La Bibliothèque

  • Textes de Gogol, Tolstoï, Tourgueniev, Dostoïevski, Tchekhov, Maïakovski, Tsvetaieva, Mandelstam, etc. Depuis trois siècles, la Russie regarde la France comme dans un miroir. Du sourire à la grimace, de la pique subtile à la charge grotesque, il y a de tout dans cette vaste galerie des glaces où l'on se livre à un jeu d'images dominé par une fascination emprunte de jalousie, de colère, d'exagération et parfois même de sagesse. Et l'on ne peut s'empêcher de poser la question : qui regarde qui ?

  • Où l'on rencontre un dénommé Guizot, à l'époque de la bande à Bonnot, un voleur qui ne vole pas ; sur le continent sud-américain, un groupe d'écrivains proscrit l'écriture ; à la vitrine d'un libraire napolitain un manuel de bibliophilie s'avère une contrefaçon grouillant d'addenda ; singulier voyageur que Vincent Puente en quête de l'anatomie du faux.

  • Des grains, ces îles minuscules dans l'océan, des grains, ces textes qui ont germé avant de s'épanouir en mots imprimés, des grains, ces notations brèves sur des moments fugitifs, ces petites choses peu encombrantes, mais qui se rappellent à votre souvenir, sable sous la dent du lecteur. Spécialiste des îles d'Aran (au large de l'Irlande), Dominique Beugras a déjà réalisé Les îles d'Aran, le voyage vers l'Ouest, une anthologie cousue main et traduite par elle.

  • Si spectres et esprits ont peuplé la littérature de tous les temps, à la fin du XIXe siècle naît une autre sorte de hantise, celle du fantôme. Dans cet ouvrage, les manifestations surnaturelles se succèdent avec Poe, Villiers, Lorrain, Rodenbach, Dujardin, Huysmans. Que l'on ne s'y trompe pas, tous ces acteurs fin-de-siècle, en invoquant l'esprit des morts, cherchaient surtout à se convaincre de celui des vivants.

  • Iles invisibles, îles enchantées - on croirait des mirages - mais îles bien réelles. On en comptait une dizaine à l'époque de Henri II. Partir à leur recherche en suivant le cours de la Seine, la fantaisie, les plans du XVIe siècle, les textes anciens, se pencher sur leur vie et leur disparition, écouter leur histoire, mémoire de la cité.

  • Retourner sur ses pas comme on fait une danse, visiter un pays entre terreur et beauté, retrouver le chemin de tableaux énigmatiques qui sont des merveilles, Pierre Lartigue poursuit son voyage singulier. Cette Birmanie, ce Cambodge, ces Nymphéas dont il ne veut pas perdre une miette, ces pays que l'histoire menace et qui sont comme une phrase musicale non encore recouverte par le bruit. Après L'Inde au pied nu et Le Ciel dans l'eau Angkor...

  • L'Inde au pied nu est la suite de L'Art de la pointe. C'est à la fois un journal de voyage, un essai, un poème, une flânerie, un objet assez peu définissable qu'on a envie de prendre dans sa besace, comme chaque fois que l'écriture virtuose se plaît à brouiller les pistes.

  • Aventurière, espionne, féministe avant l'heure, écrivain, Aphra Behn relate l'histoire d'Oronoko, prince africain qui connut l'amour, tomba en captivité, soutint une révolte d'esclaves. Roman plein de péripéties et histoire vraie à la fois, ce récit écrit par une femme vers 1680 est le premier, un siècle après le début de la traite, à en montrer l'horreur et l'indignité. Virginia Woolf invitait toutes les femmes à mettre des fleurs sur la tombe d'Aphra Behn.

  • Beauté, mon beau souci...Beauté de la poésie du seizième, beauté fulgurante, beauté oubliée, beauté parfois cachée d'une des périodes les plus fécondes de notre littérature (1550-1600). Il fallait pour la célébrer une fièvre, une écriture, une allégresse, celle d'un Gérard de Nerval sur la voie de ses petits châteaux de Bohême. Ecrire le livre habité, plein de curiosité, de trouvailles, le grand livre de cette période, c'est ce don que nous fait ici Pierre Lartigue.

  • Collectionneur, curieux, fanatiques, les bibliophiles forment une secte qui pratique le culte des livres et se penchent sur ce Graal qui a échappé au feu, à l'eau, au pilon, aux vicissitudes du temps. Bertrand Galimard Flavigny donnait des rendez-vous hebdomadaires à ses fidèles dans un journal du matin et ceux-ci aimaient ses vagabondages. Ses plus singulières bibliofolies sont ici réunies.

  • L'abbé Raynal écrit dans cette belle langue du XVIIIe siècle l'origine exotique, humaine et mouvementée de nos produits familiers - de la porcelaine à la vanille. Récits teintés de la morale des lumières sur la cupidité des vainqueurs, histoire de marchands, de denrées et de compagnie, géographie des trésors, anecdotes. Moment privilégié de l'histoire où l'homme a l'impression de saisir la nature, un monde intelligible, chaque étape d'un trajet bien visible : le séchage du papier, l'apparition d'une couleur...

  • Bande organisée que les désordres de la Révolution avaient jetée sur la route, les chauffeurs assassins d'Orgères défrayèrent la chronique des terres de Beauce, à la fin du XVIIIe siècle. Arrêtés en brumaire, an VIII (octobre 1799), ils sont jugés à Chartres en 1800 et vingt-trois des bandits condamnés à mort le 26 floréal (mi-mai). P. Leclair, collaborateur à l'instruction du procès, rapporte ce témoignage unique et le fait paraître avant les délibérations. Un dictionnaire d'argot des chauffeurs conclut l'ouvrage.

  • Sous la Régence, en pleine période d'agiotage, de liberté et de corruption, Louis-Dominique Cartouche (1693-1721), fameux bandit français, terrorisa Paris et ses faubourgs. Il dirigea une centaine de voleurs, échappa longtemps à la police et fut roué vif en place de Grève. Célèbre de son vivant, il devint le héros de la littérature populaire. Michel Ellenberger narre sa vie, interroge ses péripéties et le mythe de Cartouche qui ne cessa de croître.

  • Anthologie thématique de textes autour des îles d'Aran qui ont fasciné des créateurs, poètes, voyageurs, cinéastes comme Synge, Joyce, Liam O'Flaherty, Bouvier, mais aussi de moins connus comme Pat Mullen, Lewis, O'Donovan. Ce mélange unique, irlandais, de bravoure, de rudesse, de religion, de drôlerie et d'éléments déchaînés nous fait comprendre l'attrait extraordinaire que ces terres désolées exercent sur ses visiteurs.

  • Voyageuse

    Solander

    Voyageuse est constituée par deux récits qui se recoupent et se font écho pour former un tout. Une voyageuse, Irina, quitte une réalité douloureuse (la mort de son compagnon) et découvre les pays en contrepoint de cet événement. Une géographie intérieure qui passe par Séville, Palerme, Lisbonne, les vastes forêts du Canada et les rives du Doubs. Voyage intime et découverte du monde et de soi.

  • On le surnommait le second Jean Bart, et à la fin de sa vie, il en eut trois, il prit la plume, retiré, paisible, en Hollande, il narra avec truculence son enfance de mousse, sa rencontre avec Washington, la marine de commerce, puis la course, son compagnonnage auprès du contre-amiral Vanstabel, son évasion digne d'Alexandre Dumas. Pierre-Edouard Plucket (1759-1845), le dernier corsaire dunkerquois, aussi efficace dans les grains que dans les prises, dresse ici un autoportrait saisissant de vigueur et nous fait revivre quelques-unes des plus belles pages de la marine dans la tourmente de la Révolution. (Texte intégral)

  • Des animaux

    Pline L'Ancien

    Présages, sacrifices, oiseaux qui parlent, métamorphoses, fidélités, amours, amitiés, chasses, luttes, recettes... Pline l'Ancien nous invite, au-delà d'un imaginaire à contempler les liens qui unissaient hommes et bêtes au début de notre ère. Est reprise ici une des premières traductions, celle d'Antoine Du Pinet dont la saveur épouse les puissants croquis de l'auteur latin.

  • Antoine Varillas, historiographe de Gaston d'Orléans, écrit ce récit en plein classicisme. Il y a du Saint-Simon avant la lettre dans ces pages d'histoire en en déshabillé. Et pour la langue, Retz n'est pas loin. Les portraits sont vifs. Laurent le Magnifique, le héros, est fort héros dans une Italie aussi rêvée que réelle.

  • Le spectator

    Addison

    Swift, Defoe, Addison et Steele composèrent à l'orée du XVIIIe siècle des feuilles volantes, pamphlets, essais, qui furent à l'origine de notre journal. A partir de 1711 parut le Spectator qui fit partie de cette effervescence de Londres qui comptait rien de moins que cinq cents cafés où s'échangeaient lectures de journaux, propos politiques, discussions religieuses, controverses. Terreau de ce phénomène moderne : l'opinion publique. Nous republions pour la première fois en français depuis le XVIIIe siècle les bonnes feuilles d'un des deux ou trois plus célèbres journaux du temps.

  • Que cherche Rousseau dans la neige du Saint-Bernard ? Et Nerval à travers Angélique ? Que cherche l'auteur lui-même dans les rues d'Avignon ou lorsqu'il grimpe en haut du Ventoux ? Afin de vous reposer et de répondre à votre gourmandise, Pierre Lartigue vous convie à un grand souper. Puis il reprend sa quête. Il pénètre la nuit dans la maison de Hugo à Guernesey. Il attend Proust à la sortie du Ritz... Tout se passe au dehors. Au grand air. Dans une lumière où les choses vues se mêlent aux choses lues.

  • Un pèlerin singulier longe les rives du Mékong, croise un abbé du Grand siècle, des singes chapardeurs, et comme un enfant, glisse les éclats et la féérie des temples d'Angkor dans son sac de voyageur. A son retour de Bangkok, du Laos et du Cambodge, il éparpille ses trésors sur la page. Après L'Inde au pied nu, Léger, Légère, Pierre Lartigue poursuit, pour notre plus grand plaisir, sa quête de lumière et de mouvement.

  • Lors de son troisième voyage en 1679, avec la Compagnie des Indes, Antoine Galland, l'orientaliste des Mille et une nuits, rencontre Jean Bonnet. Ce dernier lui raconte comment tombé aux mains des pirates, il porta des chaînes et devint esclave à Tunis. Puis, protégé, il put jouir d'une semi liberté et fut enrôlé dans les aventures des corsaires barbaresques.

  • Écrivain fin de siècle, admiré de Proust, poète, romancier, essayiste, vénitien de coeur, Henri de Régnier nous livre ici deux nouvelles sur la cité des Doges : L'entrevue et Le Café Quadri, fondées l'une et l'autre sur une ville organique où l'architecture scelle le destin de ses habitants.

  • On a dit de Félix de Luckner que c'était le Nelson allemand. Après une enfance à la Dickens loin de sa famille aristocratique, on le retrouve corsaire sur un navire à voile en pleine guerre du Pacifique, enfin rescapé sur un canot avec une poignée de compagnons. Le héros que la marine allemande s'est choisie appartient a une très vieille école d'honneur et d'élégance. Et peut-être qu'au-delà du pavillon allemand qu'il a tant aimé, son vrai drapeau est la voile. Odyssée - la sienne - que Félix de Luckner raconte quelques années après la fin du conflit.

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