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  • Quand en 1770, le marin du Roi, Brestois, Mathieu Marie de Dall de Tromelin, épouse Anne Pierre de Chambellan, il ignore que l'héritage de sa femme, à Saint-Domingue, va engendrer des tourments qui marqueront leur vie jusqu'à l'indépendance de la Grande Île. Cette correspondance inédite nous éclaire sur Saint-Domingue et la marine de Louis XVI, mais aussi sur les pratiques sociales de planteurs à l'aube de l'effondrement de l'économie coloniale de l'île.

  • Longtemps larvé, l'antagonisme entre le Saint-Siège et l'État français se mua, à partir de 1808, en un duel féroce scandé d'épisodes dramatiques comme l'excommunication de Napoléon ou l'enlèvement de Pie VII. Les contributions réunies dans ce livre s'attachent notamment à interroger la manière dont ces évènements ont été vécus par les catholiques de l'Empire. Quelles motivations ont inspiré leur soumission ou leur résistance ? Quels liens peut-on établir avec les oppositions politiques à Napoléon ? Comment cette crise a nourri les controverses internes au catholicisme ?

  • Quelles condamnations les différentes familles politiques françaises ont-elles portées à l'encontre du régime de Napoléon III ? Quelles formes ces oppositions ont-elles prises ? Quelle postérité ces lectures critiques du Second Empire ont-elles eue ? C'est à ces questions que tente de répondre cet ouvrage, fruit d'une journée d'étude organisée par l'Institut Catholique d'Études Supérieures, son centre de recherche (le CRICES) et la Fondation Napoléon. En dernière analyse, les contributeurs cherchent à préciser la place du Second Empire dans l'histoire politique française contemporaine.

  • Comment rédiger un certificat médical pour "faire du tir" et que faut-il écrire ? Engage-t-on sa responsabilité pour établir un certificat lors d'une demande d'inscription à l'examen du permis de chasser ou pour rédiger un document pour ce patient qui vient d'hériter du fusil du grand-père et qui veut le conserver ? Cet ouvrage explique les arcanes de la législation des armes et détaille les diverses situations pour que ces certificats ne deviennent pas une source d'inquiétude supplémentaire à une époque où la détention et l'usage d'une arme provoquent une angoisse sociétale.

  • Point d'orgue de son voyage au Québec, le « Vive le Québec libre ! » lancé le 24 juillet 1967 par le général de Gaulle du haut du balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal est un acte mûri, l'aboutissement d'un processus engagé depuis 1960 après l'enclenchement de la « Révolution tranquille ». C'est aussi le rappel fort d'un principe gaullien par excellence : le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le fondateur de la Ve République a jeté les bases d'une coopération dynamique entre la France et le Québec, véritable agent actif de la francophonie. Les contributions réunies dans cet ouvrage éclairent les diverses problématiques et soulignent la profondeur des liens.

  • "Le désavantage des colonies qui perdent la liberté de commerce est visiblement compensé par la protection de la Métropole qui les défend par ses armes ou les maintient par ses lois". Cette phrase de Montesquieu résume les liens compliqués entre une métropole et ses colonies sous l'Ancien Régime. La prospérité apportée par les colonies devait être souvent défendue avec acharnement. Des compagnies détachées aux régiments coloniaux, l'aventure des soldats au temps de la Nouvelle-France et des Iles demeure singulière et mal connue.

  • Le témoignage de Thibaudeau, qui siégea à la Convention, appartint au Conseil d'Etat, fut préfet de Marseille sous l'Empire et membre de la chambre des pairs des Cent-Jours avant de finir sa vie comme sénateur du Second Empire, est l'un des meilleurs et des plus sûrs concernant la période 1789-1815. Thibaudeau a beaucoup écrit et ce qu'on retint surtout de lui ce sont ses mémoires. Les revoici grâce à François Pascal, dotés d'un appareil critique.

  • Le mameluck Ali (de son vrai nom Louis-Etienne Saint-Denis) est un des plus intéressants mémorialistes de son temps. De 1812 à 1821, il a vécu dans l'intimité de Napoléon, en particulier à Saint-Hélène. C'est le récit complet en très grande partie inédit de sa campagne de Russie qui est ici exhumé. Le texte est précédé d'une longue introduction sur le mameluck Ali et son travail de rédaction enrichi de notes et d'illustrations.

  • La signature de la paix d'Amiens en mars 1802 permet au premier consul Bonaparte de récupérer les colonies occupées par les Britanniques depuis 1794-1796. La Martinique accepte d'entrer dans l'Empire français tout en conservant sa société hiérarchisée : l'esclavage et la traite négrière se maintiennent. L'île est éloignée de la tempête révolutionnaire mais plongée dans le blocus britannique. Les luttes politiques et économiques se multiplient fragilisant le pouvoir français dans la colonie.

  • Négociant et industriel normand, membre influent de la bourgeoisie rouennaise, Pierre Nicolas de Fontenay (1743-1806) fut élu député du tiers état de Rouen aux états généraux de 1789. Convaincu de participer à la relation de l'histoire, il tint à associer son épouse en lui écrivant quotidiennement. Les quelques six cent vingt-six lettres de cette correspondance constituent une chronique vivante et personnelle des deux premières années de la Révolution.

  • L'Histoire n'est pas une magnifique suite d'actions héroïques et de gestes admirables. Sans le Mal pas d'Histoire. Et il faut l'avouer, les méchants sont les personnages les plus fascinants de la saga des peuples. En voici treize, présentés à travers des dramatiques interprétées jadis sur les ondes. Treize portraits où l'on retrouve des méchants célèbres comme Néron ou Beria et héros insolites comme Olivier Le Daim ou le prince de Palagonia. Ils illustrent le pouvoir du Mal.

  • Dans sa correspondance suivie avec l'opposant politique Pierre Mesnil, Robert Lindet fait part de ses sentiments sur la politique du Directoire puis de Napoléon Bonaparte, de ses efforts pour échapper à l'exil suite au retour des Bourbons, et enfin de son opposition à la loi sur la conversion des rentes. Une galerie de portraits de ses contemporains clôt cet ouvrage. Un témoignage des événements marquants de la société européenne relatés par l'ancien responsable de la politique économique du Comité de Salut public.

  • C'est le moment précis de la paix religieuse consécutive à la signature du Concordat que ce livre collectif étudie, en mesurant les conséquences pour l'Eglise catholique, les effets aussi chez les protestants, ou encore à l'étranger. A travers sa dimension religieuse, politique, diplomatique, et même artistique, le Concordat de 1801 est en effet un texte de toute première importance.

  • Le 24 juin 1812, environ 400000 hommes de la Grande Armée franchissent le Niémen en différents points. A la tête de cette armée européenne l'empereur Napoléon Ier, mais aussi les maréchaux Berthier, Davout, Murat, Oudinot, Eugène de Beauharnais etc. Dans les rangs allemands, von Papet, jeune capitaine de 21 ans, rédige ses réflexions et notes le soir au cours des veillées. Il apporte ainsi sa modeste contribution à l'histoire de la guerre de 1812. Son journal ici traduit a été publié en allemand en 2009.

  • Cet ouvrage retrace l'émergence au cours du règne de Louis XIV de la spécialité du commerce des meubles et des objets d'art dans le corps des marchands merciers. L'étude de ce dernier, replacé dans son contexte humain, social, économique et politique, permet d'en saisir la richesse et la variété. Les merciers surent inventer des objets inédits et des modes nouvelles pour répondre aux attentes voitre susciter des besoins nouveaux chez leur clientèle.

  • Latouche-Tréville est un aventurier, marin, homme de guerre et homme de plaisir dont la trajectoire commence sous le règne de Louis XV pour s'achever dans les premiers mois de l'Empire. Après s'être illustré tout au long de la Guerre d'Indépendance américaine, notamment au commandement de la frégate L'Hermione, sur laquelle prit passage La Fayette, il eut le bonheur de tenir par trois fois Nelson en échec. Sa mort prématurée, en août 1804, priva la France d'un amiral qui aurait pu lui épargner le désastre de Trafalgar.

  • August Scharr était soldat dans un régiment de réserve de la 2e armée von Bûlow. Il raconte son épopée depuis la mobilisation jusqu'à sa capture durant la bataille de la Marne. Il fut admis à l'hôpital mixte d'Issoudun et figure donc à ce titre dans le second cahier qui répertorie les prisonniers allemands admis dans cet hôpital. Il est emporté par la fièvre typhoïde en novembre, laissant son récit aux mains d'un administrateur de l'hôpital, auteur du second cahier.

  • A partir de documents d'archives, l'auteur a reconstitué l'itinéraire de Louis Pierre Dufaÿ, collaborateur fidèle de Sonthonax et Polverel qui ont mis en place une politique anti-esclavagiste dans un contexte particulièrement difficile de guerre raciale à Saint-Domingue (aujourd'hui Haïti). Le résultat est surprenant et très contrasté : il n'est ni le diable que décrivent les colons attachés au maintien de l'esclavage ni l'apôtre que soutiennent les abolitionnistes, même si l'abbé Grégoire le cite parmi "les hommes courageux qui ont plaidé la cause des malheureux Noirs et Sang-mêlés".

  • L'ambition de cet ouvrage est de construire, à l'échelon d'un département, une histoire quantitative fine qui permette de révéler le fonctionnement des institutions militaires et de suivre le destin des individus qui vont laisser leur vie. Ce type d'analyse est rendu possible par la mise en ligne des fiches nominatives de tous les soldats décédés durant le premier conflit mondial, et qui ont obtenu la mention "Mort pour la France". L'analyse de ces fiches permet également de porter un regard neuf sur les conditions du décès des combattants et sur l'importance du tribut payé par chaque région ou département.

  • En 1830, la Grèce obtient son indépendance. L'Empire ottoman aux multiples nationalités est en crise. Les Turcs sont chassés d'Alger. Après les trois Glorieuses, Louis-Philippe Ier hérite de cette conquête qu'il va poursuivre. Le débat colonial est ouvert par la presse et les députés discutent âprement. Pour éteindre le brasier, défendre leurs intérêts, protéger les routes commerciales, garantir la sécurité des chrétiens et soucieuses de maintenir l'équilibre européen, les nations interviennent dans la question de l'Orient. La France se taille alors la part du lion en Afrique du Nord.

  • Avec Henri de Marsay, Balzac a créé le personnage le plus brillant et le plus mystérieux de la comédie humaine. On l'y rencontre dans près de trente récits, véritable hégémon qui domine la jeunesse de la Restauration, le coeur des femmes, puis la vie politique de la Monarchie de Juillet. Pourtant il est demeuré jusqu'ici une énigme, dérobant ses motifs et moyens dans les succès mêmes. En nous laissant ses carnets posthumes, il les éclaire enfin et trace le portrait d'un Don Juan politique qui effraie autant qu'il séduit ; d'un homme d'Etat dont la main ne tremble jamais et consigne, dans un recueil de maximes, les principes et secrets d'une grande ambition.

  • Né à Marseille et mort à Cayenne, Victor Hugues incarne avec brio toute l'histoire de la Révolution française aux Caraïbes. Il manquait un grand coup de sonde dans les recoins de cet homme sulfureux assoiffé de gloire et d'argent, osant tous les paradoxes, toutes les provocations, toutes les violences, pour servir le Gouvernement français, fût-il républicain, impérial ou royaliste. On découvre son adolescence à Marseille, ses activités de marin aux Antilles, de contrebandier à Bogota, de négociant au Port-au-Prince... En 1814 il sera nommé commissaire de Louis XVIII à la démarcation des limites entre la Guyane française et le Brésil.

  • Texte retrouvé ou apocryphe ? Rome, 1655. Un gentilhomme français mène une enquête obscure et périlleuse. La Ville éternelle lui tend les pièges des embuscades espagnoles, des yeux noirs des belles Romaines et des ombres de légendes antiques. Les inquiétudes de ce temps sur les mystères de la nature et les hasards des guerres s'y invitent par le jeu des histoires dans l'Histoire. La Rome baroque des pierres ensoleillées et des tavernes bruyantes offre un théâtre aux aventures de cet antihéros. La vérité et la vraisemblance sont des fausses jumelles.

  • Ces milliers de documents présentent le plus grand intérêt pour les historiens de la Marine : marine militaire, marine marchande, pêches fluviales et maritimes, commerce extérieur, juridictions maritimes, consulats, colonies, compagnies à privilèges, personnels civils et militaires, troupes de la marine et des colonies...
    Jusqu'ici, le seul instrument de travail décrivant cette sous-série était l'État sommaire des archives de la Marine antérieures à la Révolution, publié en 1898 par Didier Neuville. Philippe Henrat nous livre ici un outil plus adapté pour nombre de chercheurs.

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