Archipoche

  • " Deux ou trois fois Elinor usa doucement de ses droits de soeur aînée et d'amie pour adresser quelques tendres exhortations à Marianne et lui faire sentir la nécessité de prendre de l'empire sur elle-même. Mais Marianne détestait, abhorrait la dissimulation ; elle la regardait comme une fausseté impardonnable, et cacher des sentiments qui n'avaient rien en eux-mêmes de condamnables lui paraissait non seulement un effort inutile, mais une ridicule prétention de la raison. Willoughby pensait de même, et leur conduite à tous égards montrait clairement leur opinion. Quand il était présent, elle n'avait d'yeux que pour lui ; tout ce qu'il faisait était juste ; tout ce qu'il disait était charmant. Si dans la soirée on jouait aux cartes, il trichait pour la favoriser ; si l'on dansait, il était son cavalier la moitié du temps. Une telle conduite excitait, comme on le comprend, les railleries de la société, mais ils s'en embarrassaient fort peu et cherchaient plutôt à les provoquer. "

  • Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l'arrivée d'un nouveau et riche voisin, la famille espère que l'une d'entre elles pourra lui plaire... Au-delà des aventures sentimentales des cinq filles Bennett, Jane Austen dépeint les rigidités de la société anglaise au tournant du XIXe siècle. Le comportement et les réflexions d'Elizabeth Bennett, son personnage principal, révèlent les problèmes auxquels sont confrontées les femmes de la gentry campagnarde pour s'assurer sécurité financière et statut social : la solution passe en effet par le mariage.Drôle et romanesque, ce chef-d'oeuvre de Jane Austen continue à jouir d'une vive popularité et a donné lieu à de nombreuses adaptations.

  • Salué par la critique comme un ''miracle littéraire'', La chartreuse de Parme roman improvisé en 52 jours, est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands romans de la littérature française.La duchesse Gina de Sanseverina est prise d'une passion dévorante non partagée pour son jeune neveu, Fabrice. Parti à Waterloo pour combattre aux côtés de Napoléon, il est désormais considéré comme un traître. Pour épargner Fabrice et arriver à ses fins, Gina devient la maîtresse du Premier ministre Mosca, éperdu d'amour pour elle. Fabrice souhaite quant à lui oublier l'amour interdit de sa tante en enchaînant aventure sur aventure, jusqu'à la rencontre... L'action a pour cadre les enjeux du pouvoir dans les États italiens dominés par l'Autriche.

  • Emma

    Jane Austen

    Emma Woodhouse vit avec son père veuf. D'une grande beauté et pleine d'assurance, elle évolue en toute indépendance à Highbury, sans aucun souci financier et entourée d'amis fidèles. Mais le mariage de son ancienne gouvernante avec M. Weston la ramène à sa solitude. Pour se distraire, elle décide de s'occuper du mariage des autres, persuadée d'avoir des talents d'entremetteuse. Elle se consacre à sa nouvelle protégée, la très jolie Harriet Smith, qu'elle destine à M. Elton, le vicaire de Highbury. Les plans de la jeune fille semblent en bonne voie, mais ses certitudes vacillent lorsque les événements prennent un tour inattendu : ses propres émotions amoureuses lui vaudront bien des déconvenues...

  • " Il commença par la blouse, il arracha les agrafes métalliques du col, coupa les boutons des manches ainsi que ceux qui fermaient le devant de la blouse, puis il fendit entièrement les boutonnières, ensuite de quoi Camus fit sauter ce vêtement inutile ; les boutons du tricot et les boutonnières subirent un sort pareil ; les bretelles n'échappèrent point, on fit sauter le tricot. Ce fut ensuite le tour de la chemise : du col au plastron et aux manches, pas un bouton ni une boutonnière n'échappa... T'as pas de caleçon ? Non ! repris Lebrac, en vérifiant l'intérieur de la culotte qui dégringolait sur les jarrets. Eh bien, maintenant, fous le camp ! "Deux bandes d'enfants de deux villages rivaux, Longeverne et Velrans, dans la campagne française à la fin du dix-neuvième siècle, s'affrontent : coups de pied et de poings, jets de cailloux et de bâtons, dans le but de couper les boutons qui retiennent leurs vêtements. L'humiliation est inévitable pour ceux qui tombent aux mains de l'ennemi. En outre, ils risquent une correction des parents s'ils reviennent dépenaillés.

  • Persuasion

    Jane Austen

    Anne est la seconde fille de l'honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d'un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l'amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s'achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader...Dernier roman complet de Jane Austen, achevé en août 1816, un an avant sa mort, Persuasion offre la satire d'une société engoncée dans ses principes, ainsi qu'une galerie de personnages croqués sans aménité : un père futile qui ne pense qu'à son apparence, un soeur cadette égoïste et hypocondriaque, un cousin arriviste, une veuve manipulatrice... Comme dans Northanger Abbey, la vie mondaine et superficielle de Bath sert d'arrière-plan.Publié à titre posthume en 1818, Persuasion est aussi le seul roman de Jane Austen écrit pendant la période où l'action se situe : il est entrepris le 8 août 1815, le jour même où la population britannique apprend l'exil de Napoléon à l'île d'Elbe. En toile de fond, on trouve donc la défaite, l'abdication et l'exil de l'Empereur.

  • La jeune et crédule Catherine Morland, férue de romans gothiques, découvre la ville de Bath, dans le Somerset. Elle y rencontre Henry Tilney, qui l'invite à séjourner à Northanger Abbey, propriété de son père. Lieu au nom évocateur, que son imagination présage étrange et inquiétant...
    Las : cette abbaye fort peu sinistre est en réalité pourvue de tout le confort moderne ! Une nuit passée dans une chambre isolée apportera-t-elle à l'impressionnable héroine son lot de délicieuses terreurs, comme promis par Henry ?
    Entrepris en 1798, Northanger Abbey est une parodie pleine d'esprit, publiée quelques mois après la mort de Jane Austen, en 1817. L'auteur d'Orgueil et Préjugés n'y ménage pas son ironie, visant ici les hommes, leurs chevaux et leurs rodomontades, là les femmes et leur passion des toilettes et des romans. Tous les ridicules, toutes les frivolités sont la cible de la romancière, qui bâtit l'une de ses subtiles comédies amoureuses, pleine d'humour et de bon sens.

  • Depuis son arrivée chez les Earnshaw, qui l'ont adopté, Heathcliff, enfant abandonné, semble attirer le malheur sur la maisonnée. Hindley, l'aîné, l'a pris spontanément en grippe. Et tandis que l'orphelin s'est épris de sa soeur Catherine, celle-ci décide de quitter les Hauts de Hurlevent pour se marier, dans l'espoir qu'elle pourra soustraire le malheureux aux colères de son frère aîné...Au comble du tourment, Heathcliff s'enfuit. Mais il reviendra accomplir sa vengeance et détruire ceux qui l'ont fait souffrir...L'unique roman d'Emily Brontë, publié en 1847 sous pseudonyme, se présente comme la chronique d'un amour contrarié. Au climat passionnel qui ravage ses personnages, répondent les paysages de lande balayés par les vents, emblématiques de ce chef-d'oeuvre de la littérature anglaise, " le plus beau roman d'amour de tous les temps " selon Georges Bataille.

  • Fanny Princes, 10 ans, enfant miséreuse, quitte Portsmouth pour être recueillie par son oncle aisé Sir Thomas Bertram et sa famille dans leur manoir nommé Mansfield Park. Ses cousins et cousines la méprisent et lui rappellent constamment qu'elle leur est inférieure, à l'exception d'Edmund qui lui apporte un peu de réconfort et dont elle tombe secrètement amoureuse. Mais l'équilibre familial, déjà fragile, est menacé par l'arrivée de deux jeunes Londoniens, frère et soeur, Henry et Mary Crawford. Le mode de vie et les valeurs des habitants du lieu sont mis à mal. Fanny, demandée en mariage par un très bon parti, se refuse au prétendant en raison de son amour caché pour Edmund. Son tuteur entre alors dans une profonde colère, lui laissant le choix entre un mariage de raison ou un retour à sa condition misérable. Ce roman le démontre à nouveau, Jane Austen excelle dans la demi-teinte pour décrire les rapports complexes qui se tissent entre ses personnages.

  • Une nuit, Walter Hartright, jeune professeur de dessin, porte secours à une mystérieuse " dame en blanc " que semble poursuivre une obscure menace. La jeune femme, parmi des propos incohérents, laisse entendre qu'elle est familière d'un lieu où il doit prochainement se rendre - le manoir de Limmeridge, perdu dans les brumes du Nord - pour enseigner la peinture aux deux pupilles de Mr Fairlie, Marian Halcombe et Laura Fairlie.Une fois sur place, à sa grande stupeur, Walter se rend compte que Laura ressemble étrangement à cette mystérieuse créature fantomatique, tout droit échappée d'un asile... Fervent défenseur de la cause féminine, il sent alors se nouer autour de lui un implacable complot : des mariages arrangés, voire meurtriers ; des hospitalisations de force par d'honorables familles soucieuses d'écarter des témoins gênants ; une société secrète qui fait poignarder les traîtres à sa cause...Tiré de l'histoire vraie de sa rencontre avec la femme qu'il aima jusqu'à la fin de ses jours - Caroline Graves, séquestrée avec son enfant par un mari à moitié fou -, Collins fait de la " dame en blanc " l'héroïne de ce roman angoissant plein de pièges et de terreurs intimes...

  • Shirley

    Charlotte Brontë

    1812. Du fait des guerres napoléoniennes, la province du Yorkshire subit la première dépression industrielle de l'Histoire. Les temps sont durs, aussi bien pour les patrons que pour les ouvriers qui, menacés par l'apparition des machines-outils, fomentent une révolte.Robert Moore est l'un de ces industriels dont les filatures tournent à vide. La timide Caroline, sa cousine, est éprise de lui. Mais Robert est trop préoccupé par les émeutes et les ennuis financiers pour songer à un mariage si peu lucratif. Il songe plutôt à Shirley Keeldar, une jeune héritière qui vient de s'installer en ville. Vive et entreprenante, le " capitaine Keeldar " - comme elle se laisse appeler - déborde d'idées pour investir son argent, souhaitant venir en aide aussi bien à Robert qu'aux ouvriers les plus pauvres.Convaincue qu'un mariage se prépare, Caroline en tombe malade de dépit. Elle ne comprend pas que son amie repousse les beaux partis, traite ses domestiques en familiers et ait si peu d'égards pour son ancien précepteur, le frère de Robert. Lequel envisage de fermer son usine pour refaire sa vie au Canada. La balle d'un ouvrier révolté mettra fin à ce projet...Paru en 1849, Shirley est un des premiers exemples de roman social. C'est aussi un portrait déguisé d'Emily Brontë, la soeur de l'auteur, disparue l'année précédente.

  • Philip Pirrip, dit Pip, jeune orphelin doux et rêveur, est élevé par un beau-frère bienveillant et une soeur acariâtre, soumis à l'autorité de cette dernière. L'enfant rêve le monde à travers le filtre de son imagination. Cette disposition à la fantasmagorie favorise sa rencontre avec les deux êtres qui vont changer sa vie : un forçat évadé, enrichi et condamné à mort, et Miss Havisham, une vieille folle pittoresque chez qui il apprendra toutes les bassesses de la nature humaine.À la suite d'un héritage inattendu, l'apprenti forgeron va connaître une adolescence fastueuse et dissipée à Londres. Pip et sa femme, Estella, seront mûris et châtiés par les épreuves. Mais les " grandes espérances " qui portent le jeune Pip ne sont pas tant les aspirations prosaïques de l'Angleterre victorienne, sa recherche du confort ou de la respectabilité, que les puissances du rêve qui font désirer le bonheur au-delà de la sagesse.Roman de l'enfance et de l'adolescence, histoire d'une éducation et d'une ascension sociale, Les Grandes Espérances, avant-dernière oeuvre achevée de Dickens, séduit par sa fraîcheur, son invention perpétuelle, son alternance de pathétique et d'humour cocasse.

  • Paris, mars 1793. La Terreur est en marche, et le Tribunal révolutionnaire vient d'être institué. Marie-Antoinette est enfermée au Temple dans l'attente de son procès, dont l'issue semble déjà certaine...Pourtant, dans l'ombre, un homme, porté par son amour pour la reine, s'affaire à éviter l'inéluctable. Cet homme, c'est le chevalier de Maison-Rouge, dont les gardes nationaux ne parviennent pas à se saisir.Il aura, dans sa quête, la protection et le soutien de deux fervents royalistes, Dixmer et son épouse Geneviève, ainsi que l'aide de Maurice Lindey, qui, quoique républicain convaincu, est amoureux fou de Geneviève.Mais cette passion adultérine provoquera le retournement de Dixmer et pourrait précipiter la chute de certains condamnés. C'est compter sans la bravoure du chevalier de Maison-Rouge, prêt à tout pour défendre sa bien-aimée...Le Chevalier de Maison Rouge fut le premier feuilleton historique diffusé par la télévision française, avec Jean Desailly et Michel le Royer (1963).

  • Gabriel Oak, jeune paysan du Wessex, est devenu propriétaire d'une bergerie. Il s'éprend de Barbara Everdene, venue s'installer au pays avec sa tante. Mais la belle repousse ses avances avec hauteur. Ayant perdu toutes ses bêtes par la faute d'un chien mal dressé, Gabriel, ruiné, est réduit à trouver du travail dans une ferme qu'il vient de sauver d'un incendie et dont la propriétaire n'est autre que... Barbara, qu'un héritage a rendue riche.Entretemps, la jeune femme subit les assauts d'un prospère exploitant, William Boldwood, mais aussi de son rival, le fringant sergent Francis Troy, qu'elle finit par épouser, sans savoir qu'une domestique, Fanny, est enceinte de ses oeuvres... Gabriel ne parvient pas à lui cacher la mort en couches de la mère et de l'enfant, tandis que Troy, repentant, tente de se noyer. Alors que chacun le croit mort, il resurgit à la veille de Noël et est abattu par Boldwood, qui retourne l'arme contre lui. Lorsque enfin Barbara comprend qu'elle n'a jamais eu qu'un ami, Gabriel lui annonce qu'il quitte l'Angleterre pour la Californie...Le quatrième roman de Thomas Hardy (1874) fut son premier grand succès public et critique.

  • La Bretagne est probablement l'une des régions où les croyances liées à l'Ankou - la Mort, en breton - sont les plus fortes. Ce recueil de légendes et de contes est la somme d'une multitude de témoignages, confidences et chroniques récoltés, traduits du breton et assemblés par Anatole Le Braz à la fin du XIXe siècle." Lorsqu'un mourant trépasse les yeux ouverts, c'est que l'Ankou n'a pas fini sa besogne dans la maison, et il faut s'attendre à le voir revenir à bref délai pour un autre membre de la famille. " L'Ankou, ouvrier de la mort, est, dans chaque paroisse, le dernier mort de l'année et le reste jusqu'au dernier mort de l'année suivante. On le dépeint grand, maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre... tenant à la main une faux dont la tranchant est tourné vers l'extérieur. Il se déplace généralement dans une charrette (karriguel ann Ankou), escorté de deux hommes, l'un tient la bride du cheval de tête et l'autre ouvre les barrières et les portes et empile les morts que l'Ankou a fauchés.

  • Agnès Grey

    Anne Brontë

    Élevée au sein d'une famille unie mais pauvre - qui n'est pas sans rappeler la fratrie Brontë -, Agnès Grey, 18 ans, fille d'un pasteur d'un village du nord de l'Angleterre, décide de tenter sa chance dans le monde en se faisant gouvernante. Trop discrète et inexpérimentée, elle est vite confrontée à la dure réalité dès son arrivée chez la famille Bloomfield.Désarmée face à l'indiscipline des enfants gâtés dont elle a la garde, et à l'indifférence cruelle des adultes, elle est renvoyée au bout de quelques mois. Sans désemparer, et dans l'obligation de subvenir à ses besoins, elle trouve alors un emploi chez les Murray. Les jours passent, avec leur lot de monotonie et de difficultés, jusqu'à l'arrivée du nouveau pasteur, Mr Weston...Chronique réaliste à la première personne, non dénuée de satire, Agnes Grey est largement inspiré de l'expérience de gouvernante d'Anne Brontë dans l'Angleterre provinciale de son siècle, tout comme Jane Eyre de sa soeur Charlotte.

  • Violentée

    Cathy Glass

    Lorsque Cathy Glass, mère d'accueil, se voit confier la garde de Jodie, une petite fille de 8 ans, elle ignore encore qu'elle va affronter le cas le plus difficile de sa carrière.Jodie, particulièrement violente envers elle-même et son entourage, a le niveau mental d'une enfant de 4 ans et souffre d'un trouble de dédoublement de la personnalité : apparaissent fréquemment une fillette de 2 ans, Amy, et un homme particulièrement cruel, Reg.Quelles atrocités ses parents ont-ils bien pu lui faire subir pour la détruire à ce point ? Sa mère d'accueil va découvrir l'horreur absolue qui empêchait la petite fille de s'ouvrir.Petit à petit, à force de persévérance et de gentillesse, Cathy va réussir à obtenir la confiance de Jodie, qui finira par se confier à elle. Elle retrouvera la joie de vivre et l'innocence qu'elle n'aurait jamais dû perdre.

  • En cette fin du règne de Louis XV, Benjamin Rathery est connu dans son village de Clamecy comme un médecin aux méthodes peu orthodoxes. Amateur de bons vins et de bons mots, il manie l'épée et plaît aux femmes, tout en se targuant d'être un célibataire endurci. Tel est le portrait dessiné par son neveu, qui nous raconte son histoire.Sa soeur s'ingénie à lui trouver une épouse, bien qu'il fasse tout pour s'y dérober. Mais, après un incident causé pour une énième beuverie, voilà qu'il blesse accidentellement son beau-frère. Pour gagner son pardon, il se résout à accepter l'arrangement de sa soeur. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Mlle Minxit, une jeune fille d'un village voisin... Ce n'est que le début des frasques hautes en couleur du fantasque oncle Benjamin, honnête homme et bon vivant ! Truculent et turbulent, ce roman picaresque est un hymne à la camaraderie, à la légèreté et aux plaisirs de la vie. " Quiconque ne l'a pas lu, disait Georges Brassens, ne peut se dire de mes amis. "

  • L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?Publié en 1848, La Dame du manoir de Wildfell analyse la place des femmes dans la société victorienne. Considéré comme l'un des tout premiers romans féministes, il entretient de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë et s'inspire de la descente aux enfers, de l'alcoolisme et de la débauche de leur frère Branwell, mort entre leurs bras.

  • Lucy Snowe, 14 ans, a développé une profonde affection pour le jeune Graham Bretton, fils de sa marraine. Leur attachement est mutuel, mais le père de Graham vient bientôt récupérer son fils...Peu de temps après leurs adieux, Lucy doit quitter la maison. Après quelques hésitations, elle est engagée comme aide par Miss Marchmont, une dame handicapée. À la mort de celle-ci, pleine d'attentes et d'espoirs, Lucy prend un navire pour le royaume de Labassecour et sa capitale, Villette, où elle est employée comme institutrice à l'internat pour jeunes filles de Mme Beck.Dans cette école, un certain Dr John rend souvent visite à la coquette Ginevra, dont il est amoureux. Mais on apprend que le Dr John n'est autre que Graham Bretton. Bientôt, Lucy et lui renouent...Charlotte Brontë a transposé dans son dernier roman, de façon à peine voilée, son expérience de préceptrice à Bruxelles, dans la pension de M. Héger.

  • La vie de Tseu-hi, dernière impératrice de Chine, contée par Pearl Buck, prix Nobel de littérature 1938. Un classique devenu indisponible.
    Issue d'une famille pauvre, Yehonala devient à 17 ans l'une des centaines de concubines de l'Empereur, au sein de la Cité interdite. Mais sa beauté et ses dons pour la manipulation lui permettent vite de devenir l'une des favorites du souverain. Jusqu'au jour où, accouchant d'un héritier, elle est nommée... impératrice !L'accession au pouvoir de cette femme redoutée au sein de la cour, mais adulée par les masses, témoigne aussi de la transformation de la Chine archaïque. Jusqu'où, à force de volonté et de ruse, ne montera-t-elle pas ?Pearl Buck fait revivre les traditions sacrées, les rites et les moeurs de la Chine impériale. Elle retrace le destin prodigieux et la vie intime de Tseu-hi, l'impératrice qui tint sous sa coupe, pendant un demi-siècle, la plus grande nation du monde.

  • Un jeune fermier et un vicaire se disputent le coeur de Fancy Day, institutrice dans un village du Wessex. Indisponible en poche, l'un des premiers romans de l'auteur de Tess d'Urberville.
    Dans le paisible village de Mellstock, à la veille de Noël, l'arrivée d'une nouvelle institutrice est au coeur de toutes les conversations. Sans que nul l'ait encore vue, Fancy Day, une enfant du pays, fait déjà tourner les têtes des célibataires du comté.Dick Dewey, un jeune fermier, est le premier à lui faire des avances. Tombé fou amoureux au premier regard, il finit par la demander en mariage dans le plus grand secret. Mais un autre homme n'est pas indifférent aux charmes de la jeune femme : Mr Maybold, le vicaire, qui l'invite à se joindre à la chorale de la paroisse comme organiste. À son tour, il s'offre à l'épouser. Or Fancy, frivole et capricieuse, fait languir ses prétendants, bien consciente qu'il lui faudra renoncer à son indépendance lorsqu'elle sera mariée.Dans un labyrinthe de passions, Sous la verte feuillée, paru anonymement en 1872, dresse une fresque pleine d'ironie et de mélancolie du monde rural cher à Thomas Hardy. De cette histoire tissée de savoureux malentendus, où s'affrontent pour une femme une âme candide et un notable respecté, ne subsistera qu'un secret bien gardé par la fantasque Fancy...

  • Michael Henchard est un jeune saisonnier qui vit avec sa femme, Susan, et sa fille, Elizabeth-Jane, dans un village du Wessex.Un jour, sous l'empire de l'alcool, après une violente dispute avec sa femme, il décide de la vendre avec sa fille à un marin de passage, M. Wenson. Dégrisé, il mesure l'étendue du désastre et, plus seul que jamais, se promet de ne plus jamais s'approcher d'un goulot...Dix-huit années après, devenu un marchand prospère, Michael est élu maire de la ville de Casterbridge. Tous le croient veuf. Mais le hasard place sur sa route une certaine Lucette Le Sueur, avec qui il noue une relation...Or la jeune femme, déshonorée, se voit contrainte d'épouser Michael pour retrouver sa dignité. Pas si simple, puisque le maire de Casterbridge, devant la loi, reste un homme marié... C'est le moment que choisissent, pour surgir du passé, Susan et sa fille Elisabeth-Jane...

  • Madeleine Férat

    Emile Zola

    Ce n'est pas de volonté que manque Madeleine Férat, mais plutôt de principes pour choisir le bon chemin. Fuyant un tuteur abusif, elle se jette dans les bras du premier venu et, surtout, se croit obligée d'y rester !L'habitude créant une sorte de bonheur, Madeleine se trouve même désespérée quand Jacques la quitte pour s'engager comme chirurgien militaire en Cochinchine. Elle se sent si engagée qu'elle hésite même à épouser Guillaume de Viargue quand celui-ci, après un an de liaison, la demande en mariage. Elle ne s'y décide que lorsqu'elle apprend la mort de Jacques dans un naufrage.Quatre ans de bonheur se succèdent dans le domaine normand où le jeune couple vit retiré... jusqu'au jour où Jacques, miraculeusement sauvé, réapparaît dans leur vie...Publié en 1867, un an après Thérèse Raquin, ce roman de jeunesse, dédié à Manet, témoigne du goût de Zola pour les personnages maudits et les situations de panique. Dans un style évocateur de Renoir et Degas, la tragédie tombe sur l'insouciance de personnages jeunes et lumineux...

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