Concours / Examens supérieur

  • On m'a traité, je suis nul, tout est de ma faute : Lucas, 10 ans, multiplie les appels au secours depuis qu'il est victime de harcèlements à l'école. Cette histoire banale, des milliers d'enfants la vivent quotidiennement sous l'oeil inquiet de leurs parents, partagés entre culpabilité et impuissance. Ces violences touchent aussi les « bons élèves ». À travers tous ces enfants, c'est l'école elle-même qui est visée.Il n'y a pas d'un côté le harceleur, de l'autre la victime. Derrière chaque fait se cachent une histoire, un contexte, une dynamique qui mettent en jeu agresseur et agressé mais aussi spectateurs plus ou moins actifs. Forte de son expérience de pédopsychiatre, Nicole Catheline analyse ces processus complexes et souligne le rôle régulateur que devraient jouer les adultes parents et enseignants.Vivre sa scolarité en sécurité est un droit fondamental de l'enfant : cela suppose de surveiller et punir mais aussi d'écouter les enfants, d'aider les parents et de mettre en place des politiques éducatives appropriées. Il en va de la responsabilité de tous d'oeuvrer pour une école apaisée.

  • En apparence tarots et gris-gris, voyance et astrologie relèvent de l'irrationnel ; rien ne s'oppose davantage à la science, précise, rationnelle, autorisée, que ces pratiques plus ou moins florissantes selon les époques.
    Mais au dire même de certains scientifiques, il semblerait que cette opposition ait fait son temps. Ces pratiques étaient dites irrationnelles pour la seule raison qu'on n'en connaissait pas les fondements. On avait une conception restrictive de la rationalité qu'il faut maintenant concevoir largement. Aujourd'hui la science ménage une place à l'irrationnel, lui concède des droits, lui donne un fondement ; plus encore : elle y trouve sa raison. En ce jour on célèbre un mariage : celui du rationnel et de l'irrationnel.
    Sommes-nous en présence d'un retour du magique ? À l'état pur, lorsque les formes en sont traditionnelles, à l'état diffus lorsqu'il est « scientifique » et s'appelle, par exemple, auto-organisation. C'est cette rationalisation de l'irrationnel qui fait l'objet de ce livre, il en explore les voix et les expressions. La science, dans certaines de ses branches, contribue sans doute à la réhabilitation de pratiques ou de modes de raisonnement qu'elle excluait, mais l'autorité croissante dont jouissent les savants dans la cité contemporaine n'y contribue-t-elle pas également ? L'Orient et l'appel qu'il exerce ne donnent-ils pas une dimension géopolitique à la question ? Quant aux élaborations théoriques des épistémologues et des sociologues de la connaissance, sont-elles aussi théoriques qu'elles se présentent ? Ne pactisent-elles pas indirectement, par le biais d'un relativisme rénové, avec cet irrationalisme diffus qui s'appelle aussi rationalité élargie ?

  • L'école ouvre-t-elle les portes de l'intelligence ? Offre-t-elle aux élèves un enseignement qui développe leurs capacités, ou bien les réduit-elle au moule d'un système qui ne supporte pas plus le brillant élève que le mauvais, et moins encore l'esprit critique ? À travers ce témoignage - récit authentique de l'année scolaire d'un collégien et de copains-copines de sa classe de quatrième -, Marie Laborde accuse. En soulignant les carences de l'Éducation nationale, en montrant du doigt les comportements aberrants de certains professeurs plus prompts à distribuer les zéros et les sanctions disciplinaires qu'à remettre en cause leur (in)compétence pédagogique, elle se place sans ambiguïté aux côtés des parents qui, au fil des années scolaires, partagent avec leurs enfants l'angoisse de l'échec et le désenchantement d'apprendre. Entre rires et larmes, Le Poids du cartable pose le problème de la relation détériorée (et pourtant essentielle) qui lie le maître à l'élève, et celui d'une jeunesse sans illusions sur les vertus d'une école plus apte à punir qu'à préparer valablement aux difficultés du futur.

empty