Séguier

  • " L'un des textes les plus justes jamais écrits sur le réalisateur américain. " - Le Monde, Samuel Blumenfeld, 02/07/2016
    Le réalisateur culte, le reclus le plus célèbre et secret du 7e art, l'autodidacte de génie : rarement réalisateur se sera autant dérobé derrière sa légende que Stanley Kubrick. Manquait donc un portrait à hauteur d'homme, réalisé par l'un des rares privilégiés ayant appartenu au cercle très fermé des proches de l'artiste : Michael Herr, qui fut son ami, confident et collaborateur pendant près de vingt ans, était sans doute l'un des seuls à pouvoir s'acquitter de cette tâche délicate. Revenant sur près de cinquante ans de carrière, de polémiques et de malentendus - jusqu'à la controverse qui entoura l'ultime chef-d'oeuvre de Kubrick, Eyes Wide Shut -, mêlant souvenirs, anecdotes et analyses, Herr livre une biographie sensible du cinéaste tel qu'il l'a côtoyé.
    Reporter, écrivain et scénariste américain, Michael Herr (1940-2016) est l'auteur du best-seller Dispatches (1977), récit halluciné de son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, qui fit de lui l'une des grandes figures du journalisme " gonzo ", à l'égal de Tom Wolfe, Hunter S. Thompson ou Truman Capote. Herr rencontra Stanley Kubrick en 1980 et cosigna avec lui le scénario de Full Metal Jacket. Il travailla aussi avec Francis F. Coppola, notamment sur Apocalypse Now, dont il écrivit la mythique narration en voix off.

  • " Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood. " (The New York Times Book Review)S'il fallait décerner un prix d'élégance aux acteurs, alors David Niven recueillerait tous les suffrages. Rarement le complet rayé et le trait de moustache auront été si bien portés à Hollywood, et l'on ne s'étonnera pas que Ian Fleming pût l'imaginer dans le rôle de James Bond. Est-il annoncé au casting d'un film qu'on s'attend à le voir dîner en chemise à plastron, noeud papillon et slippers aux pieds ; avec lui, on pressent surtout les dialogues ironiques et toute la panoplie de l'humour " so british " - ce tranchant de l'intelligence. Mais avant la célébrité, Niven aura connu une véritable vie d'aventures. Renvoyé pour indiscipline de plusieurs écoles britanniques, insolent à l'armée, mis aux arrêts pour insubordination, il se gagne la sympathie du geôlier en partageant une bouteille de whisky puis s'échappe par la fenêtre. On le retrouve quelques mois plus tard aux États-Unis, versé dans le plagiat littéraire, le commerce de spiritueux, la danse professionnelle et même la course de poneys, avant que le destin se ressaisisse et le pousse vers les caméras des grands studios. Ainsi débute une carrière de près de cent films avec, très vite, des rôles principaux. Niven révèle surtout une disposition pour les comédies romantiques où sa souriante désinvolture fait merveille ; il rencontre ensuite le succès international, d'abord grâce à son rôle de Phileas Fogg dans Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Michael Anderson (1956), puis avec Les Canons de Navarone (1961) de John Lee Thompson et Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin (1963) de Nicholas Ray. Parus et traduits en deux volumes dans les années 1970, introuvables en français depuis, ses souvenirs sont ici republiés pour la première fois. Tout refroidit vite, la gloire d'un acteur en particulier. Mais que l'on se rassure dans les librairies : peu de choses sont aussi vivantes qu'une page écrite par David Niven.
    " Peut-être bien le meilleur livre jamais écrit sur Hollywood. " -; The New York Times Book Review
    " Désopilant. " -; The Dailymail
    " Une lecture hilarante. " -; The Sunday Telegraph

  • Une plongée dans la contre-culture des années 1970 et 1980, sur les traces de l'un de leurs personnages les plus emblématiques." C'est l'histoire d'un homme qui a passé plus de temps à se cacher qu'à se montrer. Orchestrant soigneusement ses retraites comme ses retours, il a visé la présence par l'éclipse, la postérité par l'absence, la reconnaissance par l'oubli. " Cet homme, c'est Yves Adrien, dandy, rock critic, écrivain visionnaire et esthète inclassable qui aura marqué la vie parisienne des années 1970-1980. Avec ses articles incandescents, il a initié la France au punk, à la new wave et à la techno, contribué à l'émergence de la génération des " jeunes gens mdernes " (Étienne Daho, Lio, Marquis de Sade, Daniel Darc...). Avant de s'évaporer. Puis de reparaître. Puis de s'évanouir de nouveau. Jusqu'à prétendre être mort. Ou devenu un fantôme. Alors quand un étrange personnage du nom d'Ott vient proposer au journaliste Marc Sandre de lui consacrer un livre pour dissiper le mystère, celui-ci n'hésite pas longtemps.
    Cedric Bru signe ici un texte où la biographie de l'écrivain culte est savamment mélangée à une fiction tout imprégnée du style inimitable d'Yves Adrien. Cedric Bru vit à Paris. Il est journaliste et critique littéraire. Il a travaillé, entre autres, pour Rock & Folk, et anime depuis 2005 le site Les Obsédés Textuels.

  • " On vient de me faire une offre d'un million de dollars pour la publication d' un seul mois de ce journal. " - Richard Burton, 29 octobre 1968
    " On vient de me faire une offre d'un million de dollars pour la publication d'un seul mois de ce journal ", écrit avec étonnement Richard Burton en 1968. L'acteur est alors un des monstres sacrés du 7e art et forme un couple mythique et scandaleux avec Elizabeth Taylor. Cette relation passionnée, leur train de vie babylonien, leur beauté, leurs excès et leurs succès : le journal intime de Burton nous y plonge " caméra à l'épaule ", comme si nous y étions. Mais il révèle aussi un homme insoupçonné, infiniment plus complexe que le commun des acteurs hollywoodiens. Sceptique et distant à l'égard du cinéma, il se montre en revanche fou de théâtre et de littérature. Doté d'un sens de l'humour irrésistible et d'une grande faculté d'observation, Richard Burton possédait les qualités rares et indispensables du diariste - pour notre plus grand bonheur.
    " Ce journal est, en un mot, fascinant. " - The Washington Times
    " Burton raconte sa vie à la manière d'un drame poignant où "demain est toujours une surprise'. Il en vient à nous manquer chaque fois que l'on pose le livre. Sa voix est de celles qui vous poursuivent longtemps. " - The Daily Telegraph
    " Il émerge de la lecture de ces carnets un Richard Burton comme même ses plus grands fans n'auraient jamais osé le rêvé. Il s'y montre si sensible, intelligent, profondément cultivé et éclairé qu'on se prendrait presque à se dire qu'on aurait aimé l'avoir à dîner. " - The Wall Street Journal
    " Ces écrits révèlent un homme porté à la réflexion et attentionné, engagé dans une approche intellectuelle du monde qui l'entoure. On est bien au-delà de la simple image du coureur de jupons avec un penchant pour la boisson [...]. Ses carnets témoignent d'un intérêt profond pour le passé, le présent et l'avenir. " - The Times
    " Un livre indispensable. " - The Financial Times
    " Un aperçu réjouissant de la vie de l'acteur, qui ne cherche pas à cacher ses aspérités. " - The Los Angeles Times
    " Même à notre époque où il semblerait que nous soyons menacés d'une overdose d'informations sur les célébrités, il y a dans ces pages quelque chose d'absolument fascinant. " - NBC Today
    Acclamé comme l'un des acteurs les plus marquants de sa génération, Richard Burton (1925-1984) eut le tort, pour certains, de négliger sa carrière. Parce qu'au cinéma et à ses intrigues, il préféra les livres... et surtout sa liberté.

  • Les populistes à l'épreuve de la philosophie.
    Une idole affole le monde politique : le Peuple.
    De l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par les libéraux, tous les partis et leurs leaders se coiffent de cette idole. Or quel est ce Peuple dont les porte-parole veillent à ne jamais définir les contours ? Les pauvres, les classes moyennes, les provinciaux, les Français dits de souche, les diverses communautés culturelles, les martyrs de l'impôt ? Loin d'être une réalité identifiable, le Peuple n'est qu'un flatus vocis, un vent de bouche, que des blablateurs propulsent à pleins poumons du haut de leur podium pour ratisser large en période électorale ou pour mobiliser des suiveurs.
    Vide de contenu, la notion de peuple permet à n'importe quelle foule de s'en prétendre l'incarnation et d'aller exprimer ses frustrations, ses indignations, ses bouffées paranoïaques, sur les nouvelles agoras digitales appelées réseaux sociaux. Animée de la " décence ordinaire " que lui prêtent les intellectuels convertis à George Orwell, cette foule y poursuit de sa vindicte les migrants, les sionistes, les élus, les médias, les " sachants " et tous les coupables supposés de ses malheurs ; elle y dénonce, surtout, la tyrannie tentaculaire des " élites ". Or, là encore, les " élites " ainsi visées n'ont rien d'une aristocratie, mais forment une petite plèbe de nantis dont l'ignorance hautement diplômée égale l'inculture décomplexée des mal-lotis. De même que le mot " peuple ", l'expression " les élites " désigne un être social fantasmatique. Ce sont des éléments de langage dont on connaît la fonction : remplacer la précision par le simplisme et, ainsi, aggraver la servitude intellectuelle.
    " Ce pamphlet sera lu comme un manuel de résistance à la démagogie. "
    Frédéric Schiffter fut professeur de philosophie. Il est l'auteur d'une quinzaine d'essais salués par la critique, et le lauréat du prix Décembre 2010 pour Philosophie sentimentale (Flammarion) et du prix Rive gauche à Paris 2016 pour son récit autobiographique On ne meurt pas de chagrin (Flammarion). En 2020 est paru son premier roman : Jamais la même vague (Flammarion).

  • À la rencontre d'Eugene McCown : artiste américain aux talents multiples, dandy sulfureux et "homme à la mode" des Années folles.
    Était-ce sa beauté, son allure, son mystère ? Eugene McCown entrait dans une pièce et les bouches s'ouvraient toujours rondes. Arrivé à Paris en 1921, le jeune Américain fut successivement pianiste au légendaire cabaret du Boeuf sur le Toit, peintre à succès, journaliste et romancier. Redouté et admiré pour son esprit mordant, aimé et jalousé pour son charme magnétique, proche de Jean Cocteau, de Nancy Cunard, d'André Gide et du groupe de Bloomsbury, il s'offrit corps et âme au tourbillon de jazz, d'alcool et de drogues de cette décennie frénétique. Au risque de se laisser enfermer dans une image de phénomène mondain et de perdre de vue ses ambitions artistiques. Comme si tous, dans son entourage, avaient trop eu besoin de sa formidable énergie et l'avaient laissé la dilapider jusqu'à l'épuisement. Ainsi l'écrivain surréaliste René Crevel, son ancien amant, écrivait-il à son propos : " [Eugene] a une âme, malgré lui, malgré l'Amérique et, avouons-le, malgré nous qui aimions trop sa voix, ses mains, etc., pour ne pas l'avoir limité à cet amour trop terrestre. "
    Né en 1975, Jérôme Kagan signe avec Eugene McCown, démon des Années folles, fruit d'une enquête de plus de dix ans menée en France et aux États-Unis, son premier ouvrage.

  • Un portrait virulent de notre société -; en haute définition.Réac, Nicolas Ungemuth ? Plutôt mélancolique, et lucide à propos des quatre dernières décennies françaises. Dans Nous vivons une époque formidable !, le journaliste dépeint une société du XXIe siècle à côté de la plaque. Sous sa plume cruelle et drôle, nous voyons passer des trottinettes à contresens sur les avenues, des touristes qui vont en troupeaux, Anne Hidalgo et sa gestion " lumineuse " de la tour Eiffel, des projets de design objectivement nuls, nous assistons aux délires du " véganisme " comme de l'" antispécisme ", aux dérives du langage et à l'avènement d'un nouvel hygiénisme. Pour Ungemuth, si l'époque que nous connaissons invente son lot traditionnel de stupidités, elle se distingue surtout des précédentes en faisant passer ses gadgets et ses laideurs pour des progrès " historiques ". Nous aurions tout lieu d'en douter : les imprimantes 3D (des heures pour démouler un dentier) ou les " uritrottoirs " (des pissotières 2.0) sont-ils aussi nécessaires que le Gramophone ou la brosse à dents ? La trottinette électrique est-elle vraiment l'avenir du bipède ?
    Savant patchwork journalistique et pied de nez magistral, Nous vivons une époque formidable ! n'est pas un pamphlet pleurnichard : l'auteur y raconte ce début de troisième millénaire à travers le prisme du bon sens et revendique le droit d'en rire.
    Rédacteur en chef adjoint des pages " Culture " du Figaro Magazine, Nicolas Ungemuth témoigne régulièrement de ses grandes passions pour la musique, le cinéma et la littérature.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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