Éditions David

  • La publication, il y a cinq ans, des «caricatures» de Mahomet aura enflammé les esprits et rendu plus délicat le travail des dessinateurs de presse. La controverse a trouvé un écho au Québec avec ladoption du code de conduite à Hérouxville et alimenté le débat sur les accommodements raisonnables. Heureusement, dautres sujets ont également inspiré le caricaturiste du quotidien Le Droit.

    Préface de Plantu

  • Un énigmatique carnet. Un cousin ignoré d´une petite île de la mer du Nord. D´entrée de jeu, intrigué, le lecteur se laisse entraîner par la narratrice dans le monde sombre et mystérieux de Thorvald Sørensen, archéologue danois.
    Une naissance tragique, une enfance insolite auprès de parents adoptifs, Ingelise et Erland. Elle, aveugle de naissance, dans le secret de la nuit, initie l´enfant à la beauté envoûtante de la musique. Lui, embaumeur et artiste, consacre sa vie à perpétuer la mémoire des morts. Après une surprenante initiation à l´amour, survient dans la vie de Thorvald une femme sans nom. Leur lien profond le façonnera à jamais, jusqu´à sa mort. Une mort belle, longuement mûrie et librement consentie.
    Puis, il y a la mer, omniprésente, témoin et actrice, mère, maîtresse et traîtresse, berceau et tombeau.
    Aussi serein que déstabilisant, ce roman livre un véritable art poétique de la Mort, où chaque perte est renaissance, initiation à la vie. Depuis toujours, j´entendais la mer est un apprivoisement du deuil, lumineux, envoûtant et libérateur.

  • «Sarah boit son thé calmement et remonte une mèche de cheveux d'un geste distrait.
    Tu es vraiment gentille d'avoir bravé la pluie, lui dis-je de nouveau.
    C'est normal. Il m'aurait demandé pourquoi on va pas voir papi. Il s'est habitué à ces visites. D'ailleurs, à ce propos, continue-t-elle, en baissant la voix, je crois qu'il faut qu'on se parle toi et moi.
    Ah? Je t'écoute.
    Elle fait signe d'attendre un instant et sort de son sac quelques voitures miniatures dont la Batmobile, Batman et son acolyte Robin et les confie à Dimitri qui se met aussitôt à jouer à côté de nous, à la table voisine qui est vide.
    Rodney et moi, ça ne s'améliore pas. C'est vraiment difficile. Je ne le comprends plus. Il est grincheux, irritable et casanier. Je lui ai dit que j'allais voir ma soeur à Mississauga pour quelques semaines, peut-être un mois afin que chacun de nous réfléchisse à notre relation.
    Et qu'est-ce qu'il a dit?
    Il n'était pas très content, mais il a accepté. Je pars demain avec Dimitri. Tu comprends maintenant pourquoi il ne fallait pas rater notre rencontre.»

  • Un jeune homme, Cédric Poitras, accumule les mauvais coups depuis son entrée au secondaire : cours séchés, vols à l'étalage, alcool... rien ne semble l'arrêter.
    À bout de nerfs, ses parents l'expédient chez son grand-père paternel, propriétaire d'un centre de ski en Colombie-Britannique, le mont Renard. Là, son aïeul ne lui épargne aucune tâche, en plus de l'obliger à passer ses soirées sur Internet pour obtenir son diplôme.
    Bientôt, il s'intéresse, malgré lui, à la bonne marche de la station et aux mystérieux problèmes qui s'y manifestent depuis peu. Avec l'aide de ses amis, Chuyên, Tantine Jé, Stanislas et Blanche, la jolie monitrice, il aidera son grand-père à affronter la menace qui plane sur la montagne.

    Dans la même veine que son précédent roman, «24 heures de liberté», Pierre-Luc Bélanger livre ici une autre histoire pleine de péripéties et de rebondissements.

  • Tango tatouage

    Jean Perron

    « Des chevaux blancs, bruns et noirs apparaissent ici et là, détendus. On ne saurait dire s'ils font partie d'élevages ou s'ils vivent à l'état sauvage.
    Rien ne semble délimiter ce vaste territoire chargé d'énergie tellurique.
    Aucune clôture.
    Aucune affiche.
    Je sors mon caméscope pour capter ce paysage fuyant, sur lequel je ne peux toutefois projeter tout ce qui me passe par la tête en même temps : les souvenirs de Buenos Aires, encore brûlants, et les réflexions sur mon séjour dans cette ville. À l'opposé, je ne pourrais non plus, même si je tentais de tout oublier en plongeant mon regard dans le décor en mouvement par la fenêtre, effacer de ma mémoire les images et les pensées chargées de questions qui me poursuivent au rythme du train.
    Je me sens tatoué de l'intérieur, au son d'un tango aussi doux que déchirant. »

  • Andrée Christensen nous invite à pénétrer dans son jardin, véritable atelier à ciel ouvert et source inépuisable de réflexions et de méditations sur le visible et l'invisible. Elle nous dévoile un monde de contrastes entre la terre qui se dépouille et l'extravagance du règne souterrain, alliant les forces intimes aux secrets touffus, parfois violents, de la nature.

    Ainsi je serai devenue jardin là où tout se tait pour mieux percevoir dans l'écho de la beauté l'inaudible du commencement Dans une éclosion d'images, où chaque vers est ciselé avec la précise géométrie d'un flocon, Andrée Christensen nous fait découvrir l'ADN végétal, minéral et animal de l'hiver.

  • Enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, Béate se désole davoir des parents qui ressemblent à des enfants, une sur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sur a une tête de scientifique et son frère est schizophrène.

    Après la mort tragique de ce dernier, Béatrice devra affronter la culpabilité, le passé et surtout la vie qui continue, toujours et encore, malgré tout. Entourée de Wu, une Chinoise qui nen est pas une et qui peint de grotesques personnages, et de Monsieur Pham, le charismatique Vietnamien du dépanneur qui fait de délicieux rouleaux impériaux, elle découvrira le réconfort et la douceur de lamitié.

    Écrit avec une finesse et une fraîcheur remarquables, Quelque chose comme une odeur de printemps embaume le souvenir dun hiver beau et glacial, non sans laisser quelques engelures.

  • Que faire de soi ? s'interroge le poète pour qui le monde est comme un rivage difficile à atteindre. Le ciel de son enfance, celui de la basse-ville, devient l'occasion, pour lui, de vivre au présent et de traverser enfin la nuit. Entre les souvenirs et la mort, où se tient la vie?

    Rue st-vallier je ne sais plus qui est l'écho de l'autre il me reste un peu de soleil dans les mains comme un bibelot de verre que la nuit n'a pas rongé je protège ce petit feu de rien et souffle sur les braises pour retrouver je ne sais plus quoi Depuis « Le feu de l'autre rive » et, surtout, « La lenteur du monde », Michel Pleau a entrepris une quête d'identité qu'il poursuit admirablement dans « Le ciel de la basse-ville ».

  • 178 secondes

    Katia Canciani

    Nicola aura bientôt 18 ans. Élevé par un père aimant et protecteur, il mène une vie paisible jusqu'à ce qu'il découvre un terrible secret derrière l'apparente banalité de son existence. Profondément troublé par le mensonge tissé autour de lui depuis toujours, il quitte son nid douillet le soir de son anniversaire. Destination : à la dérive. De Montréal au Pacifique, puis de Yellowknife à l'Atlantique.

    Au gré des rencontres où il croisera différents visages de la francophonie - un aspirant pilote, une conductrice de camions, une jeune fille libertine, un hurluberlu sympathique, une globe-trotter à la généreuse hospitalité -, Nicola apprendra à se connaître, à trouver sa voie.

    Prix littéraire des enseignants AQPF-ANEL (roman 15 ans et +)
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    Elle-même pilote, Katia Canciani a composé ce roman entre le «road trip» et le voyage initiatique. 178 secondes, ce peut être le temps qu'il faut pour perdre le contrôle, pour se rendre compte que tout le monde a une histoire, pour reprendre son souffle...

  • En juillet 1749, dans l'île Royale (Cap-Breton, N.-E.), la France reprend possession de la forteresse de Louisbourg, perdue aux mains des Anglais quatre ans plus tôt. Mathurin Le Mordant, un jeune lieutenant à la carrière prometteuse, débarque avec les anciens habitants qui y reprennent tant bien que mal leur vie avec ceux qui ont été laissés à leur sort. Dès le premier jour, lorsque le militaire croise le chemin de la ravissante Josette Guion, le sortilège de Louisbourg prend son coeur dans ses mailles et lui réserve les pires tourments.L'attirance réciproque des amoureux se vivra au milieu des dures conditions de vie de leurs amis - militaires, civils ou esclaves -, des luttes de pouvoir et des atroces exécutions qui ont ponctué cet épisode marquant de l'histoire de l'Acadie et de la guerre de Sept Ans. Dans ce roman d'époque, aux accents authentiques, Daniel Marchildon fait revivre, trois cents ans après la fondation de Louisbourg, le mystérieux sortilège qui hante cette forteresse.

  • Au cours d'une fête organisée pour ses 30 ans de service dans la police, le sergent-détective Roméo Dubuc apprend que le populaire député Marc-André Plamondon vient d'être assassiné, d'une manière sordide, le soir même de la fondation de son nouveau parti politique, le PLIQ.

    Très vite, Roméo Dubuc, son fidèle comparse Lucien Langlois et la journaliste Manon Pouliot découvriront que la popularité du député dérange bien du monde, à commencer par ses proches collaborateurs. Dans ce milieu d'intrigues, de trafic d'influence et d'argent sale, le tenace détective ne ménage aucun effort pour faire aboutir l'enquête. Mais pourquoi diable a-t-il l'impression que le mauvais sort s'acharne sur lui et qu'on ramène dans sa vie des fantômes du passé?

  • Après la misère et la pauvreté, la Seconde Guerre mondiale inflige à Théodora une profonde blessure : son fiancé, le résistant Gustave Novotný, meurt. Malgré son mariage avec un médecin, Jaromir Strílka, et la présence vivifiante de ses deux filles jumelles, Mariana et Milcza, Théodora devient de plus en plus distante et mystérieuse. Même le projet familial de partir pour quelques années en Australie ne la séduit pas...
    Ce n'est qu'après la mort de leur mère, que Mariana et Milcza, remontant dans leurs souvenirs, perceront ses secrets et reconnaîtront les liens indéfectibles qui les unissent.

    Une histoire émouvante, tout en retenue, qui montre que, dans des temps difficiles comme l'après-guerre, l'amour filial peut triompher de la haine et de l'indifférence.

  • 1984 : les émeutes du pain - 2010 : la Révolution du jasmin. Deux périodes tumultueuses vécues à près de trente ans de distance par une mère et sa fille.
    Nadia quitte sa Tunisie natale pendant les émeutes qui secouent le pays en 1984. Révoltée contre ses parents, elle est surtout indignée par la culture du silence et la soumission que la jeunesse ne peut plus tolérer. Reniée par sa famille, elle émigre au Canada et y refait sa vie.
    Vingt-cinq ans plus tard, sa fille, Lila, encouragée par sa mère, séjourne à Tunis chez un couple ami, Tante Neila et Oncle Mounir. Elle fera face à une autre révolution, celle qui enflammera bientôt tout le monde arabe et à laquelle elle va finir par s'associer.
    Un roman identitaire qui livre un témoignage poignant sur les destins des femmes arabes dans une société musulmane en pleine mutation.

  • Appareil photo en bandoulière et calepin en poche - à mi-chemin entre la touriste et la journaliste -, Julie Huard prend plaisir à capter ce qu'elle voit, mais surtout à aller au-devant des gens et, à travers les rencontres qu'elle fait ou qu'elle provoque, à saisir l'âme de ces contrées et de ceux et celles qui les peuplent.

    De Bali à Dakar, en passant par la Thaïlande et le Tibet, elle sillonne depuis plus de trente ans ces « pays du Sud » où l'on oublie qu'habitent plus des deux tiers de la population de la planète.

    Des nombreuses notes et photos qu'elle a ramenées de ces voyages, elle a tiré un livre qui raconte à la fois la beauté des paysages, la singularité des cultures et des modes de vie, la dureté de certaines traditions, le poids de la pauvreté, la fierté et l'espoir humain.

    «Julie Huard n'est pas en quête d'extravagances, elle ne débusque pas les êtres pour leur exotisme, elle les rejoint pour communiquer, vivre en harmonie, partager, découvrir leur valeur fondamentale. Elle nous conduit avec finesse sur les chemins du monde et sa plume va au-delà de l'image stéréotypée, elle atteint l'essentiel, l'humanité.» (Préface de Jean-Louis Grosmaire)

  • Alex, un jeune de dix-sept ans, accompagne sa mère, Fleur Monague, une auteure-compositrice anishnabée, à Rivière-Ahmic, le village du nord de l'Ontario où elle a vu le jour. Fleur espère y relancer sa carrière en participant à un spectacle organisé par un groupe écologiste qui lutte pour protéger des dunes sacrées menacées par l'exploitation forestière. De son côté, Alex rencontrera Danika Copecog, une Anishnabée qui l'initiera aux secrets de la nature.
    Les événements prennent une tournure inattendue. Malgré eux, Alex et sa mère prolongent leur séjour dans la communauté déchirée par de vives tensions entre les écologistes et les bûcherons. En réaction à un coup d'éclat désespéré pour préserver la forêt des tronçonneuses, chaque camp se met à jouer dangereusement avec le feu.
    Jusqu'où iront Alex, sa mère et Danika pour sauver la forêt?

    Romancier et scénariste très attaché à ses racines ontariennes, Daniel Marchildon offre ici un récit enlevant qui nous interroge sur notre conscience environnementale et notre ouverture aux autres cultures.

  • La place des citoyennes et des citoyens dans nos institutions publiques déterminera le succès ou l'échec de nos sociétés modernes.
    Passer de la ville à la cité, c'est mettre un outil dans les mains des citoyens pour qu'ils puissent bâtir eux-mêmes la communauté et l'environnement où ils vivent.
    Passer de la ville à la cité, c'est sortir du cadre habituel de l'action municipale. C'est agir en santé et en éducation. C'est agir pour consolider notre culture, notre identité, notre fierté. C'est agir pour le mieux vivre ensemble. C'est favoriser une économie plus sociale.
    Passer de la ville à la cité, c'est répondre aux craintes d'une partie de la population qui ne se sent plus écoutée par les gouvernements nationaux, qui a perdu ses repères en raison de la mondialisation et qui les retrouve dans son quartier et dans son gouvernement municipal.
    Passer de la ville à la cité, c'est peut-être un premier pas vers un renouveau de la démocratie tout court.

  • Le secret de Paloma Nouv.

    Trappée sur une planète où la pression de l'air chute de façon draconienne après le coucher du soleil, une colonie humaine survit tant bien que mal derrière un rideau hermétique.
    Quand Alouette découvre dans le désert le corps de sa meilleure amie, tout le monde déplore ce qui a toute l'apparence d'un suicide. Rongée par la culpabilité, la jeune fille veut savoir ce qui a bien pu pousser la riante Paloma à partir vers les dunes. Une peine d'amour? Une dispute? Or, le journal intime qui pourrait livrer ces réponses a disparu.
    La mort de son amie aurait-elle un lien avec l'orbite du Troll, une comète malfaisante dont la traîne bombarde la planète de météorites? Ce que découvrira Alouette chamboulera à jamais la colonie...
    À la fois oppressant et enlevant, Le secret de Paloma pose la question de la responsabilité, des secrets trop lourds à partager, de l'amitié et du pardon dans une société en mode de survie.

  • Les guerriers de l'eau Nouv.

    Nous sommes en l'an 2086. Victor Falaquet, quatorze ans, accompagne sa mère, Alma Laberge, médecin de Toronto, en mission humanitaire à Houston, dans l'ancien État du Texas.
    Aux États-Unis, désormais un ensemble anarchique de cités-États, des seigneurs de la guerre se disputent pour étendre leurs territoires et s'emparer des ressources. Durant le séjour de Victor et d'Alma, Dallas, ville « à sec », désespérée et enhardie par la mise au point d'une mystérieuse nouvelle arme, va rompre une trêve et attaquer Houston afin de lui ravir sa précieuse eau.
    Otages de ce conflit sanglant et absurde, Alma et Victor, tout comme les populations de Dallas et de Houston, doivent lutter pour leur survie. Les « guerriers de l'eau », prêts à tout, seront entraînés dans un engrenage dévastateur.
    NOUVELLE ÉDITION
    Lauréat du prix Françoise Lepage en 2013 pour ce roman, Daniel Marchildon imagine, avec une grande perspicacité, comment, dans un avenir possible, l'accès à l'eau, la ressource la plus vitale de la planète, poussera les êtres humains à révéler le meilleur et le pire d'eux-mêmes, pour leur propre survie.

  • Une femme s'offre un espace où respirent l'être et le devenir. Il ne s'agit plus de fuir, mais de plonger dans un profond désenchantement. Cette descente éclaire les voies qui l'accompagnent, les êtres qui la touchent, la mort latente qui la pousse à revivre malgré tout. Au fil de chaque poème, elle convainc que, malgré les craquements et la noirceur, il existe toujours un recommencement et de la lumière.

    «La nuit, j'emmaillote les algues qui font de nous ce que nous sommes. J'accouche du givre bleu de l'hiver. Sans laisser de traces. Aucune.» Maniant avec finesse le poème en prose, Marie-Belle Ouellet poursuit ici sa quête de sens en convoquant l'identité féminine et son rapport à l'altérité.

  • Six victimes en douze mois. Des prostituées sont retrouvées sans vie sur la voie ferrée où passe le West Coast Express. Un tueur en série rôde et sème la terreur à Vancouver dans le Downtown Eastside, l'un des quartiers les plus pauvres et les plus criminalisés en Amérique.
    À travers des récits entrecroisés, gravitent une galerie de personnages aussi marginaux qu'attachants : Raymond, un sans-abri qui pousse son panier inlassablement pour fuir ses démons, Jarod, le chef de gang sans pitié, traqué par la police, Sylvia, Inga et plusieurs filles qui vivent dans un climat de violence permanente... entre les clients et la drogue.
    Au coeur de cette tourmente, Rachel, son mari François, policier de la GRC, et leur fille Sophie cherchent à trouver leurs repères dans leur nouvelle province d'adoption et verront leur vie transformée de façon irréversible.

    Au rythme des allées et venues du train de banlieue dont le cri se répercute dans la nuit, ce roman, à la fois dur et émouvant, nous plonge au coeur d'une profonde détresse sociale et humaine.

  • Dans ce besoin qu'a la poète Lyne Richard de saisir l'essence même de sa vie s'en profile un autre : le désir d'habiter de façon lucide l'humanité à travers sa beauté et ses horreurs. Elle ouvre, ici, le poème à sa voix et à celles des femmes du monde.
    «La patience des cerfs-volants» se compose de poèmes-correspondances écrits pour ses filles longtemps parties vers d'autres pays, alors que «Le bruissement des cendres» est constitué de poèmes en prose qui parlent de toutes ces femmes victimes de la violence, de la guerre et, surtout, de l'absence de liberté.

    L'auteure parvient dans une parole juste et des images fortes à créer un espace poétique où le lecteur sera touché par la sensibilité profonde d'une mère et d'un être qui fait face au monde et qui questionne l'expérience de vivre.

  • Le grand nord fond ses glaces vers d'autres alchimies nous sommes dans l'apesanteur où le poids de la terre ne nous supporte plus La Terre. Impossible de dire son nom sans souffrir avec elle.
    Pourrons-nous un jour lui inventer des frontières moins meurtrières, loin des versants de la violence ? Rendre aux rivières des eaux plus limpides venues de sources si loin en soi ? L'aimer jusqu'à la cicatrice ?

    «Terre de faïence» respire la ferveur de l'abandon et du désir, tient parole en nous, de son premier souffle à son dernier mot.

  • Une femme se fond dans les contours d´un paysage champêtre, évoluant dans un espace travaillé à la spatule, à grands coups de lumière. Un professeur à la retraite anticipe sa fin dans la nature morte d´un tableau cubiste. Un sans-abri s´évade du présent par la contemplation des vitraux d´une station de métro.
    Sortir du cadre est d´abord à prendre au sens littéral : les palettes de couleurs, les textures et les formes s´ouvrent sur le réel, définissent un nouvel espace physique et psychologique. Sortir du cadre, c´est aussi une manière de s´affranchir des conventions et d´explorer l´ailleurs.
    Dans une perspective résolument contemporaine, l´espace pictural et l´écriture façonnent à travers ces nouvelles un monde surprenant, où la vie, inspirée ou issue de l´oeuvre d´art, n´a plus tout à fait le même sens.
    Sortir du cadre, un regard inédit sur les êtres et les choses, celui d´une artiste qui confirme ici ses talents d´écrivaine.

  • « Célébrant les noces du corps dans une union extrême qui le projette au-delà du souffle même, Corps sauvage nous dit que le poème est rythme et pollen. [...] Souvent saisissante, la voix du poète rend de façon remarquable l'insaisissable de notre

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