ESF Sciences Humaines

  • Quoi de plus émouvant mais aussi de plus stressant pour un jeune professeur débutant que de prendre en charge ses premiers cours au collège !
    Jeune professeur, vous trouverez dans ce livre ce que l'on ne trouve pas toujours en formation initiale et qui est essentiel pour enseigner. Il peut s'agir de notions
    concernant le savoir-être (attitudes recommandées vis-à-vis des élèves ou des parents selon les situations) ou le savoir-faire (quelles méthodes pédagogiques
    utiliser, comment gérer son temps, comment évaluer...).

    Jean-Michel Zakhartchouk a conçu cet ouvrage comme un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Rédigé dans un style simple et direct, il est facile d'accès, très opérationnel et synthétique. Vous y trouverez de nombreux témoignages et cas concrets, ainsi que des astuces et des modèles d'exercices à utiliser en classe.
    À l'heure où de nombreux enseignants expriment leur désarroi devant l'évolution de la profession, cette quatrième édition enrichie de Réussir ses premiers cours deviendra un compagnon indispensable pour mener à bien votre travail pédagogique.
    Destiné en priorité aux nouveaux enseignants, ce livre s'adresse plus généralement aux jeunes professeurs de collège déjà en poste et constituera également une ressource pour les enseignants chevronnés désireux de mettre à jour leurs connaissances professionnelles.

  • Quoique souvent prises à partie par les uns ou prises à témoin par les autres, les sciences de l'éducation sont finalement assez mal connues. On leur prête beaucoup d'arrogance quand elles sont, en permanence, en interrogation sur leur identité et leurs méthodologies. On les imagine faisant la leçon alors qu'elles s'efforcent de problématiser la difficile articulation entre observations et prescriptions. On les croit limitées au domaine de l'École quand elles pénètrent tout autant le champ de la santé que celui de la formation professionnelle.
    C'est pourquoi l'ouvrage dirigé par Béatrice Mabilon-Bonfils et Christine Delory-Momberger est particulièrement bienvenu. En associant de nombreuses personnalités des sciences de l'éducation, il présente un panorama particulièrement complet de cette discipline et permet tout autant de s'initier à ses contenus que de réfléchir sur ses enjeux. Ces pages s'efforcent d'expliciter ce que sont et ce que font réellement les sciences de l'éducation. Elles travaillent à identifier les conditions de validité de leurs recherches et évoquent les perspectives qui permettraient le développement, au sein de l'université comme dans la société française, d'une discipline enfin apaisée et reconnue.
    Les enseignants et les étudiants en Sciences de l'éducation, mais aussi tous les acteurs de l'éducation - professeurs, cadres éducatifs, formateurs, parents, élus, citoyens - trouveront dans cet ouvrage des données essentielles. Outil de travail et objet de réflexion indispensable pour les professionnels, il deviendra vite une référence fondamentale pour qui veut comprendre les débats éducatifs d'aujourd'hui.

  • Le numérique séduit ou inquiète les enseignants et les formateurs. Formidable outil pour construire une authentique « société de la connaissance », pour certains, il risque, pour d'autres, de nous enfermer dans une « société du contrôle » aux mains de multinationales totalitaires. Ainsi, y voit-on, selon les cas, un moyen précieux pour stimuler les échanges et la créativité ou, au contraire, la promotion préoccupante de l'individualisme à travers des protocoles standardisés.
    Une chose est sûre : dans ce domaine, nous ne reviendrons pas en arrière. Et une chose est essentielle : il faut parler du numérique concrètement. Il faut travailler sur ses enjeux et ses usages pédagogiques à partir d'une bonne connaissance de ce qu'il offre comme possibilités et de ce qu'il comporte comme dangers. Il faut travailler sur « les pédagogies numériques » en articulant les finalités qu'elles permettent d'atteindre, les types d'apprentissage qui sont possibles avec elles et la connaissance des outils pertinents dont nous pouvons nous emparer.
    C'est ce que fait ici Denis Cristol. Il nous fournit une « clé » en matière de finalités : le numérique doit nous permettre d'aller vers les autres et de les accueillir en une relation de réciprocité. Il nous offre aussi un panorama extraordinairement large des « dispositifs numériques » et de leurs effets possibles. Il nous donne, enfin, une multitude d'informations pour travailler avec le numérique de manière lucide et pertinente.
    Cet ouvrage ne nous dicte pas nos comportements d'éducateur. Il nous permet d'y réfléchir. De manière approfondie et informée. Pour une utilisation pédagogique du numérique qui soit, tout à la fois, efficace et citoyenne.

  • Le numérique est aujourd'hui partout, et nul n'imagine une société sans nouvelles technologies. Mais si ce phénomène ne peut être ignoré par la communauté éducative, il pose un ensemble de « questions vives » : Quelles compétences les enseignants mais aussi les élèves doivent-ils maîtriser ? Quels impacts le numérique peut-il avoir sur la façon de faire cours ? Comment lutter contre les inégalités ? Que doit-on attendre des établissements pour le développement du numérique à l'école ? Cet ouvrage aborde toutes les problématiques auxquelles les enseignants sont confrontés au quotidien.
    À l'heure où le digital est présenté comme la « solution miracle », Bruno Devauchelle traite la question avec lucidité et recul.
    Il apporte un éclairage objectif et concret pour que le numérique trouve sa juste place sans euphorie ni pessimisme. L'auteur invite les éducateurs à s'engager dans l'exploration et la transmission de ce nouvel outil pour que les jeunes deviennent les véritables acteurs de la société de demain.

  • Développer l'esprit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer des choix pertinents.

    Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres !

    Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Étayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.

    Un livre résolument simple et pratique adapté aux enseignants du primaire comme du secondaire.

  • Tenir une classe est aujourdhui un véritable enjeu pour tous les enseignants et particulièrement pour ceux qui démarrent leur carrière. Le face-à-face éducatif est souvent complexe ou conflictuel, et toutes les difficultés ne peuvent se résoudre par le dialogue apaisé, la persuasion ou lautorité.
    La ruse bienveillante dont il est question ici, sans être ennemie de la franchise, sutilise occasionnellement (et avec finesse) dans les relations éducatives comme un outil de facilitation, de courtoisie, dapaisement, de déminage des conflits, de motivation scolaire.
    Pour surmonter en douceur les obstacles liés à la démotivation et aux comportements difficiles, pour répondre aux problèmes dautorité, les enseignants trouveront dans ce livre comment user de calculs et de stratégies pour gérer les relations affectives, introduire de lintelligence dans la sanction, combattre le harcèlement, entretenir leffervescence intellectuelle
    Cet ouvrage, véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien, rédigé dans un style simple et direct, est facile daccès, très opérationnel et synthétique. Yves Guegan croise approches psychosociologique et pédagogique, et témoigne de laction quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, à travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours dentretiens ou de réunions de groupes déchange des pratiques.

  • C'est à partir de l'histoire de Frankenstein et de sa créature que Philippe Meirieu interroge cette représentation de l'éducation comme projet de toute maîtrise de l'autre, de contrôle total de son destin. Il montre qu'une telle perspective conduit tout droit à l'échec et à la mort, et il affirme que le pédagogue doit renoncer au dessein de « fabriquer l'autre » pour s'attacher aux conditions qui lui permettent, comme l'affirmait déjà Pestalozzi en 1797, de « se faire oeuvre de lui-même ». Pour cela plusieurs propositions concrètes sont avancées. Elles constituent autant de moyens d'« éduquer sans fabriquer » et font de cet ouvrage un véritable petit traité de pédagogie destiné à tous ceux qui veulent faire oeuvre éducative.

  • Peut-être exista-t-il un temps où les enfants, en entrant en classe, se transformaient miraculeusement en élèves et « faisaient école » spontanément ?
    De toute évidence, ce temps n'est plus. Les enseignants constatent aujourd'hui, au quotidien, qu'il ne suffit pas qu'il soit inscrit « ÉCOLE » sur le fronton d'un bâtiment pour qu'il y ait « de l'École » dans l'école. On peut y interpeller le professeur comme le membre d'une bande rivale ou exiger de la maîtresse qu'elle remplace votre mère. On peut aussi se croire sur un plateau de télévision et considérer que la règle du jeu est bien d'éliminer « le maillon faible » !
    C'est que l'École, faute d'une verticalité qui ferait autorité, est livrée au mouvement brownien des intérêts individuels et perd progressivement sa légitimité.
    Philippe Meirieu part de ce constat et, loin d'en rester au registre de la plainte ou de la nostalgie, propose de réinstituer l'école en faisant d'elle une véritable institution capable de rendre possible la construction d'une démocratie authentique.
    Mais il ne se contente pas d'énoncer des finalités, il a voulu faire de ce livre un véritable « manuel de pédagogie », analysant successivement les principes fondateurs, les tensions constitutives du métier d'enseignant et les points sur lesquels asseoir une pratique réfléchie.

  • Aujourd'hui face à la complexité et à la diversité des situations de travail, l'enjeu est de réhabiliter la raison pratique, les savoirs d'action et d'expérience, l'intuition, l'expertise fondée sur un dialogue avec le réel et la réflexion dans l'action et sur l'action. Comme tous les « métiers de l'humain », le métier d'enseignant est particulièrement concerné par cette démarche.

    Enseigner requiert, en effet, outre la connaissance des contenus d'enseignement et en étroite relation avec eux, un ensemble de savoirs multiples, didactiques ou transversaux, les uns issus de la recherche en sciences humaines et sociales, d'autres participant de la tradition et de l'expertise professionnelles collectives, d'autres encore construits par chacun au fil de son expérience. La pratique réflexive a notamment pour fonction de solidariser et de faire dialoguer ces divers savoirs.

    Philippe Perrenoud tente de montrer que le « paradigme réflexif » peut précisément concilier, dans l'exercice du métier d'enseignant, raison scientifique et raison pratique, connaissance de processus universels et savoirs d'expérience, éthique, implication et efficacité. Ce débat a de fortes incidences sur la façon de penser la formation des enseignants et la professionnalisation de leur métier.

    Ce livre est destiné d'abord à tous les professionnels qui analysent et transforment leurs pratiques, mais aussi à ceux qui les accompagnent : conseillers, formateurs, responsables de projets innovateurs, cadres scolaires.
    Construit en référence au métier d'enseignant en voie de professionnalisation, cet ouvrage concerne plus globalement tous les métiers confrontés à l'humain et à la complexité, qui exigent lucidité professionnelle et implication critique.

  • Quoi de plus émouvant mais aussi de plus stressant pour un jeune professeur débutant que de prendre en charge sa première classe à l'école ! D'autant plus que, depuis la rentrée 2010, les professeurs débutants se retrouvent face à une classe sans avoir bénéficié d'une formation suffisante Ils trouveront dans ce livre ce qu'ils ne trouvent pas dans leur formation et qui est essentiel pour enseigner. Il peut s'agir de notions concernant le savoir-être : attitudes vis-à-vis des élèves selon les situations ; ou le savoir-faire : quelles méthodes utiliser, comment gérer son temps, comment évaluer Cet ouvrage, véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien, rédigé dans un style simple et direct, est facile d'accès, très opérationnel et synthétique. Le lecteur y trouvera de nombreux exemples et cas concrets, ainsi que des astuces et des modèles. À l'heure où de nombreux enseignants expriment leur désarroi devant l'évolution de la profession, « Réussir sa première classe » deviendra le compagnon indispensable du jeune professeur pour mener à bien son travail pédagogique.

  • Chacun s'accorde à dire que la question de l'apprentissage de la lecture est absolument essentielle. Et pourtant, aucun sujet ne se prête plus aux caricatures. C'est, par excellence, le domaine des fantasmes - les dégâts de la « méthode globale ! », des lieux communs - « les jeunes ne lisent plus ! », des simplifications faciles - « les élèves ne doivent même plus connaître les lettres ! »...

    En réalité, les méthodes de lecture n'ont guère évolué depuis des décennies et il convient de (re)faire de la lecture un véritable objet de travail et de recherche pédagogique.

    C'est précisément ce que fait cet ouvrage. Sous la direction d'Éveline Charmeux - qui a consacré toute sa vie professionnelle à cette question - des enseignants, des chercheurs, des militants pédagogiques s'efforcent de comprendre vraiment « ce que lire veut dire ».
    Ils identifient, à partir d'exemples précis et d'études approfondies, les différents « chemins » entre lesquels, en permanence, l'enseignant doit choisir s'il veut que l'élève accède aux textes. Ils débusquent les présupposés implicites qui obscurcissent les vrais enjeux. Ils pointent les obstacles que l'enfant doit surmonter et déterminent les moyens par lesquels l'enseignant peut l'y aider. Ils examinent une multitude de questions précises qu'ils mettent en perspective autour d'une vision authentiquement émancipatrice de l'accès au lire.

    C'est ainsi que les enseignants d'école primaire, mais aussi les parents et tous les éducateurs, trouveront ici un ensemble totalement sans précédent de réflexions et de propositions. Ils découvriront dans ce travail réellement collaboratif des raisons et des moyens d'agir. Des outils pour penser et des démarches pour accompagner l'enfant dans l'entrée dans la lecture.

  • Ce livre décrit la pédagogie Montessori et comment celle-ci, jusqu'à maintenant largement réservée à l'école privée, peut s'intégrer avec pertinence dans une pratique de classe à l'école publique en respectant à la fois sa propre quintessence et les objectifs de l'éducation nationale.

    La confiance en soi, la motivation, la curiosité, la maîtrise de soi et les capacités d'adaptation sont des qualités indispensables et déterminantes pour s'intégrer au monde de demain. Leur développement est l'objectif premier de cette pédagogie qui propose un enseignement individualisé, respectant le rythme d'apprentissage de chaque enfant.

    Ce livre est le seul à l'heure actuelle à présenter une expérience concrète d'enseignement Montessori dans une école maternelle publique.

    Les enseignants peuvent y puiser tous les éléments nécessaires pour comprendre, à travers un éclairage actualisé, cette pédagogie et démarrer des ateliers Montessori dans leur classe. Les parents peuvent saisir les enjeux de celle-ci et comprendre combien il est important de ne pas dissocier scolarité et développement de la personnalité de l'enfant.

  • L'approche stratégique, dans le domaine de la psychothérapie, est directement issue de la pratique de Milton H. Erickson. Elle a ensuite été essentiellement développée par Jay Haley et Cloé Madanes.
    Cette approche se caractérise par le pragmatisme des prises de position du thérapeute et l'anticipation, par ce dernier, des réactions du patient. Son principal outil de travail est constitué par les prescriptions. Celles-ci visent aussi bien à mobiliser les ressources du patient, à inclure son entourage dans la thérapie et à utiliser la résistance au changement inhérente à toute demande d'aide. Il s'agit, en quelque sorte, d'une approche aussi globale que possible des situations de souffrance.
    L'orientation stratégique permet aux thérapeutes d'appliquer l'approche systémique aussi bien avec des individus qu'avec des couples ou des familles. Par de nombreux exemples, Jacques Antoine Malarewicz illustre dans son livre l'inventivité dont peut et dont doit faire part un thérapeute face à la complexité des situations cliniques.

  • Si chacun convient que l'Ecole ne peut pas résoudre à elle seule tous les problèmes de la société, Sylvain Connac, en chercheur et en pédagogue, montre dans ce livre que l'enseignement peut lutter néanmoins contre toutes les formes d'exclusion qui gangrènent le
    lien social et compromettent l'avenir de nombreux enfants tout autant que notre avenir collectif.
    L'auteur tourne résolument le dos aux fausses solutions de la sélection précoce ou de l'externalisation des aides aux élèves. Tout au contraire, il propose de faire de l'hétérogénéité une richesse et d'investir la classe comme lieu possible d'une pédagogie authentiquement démocratique.
    Pour cela, il expose la « pédagogie du colibri » inspirée d'André de Peretti. C'est une pédagogie où chacun « fait sa part » en assumant délibérément une tension fondatrice entre la présence et la distance,
    l'engagement et la retenue, l'exercice de l'autorité et la promotion de l'autonomie. Dans la « pédagogie du colibri », le maître construit du collectif et encourage le travail personnel, il promeut un fonctionnement coopératif en interaction avec les plans de travail personnel, il programme rigoureusement son enseignement tout en étant attentif aux besoins de chacune et de chacun, il articule étroitement découverte et formalisation, tâtonnement expérimental et structuration des connaissances. Ainsi, la lutte contre l'exclusion ne relève plus de l'incantation : elle est à portée de main de tout enseignant.
    Remarquablement argumenté et informé, illustré d'exemples et de propositions concrètes, ce livre est, tout à la fois, une leçon d'optimisme éducatif et de créativité pédagogique.

  • Après le succès du tome 1 Former lesprit critique, Pour une pensée libre, Gérard de Vecchi nous montre dans cet ouvrage que la formation de lesprit critique est possible dans toutes les disciplines - littéraires comme scientifiques - et quel que soit lâge des élèves.

    Découpé en 16 chapitres, cet ouvrage fourmille dexemples et de cas concrets pour que les enseignants de la maternelle au secondaire exercent lesprit critique de leurs élèves : en géographie, français, sciences, arts plastiques, etc.

    Gérard De Vecchi nous apprend à aller plus loin que les idées toutes faites et à sémanciper des croyances.

    Les enseignants trouveront dans ce livre des conseils et idées pour mobiliser la curiosité de leurs élèves.

    /> Un livre résolument simple et pratique qui démontre avec brio que lesprit critique cest pour tous et tout le temps !

  • Il ne suffit pas que les professeurs enseignent pour que les élèves apprennent. A fortiori, il ne suffit pas de « donner du travail » aux élèves pour qu'ils le fassent correctement et en tirent profit. Or, à l'école et dans bien des disciplines, on occulte souvent ces questions : une fois les consignes données, on abandonne l'élève à lui-même. Non par volonté de le mettre en difficulté, bien sûr, mais par ignorance des processus et des mécanismes mentaux qui sont déterminants dans la réussite d'un apprentissage.
    Le livre de Jean-Philippe Abgrall veut remédier à cette lacune : il s'appuie sur des approches scientifiques et très concrètes à la fois de la motivation et de la mémoire. Nul ne peut apprendre, en effet, s'il ne se mobilise sur des objets de savoir et nul ne peut s'approprier ces objets s'il ne parvient à s'en saisir, à s'en souvenir et à les réutiliser.
    Apprendre, accéder à des connaissances sur la durée, les mobiliser quand on en a besoin, tout cela exige un vrai travail réflexif méthodique. Sans cela, l'élève sera incapable de « retenir ses cours » comme de « réussir ses examens » ; il verra son estime de soi se dégrader et ses difficultés s'incruster. En revanche, si on lui fournit une méthode efficace, l'élève pourra engranger les réussites et s'engager dans de véritables dynamiques nouvelles.
    Spécialisé dans l'accompagnement des enfants en difficulté scolaire depuis plusieurs années, Jean-Philippe Abgrall associe ici les qualités de l'homme de terrain, confronté aux élèves, et celles du chercheur, mobilisant les connaissances actuelles sur la motivation et la mémoire, pour proposer une véritable méthode au service de la réussite de tous.

  • Cet ouvrage montre en quoi le vécu des différentes disciplines est un facteur susceptible d'engendrer des difficultés scolaires, et notamment des relations complexes, parfois même conflictuelles, à l'école. À l'insu des enseignants eux-mêmes, le vécu disciplinaire peut être source de blocages, avec leur lot de représentations et d'émotions, de réactions négatives et d'enkystement dans l'échec. Cet ouvrage se propose d'examiner ce phénomène, et cela à tous les niveaux de l'institution scolaire : enseignement primaire et secondaire, lycées professionnels et SEGPA... On apprend ainsi à quel point il est important de permettre aux élèves de dépasser certains stéréotypes qui opposent disciplines « principales » et « secondaires », « matières scientifiques » et « matières littéraires », etc. Ainsi, ce livre représente-t-il, tout à la fois, une approche complètement nouvelle s'appuyant sur la spécificité des enseignements disciplinaires et une manière de relire et de relier les principes pédagogiques permettant de prévenir efficacement le décrochage scolaire. L'ouvrage est coordonné par Yves Reuter. Ont collaboré : Sylvie Condette, Dominique Lahanier-Reuter, Oriana Ordonez-Pichetti, Xavier Sido, Liliane Szajda-Boulanger, Elisabeth Verfaillie-Menouar, JingjingYu.

  • Liberté, égalité, fraternité sont des valeurs qu'on voudrait universelles. Mais comment traduire dans les actes les intentions et les discours ? Comment les faire vivre dans notre école, depuis le plus jeune âge ?
    Sans pédagogie, les valeurs de la République à l'école resteront des coquilles vides. C'est pourquoi Jean-Michel Zakhartchouk propose des pistes concrètes pour que ces valeurs s'incarnent vraiment dans des pratiques pédagogiques. Avec un objectif : être une réponse aux défis des temps présents, dont celui des endoctrinements, des théories complotistes ou de la méfiance envers les savoirs institués. Pour cela, l'école doit être exemplaire, afin de former les futurs citoyens, dans le cadre d'une démocratie qui se doit d'être présente, sous des formes spécifiques, dans les établissements scolaires.

  • À quoi sert l'école ? Le débat fait rage. Lycéens engagés, Arthur Moinet et Eliott Nouaille ont milité pour que les élèves deviennent les acteurs de leur éducation. Abattre
    les murs qui séparent les lycées en filières pour construire une école plus juste, inventer de nouveaux modes de notation et évaluer par contrat de confiance, repenser
    les rythmes scolaires, réorganiser le baccalauréat... Autant de propositions concrètes, parfois iconoclastes, pour un lycée plus ouvert qui permette la réussite de tous.
    L'Alternative lycéenne ! est un appel au réveil de la jeunesse et à sa responsabilisation. Avec un mot d'ordre : que les adultes et le système éducatif donnent la parole aux élèves et leur fassent enfin confiance !

  • À l'école les professeurs le savent bien, nul ne peut apprendre à la place de quiconque, pas plus les mathématiques que la natation Mais nul ne peut apprendre, non plus, sans l'appui de ceux et celles qui savent déjà. Voilà un paradoxe sur lequel butte traditionnellement l'enseignement, et voilà les deux affirmations qui, mises ici en perspective, ouvrent la voie d'un renouvellement radical des pratiques pédagogiques.


    En prenant appui, de manière très informée et concrète, sur les travaux internationaux concernant les apprentissages, Charles Hadji nous montre, en effet, comment les enseignants peuvent créer les conditions et construire des situations pour que les élèves s'impliquent dans leur travail scolaire, régulent et contrôlent eux-mêmes leurs apprentissages. Il explique précisément « comment ça marche » quand on apprend et comment l'enseignant peut aider à ce que cela « marche mieux » pour chaque élève, et face à l'ensemble des objectifs et des programmes.


    Dans un langage aussi clair que rigoureux, avec le souci permanent d'éclairer les praticiens et de les aider à mettre en oeuvre des pratiques plus efficaces, il explique et propose comment organiser la classe et accompagner les élèves. Nourri de nombreux schémas et exemples, prenant à bras-le-corps les questions que se posent au quotidien tous les enseignants, ce livre trace les pistes d'une pédagogie plus démocratique et plus démocratisante à la fois : grâce à lui, on saura comment améliorer la réussite scolaire de tous et comment permettre à chacune et à chacun de devenir plus lucide et autonome.

  • Alors que le nombre de conversions religieuses augmente nettement, ce phénomène est encore mal connu. Sur la base de nombreux entretiens avec des personnes converties, de toutes les religions monothéistes - à l'exception du judaïsme -, Henri Lasserre met en lumière trois types de conversion : la conversion d'opportunité, celle de « retour » et celle de « rupture », qui se traduit par un changement d'affiliation religieuse volontaire. Il met en lumière un certain nombre d'invariants communs à toutes les conversions étudiées. L'auteur montre que le converti recherche une nouvelle affiliation, inséparable d'un contexte familial fragilisé, compliqué ou déstructuré. Dans tous les processus de conversion observés, Henri Lasserre met en avant 4 traits communs : L'existence d'un mal-être de la personne, voire d'une crise identitaire ; Une rencontre avec un tiers avec lequel le converti se sent « compris et reconnu » et qui fait office de « déclencheur » ; L'existence d'une communauté sachant accueillir la personne en souffrance ; Un travail sur soi au travers de la lecture, la méditation, l'autoévaluation dans la prière, étant entendu que ce livre ne se prononce pas sur le mérite de ces pratiques...

  • Même les meilleurs élèves considèrent souvent l'écriture comme une corvée et ceux en difficulté comme une épreuve, voire une source de souffrance. Face à cela, l'injonction est impuissante, l'exigence a priori sur la forme et l'orthographe, fréquemment paralysante, et la bienveillance lénifiante guère motivante... Éveline Charmeux propose ici bien autre chose : en partant des deux sens du verbe « écrire » - l'activité de production de texte et l'acte graphique lui-même - elle met en scène de manière concrète ce qu'est, pour un élève, « entrer dans l'écrit ». Elle construit ainsi une « pédagogie des situations d'écriture » qui permet à l'enfant de s'engager et de comprendre ce qu'il fait, qui lui permet aussi de progresser sans cesse vers des écrits de plus en plus soignés et rigoureux.

  • Réussir à l'école n'est pas une fin en soi. Certes, chaque apprentissage prépare aux suivants dans le cursus scolaire. Mais au bout du compte, en principe, l'élève devrait être capable de mobiliser ses acquis scolaires en dehors de l'école, dans des situations diverses, complexes, imprévisibles. Aujourd'hui, cette préoccupation s'exprime dans ce qu'on appelle le transfert des connaissances ou la construction de compétences.

    Les deux expressions ne sont pas interchangeables, mais elles désignent toutes deux une face du problème :

    - pour être utiles, les savoirs scolaires doivent être transférables ;
    - mais ce transfert exige plus que la maîtrise de savoirs, il passe par leur intégration à des compétences de réflexion, de décision et d'action à la mesure des situations complexes auxquelles l'individu doit faire face.
    Dans cet ouvrage, Philippe Perrenoud nous invite à prendre conscience des limites du transfert des apprentissages scolaires, à reconnaître que les élèves qui réussissent en classe ne sont pas nécessairement capables de mobiliser les mêmes savoirs dans d'autres situations. Si l'on ne veut pas se résigner à ces constats, les implications sont considérables en matière de contrat pédagogique, de transposition didactique, de travail scolaire, de gestion de classe, mais aussi, sans doute, de coopération professionnelle, de fonctionnement des établissements, de rôle de l'autorité scolaire.

    Ce sont les questions que pose une approche par compétences, désormais inscrite dans les intentions de nombreux systèmes éducatifs. Plus que jamais, il convient donc de les affronter.

  • En matière éducative, on trouve facilement mais séparément des discours philosophiques, des analyses scientifiques et des outils pour l'action...Or, voilà que Jacques Cornet et Noëlle De Smet nous proposent un ouvrage où ces trois discours sont étroitement et remarquablement tressés.
    Avec une cohérence exemplaire, les auteurs nous offrent, en effet, un véritable « manuel » de pédagogie pour une éducation authentiquement émancipatrice.
    Ils expliquent précisément ce que veut dire « émanciper » et comment il est possible, dans une classe, de travailler de manière coopérative afin que chaque élève puisse apprendre, se dégager de toute forme de fatalité et se construire comme « sujet libre ».

    Chacune des thématiques de ce livre est introduite par une situation concrète, précisément décrite et analysée. Le lecteur est ainsi plongé dans l'école, face à de « vrais » élèves, confronté aux choix décisifs que l'enseignant doit faire pour dépasser un conflit, trouver un moyen de mobiliser les élèves sur des savoirs complexes, organiser des activités d'apprentissage efficaces... À partir de là sont mobilisées des données issues aussi bien des recherches universitaires que des propositions des pédagogues. Et c'est ainsi que le lecteur construit, en cheminant avec les auteurs, de vrais savoirs professionnels nouveaux.

    Ce livre devient alors un outil de formation individuelle et collective, aussi bien pour la formation initiale que continue. Un outil pour que les enseignants s'émancipent eux-mêmes par leur travail commun et contribuent ainsi, de mieux en mieux et de plus en plus, à l'émancipation de leurs élèves.

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