Entreprise, économie & droit

  • En France 400 viols et tentatives de viols sur mineur sont commis chaque jour.80% sont intrafamiliaux.80% touchent des filles.90% ne conduisent à aucun procès.
    Quelle est la réalité de l'inceste et du viol sur mineur en France ? Qui concernent-ils ? Commis dans quelles conditions ? Avec quelles conséquences ? Sur les victimes ? L'entourage ? Quelles séquelles ?S'appuyant sur de nombreux témoignages, des entretiens avec des victimes et avec des professionnels, cette enquête dresse un état des lieux, soulève des tabous comme le déni des droits des victimes, les viols commis chez les nounous ou la question des orgasmes contraints, mais elle aborde aussi ce qui  peut aider les victimes à s'en relever et dessine des pistes pour combattre ce fléau.     Utile, pédagogique, ce livre donne conseils juridiques, numéros de téléphone, adresses, et noms d'associations. Il ouvre enfin une véritable réflexion sur l'état d'une société dont les viols et incestes, mais aussi leur traitement, constituent un symptôme inquiétant. Au passage, il soulève une question essentielle, rarement abordée : comment accompagner ces enfants, violés et incestés, dotés sans le vouloir et beaucoup trop tôt d'un savoir sur les pulsions sexuelles adultes ?
    Grand reporter, écrivain, essayiste, Dominique Sigaud est lauréate du prix AFJ 1996 pour son travail sur le Rwanda puis du grand prix de la SGDL en 2018 pour l'ensemble de son oeuvre. En 2019, elle publie chez Albin Michel La malédiction d'être fille, Prix des Droits de l'Homme, et créée à Nancy un Observatoire pilote des violences sexuelles sur mineur.

  • Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le restaurant en bas de chez vous, toujours vide, n'était pas en faillite ? Ou comment ce salon de massage, déserté par les clients, parvenait à exister ? Et que penser de ce nouveau voisin qui achète cash son appartement ? Sans parler des banques qui, prises la main dans le sac le 21 septembre 2019, ont écoulé plus de 2 000 milliards de dollars (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne)).
    L'argent de la drogue et les stratégies mises en place pour le recycler, le blanchir, sont aussi dignes des multinationales qu'insoupçonnables.
    Fort de son expérience de plus de trente ans sur le terrain, Frédéric Ploquin est parvenu à rassembler des entretiens rares et inédits. Ce qu'ils nous révèlent est l'incroyable système souterrain qui permet aux trafiquants de blanchir l'argent sale en toute légalité.
    Aujourd'hui, cette économie parallèle est devenue une artère vitale. Vous allez découvrir pourquoi et comment ce système est indestructible, et à qui profite ce business.

  • Ce livre étonnant est un voyage qui montre comment l'économie façonne la société. Une immense fresque aussi, qui fait passer de l'empire romain à celui d'Hollywood, de la crise des années 30 à celle des subprimes, de l'Allemagne du Kaiser à la Chine contemporaine. Un voyage inquiet, hanté par une question : comment l'Occident, qui a arraché l'humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales ? La question n'est pas seulement rétrospective. Le monde s'occidentalise aujourd'hui à vice allure : les tragédies européennes pourraient-elles se répéter, en Asie ou ailleurs ? La planète pourra-t-elle éviter un nouveau suicide collectif, écologique cette fois ? Comme la crise financière l'a brutalement rappelé, une incertitude d'ordre systémique plane sur le capitalisme : sait-il où il va, où il entraîne le monde ? Telles sont les questions graves dont dépend le XXIe siècle. Ce qui est frappant ici, c'est l'extraordinaire clarté de Daniel Cohen : jamais on n'avait retracé l'histoire de l'humanité et les incertitudes qui pèsent sur son avenir avec une telle concision, un tel sens des formules et une érudition, délivrée avec tant de sobriété.

  • La société devient de plus en plus compétitive. Un monde néo-darwinien où les plus faibles sont éliminés et soumis au mépris des vainqueurs est en train de s'imposer.
    Dans les entreprises comme dans les couples, les indicateurs de bien-être reculent. Car la compétition sans la coopération ne fonctionne pas.
    Pour l'économiste Daniel Cohen, rien n'est inéluctable dans ces évolutions. Mais à l'heure où des milliards d'humains se pressent aux portes d'un modèle occidental défaillant, il y a urgence à repenser le rapport entre la quête du bonheur individuel et la marche des sociétés.
    Prolongeant les réflexions de son précédent livre, La Prospérité du Vice, l'auteur nous entraîne de la Rome antique au Pékin d'aujourd'hui en passant par l'Amérique, dressant une vaste carte des plaisirs et des peines du monde contemporain.
    Un essai aussi provocateur qu'intelligent.

  • A quoi servent les économistes ? s'interroge Bernard Maris, le co-auteur de Ah ! Dieu ! Que la guerre économique est jolie !
    Si l'économie est une science qui prédit l'avenir, le plus grand économiste s'appelle Madame Soleil. Rappel de leurs propos à l'appui, nos Minc, Attali, Barre et Sorman font pâle figure. L'oracle George Soros, vénéré pour avoir spéculé sur la livre et fait fortune, a perdu le double en jouant sur le rouble. Car tous ces experts qui viennent nous conter l'avenir et les bontés du marché ne cessent de se leurrer et de nous tromper en toute impunité, profitant de ce que la théorie économique est à l'agonie. Les nouveaux gourous Merton et Sholes, prix Nobel d'économie 1997, ont été ridiculisés par le naufrage de leur fonds spéculatif et ces adeptes du libéralisme sans entraves ont dû en appeler à l'argent des contribuables pour éviter un krach boursier. Quant au patron du Fonds monétaire international, le Français Michel Camdessus, il n'a vu venir ni les crises asiatiques, ni celles du Mexique et du Brésil.
    Les Balladur, Tietmayer, Trichet, Dominique Strauss-Kahn et autres marchands de salades économiques ont surtout une fonction d'exorcistes. Dans un monde sans religion, ils sont devenus les conteurs intarissables des sociétés irrationnelles, chargés de parler sans cesse afin d'éviter que le ciel ne nous tombe sur la tête.

  • Dur, dur d'être fonctionnaire !Embauchée après huit ans d'études supérieures dans une mairie de province, Zoé Shepard a vite déchanté. Plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie, ses journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n'est jamais prise, de rapports qu'elle doit rédiger en dix jours (quand deux heures suffisent), de pots de bienvenue, de départ, d'anniversaire.Sans oublier les séminaires « de formation », les heures à potiner à la cantine et à la machine à café, les chefs « débordés » par les jeux en ligne et les préoccupantes interrogations de tous sur les destinations de vacances et autres RTT...Chargée de mission dans un service fourre-tout, truqueuse patentée de notes administratives, G.O. pour délégations étrangères et hocheuse de tête en réunions, Zoé Shepard raconte avec un humour mordant ses tribulations de fonctionnaire désespérée dans un univers bien pire que tout ce que vous pouviez imaginer.

  • La prochaine présidentielle sera dominée par ceux qu'on appelle les populistes, à droite comme à gauche. Ils se nourrissent de l'extraordinaire dégringolade de la France depuis dix ans : effondrement de la classe moyenne, baisse de la richesse par habitant, chômage permanent, auxquels s'ajoute, depuis les attentats et la crise des migrants, un sentiment d'insécurité renforcé.
    François Lenglet explore les causes de cette éclipse française : l'union monétaire, ou plutôt l'usage que nous en avons fait. Les illusions de la génération libérale, au pouvoir aujourd'hui. Le déni des responsables politiques, dont les tabous bloquent l'Etat et les entreprises. Et cela jusqu'à Hollande et Sarkozy, ces frères jumeaux dans l'impuissance économique.
    Les Français veulent désormais être protégés. Et c'est pour cela que les solutions des partis nationalistes et souverainistes séduisent. François Lenglet les dissèque car, dans l'histoire, nombre de leurs mesures ont fini par être adoptées, y compris par des partis traditionnels. Est-ce un mal ? Sans complaisance, il propose des orientations efficaces pour garantir à la France un futur moins sombre. 2017 nous donnera une vraie chance. Peut-être la dernière. Sinon... Tant pis, nos enfants paieront.

  • Goldman Sachs ? C'est aujourd'hui LA Banque.C'est aussi un vrai pouvoir dans le monde entier. Sa force ? Un goût obsessionnel du secret. Et aussi une certaine arrogance, puisqu'elle est sortie renforcée du krach de 2008 qui lui a également permis de se débarrasser de son principal concurrent, Lehman Brothers. Marc Roche, correspondant du Monde à la city de Londres depuis vingt ans, nous fait entrer dans les coulisses de ce Temple de l'argent. On y découvre les relations aussi étroites que secrètes avec certaines multinationales comme la sulfureuse compagnie BP. On apprend comment cette banque qui cultive autant les réseaux que le goût frénétique de la spéculation aide les États comme la Grèce à camoufler leurs dettes. Usant de méthodes légales mais souvent immorales, la banque organise aussi des raids d'une extrême brutalité comme l'OPA réussie en 2006 par le groupe indien Mittal sur le sidérurgiste européen Arcelor.Cette enquête très documentée et sans parti pris dévoile une puissance du capitalisme qui est l'un des rouages de la mondialisation actuelle et qui fait peur à la plupart des gouvernements. Voilà la face invisible d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais.

  • Tout commence par un coup de fil ou une lettre recommandée. Vous êtes convoqué par la justice. N'ayant rien à vous reprocher, vous accomplissez votre devoir de citoyen, sans penser à prendre conseil auprès d'un avocat. Mais, face à l'officier de police judiciaire, vous devenez malgré vous un accusé. C'est le début du cauchemar...
    Cette première confrontation renvoie à un imaginaire souvent enraciné dans l'enfance, où la peur se mêle de culpabilité, et qui détermine nos comportements. Pour y faire face, il est indispensable de prendre du recul et de comprendre ce qui se joue. Fort de son expérience, l'avocat Daniel Soulez Larivière livre ici quelques règles de prudence ainsi qu'un mode d'emploi de l'appareil judiciaire aussi pertinent qu'unique en son genre.

  • Économiques 2 continue à défricher les nouveaux territoires de l'économie politique. Autour de Philippe Askenazy et de Daniel Cohen se sont rassemblés des auteurs qui partagent leur approche concrète et pragmatique des faits. Cette nouvelle édition de questions d'économie contemporaine s'appuie, comme la précédente, sur les travaux de recherche du Cepremap, le Centre pour la recherche économique et ses applications. Trois thèmes principaux ont été retenus. Le premier traite de la crise financière, qui reste entourée d'une certaine opacité sur les mécanismes qui l'ont produite. Le second traite porte sur ce qu'on appelle depuis longtemps le « mal français ». Quelles sont la nature, l'origine et les solutions éventuelles à apporter à ce phénomène ? Le troisième thème développe les menaces qui pèsent de plus en plus sur l'État-providence. Une refonte majeure de notre système de protection sociale permettrait-elle de le pérenniser tout en le rendant plus efficace ? Ce volume est la suite de la magistrale entreprise commencée avec Économiques 1.

  • Cette thèse importante, publiée en 1917 et, depuis, jamais rééditée, est un livre culte qui a nourri des générations d'intellectuels. En travaillant aussi bien sur le droit, la sociologie, la psychologie ou la philologie du monde grec ancien, Louis Gernet a fondé l'interdisciplinarité dans les sciences humaines. Dans ce voyage à la recherche du "soi", notion indispensable à la naissance des concepts moraux et juridiques, Gernet recherche l'origine du droit criminel qui va de pair avec l'avènement de la pensée rationnelle. Avec l'établissement d'une justice organisée, qui élabore les notions de délit, de peine, d'outrage, de responsabilité, c'est toute la société qui prend conscience d'elle-même en concevant des institutions proprement humaines.
    A travers l'analyse, précise et fine, des institutions, des ceuvres écrites, des documents, la question que Gernet ne cessa de poser au monde ancien nous concerne de façon directe : pourquoi et comment se sont constitués ces formes de vie sociale, ces modes de pensée où l'Occident situe son origine, où il croit pouvoir se reconnaître et qui servent aujourd'hui encore à la culture européenne de référence et de justification ?

  • Un salarié peut-il revendiquer de disposer d'un local de prières sur son lieu de travail, refuser de serrer la main à des collègues féminines ou à des clientes, imposer au service ses congés pour le ramadan ? Inversement, le DRH peut-il interdire le port du foulard à une chef de service, ou celui de la barbe à un commercial ? Ces questions et cent autres du même genre auraient une réponse assez claire dans le secteur public, mais ... qu'en est-il dans les entreprises privées, qui ne sont pas soumises au principe de neutralité ? Paradoxalement, alors que la question de la visibilité des pratiques religieuses revient régulièrement dans les médias, le plus grand flou règne dans le monde du travail. L'enquête passionnante de Dounia et Lylia Bouzar, anthropologues du fait religieux, montre que l'on oscille en général entre un dangereux laxisme (par crainte de paraître raciste ou islamophobe) et des pratiques discriminatoires.Or, il existe des règles de droit précises en la matière, et des balises élaborées par la Halde. Mais très peu de salariés, et même de syndicalistes ou de DRH les connaissent vraiment. Elles sont ici décrites très clairement, et expliquées par des exemples concrets. Se fondant sur les réalités du terrain, ce livre est donc aussi un guide proposant une grille de critères objectifs, outil indispensable pour gérer sereinement ces situations.

  • Hiérarchie, inégalités et défiance : telle est la véritable devise de la société française ! Hiérarchisée à l’excès, élitiste, conflictuelle, cette organisation de notre société mine les relations sociales mais aussi la confiance en l’avenir et la croissance. Diffusée à l’ensemble du corps social (entreprises, salariés, partenaires sociaux, Etat…), cette logique empêche pour l’instant la France de sortir de l’engrenage du déclin annoncé. Depuis 10 ans, ses effets pervers sont accentués par le manque de transparence du gouvernement, de capacité intégratrice du système scolaire et la mauvaise qualité des relations sociales. Autant d’entraves à l’économie française. Pourtant, le déclin n’est pas une fatalité : les nombreuses réformes menées à l’étranger offrent des pistes  pour sortir de l’ ornière.

  • La France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre d'hyper et de supermarchés par habitant. Les richissimes groupes qui contrôlent la grande distribution ont prospéré dans un cadre législatif bâti sur mesure, qui les a protégés de la concurrence internationale et qu'ils se sont néanmoins permis de violer lorsque leurs intérêts se trouvaient menacés, avec la complicité d'élus trop souvent corrompus.
    Au nom du mythe des « prix bas », les pousseurs de chariots à roulettes ont laissé se mettre en place une machine infernale, largement responsable du règne de la « mal bouffe », de la standardisation de la consommation et de l'appauvrissement économique. Or, voici que la grande distribution s'attaque à présent à de nouveaux secteurs comme le voyage, l'informatique, la téléphonie et automobile, mais surtout la banque et les assurances, menaçant de détruire à nouveau des milliers d'emplois.
    Expert comptable et délégué consulaire à la Chambre de commerce de Paris, Christian Jacquiau raconte par le menu les pratiques, légales et illégales, de ces nouveaux commerçants et énonce les méfaits d'un capitalisme purement financier qui menace les industries européennes.

  • Aujourd'hui, les supports de la communication numérique se révèlent d'extraordinaires vecteurs d'audience, mais la moindre erreur peut se trouver amplifiée à une vitesse vertigineuse par le jeu des réseaux sociaux.
    Une excellente maîtrise de la prise de parole en public est donc indispensable pour éviter tout faux pas.
    Grâce à des exercices de mise en pratique issus de leur expérience de terrain, les auteurs de ce livre vous apprennent à transmettre un message simple et compréhensible par tous, à capter votre public, et à vous exprimer avec conviction tout en naviguant entre émotions et informations.
    Les outils de la prise de parole en public n'auront plus de secret pour vous : présentation PowerPoint, e-reputation, pitch, réseaux sociaux, personal branding, storytelling, visioconférence, réunion téléphonique ?, réunion d'équipe, salon de recrutement, speed dating professionnel, interview, conférence de presse, soutenance, exposé, communication de crise...
    En bonus : des petites vidéos accessibles par QR codes.

  • 1970. En pleine explosion de la contre-culture et du mouvement hippie, un magazine français s'impose comme le représentant d'une jeunesse qui veut changer le monde, vivre avec intensité, en communauté ou sur la route, pratiquer l'amour libre, inventer une autre architecture, jouer du rock et des musiques planantes. Ce magazine psychédélique s'appelle Actuel. En cinq ans, il devient culte.
    1975. Actuel estime avoir fait le tour de l'underground et se saborde. Mais son équipe reste soudée : Bizot, Burnier, Rambaud, Lentin, Mercadet, van Eersel et quelques autres continuent d'écrire des livres, des parodies, des scénarios. Ils s'installent dans le « château de Saint Maur » où ils vont expérimenter une vie à la fois créative et débridée.
    /> 1979. Un vent nouveau se lève, la jeunesse veut découvrir le monde et « Monsieur Réel » sous tous ses angles. Actuel renaît sous la forme d'un magazine de nouveau journalisme qui envoie ses reporters aux quatre coins du monde pour en rapporter des visions fortes, parfois terribles, mais le plus souvent enthousiasmantes. énorme succès commercial. Mais, au business, Bizot et sa bande préfèrent la liberté de tout expérimenter, sur la forme et sur le fond, faisant du journalisme une expression artistique.
    Aujourd'hui, le dernier de la bande, Patrice van Eersel, nous raconte cette fabuleuse aventure.

  • Ils sont des centaines de millions de par le monde - en Afrique, en Asie, mais aussi en Europe. Privés d'un des droits de l'homme les plus fondamentaux, celui d'avoir une identité reconnue, ils n'existent tout simplement pas pour les administrations de leurs pays. N'ayant pas été enregistrés à la naissance - parce que c'était trop compliqué, trop cher, parce qu'ils étaient loin de tout ou pris dans des conflits de frontières ou d'ethnies - ces « enfants fantômes » n'ont aucun avenir et sont la proie des trafics et des abus les plus sordides. Mais des femmes et des hommes se battent pour faire cesser ce scandale, et des solutions existent, qui sont parfois très simples à mettre en oeuvre. Laurent Dejoie et Abdoulaye Harissou, de l'Association du notariat francophone, sont engagés dans la promotion de l'état civil dans les pays en développement. Ils décrivent cette mobilisation pour que les enfants du monde aient droit à une identité. Un combat porté par une campagne de l'Unicef, et soutenu par Robert Badinter, qui en dit toute l'urgence dans sa préface.

  • Comment l'école de Chicago, qui a réinventé le libéralisme a-t-elle transformé la gauche, de Mitterrand à Hollande ?Par quel mécanisme pervers nos impôts financent-ils ce qu'il y a de plus toxique dans les salles de marché ?Le grand patron de Renault, Carlos Ghosn, sait-il vraiment ce qui se passe dans son entreprise ?Pourquoi le Forum de Davos censure-t-il un grand banquier ?Dans quelles conditions trois hauts fonctionnaires français, tous de gauche, ont-ils accéléré la mondialisation financière ?Que fait Nicolas Sarkozy avec le Washington Speakers Bureau ?Que cachent parfois les décisions stratégiques de certains grands patrons ?Dans cette enquête qui mêle reportage et analyse, Sophie Coignard et Romain Gubert, grands reporters au Point et auteurs de L'Oligarchie des Incapables, nous racontent comment, de Londres à Washington en passant par Francfort, Bercy ou Chicago, l'alliance contre nature entre un État immoral et un capitalisme cupide a produit un système cannibale qui peut à tout moment se retourner contre chacun d'entre nous.

  • C’est l’histoire mouvementée d’un empire familial et d’une grande ambition. D’une défaite et d’une renaissance. 
    Depuis sa fondation deux siècles plus tôt, la banque Rothschild a su s’implanter dans le milieu des affaires, aussi policé en apparence que féroce en réalité.  
    Aujourd’hui, son autorité est invisible, mais incontestée, à droite comme à gauche, de l’UMP à l’Elysée. Ses alliés nombreux. Ses secrets aussi. 
    C’est ce que nous révèle la journaliste Martine Orange, auteur de Ces Messieurs de Lazard, dans cette enquête passionnante. 
    De la nationalisation de la banque en 1981 à sa résurrection trente ans plus tard sous la houlette de David de Rothschild, elle retrace l’histoire d’une maison qui prétend pratiquer un capitalisme plus civilisé que sauvage. Au-delà, l’auteur révèle, à travers de nombreuses scènes inédites, en quoi les intérêts de la classe politique et ceux des milieux d’affaires sont de plus en plus liés.
    Un document aussi informé qu’iconoclaste.

  • Depuis l'an 2000, nous assistons à une explosion de la richesse mondiale. Désormais la planète compte 12 millions de millionnaires, dont 500 000 en France. Heureusement, malgré la crise, la pauvreté s'est en même temps réduite plus vite que prévu sur la planète.Trois causes à cette progression spectaculaire des fortunes :Une forte croissance mondiale (sauf en Europe).La révolution numérique qui multiplie les jeunes millionnaires.La domination croissante des financiers, maîtres du jeu de l'argent.Les riches ont gagné sur tous les tableaux : l'argent, l'influence politique et souvent le contrôle des médias. Et l'on ne voit pas venir ce qui pourrait s'opposer à leur pouvoir.Mais contrairement aux clichés, les Français ne détestent pas les riches et souvent les admirent.En même temps les inégalités s'accroissent et peuvent déstabiliser nos sociétés. Comment réduire cette fracture devient la question primordiale des vingt prochaines années.

  • Pourquoi Nicolas Sarkozy et Angela Merkel considèrent-ils le « capitalisme de l'ombre » comme la plus grave menace à laquelle nous sommes confrontés ?
    Comment BP s'est-il organisé pour se protéger des catastrophes pétrolières ? Comment le lobby des grandes banques arrive-t-il à ses fins ? Les agences de notation vont-elles tuer l'euro en mettant de l'huile sur le feu ?
    Un capitalisme opaque et spéculatif s'oppose désormais au capitalisme réglementé. Ce système retient en otage Etats et consommateurs, sans parler des salariés et des petits actionnaires.
    Mais ce capitalisme-là s'est émancipé : entre contournement massif des règles par le « hors-bilan » et paradis fiscaux, les interdits ont explosé. Est-on impuissant face à ce pouvoir occulte que la classe politique n'ose pas affronter?
    Une extraordinaire enquête, de Paris à Hong-Kong, de Genève à Washington, aux conclusions inquiétantes. Car si le système reste globalement assez efficace, il multiplie néanmoins les risques. Pour tout le monde.
    Auteur d'un livre très remarqué sur l'empire Goldman Sachs (La Banque), Marc Roche, correspondant du Monde à Londres, nous révèle avec effarement les dérives d'un système qui a échappé à tout contrôle.

  • Plus la France s'enfonce, plus nous renforçons le modèle de l'État dépensier qui nous ruine, et plus nous avons peur de le réformer.
    Un rapport confidentiel de l'inspection des Finances commandé avant l'alternance dressait pourtant une liste des économies possibles pour redresser le pays. Aujourd'hui, toute perspective de création de richesses est brisée, l'avenir est sombre, entre chômage de masse et dette publique galopante.
    Les réformateurs - dont quelques ministres - sont broyés par la machine administrative qui protège ses propres intérêts.
    Ce n'est plus soixante milliards d'euros d'économies sur les dépenses publiques sur la durée du quinquennat, comme l'a annoncé François Hollande, qu'il faut réaliser, mais soixante milliards chaque année, si on ne veut pas voir notre système s'effondrer !

  • Comment débusquer, comprendre et combattre les mille et un traits du sexisme ordinaire dans le monde du travail ? Un manuel de résistance stimulant, salutaire et plein d'humour où nombre de femmes retrouveront toutes les petites blessures, mots et signes de condescendance, d'hostilité ou dee rejet qui les déstabilisent sans qu'elles sachent y faire face. À travers un certain nombre d'histoires recueillies dans le public et le privé au cours de ses différentes fonctions de responsabilité, Brigitte Grésy, en charge des politiques d'égalité entre les femmes et les hommes pendant près de dix ans, analyse le piège millénaire des représentations et des stéréotypes et propose sa « boîte à outils » pour les dépasser et s'affirmer.

  • Longtemps arriérée et périphérique par rapport aux grandes civilisations de l'Asie, une économie européenne a émergé lentement, du ixe au xiiie siècle. Devenue une réalité du xve au xviiie siècle, elle a préparé la mutation de la Révolution industrielle. Grâce à l'accélération de la croissance au xixe siècle, et en dépit du contraste entre pays "riches" au nord, pays "pauvres" au sud et à l'est, l'économie européenne était plus intégrée en 1900 qu'elle ne l'est en 2000.
    En insistant sur les caractères communs à l'espace économique de l'Europe, sur les relations entre ses différentes parties, sur la diffusion des institutions et des technologies, sur les migrations de main-d'oeuvre, de savoir-faire, de capitaux, sur le rôle des diasporas, François Crouzet signe ici une magistrale synthèse. Cette "histoire de l'économie européenne" nous permet de mieux comprendre les débats actuels sur les heurs et malheurs de l'Europe.

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