Perrin

  • En partenariat avec France Culture, la première histoire de la marche, par un auteur -historien et journaliste- dont la surface médiatique n'est plus à prouver.Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain.
    Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux " manifs " les plus récentes.
    Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.

  • De Lénine à Bokassa, de Hitler à Salazar, comment neuf grands dictateurs du XXe siècle ont mis des femmes dans leur jeu, et avec quels résultats.
    Elles s'appellent Inessa, Clara, Nadia, Magda, Felismina, Jiang Qing, Elena, Catherine... Ils s'appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa. Qu'elles soient filles de noce ou grandes bourgeoises intellectuelles, simple passade ou amour passionné, ils les violentent et les adulent, mais se tournent invariablement vers elles. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d'être à la fois triomphantes, trompées et sacrifiées. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu'ils sont beaux, charmeurs, tout-puissants. Car la sexualité est l'un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d'enrôler les femmes dans leur entreprise de domination. Elles dirigent parfois dans l'ombre, sous l'égide de leur Pygmalion qu'elles accompagnent jusque dans la mort.Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l'intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.Ancienne élève de la Sorbonne et de l'Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.

  • Une histoire totale des services secrets de l'Antiquité à nos jours.Le plus vieux métier du monde ? Non, mais un des plus anciens. Si l'espionnage plonge ses racines dans l'histoire la plus reculée, celle des Grecs, Romains, et Chinois, il trouve aujourd'hui des débouchés exponentiels avec la cybersurveillance et l'écoute téléphonique mondialisées. Entre-temps, il a connu l'émergence de l'Intelligence Service sous Elisabeth Ire d'Angleterre, le combat des agents secrets de Louis XVI pour l'indépendance américaine, la guerre de l'ombre franco-anglaise sous la Révolution puis l'Empire, l'essor des services du tsar ou du Kaiser. La Grande Guerre et plus encore la Seconde Guerre mondiale marquent l'entrée en lice de la société civile, des femmes notamment, aux côtés des espions de métier. La guerre froide entre URSS et Occidentaux, qui se prolonge jusqu'en 1991, constituera enfin l'" âge d'or " de l'espionnage.
    Histoire toujours vivante, après le Mossad israélien, les Moukhabarat arabes et le Naisho japonais, de nouveaux acteurs font irruption dans l'univers multipolaire des services secrets d'aujourd'hui, comme la R&AW indienne ou le Guoanbu chinois, mais aussi les mouvements djihadistes auxquels cet ouvrage consacre de substantiels développements. L'espionnage se fait numérique, ses technologies montent en puissance.
    Trente-cinq années d'investigation pour la presse et l'édition sur le monde opaque des services secrets auront été nécessaires pour composer cette première histoire totale, inédite par son ampleur, ses mises en perspective et ses multiples révélations.

  • Habsbourg, Windsor, Romanov, Hohenzollern, familles royales de Belgique, des Pays-Bas, d'Italie, de Yougoslavie, de Bulgarie, de Roumanie ou de Grèce : les monarchies européennes sont au coeur des deux guerres mondiales. Portraits, anecdotes, moments-clés, rencontres décisives, jeux d'alliances... pour la première fois, Jean des Cars nous plonge au coeur des cours de l'Europe en guerre.L'ouvrage raconte les deux guerres mondiales sous l'aspect essentiellement personnel, humain et familial des dynasties régnantes ; toutes parties prenantes et souvent victimes des événements dramatiques qui les ponctuèrent.
    Ces familles ont souvent de nombreux liens de parenté, ce qui leur pose des difficultés supplémentaires.
    La Guerre des rois et des reines sera un récit souvent dramatique, et toujours vivant, de ces années de conflits qui ont brisé l'Europe et provoqué la chute de nombreux dynastes (Romanov et Habsbourg en 1918 ; Roumanie, Yougoslavie, maison de Savoie après 1945).
    Au lendemain de chacune des guerres, que sont devenus les souverains ? Qui sont les survivants, ceux toujours en place, les exilés, les bannis et ceux qui ont abdiqué ?
    Cette double tragédie va balayer ou définitivement bouleverser l'ensemble monarchique européen et à travers lui la puissance du " vieux continent ".
    A travers une succession de chapitres chronologiques - chacun axé sur une seule famille -, des portraits des monarques, des zooms sur des moments-clés et des anecdotes méconnues, Jean des Cars nous conte "le crépuscule des rois" (Philippe Enlanger), comme cela n'a jamais encore été fait.

  • Un récit incluant les dernières découvertes sur les Etrusques. Une nouveauté dans ce domaine peu connu de l'Antiquité.
    Apparus au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, les Etrusques dominent presque toute l'Italie avant de se fondre dans le moule imposé par Rome. Lorsque, à la Renaissance, on découvre leurs tombes en Toscane, ces demeures funéraires parfaitement conservées offrent le spectacle d'une vie raffinée. Scènes de banquets, parties de chasse ou de pêche, danses, jeux ornent les murs à fresques et racontent un peuple jusqu'alors ignoré. Les Etrusques n'ont pas fini d'intriguer. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Les hypothèses les plus variées courent sur leur origine mystérieuse. Leurs écrits ont disparu. On ne sait d'eux que ce que les Grecs ou les Romains nous en disent. Ce peuple singulier fut pourtant, à son apogée, puissant et craint par ses voisins. Jean-Marc Irollo ressuscite cette civilisation en lui redonnant sa juste place dans la formation de notre culture occidentale et dans les arts.D'origine toscane, Jean-Marc Irollo est historien de l'art et parcourt, depuis plus de vingt ans, l'Etrurie des Anciens sur les traces de civilisations etrusque et romaine. Il travaille au musée du Louvre.

  • Comment certains sbires d'Hitler ont-ils échappé à la justice après la chute du III Reich ? Pour la première fois, les filières d'évasion, et les responsabilités du Vatican, de la Croix-Rouge et de la CIA sont dévoilées. Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début des années 1950, plusieurs dizaines de criminels de guerre nazis sont parvenus à fuir l'Allemagne et à échapper à la justice internationale. Quelles filières ont-ils suivi ? De quelles complicités ont-ils joui ? Où ont-ils trouvé refuge ? Gerald Steinacher démêle ici le vrai du faux, laissant de côté fantasmes et théories du complot, pour nous offrir un récit saisissant de la fuite des séides de Hitler les plus convaincus, ou les plus compromis.
    Le résultat de son enquête est édifiant : les filières d'évasion passent par le Tyrol, pour rejoindre ensuite les ports italiens et, au-delà, le continent sud-américain. Les fugitifs - Adolf Eichmann, Josef Mengele ou encore Klaus Barbie - bénéficient de papiers d'identité de la Croix-Rouge, du soutien du Vatican et de la protection de la CIA. C'est que, dans le cadre de la guerre froide en gestation, les puissances occidentales d'après-guerre avaient de nombreuses motivations pour exfiltrer d'anciens nazis, de la pénurie de personnel de renseignements à la lutte contre le " communisme athée ". Par cette enquête passionnante, où la réalité dépasse souvent la fiction, l'auteur retrace avec finesse ce moment d'histoire effarant.

  • La première grande synthèse sur les dinosaures.
    Sait-on que les dinosaures n'ont pas disparu ? Que l'on peut encore observer leurs descendants, les oiseaux ? Que ces volatiles disposaient d'un plumage multicolore aux motifs variés ? Et finalement, que savons-nous exactement des dinosaures ? Popularisés par des films à grand spectacle, ils sont devenus célèbres, mais restent inconnus. Or la recherche a beaucoup appris sur ces gigantesques reptiles depuis une génération, à l'occasion de nouvelles fouilles dont celle d'Angeac (Charente), qui a mis au jour, en 2010, le plus grand dinosaure au monde. A travers cette synthèse inédite, claire et vivante, l'auteur retrace l'évolution de leurs différentes lignées au cours des temps géologiques, lorsque les continents n'en formaient encore qu'un, la Pangée, et avant l'émergence des premiers humains.Chercheur et enseignant au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, et commissaire de l'exposition " Dinosaure : la vie en grand " qui s'y tiendra, Ronan Allain est l'un de nos meilleurs spécialistes en la matière.

  • Après l'immense succès de Femmes de dictateur, une enquête sur l'entourage féminin de leaders plus contemporains et pas moins stupéfiants.
    Alors que Saddam Hussein tente de protéger sa deuxième épouse Samira de la jalousie de la première dame Sajida, l'imam Khomeiny n'admet pas que sa femme Khadije s'abaisse à faire la vaisselle, et Kim Jong-il a bien du mal à dissimuler ses infidélités à la star coréenne Hye Rim. Tandis que Mira corrige les discours de Milosevic, Oussama Ben Laden attend que Najwa accouche dans leur camp retranché d'Afghanistan, et Fidel Castro tente d'éviter les assauts de l'agent de la CIA qui est aussi sa maîtresse, Marita. Pour eux tous, l'amour, la mort ou l'exil s'entremêlent. C'est que les hommes réputés autoritaires ou charismatiques ne sont pas, face aux femmes, toujours tels qu'on les imagine ou qu'ils veulent le faire croire, et leur vie privée, tournant souvent au secret d'Etat, recèle bien des mystères et des surprises. Pour les révéler, Diane Ducret a recueilli, par une enquête non sans risque, les témoignages des compagnes, filles, amis, conseillers, médecins, gardes du corps et même ayatollahs. Le premier volet de Femmes de dictateur, déjà traduit en dix-huit langues, a fait connaître Diane Ducret comme une investigatrice et une historienne hors pair. Son nouveau livre est un exploit.Ancienne élève de la Sorbonne et de l'Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d'émissions dédiées à l'histoire.Presse: " Fourmillant d'anecdotes croustillantes mais souvent lourdes de sens, surprenant, passionnant de bout en bout, Femmes de dictateur est plus qu'un essai historique : une biopsie édifiante à la fois du pouvoir politique et du coeur humain. Et la confirmation de la justesse de certain adage prétendant que l'amour est aveugle. Même chez les mollahs et les tyrans les plus sanguinaires." Jean-Christophe Buisson, Le Figaro Magazine, 25 février 12

  • Une nouvelle lecture des guerres de VendéeLes guerres de Vendée, qui courent de 1793 à 1832, ont suscité l'émulation de bien des historiens. Il s'agit d'une guerre civile, la plus sanglante qu'ait connue la France depuis les guerres de Religion au XVIe siècle. La plus féroce jusqu'à nos jours. Faute de mieux, on les a appelées ainsi, car l'épicentre en était le département de la Vendée, mais elles se sont répandues ensuite, touchant presque tout l'Ouest.
    L'ambition des auteurs a été d'en proposer une nouvelle lecture qui ne désigne pas les " méchants " pour mieux exalter les " bons ". Les historiens royalistes favorables aux Vendéens ont donné des récits qui jouent de la victimisation pour mieux apitoyer leurs lecteurs. Les historiens républicains, de filiation jacobine, ont minimisé les souffrances des vaincus, souligné leur sauvagerie, pour mieux exalter l'héroïsme des Bleus.
    Les guerres de Vendée ont coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de Français. Si les atrocités se rencontrent dans les deux camps, le plus inquiétant est l'apparition d'une idéologie exterminatrice dans les rangs jacobins. Des hommes à Paris (Robespierre, Couthon, Barère...), sur place (Carrier, Turreau, Francastel...) ont trempé dans ce processus sans précédent. Ils l'ont décidé, appliqué et se sont félicités des résultats. Ce fut là comme le péché originel, matriciel, de la République française. Les régimes totalitaires du XXe siècle y puisèrent argumentaires et méthodes.

  • Et si la chute de l'Empire romain n'avait jamais eu lieu ?La chute de l'Empire romain est une des données majeures de la culture occidentale, mais nul ne saurait la situer ni l'expliquer clairement. La recherche historique, dont la production sur le sujet a été très abondante ces dernières années dans plusieurs pays, met continuellement en question l'existence de causes, réelles et profondes, à ce phénomène. La locution " une histoire sans fin " indique à la fois qu'il n'y eut pas de chute de l'Empire romain et que, pourtant, les historiens ne cessent de la commenter. Peut-on alors parler d'une chute sans causes ? Ce paradoxe troublant est dû à ce que ces explications causales reflètent beaucoup plus les préoccupations actuelles (emprise du religieux, problèmes migratoires, crise économique, affaiblissement démographique...) que celles du passé. En d'autres termes, l'événement a été façonné et continue d'être entretenu comme une évidence pour servir d'épouvantail aux peurs d'aujourd'hui, saturées par l'idéologie du déclin. Le livre montre que la " chute " de l'Empire romain fut un très long processus de transformation, imperceptible, non réductible à un événement unique. Par conséquent, passer en revue ces fameuses causes, but de l'auteur, l'amène à dégonfler de manière salutaire un certain nombre de fantasmes et à entièrement reconsidérer la question. Un regard historique original et décalé sur une question complexe et qui continue à fasciner.

  • Célèbres ou anonymes, Juliette Benzoni nous fait redécouvrir l'histoire de quelques crimes et criminels qui ont marqué l'Histoire.
    Les affreux, les brigands, les criminels de tout poil dansent à travers l'histoire une ronde sinistre, sanglante et parfois pittoresque, où se mêlent les classes, les sexes et les âges. De la France aux Etats-Unis, de la haute noblesse aux bandits de légende - et cependant bien réels -, en passant par la bourgeoisie, les petites gens et les enfants ; d'un marquis de Ganges, gouverneur de Villeneuve-lès-Avignon, à Compère Guilleri, de Madame Lafarge aux sorcières de Salem et à l'auberge rouge de Peyrebeille, voici quelques-uns des cercles de l'Enfer...Juliette Benzoni, dont l'oeuvre touche un public vaste, fidèle et diversifié, a récemment publié chez Perrin : Aurore, On a tué la Reine !, La Chambre du roi, Dans le lit des rois, Dans le lit des reines et Le Roman des châteaux de France.

  • Pour la première fois, l'histoire de la Résistance décloisonnée des frontières nationales, par le plus grand historien du sujet.La résistance en Europe de l'Ouest a longtemps été considérée comme un phénomène national. Et elle a, de longues années durant, été analysée comme telle, les historiens privilégiant, pour l'étudier, le cadre de leur pays. Pourtant, si les facteurs internes jouèrent un rôle central dans sa naissance, la part des Anglo-Américains dans sa croissance fut éminente : en Norvège comme au Danemark, aux Pays-Bas comme en Belgique, en France et en Italie, l'armée des ombres n'aurait pu croître sans le soutien de Londres d'abord, de Washington ensuite. Il convenait dès lors de décloisonner les frontières et d'élargir les horizons pour offrir la première histoire transnationale de la résistance en Europe occidentale.
    Pour ce faire, Olivier Wieviorka a étudié l'organisation puis l'action des forces clandestines et des gouvernements en exil de six pays occupés entre 1940 et 1945. En scrutant le rôle de la propagande, du sabotage et de la guérilla dans cet espace ouest-européen, il invite à reconsidérer sans tabou l'action de la résistance, ainsi que ses relations, tantôt cordiales, tantôt conflictuelles, avec les Alliés et les pouvoirs installés à Londres. Tout en mesurant la singularité de chaque pays, ce prisme original lui permet de pointer la communauté de destin qui unit cet ensemble appelé à être libéré par les troupes anglo-américaines.
    L'auteur lève également le voile sur l'importance des finances, de la logistique et de la planification des grands Alliés dans le développement des forces clandestines, une donnée largement occultée lors des libérations. Il interroge,
    in fine, l'efficacité de l'armée des ombres, donc de la guerre subversive, dans la chute du IIIe Reich.

  • Un livre majeur sur un sujet fondamental mais oublié !Le STO est l'inconnu le plus célèbre des années noires. Plus de 600 000 Français - et étrangers - ont été envoyés de force en Allemagne nazie au titre du Service du travail obligatoire. Près de 250 000 réfractaires ont réussi à se cacher, dont 40 000 maquisards. Et des centaines de milliers de " refusants " ont usé de tous les subterfuges possibles pour rester sans devenir clandestins : certificats médicaux de complaisance, retour à la terre, entrée dans les emplois protégés...
    Phénomène capital, et pourtant largement ignoré, le STO a été victime de simplifications abusives. Tous les réfractaires ne sont pas devenus maquisards. Et les Français ne se sont pas immédiatement rebellés contre cette nouvelle forme de servage. C'est dire que ce livre, fondé sur une large variété de sources souvent inédites, offre une contribution majeure à l'histoire du STO, des origines à sa mémoire.
    Négociations entre Berlin et Vichy, réactions de l'opinion publique, impacts sur la Résistance et sur la collaboration, calvaire méconnu des travailleurs requis par l'organisation Todt (véritable STO de l'intérieur), vie au coeur du Reich, retour... rien n'échappe à l'analyse qui saisit le drame du STO dans la pluralité de ses aspects.
    Un ouvrage important, surprenant et exhaustif sur l'instrument emblématique de la collaboration et sur son impact majeur durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Avec ce troisième opus de sa série-événement, Jean-Yves Le Naour poursuit avec talent son ambition : nous faire pénétrer les coulisses de la Grande Guerre grâce à une relecture originale et au plus près des réalités des quatre années du premier conflit mondial.Après les cruelles désillusions de 1914 et les offensives répétées, aussi meurtrières que vaines, de 1915, les stratèges tirent en 1916 les leçons de la guerre des tranchées et envisagent désormais de mener le conflit en scientifiques : finies les attaques à outrance de l'infanterie, place au feu roulant de l'artillerie, aux orages d'acier qui doivent tout annihiler sur leur passage. Et pourtant, malgré les dizaines de millions de bombes lancées sur Verdun ou sur la Somme, le sacrifice des soldats français ou allemands a raison des espoirs placés dans ces batailles de matériel.
    Les opinions s'émeuvent, les députés ruent dans les brancards, l'Autriche-Hongrie s'épuise, la Russie se disloque, la Roumanie est écrasée, le pacifisme relève la tête et les poilus commencent à affirmer qu'ils en ont assez ! Mais comment sortir de l'abîme ?
    Tandis que la Grande-Bretagne est prête à se battre jusqu'au dernier Français, l'Allemagne affamée hésite entre une paix négociée et le jusqu'auboutisme de la guerre sous-marine, et les États-Unis, en embuscade, se verraient bien en faiseurs de paix sur le Vieux Continent.
    Avec le sens du récit qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour alterne les points de vue d'en haut et d'en bas, et nous fait pénétrer dans les coulisses de la vie politique comme dans les cuisines des états-majors. Après
    1914. La grande illusion et
    1915. L'enlisement,
    1916. L'enfer est le troisième volume d'une série qui renouvelle l'histoire de la Grande Guerre.

  • Les révolutions russes vues d'en bas.L'histoire en général, et celle des révolutions en particulier, s'incarne paradoxalement dans des figures de proue. Les deux Révolutions russes, de février puis d'octobre 1917, sont ainsi happées par le rôle et les personnalités de Nicolas II, Lénine, Staline, Trotski, ou encore Kerenski.
    Pourtant, le grand absent du tableau en est l'acteur principal : le peuple. C'est à sa rencontre qu'est parti Alexandre Sumpf dans cette synthèse novatrice écrite à partir d'archives, notamment cinématographiques, totalement inédites. Citadins, paysans, ouvriers, monarchistes, socialistes-révolutionnaires, mencheviks ou bolcheviks, tous vivent une année sans pareille, où le chaos permanent le dispute aux difficultés du quotidien ; la propagande et les manifestations de masse aux manoeuvres d'appareils conduites par une poignée de militants expérimentés. De Petrograd à Moscou, en passant par les régions éloignées, l'auteur analyse, raconte et explique un Empire en décomposition et une société confrontée à la plus grande crise de son histoire.

  • L'Histoire a souvent été écrite par des femmes. Celles dont Jean des Cars a choisi de raconter le destin ont bouleversé l'histoire de l'Europe. Leur existence conjugue grandeur et tragédie, expliquant la fascination qu'elles suscitent toujours.
    Les douze souveraines dont Jean des Cars a choisi de raconter les vies sont autant de mythes qui enflamment les mémoires et parlent à la postérité par leur destinée et leur contribution décisive à l'histoire du monde : Catherine de Médicis, Elizabeth Ire d'Angleterre, Christine de Suède, Marie-Thérèse d'Autriche, Catherine II de Russie, Marie-Antoinette, Victoria, Eugénie, Sissi, l'impératrice Zita, Astrid reine des Belges et Elizabeth II. Leurs noms sont ancrés dans nos sensibilités. Leurs vies, longues ou brèves, et celles des peuples qu'elles conduisaient ou incarnaient furent jalonnées de grandeurs et de tragédies, d'intrigues de palais, de bonheurs et de souffrances qui expliquent la fascination qu'elles n'ont cessé de susciter. Reines en titre placées à la tête de l'État, épouses de monarques ou régentes, elles ont marqué leurs époques, forgé des ententes, ourdi des complots, affronté des luttes successorales, déclenché des guerres, recherché ou obtenu la paix, rayonné par leur action, leur intelligence ou simplement leur charme qui est une valeur essentielle de la monarchie. Mariées ou non, de moeurs sages ou amoureuses aux liaisons connues, voire supposées, certaines furent plus que reines par l'étendue et la diversité des territoires relevant de leurs couronnes. Sans elles, notre histoire eût été différente et, osons le prétendre, moins passionnante.Jean des Cars s'est fait l'historien des grandes dynasties d'Europe et de leurs plus illustres représentants. Parmi ses grands succès : Eugénie, la dernière impératrice ; Sissi ou la Fatalité ; La Saga des Romanov ; La Saga des Habsbourg et La Saga des Windsor.

  • Deux siècles d'histoire des droites.Depuis le classique de René Rémond, les droites n'avaient pas trouvé leur historien. C'est désormais chose faite grâce à la belle synthèse de Gilles Richard. Couvrant plus de deux siècles d'histoire politique et n'hésitant pas à aborder les enjeux contemporains, l'ouvrage évoque bien entendu les partis et leurs métamorphoses, tout en scrutant les cultures politiques et en pointant les grandes mutations. Depuis 1815, en effet, les temps ont bien changé ! Ce qui faisait clivage au XIXe siècle entre droites et gauches (la République démocratique et laïque) a ainsi laissé place au XXe siècle à un autre clivage : la République qui avait triomphé dans les années 1870-1880 devait-elle être " libérale " comme le souhaitait Jules Ferry, ou bien " sociale " comme le proclama Jean Jaurès ? En ce début de XXIe siècle, tout semble à nouveau remis en cause : tandis que les gauches sont menacées de disparition, les droites sont aujourd'hui hégémoniques. Mais le pluriel s'impose plus que jamais. De fait, les oppositions ne manquent pas, entre tenants du libéralisme et droite nationaliste, ou entre " les mondialistes " et " les patriotes ", comme Marine Le Pen aime à le répéter. Cette mutation fondamentale surprend ; mais Gilles Richard offre des clés pour comprendre ce qui, à l'heure d'élections présidentielles cruciales, constitue un enjeu déterminant pour la France d'aujourd'hui et de demain.

  • 1918 ou l'année de l'étrange victoire.
    L'issue de la Première Guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour fait revivre une année à suspense. Il ravive de sa plume alerte le cours des mois chaotiques qui conduisent à l'étrange victoire alliée. Au printemps 1918, par trois fois - en mars, avril et mai -, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne, et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands pour l'Ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. À l'été 1918 rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter. Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'au dénouement avec sa maestria coutumière.

  • L'incarnation de l'Europe monarchique !
    Qu'il s'agisse du roi Léopold Ier des Belges, de la reine Victoria d'Angleterre ou du tsar Boris II de Bulgarie, tous descendent de la même lignée : les Saxe-Cobourg. Au fil du temps, ils ont essaimé d'innombrables unions dynastiques, du duché de Cobourg au Portugal, et sont aujourd'hui encore installés sur le trône au Royaume-Uni et en Belgique. Ils sont, après les Habsbourg, les Romanov et les Bourbon, la dernière famille royale à avoir façonné le visage de l'Europe monarchique. Depuis la fin du XIXe siècle, les Saxe-Cobourg ont incarné le renouveau de la monarchie dans un temps de révolutions. Mariages, trahisons, héritages et coups de génie, Patrick Weber raconte l'histoire de ces hommes et femmes contrastés et brillants, offrant un nouveau regard sur l'Europe dynastique.

  • Dans les coulisses de l'Histoire, comment les présidents usent et abusent de leur pouvoir. Une autre histoire des USA. C'est le lieu le plus stratégique de la planète, l'un des plus secrets. Là, dans cette mythique Maison Blanche, on a déclenché des guerres, bouleversé le destin de millions de gens, organisé mille coups tordus... En puisant dans des sources récemment déclassifiées - les notes confidentielles des présidents, les archives des services de renseignement, les conversations captées clandestinement à l'intérieur même du Bureau ovale -, les auteurs éclairent d'une lumière inédite des événements clés de l'Histoire.
    Sait-on, par exemple, que Thomas Jefferson a contrecarré le projet de Napoléon d'établir un Empire français en Amérique ? Qu'Abraham Lincoln, en réalité réticent à l'émancipation des esclaves, voulait les exiler ? Que Franklin Roosevelt s'est engagé dans la Seconde Guerre mondiale bien avant la déclaration officielle ? Que de discrets visiteurs du soir ont convaincu Harry Truman de reconnaître l'État d'Israël ? Que Ronald Reagan avait conclu un pacte secret avec le pape Jean-Paul II ? Ou que Barack Obama distribue chaque semaine des permis de tuer ?
    Un récit stupéfiant, écrit comme un thriller, qui nous révèle la face cachée de la puissance américaine.

  • La première synthèse sur la seule rivale de Rome, la cité antique de Carthage." Quel champ de bataille nous laissons là aux Carthaginois et aux Romains ", s'exclame Pyrrhus au moment de quitter l'Italie en 275 av. J.-C. Effectivement, la Méditerranée occidentale va être le centre de l'affrontement, décliné en trois actes, entre Carthage et Rome. Mais les guerres puniques apparaissent surtout comme l'aboutissement logique des deux siècles qui voient s'affirmer la prééminence des deux grandes puissances, au détriment des forces grecques déclinantes.
    Carthage est très tôt menacée par des prétentions d'ordre impérialiste, qu'elles émanent d'Athènes ou d'Alexandre le Grand. Dès la fin du IVe s. av. J.-C., la cité africaine accélère sa politique de profondes réformes pour y faire face. Au siècle suivant, la coexistence qui prévaut jusqu'alors entre Carthage et Rome ne résiste pas au glissement des conquêtes romaines vers le sud de l'Italie et à l'enjeu sicilien. Le danger ouvre la voie à une alliance politique et militaire avec la sphère grecque. Et c'est aux Barcides, Amilcar puis Hannibal, qu'échoit la tentative de convertir l'aide logistique grecque en une véritable alliance politique et militaire contre l'
    Urbs. De par ses engagements spectaculaires, notamment les batailles de Cannes et Zama, l'étendue de ses théâtres d'opération, les innovations militaires, l'envergure personnelle de ses principaux protagonistes et ses conséquences durables, les guerres puniques marquent un tournant majeur dans l'histoire antique du pourtour méditerranéen. En les réinsérant dans l'histoire de la cité du Ve au IIe siècle av. J.-C., Khaled Melliti donne à comprendre la vitalité comme les errements d'une puissance unique et fascinante.

  • L'âme vivante de la France à l'heure de la sécularisation.
    De Clovis à de Gaulle, le catholicisme constitue la matrice profonde de la France : Saint Louis mourant de la peste à Tunis lors de la huitième croisade ; Jeanne d'Arc, la fille du peuple faisant sacrer Charles VII à Reims ; Richelieu, cardinal et ministre tenant tête à l'Europe et aux grands ; Louis XVI, martyr de la Révolution qui pardonna à ses bourreaux sur l'échafaud... Qu'ils soient monarques, saints, religieux ou laïcs, tous incarnent une part du roman national. Brossés avec sensibilité, ces portraits interrogent la manière dont la foi a façonné l'histoire et ce que signifie être catholique. On découvre ainsi qu'un chrétien peut tout autant faire la guerre, mener une vie dissolue, s'opposer au pape et être avide de pouvoir que pratiquer la vertu, mettre en oeuvre la charité évangélique et prôner la paix. Au-delà de ces divergences, la foi constitue un socle commun qui scelle le destin individuel et national de ces hommes et les encourage à accomplir leur mission politique et spirituelle. Des décombres de l'Empire romain à la barbarie nazie, en passant par les drames de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion, François Huguenin retrace l'histoire de la France liée au catholicisme. Loin d'être une mémoire pieuse, les portraits de ces figures catholiques forment l'âme vibrante de la France à l'heure de la sécularisation.

  • La singularité d'un pays aux traditions millénaires se dévoile à travers les 15 personnalités qui ont façonné l'Iran.Qu'est-ce que l'Iran ? Pour mieux comprendre ce pays fascinant sans cesse au coeur de l'actualité, Houchang Nahavandi et Yves Bomati remontent à ses fondements. Durant plus de trois mille ans, l'Iran s'est construit sur des valeurs ancestrales, comme le mazdéisme, et a su s'adapter aux tremblements de l'histoire pour faire émerger une identité forte que d'aucuns nomment
    iranité.
    La singularité de ce pays aux traditions et institutions millénaires se révèle à travers les personnalités qui l'ont façonné. De Zarathoustra à Khomeyni, Yves Bomati et Houchang Nahavandi croisent leurs regards sur treize grandes figures - politiques, religieux, artistes, savants - et déroulent le fil historique de l'Iran. Clair et vivant, cet ouvrage fondé sur des sources iraniennes et occidentales met à la portée de tous l'histoire, la culture et la religion iraniennes.

  • L'histoire des deux régimes qui ont enfanté la France moderne et modelé toute l'Europe.
    Dans le prolongement de la Révolution, l'époque napoléonienne accouche littéralement de la France moderne et la projette sur le continent. Autour des fameuses " masses de granit ", les créations institutionnelles se multiplient. Elles accompagnent la mise en place d'un régime autoritaire qui satisfait la plupart des attentes et constitue paradoxalement une étape décisive dans l'avènement de l'État de droit en France. L'oeuvre de pacification intérieure a comme corollaire la guerre extérieure, et les victoires militaires créent les conditions pour qu'émerge un type inédit d'administration de l'Europe. Napoléon pense et construit au fil de ses succès un système continental dominé par la Grande Nation, sans chercher toutefois à imposer aveuglément un modèle uniforme. Au contraire, même s'il ne renonce pas à l'idéal modernisateur des Lumières, il se comporte vis-à-vis de ses conquêtes de façon très empirique. Chacune d'entre elles est traitée différemment selon son importance géopolitique, son éloignement du centre et son ancienneté. C'est la difficulté à stabiliser ce système complexe ainsi que la force des sentiments libéraux et nationaux qu'il a malgré lui déchaînés qui expliqueront son échec final, prélude à l'abaissement durable de la France dans l'ordre international. Une synthèse dense et bien rythmée renouvelant la vision de cette période grâce à la prise en compte de l'historiographie récente, française et étrangère.

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