des idées transformistes, sur la génétique avant Mendel, sur la pensée biologique de Diderot, sur Fontenelle épistémologiste, etc., et enfin un savoureux et profond éloge de la grenouille - tout à la fois confession et profession de foi - où Jean Rostand nous dit, avec sa netteté et sa chaleur habituelles, ce que représente pour lui l'animal auquel il a, depuis un si long temps, consacré tant d'études.

  • Après des années de beau temps ininterrompu, il se met à pleuvoir des années et des années. Les habitants de la Ville Natale finissent par s'agacer et acceptent une curieuse méthode pour faire revenir le beau temps, méthode conseillée par Jean, un de leurs compatriotes, retour de l'étranger, accompagné de sa soeur, Hélène, ancienne séquestrée et peut-être simple d'esprit.

  • J'ai, dans un volume récent, consacré quelques pages aux relations qui existent entre la médecine et ce vaste domaine de la biologie que forme la Génétique, science de l'hérédité. Le sujet m'a paru assez important pour que j'y insiste. Médecine et Génétique se sont, jusqu'ici, trop ignorées : elles ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre, et il est à souhaiter que, pour leur profit mutuel, elles collaborent toujours plus étroitement.
    Parmi les chapitres qui composent ce petit ouvrage, il en est un qui traite, et pour la première fois dans un livre français, de la grande question, toute neuve encore, des virus-protéines. Elle aussi se rattache, par certains côtés, à la Génétique, puisque, à bien des égards, on peut rapprocher ces mystérieux agents pathogènes des éléments qui constituent le patrimoine héréditaire.

  • "Le Ver à soie est, comme chacun sait, la larve d'un Papillon, le Bombyx du Mûrier (Bombyx mori).
    Pour le situer dans le règne animal, nous rappellerons sommairement que les Papillons appartiennent à la classe des Insectes, qui est l'une des plus considérables tant pour le nombre que pour la variété des représentants, puisque les espèces s'y comptent par centaines de mille.
    Parmi les Invertébrés, c'est-à-dire parmi les animaux dépourvus de squelette osseux, les Insectes font partie du vaste groupe des Arthropodes, où ils voisinent avec les Arachnides, les Myriapodes et les Crustacés. Comme eux. ils sont faits de segments, dont certains portent des pattes articulées ; mais ils s'en distinguent par un corps nettement divisé en trois parties - la tête, le thorax, l'abdomen - et par leurs trois paires de pattes.
    Les Papillons, ou Lépidoptères, qui ne comprennent pas moins de quatre-vingt mille espèces, se caractérisent par la présence de deux paires d'ailes recouvertes d'écailles. Certains papillons de nuit à bouche rudimentaire et à antennes plumeuses composent la famille des Bombycides, à laquelle appartient le Bombyx du Mûrier, objet du présent ouvrage."
    Jean Rostand

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