Candide

  • Une édition de référence de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. DE GUICHE. Personne ne va donc lui répondre ?... LE VICOMTE Personne ? Attendez ! Je vais lui lancer un de ces traits !... Il s'avance vers Cyrano qui l'observe, et se campant devant lui d'un air fat. Vous... vous avez un nez... heu... un nez... très grand. CYRANO, gravement Très. LE VICOMTE, riant Ha ! CYRANO, imperturbable C'est tout ?... LE VICOMTE Mais... CYRANO Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme... En variant le ton, - par exemple, tenez : Agressif : « Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez, Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! » Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse : Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! » Descriptif : « C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ?... C'est une péninsule ! » (Extrait acte I, scène 4)

  • Une édition de référence de Du côté de chez Swann de Marcel Proust, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Mais à l'âge déjà un peu désabusé dont approchait Swann, et où l'on sait se contenter d'être amoureux pour le plaisir de l'être sans trop exiger de réciprocité, ce rapprochement des coeurs, s'il n'est plus comme dans la première jeunesse le but vers lequel tend nécessairement l'amour, lui reste uni en revanche par une association d'idées si forte, qu'il peut en devenir la cause, s'il se présente avant lui. Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux ; plus tard sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux. Ainsi, à l'âge où il semblerait, comme on cherche surtout dans l'amour un plaisir subjectif, que la part du goût pour la beauté d'une femme devrait y être la plus grande, l'amour peut naître - l'amour le plus physique - sans qu'il y ait eu, à sa base, un désir préalable. » (Extrait de la deuxième partie.)

  • Une édition de référence de Germinal d'Émile Zola, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Il fut terrible, jamais il n'avait parlé si violemment. D'un bras, il maintenait le vieux Bonnemort, il l'étalait comme un drapeau de misère et de deuil, criant vengeance. En phrases rapides, il remontait au premier Maheu, il montrait toute cette famille usée à la mine, mangée par la Compagnie, plus affamée après cent ans de travail ; et, devant elle, il mettait ensuite les ventres de la Régie, qui suaient l'argent, toute la bande des actionnaires entretenus comme des filles depuis un siècle, à ne rien faire, à jouir de leur corps. N'était-ce pas effroyable ? un peuple d'hommes crevant au fond de père en fils, pour qu'on paie des pots-de-vin à des ministres, pour que des générations de grands seigneurs et de bourgeois donnent des fêtes ou s'engraissent au coin de leur feu ! Il avait étudié les maladies des mineurs, il les faisait défiler toutes, avec des détails effrayants : l'anémie, les scrofules, la bronchite noire, l'asthme qui étouffe, les rhumatismes qui paralysent. Ces misérables, on les jetait en pâture aux machines, on les parquait ainsi que du bétail dans les corons, les grandes Compagnies les absorbaient peu à peu, réglementant l'esclavage, menaçant d'enrégimenter tous les travailleurs d'une nation, des minions de bras, pour la fortune d'un millier de paresseux. » (Extrait de la quatrième partie, chapitre IV.)

  • Une édition de référence de La Petite Fadette de George Sand, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « Mais, comme il marchait la tête basse et les yeux fichés en terre, il sentit quelqu'un qui lui tapait l'épaule, et se retournant il vit la petite-fille de la mère Fadet, qu'on appelait dans le pays la petite Fadette, autant pour ce que c'était son nom de famille que pour ce qu'on voulait qu'elle fût un peu sorcière aussi. Vous savez tous que le fadet ou le farfadet, qu'en d'autres endroits on appelle aussi le follet, est un lutin fort gentil, mais un peu malicieux. On appelle aussi fades les fées auxquelles, du côté de chez nous, on ne croit plus guère. Mais que cela voulût dire une petite fée, ou la femelle du lutin, chacun en la voyant s'imaginait voir le follet, tant elle était petite, maigre, ébouriffée et hardie. C'était un enfant très causeur et très moqueur, vif comme un papillon, curieux comme un rouge-gorge et noir comme un grelet. » (Extrait chapitre 8.)

  • Célèbre réquisitoire contre la peine de mort, Le Dernier jour d'un condamné relate les dernières vingt-quatre d'un condamné à mort. Dans un journal, celui-ci y décrit ce qu'il a enduré depuis son procès jusqu'à son exécution. Le prisonnier se penche sur ses tourments intérieurs, sur les conditions de vie qu'il subit et sur les souffrances qui l'animent.

  • Une édition de référence du Mariage de Figaro de Beaumarchais, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « Marceline, à Figaro.
    Mais que nous font, mon fils, les refus d'un homme injuste ? Ne regarde pas d'où tu viens, vois où tu vas: cela seul importe à chacun. Dans quelques mois ta fiancée ne dépendra plus que d'elle-même ; elle t'acceptera, j'en réponds. Vis entre une épouse, une mère tendres, qui te chériront à qui mieux mieux. Sois indulgent pour elles, heureux pour toi, mon fils ; gai, libre et bon pour tout le monde : il ne manquera rien à ta mère. » (Extrait de la préface de l'auteur.)

  • Une édition de référence du Père Goriot de Honoré de Balzac, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « [.] Vous êtes tout pour moi. Si je sens le bonheur d'être riche, c'est pour mieux vous plaire. Je suis, à ma honte, plus amante que je ne suis fille. Pourquoi ? je ne sais. Toute ma vie est en vous. Mon père m'a donné un coeur, mais vous l'avez fait battre. Le monde entier peut me blâmer, que m'importe ! si vous, qui n'avez pas le droit de m'en vouloir, m'acquittez des crimes auxquels me condamne un sentiment irrésistible ? Me croyez-vous une fille dénaturée ? oh, non, il est impossible de ne pas aimer un père aussi bon que l'est le nôtre. [.] » (Extrait de la partie IV.)

  • Une édition de référence de Le Rouge et le Noir de Stendhal, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « Madame de Rênal s'appuya sur son bras, et avec tant d'abandon que sa joue sentit la chaleur de celle de Julien. Les nuits de ces deux êtres furent bien différentes. Madame de Rênal était exaltée par les transports de la volupté morale la plus élevée. Une jeune fille coquette qui aime de bonne heure s'accoutume au trouble de l'amour ; quand elle arrive à l'âge de la vraie passion, le charme de la nouveauté manque. Comme madame de Rênal n'avait jamais lu de romans, toutes les nuances de son bonheur étaient neuves pour elle. Aucune triste vérité ne venait la glacer, pas même le spectre de l'avenir. Elle se vit aussi heureuse dans dix ans qu'elle l'était en ce moment. L'idée même de la vertu et de la fidélité jurée à M. de Rênal, qui l'avait agitée quelques jours auparavant, se présenta en vain, on la renvoya comme un hôte importun. Jamais je n'accorderai rien à Julien, se dit madame de Rênal, nous vivrons à l'avenir comme nous vivons depuis un mois. Ce sera un ami. » (Extrait du chapitre VIII.)

  • Une édition de référence du Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « - Un bon Anglais ne plaisante jamais, quand il s'agit d'une chose aussi sérieuse qu'un pari, répondit Phileas Fogg. Je parie vingt mille livres contre qui voudra que je ferai le tour de la Terre en quatre-vingts jours ou moins, soit dix-neuf cent vingt heures ou cent quinze mille deux cents minutes. Acceptez-vous ? - Nous acceptons, répondirent MM. Stuart, Fallentin, Sullivan, Flanagan et Ralph, après s'être entendus. - Bien, dit M. Fogg. Le train de Douvres part à huit heures quarante-cinq. Je le prendrai. - Ce soir même ? demanda Stuart. - Ce soir même, répondit Phileas Fogg. » (Extrait du chapitre III.)

  • Une édition de référence des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « M. Seguin n'avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s'en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait! Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C'était, parait-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté. Le brave M. Seguin, qui ne comprenait rien au caractère de ses bêtes, était consterné. II disait - C'est fini : les chèvres s'ennuient chez moi, je n'en garderai pas une. » (Extrait de La chèvre de M. Seguin)

  • Une édition de référence des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « J'espère qu'on me comptera pour quelque chose l'aventure de la petite Volanges, dont vous paraissez faire si peu de cas : comme si ce n'était rien, que d'enlever, en une soirée, une jeune fille à son Amant aimé, d'en user ensuite tant qu'on le veut et absolument comme de son bien, et sans plus d'embarras ; d'en obtenir ce qu'on n'ose pas même exiger de toutes les filles dont c'est le métier ; et cela, sans la déranger en rien de son tendre amour... En sorte qu'après ma fantaisie passée, je la remettrai entre les bras de son Amant, pour ainsi dire, sans qu'elle se soit aperçue de rien. » (Extrait de la lettre 115.)

  • Une édition de référence des Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « - Et maintenant, messieurs, dit d'Artagnan sans se donner la peine d'expliquer sa conduite à Porthos, tous pour un, un pour tous, c'est notre devise, n'est-ce pas ?
    - Cependant... dit Porthos.
    - Étends la main et jure ! s'écrièrent à la fois Athos et Aramis.
    Vaincu par l'exemple, maugréant tout bas, Porthos étendit la main, et les quatre amis répétèrent d'une seule voix la formule dictée par d'Artagnan : « Tous pour un, un pour tous. » (Extrait du chapitre 9.)

  • Une édition de référence de Madame Bovary de Gustave Flaubert, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Emma ressemblait à toutes les maîtresses ; et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l'éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage. Il ne distinguait pas, cet homme si plein de pratique, la dissemblance des sentiments sous la parité des expressions. Parce que des lèvres libertines ou vénales lui avaient murmuré des phrases pareilles, il ne croyait que faiblement à la candeur de celles-là ; on en devait rabattre, pensait-il, les discours exagérés cachant les affections médiocres ; comme si la plénitude de l'âme ne débordait pas quelquefois par les métaphores les plus vides, puisque personne, jamais, ne peut donner l'exacte mesure de ses besoins, ni de ses conceptions, ni de ses douleurs, et que la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles. » (Extrait du chapitre XII.)

  • Une édition de référence de Nana d'Émile Zola, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Un murmure grandit, comme un soupir qui se gonflait. Quelques mains battirent, toutes les jumelles étaient fixées sur Vénus. Peu à peu, Nana avait pris possession du public, et maintenant chaque homme la subissait. Le rut qui montait d'elle, ainsi que d'une bête en folie, s'était épandu toujours davantage, emplissant la salle. À cette heure, ses moindres mouvements soufflaient le désir, elle retournait la chair d'un geste de son petit doigt. Des dos s'arrondissaient, vibrant comme si des archets invisibles se fussent promenés sur les muscles ; des nuques montraient des poils follets qui s'envolaient, sous des haleines tièdes et errantes, venues on ne savait de quelle bouche de femme. » (Extrait du chapitre I.)

  • Une édition de référence de Phèdre de Jean Racine, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « HIPPOLYTE Non, mon père, ce coeur, c'est trop vous le celer, N'a point d'un chaste amour dédaigné de brûler. Je confesse à vos pieds ma véritable offense : J'aime ; j'aime, il est vrai, malgré votre défense. Aricie à ses lois tient mes voeux asservis ; La fille de Pallante a vaincu votre fils. Je l'adore, et mon âme, à vos ordres rebelle, Ne peut ni soupirer ni brûler que pour elle. THÉSÉE Tu l'aimes ? Ciel ! Mais non, l'artifice est grossier ; Tu te feins criminel pour te justifier. » (Extrait Acte IV, scène 2.)

  • Une édition de référence de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point. En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s'étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme », un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu'une baleine. » (Extrait de l'incipit.)

  • Une édition de référence du Voyage au centre de la terre de Jules Verne, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Alors une invincible épouvante s'empara de mon cerveau et ne le quitta plus. J'avais le sentiment d'une catastrophe prochaine, et telle que la plus audacieuse imagination n'aurait pu la concevoir. Une idée, d'abord vague, incertaine, se changeait en certitude dans mon esprit. Je la repoussai, mais elle revint avec obstination. Je n'osais la formuler. Cependant quelques observations involontaires déterminèrent ma conviction. À la lueur douteuse de la torche, je remarquai des mouvements désordonnés dans les couches granitiques ; un phénomène allait évidemment se produire, dans lequel l'électricité jouait un rôle ; puis cette chaleur excessive, cette eau bouillonnante !... Je voulus observer la boussole. Elle était affolée ! » (Extrait du chapitre XLII.)

  • Une édition de référence de Zadig ou la Destinée de Voltaire, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques. « Zadig éprouva que le premier mois du mariage, comme il est écrit dans le livre du Zend, est la lune du miel, et que le second est la lune de l'absinthe. Il fut quelque temps après obligé de répudier Azora, qui était devenue trop difficile à vivre, et il chercha son bonheur dans l'étude de la nature. « Rien n'est plus heureux, disait-il, qu'un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu'il découvre sont à lui : il nourrit et il élève son âme, il vit tranquille ; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez. » (Extrait du chapitre III.)

  • Une édition de référence du Cid de Corneille, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « DON DIÈGUE Porte, porte plus haut le fruit de ta victoire :
    Je t'ai donné la vie, et tu me rends ma gloire ;
    Et d'autant que l'honneur m'est plus cher que le jour, D'autant plus maintenant je te dois de retour.
    Mais d'un coeur magnanime éloigne ces faiblesses ;
    Nous n'avons qu'un honneur, il est tant de maîtresses !
    L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir.
    DON RODRIGUE Ah ! que me dites-vous ?
    DON DIÈGUE Ce que tu dois savoir. » (Extrait de l'acte III, scène 6)

  • Une édition de référence de La Vénus d'Ille de Prosper Mérimée, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « C'était bien une Vénus, et d'une merveilleuse beauté. Elle avait le haut du corps nu, comme les Anciens représentaient d'ordinaire les grandes divinités ; la main droite, levée à la hauteur du sein, était tournée, la paume en dedans, le pouce et les deux premiers doigts étendus, les deux autres légèrement ployés. L'autre main, rapprochée de la hanche, soutenait la draperie qui couvrait la partie inférieure du corps. L'attitude de cette statue rappelait celle du Joueur de mourre qu'on désigne, je ne sais trop pourquoi, sous le nom de Germanicus. Peut-être avait-on voulu représenter la déesse jouant au jeu de mourre. »

  • Une édition de référence de L'Avare de Molière, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « La Flèche Je suis votre valet, et tu ne connais pas encore le seigneur Harpagon. Le seigneur Harpagon est de tous les humains l'humain le moins humain, le mortel de tous les mortels le plus dur et le plus serré. Il n'est point de service qui pousse sa reconnaissance jusqu'à lui faire ouvrir les mains. De la louange, de l'estime, de la bienveillance en paroles et de l'amitié tant qu'il vous plaira ; mais de l'argent, point d'affaires. Il n'est rien de plus sec et de plus aride que ses bonnes grâces et ses caresses ; et donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais : Je vous donne, mais : Je vous prête le bon jour.
    Frosine Mon Dieu ! je sais l'art de traire les hommes, j'ai le secret de m'ouvrir leur tendresse, de chatouiller leurs coeurs, de trouver les endroits par où ils sont sensibles. » (Extrait de l'acte II, scène 4.)

  • Une édition de référence du Barbier de Séville de Beaumarchais, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.« Bartholo. En ma place, Bazile, ne feriez-vous pas les derniers efforts pour la posséder ? Bazile. Ma foi non, Docteur. En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heureux : mon avis est qu'épouser une femme dont on n'est point aimé, c'est s'exposer... Bartholo. Vous craindriez les accidents ? Bazile. Hé ! Hé ! Monsieur... on en voit beaucoup, cette année. Je ne ferais point violence à son coeur. Bartholo. Votre valet, Bazile. Il vaut mieux qu'elle pleure de m'avoir, que moi je meure de ne l'avoir pas. » (Extrait de l'acte IV, scène 1)

  • Une édition de référence du Chef-d'oeuvre inconnu de Honoré de Balzac, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « Enfin, il y a quelque chose de plus vrai que tout ceci, c'est que la pratique et l'observation sont tout chez un peintre, et que si le raisonnement et la poésie se querellent avec les brosses, on arrive au doute comme le bonhomme, qui est aussi fou que peintre. Peintre sublime, il a eu le malheur de naître riche, ce qui lui a permis de divaguer, ne l'imitez pas ! Travaillez ! les peintres ne doivent méditer que les brosses à la main. » (Extrait de la première partie.)

  • "Impression en « gros caractères » et version numérique téléchargeable gratuitement à partir du livre.
    Extrait de Carmen : « Elle avait un jupon rouge fort court qui laissait voir des bas de soie blancs avec plus d'un trou, et des souliers mignons de maroquin rouge attachés avec des rubans couleur de feu. Elle écartait sa mantille afin de montrer ses épaules et un gros bouquet de cassie qui sortait de sa chemise. Elle avait encore une fleur de cassie dans le coin de la bouche, et elle s'avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche du haras de Cordoue. »"

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