FeniXX réédition numérique (Corrêa - Buchet-Chastel)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ce n'est pas impunément qu'un petit provincial naïf, qui étouffe chez lui, découvre un jour, à 14 ans, les odeurs et la vie foisonnante de la campagne, et, par l'intermédiaire d'un maître trop aimé, l'abîme qui sépare le monde des rêves du monde tout court. Il peut se faire qu'on en meure. C'est ce qui arrive au jeune Alain, dans ce premier roman d'un auteur de 28 ans qui fut musicien avant d'être romancier, et qui l'est resté. Alain ne demande qu'à s'émerveiller, M. de Soussarin, châtelain du pays, s'enivre de son pouvoir sur cette âme neuve, et ne résiste pas au plaisir d'en jouer. Travaillé en secret par la puberté, incapable d'intégrer à ses rêves le monde de la sexualité brutalement découvert, l'enfant voit dans la mort une purification et le plus haut accomplissement de lui-même. Son suicide est un geste parfait dont M. de Soussarin comprend la grandeur désespérée. Ce roman longuement mûri est avant tout l'oeuvre d'un poète qui sait tenir son lecteur sous le charme, et le conduire, d'une main miraculeusement légère, jusqu'aux frontières de la vie et de la mort.

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  • Un homme aime sa femme sans pouvoir néanmoins renoncer aux autres femmes. À travers de multiples aventures, ce qu'il découvre, peu à peu, dépasse largement le problème de la fidélité, voire du domaine des rapports amoureux : il ne s'agit pas de profiter d'autrui mais de le reconnaître. Le premier roman de Caplain, Le Conquérant, qui avait fait beaucoup de bruit il y a trois ans, était le roman du couple impossible. L'homme marié veut montrer comment le couple est possible, et quelles sont les conditions de sa création.

  • Ce roman, le premier d'un jeune auteur, nous apporte beaucoup plus que des promesses. Le lecteur chargé du rapport concluait par ces mots : « le ton fait toute la valeur du récit ; il me semble extraordinaire ; c'est le ton cinglant et amer qu'on imaginerait à Rimbaud après la Saison en Enfer ». L'histoire de Simon, qui se laisse entretenir par une prostituée, qui étrangle une maîtresse d'âge mûr, puis qui s'engage comme parachutiste au Maroc et qui, au contact d'une petite Berbère, retrouve une éblouissante pureté, pureté qui le forcera - encore une fois - à donner la mort avant de se tuer lui-même, ne peut se résumer. Elle est, comme on le devine, pleine d'action, très proche du roman d'aventures de notre temps, mais elle s'en distingue par le style, par le souffle, par la poésie. Cette pureté, que Simon saura conserver à travers les pires turpitudes, ce farouche besoin d'exister qui l'habite, font de lui un hallucinant personnage, que l'on ne peut comparer à aucun héros de roman - présent ou passé - et qui, pourtant, est d'une vérité bouleversante.

  • « Il y a, dans son style, de la chaleur, des images neuves et vigoureuses, un accent hardi, des frissons, une amertume sincère, et l'abandon sous le soleil... Christian Ducomte n'a pas les mains vides. Nous avons le droit d'espérer », écrivait Kléber Haedens, à propos des « Assassins », le premier roman de l'auteur. Avec « Le sang de ce juste », nous retrouvons le même ton, nerveux et cruel, plus ferme et dépouillé peut-être, et la même plongée jusqu'au coeur de l'inquiétude contemporaine. Face à face : Laurent, jeune intellectuel de gauche renié par ses camarades, et son beau-frère Frank, prétorien du régime. Chassé du Parti pour désaccord idéologique, Laurent a pu se faire admettre, en cachant son identité, dans une bande de partisans communistes. Le drame va se nouer et éclater brutalement, en moins de vingt-quatre heures, implacable machine déclenchée d'un simple mouvement du pouce. Laurent tombe vivant aux mains des miliciens. Tiraillé entre sa haine politique, la passion qu'il éprouve pour sa soeur Christine, et son amour des situations grandiloquentes, Frank va pourtant tenter de sauver son beau-frère. Pendant ce temps, au camp des partisans, les chefs discutent interminablement pour savoir s'ils iront au secours de leur camarade, dont ils viennent d'apprendre la véritable identité. Finalement Laurent mourra, victime expiatoire de tous les fanatismes, rejeté de partout à la fois, coupable de n'avoir pu choisir... Il y a l'obsédante présence de la forêt, jetée comme un manteau sur le corps des collines, cernant le camp et les villages, et gorgée de sa vie printanière. Avec « Le sang de ce juste », Christian Ducomte justifie brillamment les espoirs que la critique avait placés en lui.

  • « Les enragées de Cornebourg » est le premier véritable roman de Roger Rabiniaux. On y trouvera en effet une intrigue suivie, une histoire complète. Et quelle histoire ! À Cornebourg, gros bourg peuplé de commerçants, de paysans, de retraités, éclate soudain la guerre des sexes. C'est une Vénus cantonale, terriblement attachée à sa proie, Améla Jambechiche, qui est à l'origine de ce conflit. Les Cornebourgeoises voulant châtier cette sirène - coupable d'avoir éloigné de leur devoir de nombreux mâles respectables - s'acharnent sur son mari, le pauvre Léon Jambechiche, qu'elles laissent pantelant au seuil de son auberge après l'avoir roué de coups. Jambechiche va se défendre. Les Cornebourgeoises seront condamnées et prendront leur revanche au cours d'une guerre intestine, qui va voir successivement les hommes épuisés sous les caresses, avant d'être privés d'amour et abandonnés dans leur maison sans femme. Un jour, enfin, les « Justicières » conquerront le Conseil municipal, la Mairie et feront peser sur les hommes une insupportable dictature. Comme on voit, Cornebourg, la France, et le monde sont bien mal partis. Heureusement, Señor Bacchus, sorte de Pantagruel up to date, mâtiné de Don Juan, surgira à temps pour redresser la situation ; il y sera puissamment aidé par le déchaînement de fureur érotique, que connaîtront Cornebourg et Crouzeval à la suite d'une sournoise vengeance de Jambechiche. Telle est l'histoire, hautement morale, des « Enragées de Cornebourg ». S'agit-il d'un roman paysan, d'un pamphlet antiféministe, d'une chronique romancée ? Sans doute d'un peu tout cela, mais il s'agit surtout d'un livre écrit avec une verve entraînante, et où le burlesque n'est jamais très éloigné du lyrisme, d'un livre rempli de trouvailles charmantes ou pittoresques, et d'une véritable ivresse verbale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La vie et la mort d'une communauté juive de Transylvanie, tel est le sujet de ce roman. Alba est une localité disputée entre la Hongrie et la Roumanie, l'Allemagne et la Russie. L'auteur nous présente d'abord le cocher, Anselme Losch, qui va chercher à la gare ceux qui reviennent d'Europe, puis les divers membres de la communauté animée par le Rabbin : le boucher, le meunier, etc., en même temps qu'il nous introduit dans une vie extraordinaire, où réalisme et spiritualité sont inextricablement, pittoresquement, et authentiquement mêlés. Mais la guerre bouleverse la vie de ces Juifs. On nous montre leur lutte - ou leur acceptation - la vie misérable à laquelle ils sont réduits, la dislocation intérieure, qui fait se dresser les uns contre les autres des gens jusqu'alors unis ; tout s'en mêle : les débordements sexuels, la déportation, la lutte pour l'amour, la révolte contre le Dieu de Colère. Persécutés par les Roumains, assiégés par les S.S., les survivants mettent leur espoir dans les Russes qui approchent. Ils sortent de leurs abris pour les acclamer, mais les énormes chars leur passent dessus. Seul le cocher Anselme Losch échappe à la mort pour raconter ces événements apocalyptiques. Ce récit, d'une extraordinaire puissance, a l'éclat saisissant de l'authenticité. On croit assister à quelque épisode de l'histoire biblique et cette impression est renforcée par le ton, par le style à la fois précis et concret de l'Ancien Testament, ton et style qui tranchent sur tout ce qui a paru ces dernières années, ton et style qui révèlent un incontestable et rare écrivain.

  • Cet essai, qui se signale par une extraordinaire richesse de pensée, traite d'abord de l'évolution de la condition féminine et de la condition masculine, de l'Antiquité à nos jours. L'auteur insiste ensuite sur les risques variés qui manifestent, à ses yeux, l'apparition d'un nouveau matriarcat, caractérisé par une certaine dévalorisation du mâle (disqualification de la guerre, des castes militaires, du patriotisme, réduction du rôle du père à celui d'une mère auxiliaire, féminisation de l'intellectuel, etc.), ainsi que par la libération de la femme, et par la prépondérance prise par la mère dans la société contemporaine. Pour traiter ce grand sujet, si actuel, l'auteur évite constamment l'obscurité et l'abstraction. Son livre - audacieux et dynamique, prophétique parfois - excite l'esprit et lui fournit cent sujets de réflexion personnelle.

  • Jusqu'à ce jour, on ignorait tout du jeune officier qui fut « le grand amour de Joséphine ». Que de chercheurs obstinés ont, des heures durant, feuilleté les registres et fouillé les liasses de documents conservés aux Archives du ministère de la Guerre, sans parvenir à dénicher ce nom d'Hippolyte Charles, qui semblait n'être qu'un prénom ! Vraisemblablement, le dossier individuel de cet officier a été subtilisé au ministère, sans doute sous le Second Empire. Un curieux passionné, spécialiste de ces recherches difficiles et délicates, Louis Hastier, est arrivé à découvrir la trace de Charles dans le Registre des congés et des démissions des officiers de cavalerie, ce qui le mit sur la piste d'autres documents fort importants. Non seulement, aujourd'hui, on n'ignore plus rien du personnage, mais on sait avec certitude la nature des relations qui ont existé entre lui et Joséphine. Cinq billets inédits de celle-ci, mettent en évidence ses sentiments envers son amant, et aussi envers les Bonaparte, « Ces monstres qui ont toute sa haine ». Ainsi, plus d'un siècle et demi aura dû s'écouler, avant que l'on soit exactement renseigné sur l'identité et sur le rôle d'Hippolyte Charles qui, pour certains, était un mythe, une légende.

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