Éditions du Canoë

  • La taupe rouge

    Julian Semenov

    L'espion russe Von Stierlitz infiltré en Allemagne nazie doit déjouer le complot fomenté par des proches de Hitler qui tentent, sachant que la guerre est perdue pour l'Allemagne, de signer une paix séparée avec les Anglo-Américains dans le dos des Russes pour contrer la menace soviétique.

  • Avril 1921. Après trois ans de guerre civile, alors que la famine fait rage en Russie bolchévique, Lénine instaure une Nouvelle Politique Économique plus libérale (la NEP) et décide d'échapper au blocus général en échangeant diamants et bijoux du tsar et de l'aristocratie contre de la nourriture et des équipements. Devant négocier avec les bijoutiers détenteurs du marché à Paris, Londres ou Anvers, il est contraint de faire appel à des intermédiaires, bureaucrates au jeu trouble ou agents véreux. Il se heurte aussi à des émigrés de l'armée blanche aux abois qui veulent distraire les joyaux à leur profit. Un trafic juteux se met en place à Revel en Estonie.
    Maxime Issaïev, agent de la Tchéka et futur von Stierlitz infiltré en Allemagne nazie, est chargé de démanteler le réseau et d'arrêter les coupables. Cela le mène des bas-fonds de Moscou aux prisons estoniennes par des chemins semés d'espions internationaux et de voyous parfois au grand coeur. Éblouissante fresque de gentlemen cambrioleurs, de tueurs à gages et de révolutionnaires oeuvrant au grand rêve soviétique.

  • De Hanoï à l'ancienne Saïgon, l'actuelle Ho-Chi-Minh-Ville, une traversée du passé au présent dans des villes et des paysages immémoriaux dont des pans ont échappé aux ravages des millions de litres de l'Agent Orange qu'ont déversé les Américains durant la sale guerre.

  • Ecrit entre 1908 et 1910, Le Roman tchèque est le dernier grand inédit de l'immense écrivain Ladislav Klima, dont les Editions de la Différence avaient entamé les OEuvres complètes. Le livre s'ordonne autour de la contradiction entre philosophie vécue et vie philosophée. Les différents membres de la famille d'un député tchèque en campagne pour sa réelection au parlement autrichien dans les premières années du XXe siècle incarnent cette contradiction. Ce livre est d'un humour féroce et d'une surprenante actualité, par le spectacle que nous offre la scène politique d'aujourd'hui.

  • À l'occasion du 75e anniversaire de la mort de Max Jacob au camp de Drancy, le 5 mars 2019, ultime hommage de Lina Lachgar, poète elle-même, et qui est aussi une des plus ferventes admiratrices et connaisseuses de l'oeuvre jacobienne.

  • Deux amis poètes, l'un professeur de littérature, Michel Chaillou, et l'autre de mathématiques, Jacques Roubaud, conversent sur la transmission des connaissances. La matière qu'ils enseignent comme leurs lectures sont très éloignées mais leur stratégie et leurs interrogations sont les mêmes : « Peut-on transmettre un savoir ? Enseigner quoi et à qui ? Si on note, qui note celui qui note ? ... »
    Empruntant pour leurs conversations l'identité de deux illustres devanciers, figures néanmoins oubliées, Balthazar Baro, secrétaire d'Honoré d'Urfé, poète de Valence, mort en 1650 pour Michel Chaillou et Arthur Cayley, algébriste célèbre, mort en 1895 à Cambridge, pour Jacques Roubaud, ils échangent leurs points de vue sur la plage d'Etretat. Au cours de ces entretiens qui se déroulèrent de 1992 à 1993 et furent publiés dans « Le Monde de l'Education » à l'initiative de Frédéric Gaussen, le lecteur reçoit les plus drôles et les plus jouissives réparties que les deux poètes érudits qui marchent et rêvent ensemble s'envoient, en se jouant de leur savoir et de leur langue.
    Une merveille !

  • Texte polémique écrit pour une conférence donnée aux États-Unis en 1993 à l'Université de Princeton qui dénonce les dégâts qu'opéra sur des générations d'architectes la vision réductrice de l'habitat que conceptualisa Le Corbusier dans les années 30 (habiter, travailler, se divertir et circuler)

  • Autodidacte dans l'exploration de la culture chinoise, le peintre et écrivain Claude Margat répond aux questions que lui pose Olivier Desgranges sur la peinture de paysage, la découverte de la nature et du véritable soi, ce que signifie le Dao, comment appréhender le temps qui n'existe pas, l'espace, vastitude illimitée et passage, ce que veut dire le "wu wei" ou le non-agir...

  • Fan de la première heure, Luc Lagarde se souvient du coup de foudre pour Bowie dans les années 70 et cherche à retrouver la magie des jours enfouis. S'agit-il de Bowie ou de l'auteur qui se découvre dans l'éblouissement des paillettes que le magicien lui a jeté à la figure, l'empêchant de voir et de se voir ? Ce récit est à la fois la biographie d'une star et l'autobiographie d'un moi définitivement disparu.

  • Carnets échelonnés entre 2012 et 2015 où le poète Michel Bulteau, qui fut le premier découvreur de Michel Huellebecq, nous livre sa "matière de poèmes". Deuils, nostalgies, réminiscences, lieux d'enfance, livres aimés, écrivains, peintres des deux côtés de l'Atlantique, musique rock, balisent son territoire intérieur d'où le poème surgit soudain.

  • A travers 7 histoires où sont impliqués des photographes célèbres (Julia Margaret Cameron - grand tante de Virginia Woolf - Cartier Bresson, Doisneau, Gisèle Freund, Markus Hansen, Lartigue, Laurence Sudre), l'auteur s'attache à mettre en évidence la subjectivité du regard, le fait qu'il est une construction de l'esprit et que dans le partage collectif de cette expérience individuelle, il y a un espace où s'introduisent "la paranoïa", le délire, l'histoire fabulée, falsifiée, accréditée. Le regard partagé, collectif inscrit la vision qui fera autorité et s'imposera comme celle de la vérité.

  • Après une première publication dans la NRF, en 2008 , ce texte consacré par l'auteur à son ami Pierre Soulages renaît à l'occasion du centenaire de ce dernier. Et de naissance, il est justement question. Comment un peintre naît-il à lui-même, à la fois père et fils de son oeuvre ? Quels contraires traversent la toile ? La création est-elle un retour à l'obscur ?

  • De l'Ecole des peintres à l'huile du Guangdong, Dong Baichuan rend compte d'un renouveau de la peinture à l'huile en Chine, importée et adaptée de la tradition occidentale.

  • Evocation sous forme d'un récit biographique, entrecoupé de réflexions sur le temps présent, de la figure de Damiens qui fut accusé de régicide en 1757 sur le roi Louis XV et écartelé à Paris en place de Grèves.

  • Essai d'esthétique de philosophie et d'Histoire à partir de la phrase d'Adorno, devenue une formule magique, mondialement célèbre :"Écrire un poème après Auschwitz est barbare". Recontextualisation de cette phrase et décryptage des positions d'Adorno, d'Heidegger et de Celan.

  • Fiction onirique dans laquelle l'auteur imagine Lisbonne, sous l'effet de pluies diluviennes, quitter la terre ferme pour prendre le large au sein de l'océan Atlantique et rejoindre le rêve des grands navigateurs.

  • Un traité esthétique dans la grande tradition des peintres lettrés chinois. Une révolution de la peinture au lavis vers utilisation de couleurs intenses.

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