Littérature traduite

  • Happy family Nouv.

    L'émancipation des Afro-Américains, des femmes, la liberté d'être et la conscience de soi qui jaillissent des années 60-70 promettent des lendemains qui chantent. Mais les stéréotypes, les codes sociaux, les traditions qui ont construit et nourrissent le racisme et le sexisme, depuis si longtemps, ne s'éteindront pas en un jour.
    Happy Family, le dernier livre de Kathleen Collins, plonge le lecteur dans les relations amoureuses, familiales et amicales de ses personnages. Et comme dans Journal d'une femme noire, Kathleen Collins explore, à travers une multiplication de points de vue, les mondes intérieurs et complexes de ses personnages, nourris de culture et de rencontres, en butte à un monde extérieur souvent séduit par les simplifications.
    Se libérer du regard de l'autre et devenir un être singulier et agissant, voilà l'horizon des écrits de Kathleen Collins. Et ce malgré la difficulté et parfois l'impossibilité de le contempler.
    L'écriture vive et sincère de Kathleen Collins puise toute sa beauté, sa poésie et sa puissance dans ce que la différence produit sur l'autre, aussi petite soit-elle.
    Lire Kathleen Collins est une énorme chance, peut-être encore plus aujourd'hui, à un moment où l'on réhabilite le travail des femmes noires dans l'Histoire.
    Une voix étincelante d'intelligence, impressionnante de ténacité et d'intégrité. Nathalie Crom. Télérama | Trois T.

  • Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu'elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s'étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l'être humain est un animal.
    Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d'arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s'apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu'elle valide et légitime.
    Qu'est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu'à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l'exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient valeur à l'existence.
    En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l' American Book Award et pour la première fois traduit en français.
    Braves bêtes va marquer l'histoire de la pensée mais aussi ses lecteurs, qui en sortiront transformés et grandis. Un monde s'ouvre à nous.
    Traduit de l'américain par Élisabeth Sancey et Cyrielle Ayakatsikas
    Couverture © Tylor Durand

    www.leseditionsduportrait.fr


    « Un livre réjouissant, accessible, parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d'une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très, très important. »
    Rebecca Solnit, sélectionnée pour le National Book Awards 2018, autrice de Ces hommes qui m'expliquent la vie (Éditions de l'Olivier)

  • Composer sa vie offre rien moins qu'une façon radicale de repenser l'idée d'accomplissement. » San Francisco Chronicle
    « J'ai choisi d'explorer (...) cinq vies la mienne et celle de quatre de mes amies. Nous avons dû gérer des ruptures, un éparpillement des énergies, et pourtant nous avons toutes été enrichies par nos réalisations professionnelles et par nos relations personnelles en amour comme au travail. Nous sommes différentes, mais avons beaucoup de choses en commun. Ce livre est le fruit de nos conversations et réflexions.»
    A travers ces vies tumultueuses, Mary Catherine Bateson s'intéresse aux changements, porteurs d'incertitudes et de doutes, et dévoile leurs forces : l'interdépendance, le soin porté à l'autre et à la planète, la flexibilité, l'ambiguïté et l'engagement.
    Elle s'attache à déterminer les improvisations auxquelles les changements amoureux, amicaux, professionnels, sociaux obligent. Or l'improvisation, comme le savent les jazzmen, est un formidable instrument de création. Elle provoque de nouvelles interactions, de nouvelles grilles de lecture et révèle des possibilités jusque-là insoupçonnées.
    Anthropologue, linguiste, convaincue que chaque individu peut composer sa vie au regard de sa personnalité, Mary Catherine Bateson ouvre, comme le firent ses parents, Margaret Mead et Gregory Bateson, le champ de la pensée.
    Composer sa vie, publié en 1989, jamais traduit en français, résonne profondément avec notre époque. On tourne le dos au culte de la compétition pour entrer dans l'ère du partage, de la collaboration et de l'échange. Un texte inspirant et revigorant.

    Traduit par Céline Leroy
    Couverture ©Tylor Durand


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