Sciences & Techniques

  • Si nous ne changeons rien, nous aurons vidé les océans de tous leurs poissons avant le milieu du siècle. 80 % des stocks sont actuellement en limite d'exploitation, en cours d'effondrement ou déjà disparus.

    Quels mécanismes ont conduit à cette situation ? Pourquoi les États ne jouent-ils pas un rôle de régulateurs ? En quoi les subventions publiques encouragent-elles le pillage des ressources ? Pourquoi les fameux quotas sont-ils inefficaces ? Pourquoi l'aquaculture, loin d'être la panacée, constitue-t-elle une impasse ravageuse pour l'environnement ?

    Cet ouvrage brosse un panorama mondial de la surpêche ; il avance aussi des solutions pour sauver la ressource autant que l'emploi, notamment par l'inscription de l'activité dans des schémas de développement locaux et non plus dans des logiques industrielles.

    Pour un tiers de l'humanité, la mer constitue l'unique source de protéines animales. C'est donc bien d'un enjeu de survie qu'il s'agit.

  • Le changement climatique et l'épuisement des ressources provoqueront des crises toujours plus dramatiques si nous ne réagissons pas très rapidement. La bonne nouvelle, c'est que des solutions existent et qu'elles n'ont rien de punitif : elles peuvent au contraire nous permettre de vivre mieux.
    Engager la transition écologique, ce n'est pas proposer un simple verdissement du système actuel, c'est adopter un nouveau modèle économique et social, rompant avec la dictature du PIB. Un modèle qui renouvelle nos façons de consommer, de produire, de travailler, de vivre ensemble. Qui fait la part belle au plaisir, aux liens, au temps libre. Qui permet et encourage la participation des citoyens.

    C'est une société plus juste et plus douce qui est ici présentée. Un « mode d'emploi » pour réconcilier le nécessaire et le souhaitable.

  • Quelle politique crée des centaines de milliers d'emplois, est considérée comme prioritaire par des économistes reconnus, s'avère bénéfique pour l'environnement comme pour la justice planétaire ? Dérèglement climatique, déplétion pétrolière, dangerosité du nucléaire... La révolution énergétique est inéluctable. Au lieu de la vivre comme une contrainte, saisissons cette formidable opportunité. Passer des vieilles énergies épuisables aux nouvelles énergies renouvelables - à commencer par le négawatt - est la condition à la sortie de crise et sa solution. La question n'est plus de savoir s'il faut le faire, mais d'arrêter de perdre un temps précieux. Nous ne pouvons nous priver d'un tel potentiel et nous tenir à l'écart d'un virage industriel en oeuvre partout dans le monde. Ce qui est bon pour la planète l'est aussi pour nos entreprises et nos emplois, notre pouvoir d'achat et notre qualité de vie. Engageons la révolution énergétique !

  • L'écolo de service peut rarement passer une soirée tranquille. Dès qu'il est repéré, une série de commentaires plus ou moins acerbes surgissent. Le grand classique : « L'écologie, ça ne devrait pas être de la politique. » Et difficile d'échapper à « l'écologie luxe de riches » ou aux procès en « utopisme »...

    Les auteurs ont listé ces objections, et y répondent avec un brin d'humour et quelques arguments solides. Non, les écolos ne veulent pas mettre la filière automobile au chômage, ils veulent une conversion écologique de l'économie. Non, ils ne veulent pas s'éclairer à la bougie ? qui pollue d'ailleurs beaucoup ? mais développer la recherche sur les énergies renouvelables. Et non, on ne construira pas une société écologique sans volonté politique car, oui, l'écologie, c'est politique !

    Le résultat : ce petit bréviaire à l'usage des convaincus comme des mécréants, pour affiner ses convictions ou faire vaciller ses certitudes. Ainsi soit-il !

  • Un luxe, l'écologie ? Un supplément d'âme quand tous les autres problèmes sont réglés ? Non ! Le projet écologiste est profondément social et générateur de plus d'égalité. Il apporte des réponses aux deux préoccupations majeures de la société : l'emploi et le pouvoir d'achat.

    Non seulement une politique écologiste est source d'emplois nouveaux ? et de meilleure qualité ? mais elle favorise une articulation plus sereine entre travail et non-travail. Elle interroge également « le pouvoir d'acheter », et promeut un accès pour tous aux biens et services indispensables, tels que le logement, la santé, l'éducation, mais aussi les loisirs ou la culture, car le bien-être ne se mesure pas à l'aune de la seule consommation matérielle.

    /> Loin de toute « régression », loin aussi des vieilles recettes inefficaces, ce livre dessine une société innovante et créative, plus juste et plus épanouissante.

  • En anglais, on parle de greenwashing en français, d'écoblanchiment : une technique de marketing consistant à donner une image écolo à une entreprise quelles que soient ses pratiques.

    Cest ainsi que Monsanto promeut des pesticides supposés protéger les plantes, que Renault vante une voiture allégée en CO2, ou que le groupe Carrefour s'empare du vocabulaire de la décroissance.

    Les thèmes du développement durable gagnant en impact et en notoriété dans la société, les entreprises - mais aussi les politiques - usent et abusent de ce procédé trompeur.
    Les auteurs analysent les ressorts de cette imposture et pointent l'antinomie qui existe entre les logiques marchandes actuelles et les impératifs environnementaux. Ils montrent également comment la résistance s'organise, par l'interpellation citoyenne, le boycott, voire des attaques en justice.

  • « Je suis un honnête homme du XVIIIe siècle égaré au XXe siècle », disait Dumont de lui-même. Témoin et acteur d'un siècle dont il a partagé de bout en bout les révolutions, les drames et les désillusions, l'agronome de la faim est resté intensément fidèle à l'horizon qu'il s'était fixé dès sa jeunesse : nourrir les hommes en se préoccupant d'abord des multitudes paysannes des pays du Sud, ces nouveaux damnés de la terre auxquels même la terre se dérobe. Dix ans après sa mort, au moment où le vieux monde s'effondre, on s'aperçoit que les lucidités de ce crapahuteur des savanes et des steppes éclairent crûment les principales tendances de l'époque. Les vérités de Dumont, tirées d'innombrables voyages d'étude sur les terrains de la planète, constituent autant de morceaux de bravoure qui sont devenus aujourd'hui les repères d'un nouveau monde qui peine à naître.

    Cet homme rétif à tous les dogmatismes, réformateur radical, moraliste intransigeant, accompagna les grandes causes de l'humanité - le socialisme, le pacifisme, le tiers-mondisme, le féminisme - jusqu'à devenir, lui le héraut du productivisme agricole, un pionnier flamboyant de l'écologie, dont il fut le premier à porter les couleurs lors de l'élection présidentielle de 1974. Un homme à part, un homme libre.

  • Ces trente dernières années, lorganisation et la pratique de la recherche ont subi de profondes transformations. Selon les périodes, lattitude du gouvernement envers lenseignement supérieur et la recherche a alterné entre mépris et priorité proclamée pour « accélérer la sortie de crise ». À lheure où des budgets raréfiés sont de plus en plus ciblés sur une prétendue excellence, quelle politique faudrait-il mener pour répondre aux demandes légitimes du terrain et hisser le pays à la hauteur des exigences du XXIe siècle ?
    Echaudée par laccident nucléaire de Fukushima comme par les affaires du « sang contaminé » ou du Mediator, lopinion publique, quant à elle, nest plus disposée à adopter toutes les technologies dérivées des avancées scientifiques.
    Comment se pourvoir alors de méthodologies et dinstances appropriées pour revisiter les rapports entre le monde des sciences et la société ?
    Lauteur avance des propositions concrètes de réformes qui permettront « de soutenir la recherche, dencourager la coopération entre acteurs et dimpliquer les citoyens ».

  • Le gouvernement a trouvé le responsable du trou de la Sécu : le malade, bien sûr, affamé de pilules inutiles et de consultations abusives, coupables de fumer ou de mal se nourrir, en dépit des campagnes de prévention. Et pour remédier à cela, il réforme, tout comme ses prédécesseurs depuis 2002. Tarification à l'activité, franchises médicales, déremboursements : l'effort demandé pèse systématiquement sur les assurés. La responsabilité des laboratoires pharmaceutiques ou des médecins tout comme les politiques d'exonérations sociales dont bénéficient les entreprises ne sont, quant à elles, jamais interrogées. Les auteurs rejettent ce discours culpabilisant et cette vision strictement financière, qui nous entraînent vers un système pénalisant les plus modestes et posant de graves questions de santé publique. Ils montrent qu'un projet de santé alternatif, fondé sur le principe de solidarité, est possible.

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